Tree Day 2026: CIFOR-ICRAF aims to make trees a natural rampart against climate change in Benin

Lead: Faced with galloping deforestation and the increasingly visible effects of climate change, trees appear as a natural yet still underutilized solution. On the occasion of the 42nd edition of Tree Day, we met with Djalal A., Country Director of CIFOR-ICRAF Benin. He explains how science and agroforestry can reverse the trend.

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Dr Djalal ARINLOYE

« The tree is a being to be produced, conserved, and monitored, » asserts Djalal A., Country Director of CIFOR-ICRAF in Benin. The organization he leads, born in 2019 from the merger of the International Center for Forestry Research and the World Agroforestry Centre, relies on scientific innovation to reconcile the environment with local populations. Its mission: « to use science and agricultural innovation to improve environmental and forest management, especially trees in the landscape, with the aim of improving living conditions and promoting population resilience against the effects of climate change. »

But concretely, what can trees do in the face of advancing desertification and the whims of the weather? Some answers.
The assessment drawn up by CIFOR-ICRAF is unequivocal. Asked about desertification in Benin, Djalal A. provides worrying figures: « Data from Global Forest Watch indicate that in 2020, forest cover in Benin stood at nearly 32 million hectares. That cover was reduced by 2025 to approximately 31,000 hectares. » A net loss of nearly one million hectares in five years, due mainly to « the expansion of agricultural land » and the migration of populations « toward areas that are relatively more forested. »

If nothing is done, the director warns, « in the long run, we risk feeling the effects of climate change even more severely. » The urgency, therefore, is to green the « hot spots » the areas most affected by degradation.
For CIFOR-ICRAF, the tree is not merely decorative. In urban settings, it plays a vital social and health role. Djalal A. explains: « Leaves have the ability to capture CO₂ and release oxygen. In cities, the greenest places are those that attract the most people when temperatures are extreme. The tree serves as a refuge for the population. »

In rural areas, its benefits are equally crucial. « When leaves fall to the ground, they enable better fertilization, replacing chemical fertilizers. The tree improves soil texture, aeration, and therefore productivity, » he details. As for rainfall, wooded areas benefit from « relatively more stable » precipitation.

Six strategic axes for sustainable action
CIFOR-ICRAF does not merely plant trees. The organization deploys six complementary areas of intervention in Benin: nature-based solutions for climate adaptation; biodiversity conservation and restoration; improvement of food security through forest products (baobab, moringa, etc.); promotion of sustainable enterprises and public-private partnerships; equity and governance around land resources and carbon credits; and soil health restoration a major undertaking in Benin using satellite and physical mapping to guide local decisions.
This year, for the 42nd edition, CIFOR-ICRAF is placing emphasis on youth. « We are working in collaboration with the forestry inspectorate of Atlantique and Littoral to raise awareness among young learners about the importance of trees, » stresses Djalal A. The objective is to disseminate « the technologies we have developed, the most suitable areas, and how trees can contribute to nutrition, shade, and carbon sequestration. »
Tangible results already visible
Since 2017, CIFOR-ICRAF has trained farmer groups in climate-smart agroforestry techniques. And the results are tangible. « Farmers who have adopted these technologies generate double the income compared to those who have not adopted them, » the Country Director notes with satisfaction. The benefits are observed both for cereal crops and for associated tree products.
By way of a plea, Djalal A. issues a solemn call to his fellow citizens: « Today, we cannot flee our environment. You can flee your home to go elsewhere, but you cannot flee nature. The actions we are taking to promote trees are actions that could cost us our lives if we fail to carry them out. »
He concludes by recalling the spiritual and ecological dimension of trees: « Whether in Christianity, Islam, Buddhism, or traditional religions, the tree is a source of tradition and faith. Plant a tree: it will attract bees, birds, and help conserve endangered species. »
For CIFOR-ICRAF, planting a tree today means investing in the survival of Benin tomorrow.

Interview conducted by Daré-Montan Dossoumou and processed by Megan Valère Sossou




Réinventer la célébration de la Journée Nationale de l’Arbre au Bénin

Ce jeudi 15 Juin 2023 au niveau d’une zone dégradée à proximité de la lagune de Porto Novo dans le quartier Louho, l’ONG Urgence Développement accompagnés de la Coalition des Organisations de Jeunes pour l’Eau et le Climat de Porto-Novo, avec ses partenaires que sont la Giz à travers le Programme AGIR Eau, Biris Technologie, le Réseau Béninois du Parlement Mondial de la Jeunesse Pour l’Eau (RB/PMJE), l’ONG SOS Biodiversity et le Journal Environnement et Santé ont procédé à la Célébration de la Journée Nationale de l’Arbre (JNA).

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La particularité de la présente action réside dans l’adoption d’une démarche en trois axes que sont la forte implication des populations et élus locaux durant tout le processus (planification-mise en œuvre-suivi/bilan), l’innovation (capteurs de suivi de croissance des plants) et la durabilité (L’approche Atidogbè ).

A cet effet, en termes d’implication des acteurs, diverses rencontres/discussions et visites conjointes ont été tenues avec le Directeur départemental des eaux, forets et chasse de l’Ouémé et du plateau, le Chef d’Arrondissement de Ouando, et le Chef quartier de Louho accompagné de ses conseillers et des jeunes du quartier et ont permis d’identifier de manière participative la zone dégradées à restaurer, le type de plant adapté au milieu et le chronogramme de déroulement du processus.

La première phase de ce processus initié ce 15 Juin 2023 a connu les allocutions introductives du représentant du Chef d’Arrondissement, du Président de l’ONG Urgences Développement et du Conseiller Technique de la GIZ pour l’Ouémé.

Au total 03 communications ont été développés afin de fournir une meilleure compréhension à l’ensemble des parties prenantes des actions prévues dans le cadre de la présente initiative, de leur niveau d’implication et aussi des résultats prévus aux termes du processus qui durera les 12 prochains mois.

Après les diverses communications, une vingtaine de jeunes représentant d’organisation appartenant à la coalition des Organisations de Jeunes de Porto pour l’Eau et le Climat et accompagnés des jeunes du quartier ont alors procédé à la mise en terre de 60 plants de Terminalia superba (nom scientifique) ou Fraké avant de les protéger par des pneus usés recyclés. Il faut noter que de précisions sur le type de plant mis en terre et des exigences en termes d’entretien et de suivi ont été apportés par Monsieur Claude HOUNGA, Agro-pépiniériste représentant l’ONG SOS Biodiversity.

« L’approche Atidogbè, inspiré du projet la Grande Muraille verte mis en œuvre par l’Union Africaine permet aux organisations de jeunes membre de la coalition de se challenger entre eux dans l’entretien et le suivi des plants, avec comme récompenses à la clé des micro-subventions de 100 dollars pour leurs organisations respectives, mais également de contribuer à restaurer l’allée dégradée à proximité de la lagune de Porto Novo pour le bonheur de la population »  explique Koto Daniel DAGNON le coordonnateur du projet.

« Quant au capteur de suivi des plants, il s’agit en réalité d’un assemblage de 04 capteurs permettant de mesurer : la taille du plant (2m maximum), l’humidité ambiante, l’humidité du sol et les différents minéraux » explique Monsieur Cédric HOUNOU de Biris Technologie aux participants.

 « Je me réjouis que cette famille qui a vu le jour le 28 Avril continue d’être aussi active, et que notre idée formulée ensemble pour célébrer autrement la JNA au Bénin ait pu se concrétiser », tels sont les propos d’Elie TOVILOKOU, membre de la coalition mise place au cours de l’initiative intitulée « L’Après COP 27 : quels défis et engagements par les jeunes pour le climat en matière d’écogestes et de solutions fondées sur la nature.

Les jeunes du quartier Louho étaient très heureux d’être que leur zone soit retenue pour abriter une première dans la célébration de la JNA au Bénin et ont même d’ailleurs manifester leur désir d’être impliqué dans le challenge de l’Atidogbè une fois lancé officiellement.

Il en est de même que pour les partenaires qui ont accompagnés l’initiative notamment la Giz représenté par Monsieur Léandre DJEBOU qui dit : « Nous saluons vraiment l’innovation à travers les capteurs de suivi des plants, mais également l’accent mis sur la durabilité de l’initiative au moyen de l’approche Atidogbè. Ces critères que sont l’innovation et la durabilité sont primordiaux pour la Giz, et nous aurons à cœur de suivre l’évolution des activités les mois à venir. »