Gouvernance, données et innovation : le triptyque gagnant du One Health à l’africaine

Si l’approche « Une seule santé » semble parfois théorique en Occident, l’Afrique, et particulièrement le Sénégal, en a fait un laboratoire grandeur nature. Entre leadership politique, exploitation des données spatiales et production locale de solutions, le continent avance ses pions. Décryptage à travers les interventions percutantes de plusieurs experts réunis en prélude au sommet de Lyon.

images ONE HEALTH

L’un des principaux freins au déploiement du One Health est souvent le cloisonnement des ministères. Le Sénégal a choisi de briser ce mur en plaçant son dispositif sous l’autorité directe du Premier ministre. Dr Adjaratou Diakhou Ndiaye, secrétaire permanente du Haut Conseil national de la sécurité sanitaire One Health, détaille : « Notre cadre institutionnel associe l’ensemble des secteurs – santé humaine, animale, environnement – mais aussi la société civile, le secteur privé, les universités, les forces de défense et même les organisations professionnelles. C’est une gouvernance collaborative et intersectorielle. »

Pr Ibrahima Seck renforce cette analyse : « Le Sénégal est considéré comme un pays pionnier en Afrique de l’Ouest. Dès 2017, nous avons institutionnalisé cette approche. Notre force, c’est la volonté politique forte. Mais notre efficacité reste limitée par des contraintes opérationnelles et financières. » Le défi, aujourd’hui, est de transformer ce bel édifice institutionnel en résultats tangibles sur le terrain, grâce à un financement durable et une meilleure coordination.

Des satellites pour anticiper les crises

L’un des angles morts du One Health est souvent la faiblesse des systèmes d’alerte précoce. Dr Naledzani Mudau, de l’Agence spatiale sud-africaine, apporte une réponse technologique concrète : « Grâce aux images satellite, nous pouvons cartographier les habitats, même informels, et identifier les zones exposées aux vagues de chaleur ou à la mauvaise qualité de l’air. Ces données permettent aux décideurs de cibler les interventions avant que la crise ne survienne. »

M. Gerry Gimaiyo (Fondation Rockefeller) ajoute une dimension politique essentielle : « Aujourd’hui, les données climatiques et sanitaires sont cloisonnées. En intégrant ces informations – par exemple via des desks météo-santé déjà opérationnels au Sénégal, au Kenya ou en Afrique du Sud – nous pouvons passer de la réaction à l’anticipation. Mais nous sous-estimons largement l’impact des vagues de chaleur sur la santé parce que nous ne le mesurons pas. Or, ce que nous ne mesurons pas, nous ne le finançons pas. »

Produire localement pour exister

Le troisième pilier de la stratégie africaine est la souveraineté sanitaire. Pr Issakha Diallo est sans détour : « La pandémie de COVID-19 a révélé notre dépendance inacceptable aux importations de médicaments et de vaccins. L’Afrique produit moins de 20 % des médicaments qu’elle consomme. »

Sa solution : l’« innovation frugale ». « Nous avons besoin de solutions simples, robustes, peu coûteuses et réparables localement. Cela passe par des diagnostics portables, la télémédecine via mobile, et l’intelligence artificielle formée sur nos propres données. » Il appelle à former des « innovateurs sanitaires » dans les universités, et non plus seulement des cliniciens, pour endiguer la fuite des cerveaux.

Pr Francine Toumi abonde : « La souveraineté sanitaire ne se décrète pas. Elle se co-construit dans nos laboratoires, nos universités et nos politiques publiques. L’Afrique ne doit pas être un éternel consommateur. »

La leçon venue du Kenya : co-construire avec les communautés

Enfin, aucune politique ne réussit sans l’adhésion des populations. Pr Salome Bukachi raconte une histoire éloquente : « Lors de l’épidémie de fièvre de la Vallée du Rift en 2006, le gouvernement kenyan a interdit de consommer lait et viande. Mais pour les communautés pastorales, c’était leur seule source de nourriture et de revenus. Ils ont continué. L’intervention a échoué. »

La leçon est claire : « Rien pour nous sans nous. » Les communautés doivent être associées dès la conception des programmes. Les jeunes et les femmes, souvent marginalisés, doivent avoir une place centrale. « Les jeunes utilisent la musique, les défilés de mode, les sports pour sensibiliser leurs pairs. C’est une force que nous devons systématiquement intégrer », ajoute-t-elle.

l’Afrique, laboratoire d’un One Health pragmatique

À quelques jours du sommet de Lyon, les experts africains apportent une conviction forte : l’approche « Une seule santé » ne peut plus se contenter de discours. Elle exige un leadership politique au sommet, des outils technologiques pour anticiper, une production locale pour ne plus dépendre, et une inclusion réelle des communautés pour que les mesures soient acceptées. Le Sénégal, le Kenya, l’Afrique du Sud montrent la voie. Reste à convaincre les bailleurs et les États de transformer ces expériences prometteuses en politiques à grande échelle.

Megan Valère SOSSOU




Dialogue communautaire à Abomey : sensibilisation sur les droits à la santé et les violences gynécologiques

Un dialogue communautaire a rassemblé plusieurs acteurs ce samedi 2 novembre 2024 à Vidolé, dans la ville d\’Abomey. Organisé par le Journal Santé Environnement en partenariat avec Amnesty International Bénin ce dialogue s’inscrit dans le cadre de la campagne pour le droit à la santé. L\’objectif principal était de contribuer à l\’amélioration du respect du droit à la santé en sensibilisant les différents acteurs sur les mécanismes de recours en cas de violations.

\"\"

Cette rencontre a rassemblé une grande diversité de participants, parmi lesquels des élus locaux, des leaders féminins d\’associations, des infirmières, des sages-femmes et des membres des comités de gestion des centres de santé d’Abomey.

A l’entame, Megan Valère SOSSOU a exposé le contexte et les objectifs de la campagne d’Amnesty International, permettant aux participantes de mieux comprendre l\’importance de cette initiative. Une vidéo explicative de vingt minutes a été projetée pour sensibiliser aux violences gynécologiques et obstétricales. Madame Annick NONONHOU, sage-femme, juriste, et présidente du Réseau des Sages-femmes Amis des Patients (RSAP), a approfondi ces questions, abordant les aspects juridiques et les droits des patientes.

\"\"

Des témoignages et échanges d’expériences ont enrichi les débats, révélant plusieurs défis au respect du droit à la santé, notamment un personnel de santé insuffisant et des équipements inadéquats dans les centres de santé.

La deuxième partie de la session a été dédiée à une présentation sur les droits des patients et les recours possibles en cas de violation, animée par Monsieur Megan Valère SOSSOU. Il a rappelé les droits fondamentaux des patients : bénéficier de soins de qualité, choisir librement leur praticien, être informé sur leur état de santé, et donner un consentement éclairé. Il a également abordé le droit d’introduire une plainte auprès d’un service de médiation en cas de non-respect de ces droits.

Échanges interactifs avec un engagement collectif

Des témoignages d’acteurs de terrain, comme celui de Madame Lucie Edwige BESSE, sage-femme à Zoumou, ont démontré les démarches internes pour traiter les cas de violations du droit à la santé. William DJISSA, représentant de l’autorité sanitaire, a souligné la nécessité d’une collaboration respectueuse entre agents de santé et usagers pour garantir ces droits.

Les participantes ont posé des questions, partagé leurs expériences et pris l’engagement de promouvoir le respect des droits de santé dans leurs communautés. Ils ont également promis de transmettre les informations acquises pour sensibiliser davantage leurs entourages.

Adèle Zohou, sage-femme au centre de santé de l’arrondissement de Djegbe, a exprimé son ressenti : « Nous sommes heureuses d\’apprendre ces pratiques qui respectent davantage le corps de la femme. Cependant, notre pays n\’a pas encore les moyens d’adopter pleinement ces approches. » A l’en croire, le défi est de taille, il est facile d\’entendre ces beaux messages, mais leur application reste difficile, vu le contexte actuel et les défis auxquels nos services de santé font face.

Hortense Atakla, sage-femme à Adjahito, dans le centre-ville d’Abomey, a quant à elle souligné un important besoin : « Une formation approfondie serait nécessaire pour mettre en œuvre efficacement ces nouvelles pratiques visant à renforcer le respect du droit à la santé de chacun. »

Assohoto Carole, commerçante à Abomey, a apprécié l’initiative : « Si ces informations sont réellement appliquées, elles permettront de réduire les taux de mortalité dans les maternités. »

Aux termes de cette rencontre, une trentaine de participants à savoir : élus locaux, femmes leaders, infirmières, sages-femmes et membres des comités de gestion ont été mieux informés sur les violences gynécologiques, le droit à la santé et les recours possibles. Ce dialogue communautaire organisé à Abomey, a contribué à la dynamisation de la communication entre les citoyens, les professionnels de santé et les autorités locales, pour le respect des droits de santé au Bénin.

Hornella ADOGBO-MEDAGBE




Bénin : 350Africa.org honore les héros communautaires des énergies renouvelables

À l\’occasion de la Semaine de l\’Afrique, 350Africa.org a mobilisé les communautés pour célébrer les héros locaux des énergies renouvelables à travers les prix AfrikaVuka. Au Bénin cet événement a été célébré dans la matinée de ce vendredi 31 mai 2024 à l’American Corner de l’Université d’Abomey-Calavi.

\"\"
Remise de trophée

L’événement selon Christian Hounkannou, Coordonnateur Afrique Francophone 350.org, consiste à remettre des prix aux lauréats gagnants de l’initiative pour récompenser les acteurs qui ont œuvré pour la promotion des énergies renouvelables, en développant ou en soutenant des projets communautaires sur le continent.

Le processus de sélection a commencé par une phase de nomination publique, au cours de laquelle les membres du public ont identifié des acteurs clés. Un comité a ensuite présélectionné les candidats les plus remarquables. Les lauréats se sont distingués par leur contribution à l\’accès à une énergie durable, équitable et abordable en Afrique. Dix personnes et organisations ont été honorées, représentant sept catégories et provenant de dix différents pays dont le Bénin.

\"\"

Des acteurs communautaires du Bénin distingués

Une personne et une organisation ont été récompensées au Bénin pour leurs contributions remarquables dans le domaine des énergies renouvelables. Il s’agit de Antoine Mahutin Salako, technicien supérieur en énergie renouvelable et système énergétique dans la catégorie Solar Orisha, et du Cercle des Grands Pionniers (CGP). Dans la catégorie des Eco-Enablers

Antoine Mahutin Salako a été distingué pour son initiative de distribution de kits solaires dans les zones reculées, améliorant ainsi l\’accès à l\’énergie à travers tout le Bénin. De son côté, le Cercle des Grands Pionniers a fourni des services de dépannage et d\’installation d\’énergies renouvelables décentralisées et abordables, grâce à des compétences techniques spécifiques.

Antoine Salako a exprimé sa joie : « Je suis content d’avoir reçu ce trophée. Je vais mettre les bouchées doubles pour dépasser le niveau actuel. » Mathias Kpetehoto du CGP a également partagé son émotion : « Je suis très ému car nos efforts ont été reconnus par 350.org. Notre projet a mis en lumière les personnes sans voix qui, bien qu\’elles soient dans l’obscurité, font beaucoup d’efforts pour s’en sortir grâce au dépannage et au montage des équipements d’énergie solaire. »

Tout comme au Bénin, plusieurs personnes et organisations ont été honorées au Cameroun, au Sénégal, en Ouganda, au Ghana, au Nigéria et en Afrique du Sud.

\"\"

Cette cérémonie a également été l\’occasion de partager le Kit Our Own Power. Christian Hounkannou a profité de l\’événement pour rappeler aux jeunes participants les opportunités de renforcement des capacités en matière de plaidoyer, de mobilisation, d’engagement et de recherche de financement en utilisant cet outil.

« Nous avons le pouvoir d’exiger de nos décideurs la promotion, le développement et le financement des énergies renouvelables. »

Pour Christian Hounkannou, 350.org développe une nouvelle stratégie pour promouvoir les solutions climatiques, la technologie et la finance climatique. Il entend continuer à mobiliser, plaider et engager pour la promotion des énergies renouvelables. Tout en encourageant les jeunes à rejoindre le mouvement 350.org, Christian Hounkannou invite les jeunes à se tourner vers les formations et métiers du secteur des énergies renouvelables.

Ainsi, l’édition 2024 de la Semaine de l\’Afrique a été marquée au Bénin par cette activité de partage, de coworking et de reconnaissance des champions de l\’énergie renouvelable.

Megan Valère SOSSOU

L’appel à l\’action de Landry Ninteretse, Directeur régional de 350Africa.org

« Ces prix mettent en lumière le mouvement croissant en faveur des énergies renouvelables qui s\’enracine en Afrique sous l\’impulsion des populations. Les communautés rejettent activement les combustibles fossiles et adoptent le développement de systèmes d\’énergie renouvelable sûrs, fiables et décentralisés. Grâce aux efforts concertés de toutes les parties prenantes, un avenir alimenté par les énergies renouvelables, avec un accès universel à l\’énergie propre, est à portée de main. L\’Afrique peut contribuer de manière significative à l\’objectif mondial de tripler la capacité des énergies renouvelables si les gouvernements et les institutions financières accordent la priorité aux initiatives en matière d\’énergies renouvelables et fournissent le financement nécessaire pour soutenir le développement des énergies renouvelables et une transition équitable vers l\’abandon des combustibles fossiles. Pour faire face à la crise climatique et répondre à nos besoins énergétiques en Afrique, il faut investir massivement dans les énergies renouvelables et mettre en place un cadre réglementaire favorable. »




Town Hall On Renewable Energy : Renewable Energy Coalition au Benin et 350.org outillent les jeunes béninois

Des informations, des outils et techniques, ils en ont appris suffisamment dans la matinée du vendredi 15 mars 2024 au cours du Town Hall On Renewable Energy au centre Anouarite de Abomey – Calavi, à l\’initiative du Renewable Energy Coalition Benin et de l’organisation internationale 350.org. Ces jeunes activistes béninois engagés dans la lutte contre les changements climatiques ont eu l\’occasion de rencontrer des professionnels et éminents experts du domaine.

\"\"
Vue d\’ensemble des participants

L’objectif, selon Christian HOUNKANNOU, Coordonnateur de 350.org Afrique Francophone, est de débattre de la problématique énergétique en Afrique, avec un accent particulier sur la promotion des énergies renouvelables auprès des jeunes béninois venus de toute l’étendue du territoire.

L’événement a débuté par la projection d\’un court documentaire décrivant un exemple concret de réussite dans la promotion des énergies renouvelables au Ghana. Cette introduction a posé les bases du panel de discussion animé par le journaliste environnementaliste, Megan Valère SOSSOU.

Quatre éminents experts ont pris part à ce débat : Christian HOUNKANNOU, Coordonnateur Afrique Francophone de 350.org, Donald Akoutey, Responsable de recherche à Biogaz Bénin, Henri TOTIN, Directeur Exécutif de l\’ONG JEVEV et Olaodjéwou ODJOUGBELE, Facilitateur CDNs.

\"\"
Le Panel de discussion

Ensemble, ils ont répondu à la question fondamentale : comment les énergies renouvelables rendent-elles la vie plus abordable ? Le constat, unanime, est que ces énergies offrent des solutions concrètes en créant des emplois locaux, en réduisant les factures d’électricité et en rendant l\’électricité plus accessible aux populations rurales. Au sujet de la situation au Bénin, les intervenants pensent que des efforts sont engagés dans la dynamique de promouvoir les énergies renouvelables en particulier la mise en place des nouveaux dispositifs règlementaires dans le secteur.

Malgré les progrès réalisés, il est clair que des défis subsistent. Christian HOUNKANNOU souligne que l\’accès véritable aux énergies renouvelables demeure un défi majeur pour de nombreuses populations. Une préoccupation partagée par Henri TOTIN et Donald Akoutey, qui appellent tous à un soutien de l\’État aux initiatives locales, qu\’elles émanent d\’entreprises, d\’ONGs ou de jeunes entrepreneurs dynamiques pour faciliter le développement de ces énergies.

Dans cette perspective, Olaodjéwou ODJOUGBELE a offert des pistes aux participants pour concrétiser leurs initiatives de promotion des énergies renouvelables.

\"\"
Les participants en salle

Trois ateliers thématiques ont été animés à la suite de ce panel enrichissant. Il s’agit des ateliers, Energie et Emplois Verts, Journalisme, Conférence des Parties. Les experts ont eu l’occasion de s’entretenir avec les jeunes participants permettant d\’approfondir leurs connaissances sur les différents enjeux de chacune des thématiques en faveur de la promotion des énergies renouvelables.

Le Town Hall On Renewable Energy a été l\’occasion pour les jeunes participants de bénéficier d’informations, d\’expériences partagées et d\’outils pratiques pour poursuivre leur engagement en faveur de la promotion des énergies renouvelables au Bénin.

Constance AGOSSA




350Africa contre-attaque : les négociateurs africains et la controverse des combustibles fossiles à la COP28

Pendant que la COP 28 s\’achève avec les tractations de part et d\’autre, le Groupe africain de négociateurs a émis une déclaration ferme, soulignant son refus d\’accepter tout résultat qui négligerait les priorités de l\’Afrique. Parmi ces priorités, le groupe a vigoureusement plaidé en faveur de la mise en place d\’un cadre d\’adaptation assorti d\’objectifs ambitieux et temporellement définis, d\’un soutien concret à la mise en œuvre, ainsi que d\’un financement concessionnel substantiel en vue d\’une transition équitable.

\"\"
Landry Ninteretse

Soulignant une position délicate, le groupe a également défendu le droit des nations africaines d\’explorer l\’ensemble de leurs ressources, y compris les combustibles fossiles. Un point de vue qui a fait réagir 350.org à travers son Directeur Régional Afrique. Cette déclaration du groupe des négociateurs risquerait de compromettre les objectifs climatiques et les appels à une élimination équitable des combustibles fossiles lors de la COP 28.

Dans son argumentaire, Landry Ninteretse – Directeur régional, 350Africa.org explique : « Nos dirigeants connaissent très bien le mal que les combustibles fossiles font à nos communautés. Les voix de nos populations qui souffrent de l\’aggravation des impacts des combustibles fossiles devraient leur servir de guide dans ce processus et ils doivent agir dans l\’intérêt de la population. »

En évoquant l\’équité et la différenciation comme les clés de la transition énergétique, il met en garde contre la dépendance à l\’égard des combustibles fossiles qui rendrait vulnérable notre avenir et ne procurerait pas de bénéfices concrets pour la vie quotidienne et les moyens de subsistance des communautés. C’est pourquoi, selon lui, plutôt que de lutter pour l\’exploration des ressources fossiles polluantes, il faut appeler les pays développés à fournir un financement adéquat et favorable à une transition rapide et équitable pour s\’éloigner des énergies fossiles.

Megan Valère SOSSOU




Diagnostic médical à l\’ère digitale : la révolution en marche pour des soins de qualité au Bénin

La qualité des soins de santé est un enjeu majeur au Bénin, et le premier maillon de cette chaîne, le diagnostic médical, reste un défi complexe. Dans les centres de santé publics ou privés, les erreurs de diagnostic sont courantes, entraînant des complications médicales inutiles et prolongées pour les patients. Le récit poignant de dame Viviane Assoha, ménagère dans la commune de Djidja en est un exemple frappant.

\"\"
Interface de l\’application

En 2019, dame Viviane Assoha a été confrontée à une maladie mystérieuse qui a engendré de graves souffrances. Malheureusement, elle a été diagnostiquée à plusieurs reprises et à tort comme souffrant de paludisme, une maladie généralement curable en quelques jours. Cependant, sa douleur a persisté pendant plus d’un an. Ses mots résonnent avec amertume : « Je continuais à souffrir, sans répit ».

Elle est arrivée au bout du tunnel quand elle s’est rapprochée de ses enfants à Cotonou. Elle raconte : « J’ai commencé à faire de l’hémorragie intestinale quand on m’a diagnostiqué finalement la fièvre typhoïde avancée. J’ai donc subi un traitement  coûteux. Aujourd’hui, je suis complétement guérie et vaccinée. »

Ce calvaire, Dame Viviane Assoha l’a vécu parce qu’elle habitait une zone reculée moins servie en termes d’offre de qualité de soins. Comme elle, de nombreux patients au Bénin vivant dans les zones rurales souffrent des conséquences des diagnostics mal faits. Ces conséquences vont, des traitements inappropriés et coûteux aux complications graves souvent fatales.

Bien que plus de 70 % de la population béninoise résident à moins de 5 km d’un centre de santé, seulement 45 % ont accès des soins de qualité selon les indications de l’OMS Afrique. Face à cette disparité de la qualité des soins entre les zones urbaines et rurales du Bénin, le gouvernement béninois à travers son ministère en charge de la santé a élaboré des directives et des normes pour permettre d’harmoniser les soins sur toute l’étendue du territoire.

Ces directives sont regroupées dans un manuel dénommé l’ordinogramme sanitaire du Bénin. L’objectif est de standadiser des protocoles, des directives de soins pour permettre aux agents surtout ceux qui sont en ligne de mire dans les régions reculées de pouvoir prendre en charge les patients de la même manière qu’ils les auraient pris en charge dans d’autres zones beaucoup plus servies.

Malgré ce pas en avant, le manuel n’a jamais fait objet d’usage pratique pour des raisons de méconnaissance de son existence et le format papier qu’il présentait. Cependant, une lueur d\’espoir émerge dans le pays grâce à une solution numérique révolutionnaire : Digit Ordino.

Une technologie numérique à la rescousse

Une application médicale a été conçue sur la base de l’ordinogramme sanitaire du Bénin pour aider les professionnels de la santé, en particulier ceux en première ligne, à prendre des décisions éclairées en matière de diagnostic. Docteur Fréjuste AGBOTON, médecin en cours de spécialisation en Biophysique et médecine nucléaire, et analyste programmeur est l’un des cerveaux derrière cette initiative. Il explique : \ »Digit Ordino est une application d\’aide médicale à la décision pour les agents de santé. Elle a été conçue en se basant sur le manuel médical existant, le rendant plus intuitif et facile à utiliser.\ »

Cette application propose une diversité de fonctionnalité selon chaque pathologie et affection, permettant aux professionnels de la santé de saisir l\’affection présumée pour obtenir une orientation diagnostique.

Harold Tankpinou Zoumènou a participé au montage du projet de digitalisation de l’ordinogramme sanitaire du Bénin. Il renchérit : « Digit Ordino utilise aussi l\’intelligence artificielle pour répondre aux questions à réponse binaire, ce qui permet une prise de décision rapide en cas d\’urgence. » Au nombre des avantages de cette nouvelle solution sanitaire, se trouve l’accès aux informations sur les médicaments couramment utilisés, leurs posologies et leurs indications, ainsi que la section « Actualité » qui facilite l\’interaction entre les acteurs de la santé.

Depuis son lancement en 2021, Digit Ordino est utilisé par de nombreux professionnels de santé des zones rurales qu’urbaines du Bénin. Elle a considérablement amélioré l\’accès aux soins de qualité au Bénin et permet aux professionnels de santé d\’accéder rapidement aux normes et aux diagnostics de traitement des affections courantes, tels que ceux contenus officiellement dans l\’ordinogramme sanitaire du Bénin.

Par ailleurs, l\’application contribue à mettre à jour en permanence les connaissances et les compétences des agents de santé, réduisant ainsi les inégalités liées à l\’accès aux soins de qualité.

L\’adoption croissante de Digit Ordino

Docteur Razak ANDEMI de la Clinique Centrale d\’Abomey-Calavi, fait partie des professionnels ayant utilisés avec succès Digit Ordino. Il témoigne : « Cette application me permet d\’appliquer les protocoles thérapeutiques et les recommandations adaptés au contexte béninois. Elle me permet d\’éviter les erreurs de diagnostics et de thérapies. »

Les succès de Digit Ordino ne sont pas passés inaperçus. La start-up a remporté le prestigieux prix africain de l\’e-santé, organisé par le cabinet ITC en collaboration avec l\’Université du Maroc, ainsi que le premier prix de l\’Hackathon de l\’E-Santé organisé par Bénin Santé en 2021.

L\’avenir de l’e-santé au Bénin

Aujourd\’hui, l\’objectif ultime de Digit Ordino est de devenir l\’application officielle de l\’ordinogramme sanitaire du Bénin. Les professionnels de santé pensent ne doutent pas que Digit Ordino devienne l’application officielle conformément à la volonté du gouvernement de numériser l’ordinogramme. Elle pourrait devenir rapidement un pilier central des soins de santé au Bénin. De plus, l\’entreprise envisage d\’adapter Digit Ordino aux différents ordinogrammes d\’autres pays, contribuant ainsi à améliorer la qualité des soins de santé dans toute la sous-région ouest africaine.

Cette technologie numérique, adaptée à la santé offre une lueur d\’espoir pour l\’avenir des soins de santé au Bénin, éliminant progressivement les erreurs de diagnostic et améliorant l\’accès aux soins de qualité pour tous.

Megan Valère SOSSOU




VIGILANCE SANITAIRE : LA COVID-19 N’A PAS ENCORE DIT SON DERNIER MOT

Alors que les vacances se terminent, le nombre d\’infections de COVID-19 dans plusieurs pays occidentaux est en hausse, suscitant des inquiétudes quant à la possibilité d’une nouvelle vague à travers le monde.

\"\"

Les données de l\’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) indiquent une augmentation du nombre d\’infections, avec entre 54 000 et 95 000 nouvelles infections au cours de la semaine du 6 au 12 août 2023. Cette augmentation est la première depuis le début de l’année 2023, qui avait été relativement calme en termes d\’infections.

Bien que le niveau de stress actuel ne soit pas comparable à celui ressenti au début de la pandémie, le Dr. Donald Vinh, spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste médical au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), estime que la situation ne soit pas à prendre à la légère. Les experts surveillent de près une augmentation de la concentration de SRAS-CoV-2 dans les eaux usées ainsi que du nombre d\’hospitalisations, qui sont remontées au-dessus de 600 par exemple au Québec.

La grande préoccupation reste celle des variants. Bien que l\’on ait moins entendu parler de nouveaux variants ces derniers mois, le virus continue de muter. Le variant EG.5, communément appelé Eris, semble avoir pris le dessus et est en train de devenir dominant dans de nombreuses régions du monde. Il est estimé que ce variant est 20 % plus transmissible que d\’autres souches d\’Omicron. De plus, le variant BA.2.86 est sous surveillance car il présente 30 mutations supplémentaires par rapport au sous-variant d\’Omicron, le BA.2, qui avait provoqué une forte augmentation des infections à travers le monde fin 2022. Les experts craignent que ces mutations ne permettent au virus d\’échapper davantage à l\’immunité acquise, que ce soit par la vaccination ou par l\’infection.

Qu’en est-il de l’immunité ?

L\’immunité, qu\’elle soit conférée par la vaccination ou par une infection antérieure, diminue avec le temps. Seuls 62 % des personnes ayant reçu la série primaire de vaccination contre la COVID-19 sont encore résistants. Au cours des six derniers mois, seuls 5 % des Canadiens ont reçu une dose de vaccin contre la COVID-19, ce qui signifie que pour la plupart des gens, plus d\’un an se sera écoulé depuis leur dernière dose. Même ceux qui ont été précédemment infectés ne devraient pas présumer qu\’ils sont immunisés contre la COVID-19, car certains variants peuvent échapper au système immunitaire avertissent des chercheurs de l\’Université McMaster.

Bien que les nouveaux variants ne semblent pas provoquer des formes plus graves de la maladie, le Dr. Vinh met en garde contre la minimisation de la gravité de la COVID-19. La maladie peut avoir des conséquences graves à court et à long terme, y compris la \ »COVID longue\ ».

Les tests rapides restent un outil important pour détecter les infections de COVID-19, bien que leur sensibilité diminue chez les personnes asymptomatiques. Ils ont tout de même permis de détecter la majorité des infections au SRAS-CoV-2. Le Dr. Vinh suggère même que les tests gratuits en pharmacie pourraient être réintroduits en cas de nouvelle vague pour responsabiliser la population.

Retenons que la COVID-19 est loin d\’être éradiquée, et les inquiétudes liées aux nouveaux variants et à la diminution de l\’immunité suscitent des préoccupations. La vigilance et le respect des mesures préventives, y compris la vaccination, restent essentiels pour faire face à une possibilité d’une nouvelle flambée de la maladie.

Megan Valère SOSSOU




Journée mondiale des vautours : A la découverte des gardiens de vies en déclin

Chaque année, le 1er septembre, le monde entier se rassemble pour célébrer la Journée Internationale des Vautours. Cette journée est bien plus qu\’une simple occasion de reconnaître ces majestueux oiseaux charognards. Elle nous rappelle l\’importance des vautours dans nos écosystèmes et souligne les menaces qui pèsent sur leur survie.

\"\"

Au Bénin, on retrouve aussi le vautour. Communément appelé en langue Fon Aklassou. Ils sont présents particulièrement dans le parc de la Pendjari. Néanmoins quelques individus subsistent en dehors des parcs nationaux, notamment dans les savanes boisées du nord-Bénin, autour des forêts classées des Trois Rivières et de l’Alibori Supérieur. Il s’agit en réalité des vautours africains.

Les vautours africains fréquentent les milieux ouverts moins boisés comme les prairies herbeuses, les savanes, les marécages et les boisements clairsemés. On les trouve également dans les allées d’arbres qui bordent les cours d’eau et dans les broussailles épineuses. Ils sont remarquables là où il y a des troupes importantes de grands mammifères.

Des gardiens de la vie en déclin

Les vautours jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes et sont les gardiens de la vie, nettoyant les paysages de charognes et de carcasses d\’animaux morts, évitant ainsi la propagation de maladies potentielles. En éliminant rapidement les restes d\’animaux en décomposition, les vautours contribuent à maintenir l\’équilibre naturel et à prévenir les épidémies.

Malheureusement, la population de vautours est en déclin à l\’échelle mondiale. Les menaces qui pèsent sur ces oiseaux sont nombreuses. L\’empoisonnement intentionnel et non intentionnel, souvent causé par l\’ingestion de carcasses contaminées par des pesticides ou des médicaments vétérinaires, est l\’une des principales causes de décès. La perte d\’habitat due à l\’urbanisation et à la déforestation, ainsi que le braconnage ciblant les vautours pour leurs organes, contribuent également à la diminution de leurs populations.

Nécessité de mesures de conservation

La Journée Internationale des Vautours ne se contente pas de sensibiliser, elle encourage également des actions concrètes pour protéger ces oiseaux en voie de disparition. Les mesures de conservation comprennent la création de zones protégées pour les vautours, la promotion de pratiques agricoles plus sûres et la régulation stricte de l\’utilisation de pesticides et de médicaments vétérinaires. Les gouvernements, les organisations environnementales et les communautés locales sont invités à travailler ensemble pour garantir la survie des vautours.

Megan Valère SOSSOU




SOMMET AFRICAIN SUR LE CLIMAT 2023: NAIROBI AU CŒUR DE LA CROISSANCE VERTE ET DU FINANCEMENT CLIMATIQUE

Du 4 au 6 septembre, Nairobi, la capitale du Kenya, sera le théâtre d\’un événement environnemental d\’envergure internationale : le Sommet Africain sur le Climat (ACS) et la Semaine Africaine du Climat.

\"\"

Ces événements, co-organisés par la République du Kenya, la Commission de l’Union Africaine et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), rassembleront un éventail impressionnant de participants, notamment des chefs d’État et de gouvernement, des décideurs politiques, des représentants de la société civile, des acteurs du secteur privé, des institutions multilatérales, et des jeunes engagés, venus d\’Afrique et d\’ailleurs.

Stimuler la Croissance Verte et les Solutions de Financement Climatique :

Sous le thème \ »Stimuler la Croissance Verte et les Solutions de Financement Climatique pour l’Afrique et le Monde\ », l\’ACS vise à consolider l\’action climatique mondiale autour du financement climatique et du développement positif pour le climat. L\’Afrique cherche à affirmer sa position en matière de changement climatique et à mettre en avant son potentiel d\’action climatique. Le sommet abordera des sujets essentiels tels que les énergies renouvelables, l\’agriculture durable et les minéraux critiques, entre autres, afin de promouvoir la croissance verte et de susciter de nouveaux partenariats.

L’engagement du Kenya

La Secrétaire du Cabinet du Kenya pour l\’environnement, le changement climatique et la foresterie, Hon Soipan Tuya, a exprimé l\’honneur du Kenya d\’accueillir ces événements majeurs. Elle a souligné que le Kenya jouera un rôle clé dans l\’organisation de l\’ACS et de la Semaine Africaine du Climat, guidé par son président, S.E. le Dr William Ruto, également président du Comité des chefs d’État et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC). Elle a mis l\’accent sur le rôle majeur que joue le sommet en fournissant une plate-forme pour façonner l\’action climatique et les solutions de financement climatique pour l\’Afrique.

Une jeunesse engagée dans l\’action climatique

Le sommet accorde une importance particulière à la participation des jeunes, reconnaissant leur rôle crucial dans la définition de l\’avenir climatique. Avec près de 63 % de la population africaine âgée de moins de 25 ans, le potentiel des jeunes en tant qu\’acteurs clés de l\’action climatique est inestimable. Le sommet vise à les responsabiliser, à leur donner une voix et à les encourager à contribuer à un avenir durable.

Le sommet remet en question les vieux clivages entre le Nord et le Sud en mettant en avant l\’interdépendance des défis mondiaux et la nécessité d\’une responsabilité partagée. Cette approche collaborative favorise le dialogue entre les parties prenantes et souligne le potentiel de solutions qui tirent parti des forces et des ressources de toutes les régions.

Le changement climatique est un défi urgent qui nécessite une action mondiale concertée. Le Sommet Africain sur le Climat 2023 s\’annonce comme un événement majeur pour façonner l\’avenir de l\’action climatique en Afrique et dans le monde.

Megan Valère SOSSOU




Projet BENKADI au Bénin : Des Attentes Clairvoyantes envers les Acteurs pour le Bien-être des Communautés

Au Bénin comme au Mali, au Burkina Faso et en Côte-d’Ivoire, le projet BENKADI s\’est donné pour mission d\’améliorer qualitativement l\’efficacité des politiques publiques en matière d\’adaptation au changement climatique et d\’atténuation de ses effets en encourageant une plus grande participation citoyenne.

\"\"

Pour mener à bien cette mission, BENKADI collabore étroitement avec un large éventail d\’acteurs en qui, il place de grandes attentes. Il s\’agit des autorités locales, des organisations de la société civile, des acteurs du secteur privé et des ministères sectoriels.

Des autorités locales

Les autorités locales jouent un rôle crucial dans la réussite du projet BENKADI. C’est pourquoi, le projet attend d\’elles une compréhension approfondie des enjeux du projet et un engagement ferme en faveur de sa mise en œuvre réussie. Cet engagement se traduit par une déclaration écrite du Conseil Communal, une participation active aux activités du projet, notamment les ateliers de concertation multi-acteurs et la sensibilisation sur la conservation des écosystèmes. De plus, elles sont encouragées à prendre des mesures administratives pour favoriser l\’adoption de l\’Adaptation Basée sur les Écosystèmes (ABE) et à élaborer et mettre en œuvre un Plan de Développement Communal (PDC) prenant en compte l\’ABE.

Des Organisations de la Société Civile

Les OSC jouent un rôle vital dans la mise en œuvre du projet BENKADI. Le projet attend d\’elles qu\’elles améliorent leur connaissance de l\’ABE et de la participation citoyenne, renforcent leurs capacités en plaidoyer et lobbying, accompagnent les communautés locales, assurent une veille citoyenne et soutiennent la mise en œuvre des actions de l\’ABE dans les communes. Leur rôle est essentiel pour garantir un dialogue multi-acteur efficace et renforcer la résilience des communautés locales.

Des acteurs du secteur privé

Les acteurs du secteur privé ont un rôle à jouer dans la promotion de l\’ABE. Le projet BENKADI attend d\’eux qu\’ils s\’approprient les enjeux de l\’ABE, collaborent avec le projet, accroissent leurs connaissances sur les pratiques promues par l\’ABE en lien avec leurs activités économiques, et initient l\’application de ces pratiques. Ils sont également encouragés à impliquer les communautés locales dans leurs activités économiques et à adopter des pratiques de gestion durable des ressources naturelles.

Des ministères sectoriels

La collaboration efficace des ministères sectoriels est d’une grande nécessité pour atteindre les objectifs du projet BENKADI. Ainsi, le projet attend d\’eux qu\’ils facilitent la mise en place d\’un cadre institutionnel plus inclusif au niveau national et local, ainsi que le dialogue multi-acteur. Ils sont encouragés à améliorer leurs connaissances sur la participation citoyenne et l\’ABE, à accompagner tous les acteurs dans l\’intégration de l\’ABE dans les projets et programmes du gouvernement, et à promouvoir une participation équilibrée de toutes les catégories d\’acteurs, y compris les jeunes, les femmes, les communautés locales et les personnes vivant avec un handicap, dans le processus de formulation, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques.

En somme, le projet BENKADI place des attentes clairvoyantes sur les épaules de divers acteurs, dans l\’objectif commun de promouvoir l\’ABE et de renforcer la résilience face au changement climatique au Bénin. Ce projet représente un modèle de collaboration multi-acteurs pour un avenir plus durable.

Megan Valère SOSSOU