INCIVISME ESTUDIANTIN A L\’UNIVERSITE D\’ABOMEY – CALAVI: UN CRI D\’ALARME POUR PRESERVER L\’ENVIRONNEMENT

Des déchets jonchent les alentours des poubelles, témoignant du manque de considération pour la propreté des lieux. Plus inquiétant encore, certains étudiants se livrent à des actes d\’exhibitionnisme en vidant leur vessie à proximité des salles de classe du MIRD, sans se soucier des regards indiscrets. Le constat est d\’autant plus frappant que les toilettes, soit inaccessibles en raison de fermetures inexpliquées, soit disponibles mais payantes, semblent pousser certains à aggraver la situation environnementale en refusant de payer les frais minimes de 25f pour y accéder.

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Cette situation alarmante interpelle la communauté étudiante et les autorités universitaires à prendre des mesures concrètes pour sensibiliser les étudiants à l\’importance de l\’écocitoyenneté. Il est essentiel de rappeler que la propreté des espaces publics est une responsabilité partagée, et que le respect de l\’environnement est un devoir envers les générations futures.

Face à ce constat préoccupant, il est grand temps de promouvoir des initiatives de sensibilisation sur le campus afin de rappeler aux étudiants leur rôle crucial dans la préservation de l\’environnement. Des campagnes d\’information et d\’éducation sur l\’importance de la propreté, ainsi que des mesures incitatives pour encourager le respect des toilettes publiques, pourraient contribuer à inverser cette tendance inquiétante.

En tant que lieu dédié à l\’apprentissage, l\’Université d\’Abomey-Calavi se doit d\’être un exemple de civisme et d\’engagement pour un environnement plus propre et durable. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour inverser cette situation et préserver notre campus comme un symbole de responsabilité environnementale pour les générations futures.

Alfreda Christiane AKOTEGNON




DECHETS PLASTIQUES A PARAKOU: UNE MENACE POUR LA SANTE ET L\’ENVIRONNEMENT

Plus de 500 à 1000 milliards de tonnes de sachets plastiques sont produits dans le monde chaque année, selon une enquête de Greenberry. C\’est l\’une des pollutions environnementales les plus avancées et les plus dangereuses de la planète.

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À Parakou, la situation n\’est pas non plus reluisante. Sachets en plastique, bidons de jus de fruits et d\’eau minérale jetés ci et là, c\’est le constat qui se dégage dans la 3 ème ville à statut particulier du Bénin.

L\’une des causes de l\’insalubrité à Parakou est l\’insuffisance et le manque de proactivité des structures de précollecte d\’ordures qui, selon les citoyens, manquent de moyens pour intervenir dans toutes les maisons. «A Parakou, il n\’y a pas de système de récupération à travers la ville. Ce qui fait qu\’après usage, les bidons en plastiques sont jetés n\’importe où», a laissé entendre Dominique Tognisso, étudiant résidant à Parakou. Certains citoyens préfèrent brûler les déchets plastiques lorsque ceux-ci deviennent encombrants. C\’est le cas de Latifah Bio vendeuse de jus qui, après usage de ses bidons, ne trouve d\’autres solutions que de les brûler. «Je réutilise les bidons pour mon commerce, mais quand ce n\’est plus bon, j\’essaie de les brûler», a t-elle déclaré. Toute chose qui n\’est pas sans effets néfastes sur la santé et l\’environnement. Blaise Ali, étudiant en géographie n\’en dit d\’ailleurs pas le contraire. «Quand on brûle les plastiques, ça pollue l\’environnement et ça dégrade l\’écosystème», a t-il confié. «Parce-que même quand tu sens l\’odeur issue de l\’incinération des déchets plastiques, tu te rends compte que les plastiques sont composés de produits nuisibles», a t-il ajouté.

L\’incinération des déchets plastiques est l\’une des causes du réchauffement climatique, ceci du fait des gaz à effet de serre qui sont émis lors de l\’incinération de ces déchets plastiques, selon les experts en changement climatique.

Au regard des dangers que causent les déchets plastiques, Il est impératif que dirigeants et citoyens prennent conscience de la situation, pour agir en faveur de la protection de l\’environnement. Ce qui passe par la mise en application des textes et lois qui régissent le cadre de vie.

Germain ALOZE




Alerte de l\’OMS: Un lot de Sirop Médicinal de qualité inférieur et contaminé, identifié

Une alerte produit médical émise par l\’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre un lot de sirop médicinal de qualité inférieure et contaminé, identifié au Cameroun. Le sirop en question, baptisé NATURCOLD, est utilisé pour soulager les symptômes associés au rhume, à la grippe et à la rhinite allergique.

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Les principes actifs déclarés de ce sirop sont le paracétamol, le chlorhydrate de phényléphrine et le maléate de chlorphéniramine. Cependant, des analyses réalisées par un laboratoire préqualifié par l\’OMS ont révélé la présence inacceptable de diéthylèneglycol dans des échantillons du sirop NATURCOLD provenant du Cameroun. Jusqu\’à 28,6 % de diéthylèneglycol ont été détectés, dépassant largement la limite acceptable de 0,10 %.

L\’OMS met en garde contre les dangers liés à la consommation de ce produit de qualité inférieure, qui peut être toxique et potentiellement mortel pour les humains. Les symptômes d\’une intoxication au diéthylèneglycol peuvent inclure des douleurs abdominales, des vomissements, une diarrhée, des céphalées et des lésions rénales aiguës pouvant entraîner le décès, en particulier chez les enfants.

L\’exploitant déclaré du produit, FRAKEN INTERNATIONAL (Angleterre), n\’a pas pu être confirmé par l\’autorité nationale de réglementation du Royaume-Uni, la MHRA. Des enquêtes sont en cours pour déterminer l\’origine du sirop contaminé.

L\’OMS attire l\’attention des autorités de réglementation et du public sur la nécessité de ne pas utiliser le produit concerné et de signaler toute réaction indésirable ou effet secondaire éventuel à un professionnel de santé. Il est essentiel de renforcer la surveillance des chaînes d\’approvisionnement et des marchés informels pour éviter la distribution de produits médicaux de qualité inférieure et contaminés.

Les fabricants de médicaments sous forme liquide, en particulier les sirops, sont appelés à effectuer des analyses rigoureuses pour détecter tout contaminant potentiel avant d\’utiliser ces excipients dans la formulation des médicaments.

Face à cette alerte, les autorités sanitaires nationales sont invitées à informer immédiatement l\’OMS si ces produits de qualité inférieure sont découverts dans leur pays, afin de prendre des mesures appropriées pour protéger la santé publique. La vigilance de tous est requise pour faire face à cette situation préoccupante et préserver la santé et le bien-être des populations.

Megan Valère SOSSOU




ATTEINTE DES OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT DURABLE: LE BÉNIN UN BON ELEVE EN AFRIQUE ?

Le « Rapport sur le Développement Durable pour le Bénin 2023 », fruit d\’une collaboration entre le Gouvernement du Bénin et le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies (SDSN), vient de paraître. Cette deuxième édition du rapport, préparée par le tout nouveau Centre de Transformation ODD du SDSN, met en lumière les performances du Bénin en matière d\’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

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Dans un contexte marqué par la pandémie de COVID-19, les instabilités géopolitiques et les changements climatiques, le monde fait face à des défis croissants dans la réalisation des ODD. Toutefois, le Bénin s\’efforce de poursuivre son développement économique et social tout en veillant à inclure tous les segments de la société. Le rapport souligne les domaines prioritaires du Bénin, qui met l\’accent sur le développement du capital humain et la réduction des inégalités. Environ 45,6% du budget national et 49,8% des dépenses de l’Eurobond ODD sont dédiés aux dépenses à dimension sociale.

Selon les conclusions du rapport, le Bénin est à mi-chemin dans la réalisation des ODD, avec un score de 54,4 sur 100, dépassant la moyenne pondérée par la population de la CEDEAO pour l\’ensemble des 17 ODD. Les ODD 12 (Consommation et production responsables) et 13 (Lutte contre le changement climatique) semblent en passe d\’être atteints. Parmi les domaines montrant des progrès significatifs au Bénin figurent les ODD 8 (Travail décent et croissance économique), 9 (Industrie, Innovation et Infrastructure) et 12 (Consommation et production responsables). Le pays est également en bonne voie pour atteindre l\’ODD 10 (Réduction des inégalités), à l\’horizon 2030.

Cependant, des défis subsistent, notamment pour les ODD 7 (Énergie propre et d\’un coût abordable) et 11 (Villes et communautés durables), qui affichent des tendances décroissantes et nécessitent une attention particulière. Au niveau infranational, le rapport souligne les disparités entre les départements du Bénin en matière d\’inégalités de revenus et de richesse, ainsi que d\’accessibilité et de qualité des services.

Toutefois, des progrès significatifs sont notables dans l\’égalité des sexes et la réduction de la pauvreté. Malgré des données manquantes et des défis statistiques, le rapport témoigne de l\’engagement fort du Gouvernement béninois en faveur des ODD, plaçant le pays au 5e rang sur 74 pays à l\’échelle mondiale pour son engagement envers l\’Agenda 2030.

L\’analyse du cadre institutionnel du Bénin montre que le pays dispose des capacités nécessaires pour réaliser les ODD. Depuis 2016, le Bénin a su s\’approprier les objectifs et mettre en place des politiques et des législations ciblées pour accélérer les progrès. Ce rapport constitue une source d\’information précieuse pour évaluer les performances du Bénin dans l\’atteinte des ODD et met en évidence les efforts consentis pour assurer un développement durable et inclusif pour tous.

Le Bénin, conscient des défis qui persistent, reste résolument engagé dans la voie de l\’Agenda 2030 et poursuit ses actions pour contribuer à un avenir meilleur pour les générations futures.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Appropriation des meilleures pratiques de la gouvernance participative: La Pascib forme les partenaires stratégiques de Pacofide

La Plateforme des Acteurs de la Société Civile au Bénin (PASCiB) a organise une formation destinée aux partenaires stratégiques de Pacofide sur les meilleures pratiques de la gouvernance participative. Pendant 72 heures, les participants auront l\’occasion de se familiariser avec les principes et outils de la gouvernance participative afin de mieux mettre en œuvre leurs conventions respectives et leurs attributions régaliennes dans le secteur agricole.

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Le but principal de cette formation est d\’encourager les partenaires stratégiques à adopter les meilleures pratiques de gouvernance participative pour la mise en œuvre réussie du Plan de travail budgétisé annuel (PTBA) 2023 du Projet d\’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). Le Président du Conseil d\’Administration de la PASCiB, le Dr Aurélien Comlan Atidégla, souligne l\’importance de permettre aux participants d\’utiliser ces outils et principes dans leur travail quotidien, ainsi que de valoriser leurs connaissances dans leur collaboration avec Pacofide. Après une journée de travail, il exprime sa satisfaction quant à la réactivité des participants et est convaincu que cette formation apportera une réelle valeur ajoutée à leurs compétences. Il recommande ainsi que le contenu de la formation soit étendu pour une meilleure gouvernance dans le secteur agricole.

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Le Directeur de Cabinet du Ministère de l\’Agriculture de l\’Élevage et de la pêche (Maep), le Dr Aguêmon Dossa, accepte les remerciements du président Atidégla à l\’égard du Ministre en charge de l\’agriculture et félicite l\’engagement de la PASCiB qui est déjà connue pour son soutien au secteur agricole en faveur du développement durable.

Cette formation arrive à un moment opportun, car le taux de décaissement pour le projet est encore de 21 % seulement des 180 millions de dollars mobilisés après trois ans de mise en œuvre. Ce chiffre est préoccupant, surtout que l\’État béninois est en train de négocier un financement additionnel de 150 millions de dollars pour soutenir d\’autres filières. Comme le projet Pacofide repose sur la collaboration, le Directeur de Cabinet demande aux partenaires stratégiques de Pacofide de redoubler d\’efforts pour améliorer la qualité insuffisante des Termes de référence, ce qui affecte négativement le taux de décaissement. Il exhorte les partenaires à faire des sacrifices, car ils sont un maillon essentiel dans la chaîne de réalisation de ce projet. \ »Je compte sur vous pour atteindre les résultats escomptés\ », déclare le Dr Aguêmon Dossa. Il encourage chacun à s\’approprier les outils et à mettre en pratique les connaissances partagées lors de cette formation, afin d\’être les terres fertiles qui permettront d\’obtenir de bons résultats.

En effet, les enjeux de développement majeurs portés par Pacofide exigent une rigueur dans la qualité des services fournis et des résultats à obtenir. En tant qu\’acteur clé assurant la veille citoyenne, la synergie et la cohérence des interventions de développement, le dialogue politique, le suivi et le contrôle citoyen ainsi que l\’évaluation citoyenne, la PASCiB offre sa collaboration pour atteindre les résultats de développement escomptés. Elle s\’engage également à promouvoir l\’efficacité de l\’aide dans le secteur agricole.

Il est important de noter que cette formation fait suite à celle organisée du 12 au 14 juillet à Parakou pour les partenaires de la région septentrionale, visant à sensibiliser ces derniers à la notion et aux techniques de gouvernance participative par Pacofide.




Actualisation des Plans d’Aménagement et de Gestion des réserves de Biosphère : Les acteurs clés valident les enquêtes de terrains

Le projet Benkadi réunit du mardi 18 au jeudi 20 juillet 2023 à Grand-Popo, les Ongs de gestion et associations de gestion de sites, les structures étatiques, les autorités communales et autres acteurs clés sur l’actualisation des Plans d’Aménagement et de Gestion de la Réserve de Biosphère du Mono. À travers l’Outil Intégré sur l’Efficacité de Gestion, IMET (Integrated Management Effectiveness Tool), les éléments collectés par les consultants sur le terrain pour l’élaboration du document actualisé seront validés.

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Pour sauvegarder les services écosystémiques, le Projet Benkadi au Bénin appuie actuellement les populations afin de réaliser l’impact poursuivi qui est que : « Les gouvernements et le secteur privé mettent en œuvre des politiques, programmes et pratiques inclusifs avec la participation des OSC et des communautés locales y compris les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap pour accroître la résilience des communautés vulnérables aux effets du changement climatique dans les quatre pays d’intervention de Benkadi. »

Le projet Benkadi au Bénin conduit actuellement une enquête de terrain afin de contribuer à l’Actualisation des Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) des réserves de Biosphère du Mono et de la Basse Vallée de l’Ouémé au Sud du Bénin et définir des objectifs et mesures de gestion de l’actualisation des PAG des deux Réserves. A l’étape de Grand-Popo, les Ongs de gestion de sites, les Association de gestions des sites, Mab Unesco, le Centre de Gestion des Réserve de Biosphère (CENAGREF), les Agents territoriaux de gestion agricole, des maires du Mono et du Couffo accompagnés des cadres techniques et autres responsables du secteur du cadre de vie et du développement durable dans les deux départements sont mobilisés depuis ce mardi 18 juillet à l’hôtel Bel Azur de Grand-Popo. Pendant 72 heures, l’atelier campagne IMET (Integrated Management Effectiveness Tool) 2023 entendu, Outil Intégré sur l’Efficacité de Gestion des Réserves de Biosphère, leur permettra de faire l’encodage des données, l’analyse des résultats et utilisation des résultats pour la planification, l’opérationnalisation, la prise de décision et le suivi. Une démarche pour faire valider les enquêtes de terrain par les acteurs clés du Mono/Couffo.

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D’après les spécialistes, le contexte actuel expose que les réserves de biosphère du Mono et de la Basse Vallée de l’Ouémé au Sud du Bénin en raison de leur situation dans la partie côtière du Bénin, de la structure très dispersée et étoilée des différents sites qui les composent sont exposés aux effets néfastes des changements climatiques. Or, à l’origine, elles ont été créées pour sauvegarder la biodiversité spécifique des écosystèmes du sud du Bénin, protéger les bassins versants des fleuves Mono et Ouémé ainsi que leurs affluents. Cela devrait aussi assurer une couverture suffisante en ressources forestières afin de garantir une quantité de puits à carbone dans cette partie très urbanisée du Bénin.

C’est donc, face à cette situation, qu’il a été jugé important de prendre en compte les changements climatiques dans la gouvernance de ces réserves de biosphère. Cela devant permettre de garantir et de pérenniser les objectifs et acquis de l’érection de ces deux réserves, le Projet Benkadi, s’est alors engagé pour accompagner la présente actualisation afin de contribuer aux objectifs de développement durable et surtout de la cible 13 des ODD qui vise à renforcer la résilience et la capacité d’adaptation des pays face aux aléas et catastrophes climatiques.

Après le mot de bienvenue du Chef Projet Benkadi, Sagbo Damien Djodjo Kouton, qui a exhorté les participants à l’assiduité, le Professeur Aristide Téhou, personne ressource, a invité tout le monde à apporter sa contribution à la réalisation d’un document de bonne facture. L’honneur est revenu à la représentante du Cenagref, Madame Faï Chabi Yaoure de lancer les travaux.

Après l’étape du Mono, la semaine prochaine sera le tour des acteurs clés sur la Réserve de la Basse Vallée de l’Ouémé au Sud du Bénin.




Lutte contre la désertification au Bénin : le charbon écologique, une réponse innovante

Le Bénin fait face à un défi environnemental majeur : plus de 62 % de ses terres sont dégradées, principalement en raison de la fabrication massive de charbon de bois. Ce combustible, essentiel pour la cuisson des aliments dans les foyers béninois, contribue fortement à la déforestation. Face à ce constat alarmant, une solution innovante émerge : le charbon écologique.

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Charbons écologiques

Oslyde Cham Glele Langanfin, étudiante en agronomie spécialisée en \ »industries bioressources\ », a choisi ARPY REIGNS pour son stage de fin de formation. \ »Puisque je m’intéresse à la question environnementale, j’ai trouvé bon de venir ici parce que ça contribue non seulement à la valorisation des déchets, mais ce charbon permet aussi de lutter contre le changement climatique à travers l’atténuation de la déforestation. Je compte continuer sur cette lancée-là en trouvant des moyens plus innovants de faire du charbon écologique\ », explique la jeune étudiante.

Charbon Eco-Sika, une initiative prometteuse

À environ 25 km de Cotonou, une équipe de jeunes, de femmes et d’hommes, s’active pour changer les comportements face à la déforestation. À la tête de cette initiative se trouve Roland ADJOVI, promoteur de la start-up \ »charbon Eco-Sika\ ». Son objectif : créer des emplois pour les jeunes et élargir le cercle des défenseurs de l’environnement en fabriquant du charbon écologique.

\ »La désertification et la déforestation m’ont poussé à réfléchir à une solution pour réduire la pression sur nos forêts. Le charbon écologique est cette solution. Il remplace le charbon de bois traditionnel en utilisant des matières premières comme les feuilles de maïs, les tiges de maïs, les coques de coco, les peaux de bananes, et plus encore\ », explique Roland ADJOVI.

Processus de transformation du charbon écologique

Le processus commence par la collecte des matières premières, suivie de la carbonisation et du broyage. Ensuite, la matière broyée passe au mélangeur, où des éléments naturels sont ajoutés avant d’être compactée en briquettes. Ces briquettes sont ensuite séchées au soleil pendant trois jours. Avec un four, ce processus pourrait être réduit à deux heures.

Grâce à quelques appareils motorisés, l’équipe est passée de 250 kilogrammes à 1 voire 2 tonnes de production de charbon écologique par jour. \ »Il faut valoriser la jeunesse et réduire le chômage. Nous sommes dans la lutte contre la déforestation, mais aussi dans le social. Montrer aux jeunes qu’ils peuvent entreprendre quelque chose pour s’en sortir est essentiel\ », souligne Roland ADJOVI.

Impact positif sur les consommateurs et l’environnement

Elisé Kpavode, un consommateur de charbon Eco-Sika, témoigne : \ »J’ai beaucoup apprécié ce charbon écologique. C’est plus économique. Par exemple, avec 100 francs CFA, je peux cuisiner beaucoup de choses, alors que j’aurais besoin de 250 francs CFA pour le charbon de bois traditionnel. De plus, cela participe à la protection de l’environnement et à la lutte contre le déboisement.\ »

Vers une préservation durable de la végétation

L\’initiative de Roland ADJOVI et de son équipe représente un espoir pour la préservation de la végétation au Bénin. En continuant à promouvoir et à améliorer le charbon écologique, ils contribuent non seulement à la lutte contre la désertification, mais offrent également une alternative durable aux ménages béninois.

Cette approche innovante montre que, même dans des situations de dégradation environnementale sévère, des solutions existent. Le charbon écologique, en plus de protéger l\’environnement, offre des opportunités économiques pour les jeunes et les communautés locales. En poursuivant sur cette voie, le Bénin peut espérer un avenir où la tradition de l\’utilisation du charbon de bois ne compromettra plus ses ressources naturelles.

Megan Valère SOSSOU




Les jeunes filles du CEG Adjohoun gagnent le tournoi interclubs nature et sport de l’ODDB ONG

Lancé officiellement le jeudi 26 janvier 2023 à la mairie d\’Adjohoun le projet de promotion du football féminin pour la protection de l\’environnement au Sud Bénin renforce davantage la voix des jeunes filles des Collèges d\’Enseignement Général de Bonou et Adjohoun en faveur de la protection de l’environnement.

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L\’une des principales activités de ce projet, le tournoi interclubs \ »Nature et Sport\ », a pris fin dans l\’après-midi du vendredi 24 juin 2023 au stade omnisport d\’Adjohoun. La finale opposait les jeunes filles du CEG Dèmè à celles du CEG Adjohoun. Les jeunes filles du CEG Adjohoun ont remporté le trophée avec un score final de 2 buts à 0.

La capitaine de l\’équipe victorieuse exprime sa joie et sa gratitude envers l\’ODDB ONG pour cette expérience enrichissante combinant nature et sport. Elle déclare : \ »Nous avons beaucoup appris. Nous savons désormais que les êtres vivants dans la nature sont comme nous. Nous devons les protéger car ils jouent un rôle crucial dans l\’équilibre naturel.\ » Elle considère également cette occasion comme une opportunité pour  démontrer leur capacité à jouer le football au même titre que les hommes.

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Chrystelle DAKPOGAN HOUNGBEDJI, Directrice Exécutive de l\’ODDB ONG, est satisfaite de la grande mobilisation de la population en soutien aux jeunes filles ambassadrices de la protection de l\’environnement. Elle estime que cet événement est non seulement une célébration du football féminin, mais aussi un creuset de sensibilisation pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement   climatique. Elle exprime également son émotion face à la performance des deux équipes.

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En ce qui concerne les connaissances environnementales acquises, la Directrice Exécutive est convaincue que les jeunes filles bénéficiaires du projet ont été bien préparées et ont suivi des cours sur divers aspects liés à la protection de l\’environnement. Les thématiques abordées étaient entre autres la notion de biodiversité, le changement climatique, les techniques de production de plants,  la mise en place d’une pépinière, le reboisement, etc. Elle ne doute pas de leur capacité à  être des modèles au sein de leurs communautés respectives en ce qui concerne la protection de l’environnement et à mettre en pratique les notions reçues. Elle constate également que ce projet a stimulé l\’épanouissement des jeunes filles et leur a permis de s’exprimer librement lors des différentes activités mise en œuvre.

La joie manifestée par les deux équipes à la fin du match final démontre qu’il n’y a pas eu de perdant. Elle témoigne de la richesse des connaissances acquises sur la biodiversité et le climat. Ces ambassadrices, outillées par l\’ODDB ONG, seront désormais des sentinelles de l\’environnement où qu\’elles se trouvent.

Megan Valère SOSSOU




Promotion de l’AbE pour le développement durable des communes : le projet Benkadi renforce les entreprises sur la RSE

Le Projet Benkadi au Bénin a réuni ce lundi 26 juin 2023, le secteur privé pour renforcer les capacités de ses acteurs sur la responsabilité sociétale des entreprises orientée sur l’Adaptation basée sur les Écosystèmes. Cet atelier de 72 heures vise entre autres à contribuer, à l\’assurance de la pratique de la responsabilité sociétale des entreprises qui promeut l’AbE pour le développement durable des communes.

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En souhaitant la bienvenue aux participants, le Secrétaire Permanent de la Plateforme des Acteurs de la Société Civile au Bénin (PASCiB), M. Ernest Comlan Pédro a salué tous ceux qui ont fait le déplacement de Grand Popo. Il a précisé qu’au nombre des acteurs à intégrer dans la conduite du projet Benkadi au Bénin sur les nouvelles thématiques et enjeux du dialogue multi-acteurs sur les changements climatiques, le secteur privé est très important. Et il les invite à contribuer fortement à l’atteinte des objectifs de l’atelier.

À sa suite, le Président du Conseil d’Administration de la PASCIB, M. Comlan Aurélien Atidégla en lançant l’atelier a insisté sur le fait qu’il est important que les différents acteurs comprennent les enjeux actuels de l’adaptation basée sur les écosystèmes (AbE) afin que les entreprises l’intègrent au mieux dans leurs responsabilités sociales. Car pour lui, le présent atelier a une connotation toute particulière, parce qu’elle porte sur la responsabilité sociétale des entreprises. Le terme n’est pas nouveau, mais il n’est pas très développé dans notre pays. Il est donc important de recueillir les contributions du secteur privé afin d’assurer la synergie pour une auto gouvernance en faveur de la lutte contre les changements climatiques. Il s’agira aussi de voir les opportunités qui s’offrent au secteur privé pour qu’elle puisse prendre en compte le volet environnemental en ce qui concerne le développement.

Cet atelier de renforcement de capacités des capacités des acteurs du secteur privé sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) orientée AbE regroupe les exploitants agricoles, exploitants forestiers, les industriels, la Chambre de Commerce et d’industrie du Bénin et le Patronat.

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Abordant le premier module de formation relatif à l’historique et mécanismes de la RSE en Afrique et au Bénin ; la démarche et les outils RSE dans les entreprises et la RSE et le management des entreprises, Dr Aurélien Atidégla a procédé à une clarification de concept. Il a fait ressortir que lorsqu’on aborde la question de la responsabilité sociale des entreprises, les différents acteurs ont tendance à sous-estimer la place de l’environnement. Et c’est pour que cela soit désormais systématique, qu’il a été retenu le néologisme « sociétal » qui prend en compte le social et l’environnemental. On ne doit donc plus mettre l’accent sur le social au détriment de l’environnement en parlant seulement de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). D’ailleurs, dans la langue anglaise, on parle bien de Corporate Social Responsibility (CSR), qui prend en compte l’environnement, l’économie et autres. La RSE s’applique a dit M. Atidégla à tous les domaines et tout le monde est concerné. On en parle de plus en plus parce que les entreprises créent de plus en plus de dégâts. Il a ponctué cette situation par des exemples au Niger, en Côte d’Ivoire. Au Togo par exemple, les déchets de phosphate font rage. Et à Xlacodji au Bénin, une entreprise lâchait des poussières de ciment sur les populations.

Pour mieux aborder la thématique, il a été précisé que les trois sphères à prendre en compte sont : la sphère politique, la sphère économique et la sphère sociale.

Après avoir constaté qu’il n’y a pas un encadrement spécifique pour la RSE au Bénin, et qu’il n’existe que des textes épars, l’atelier s’est réjoui de la dynamique actuelle du gouvernement qui s’est engagé en réunissant différents acteurs il y a quelques jours sur l’élaboration de la politique nationale de la RSE au Bénin.

Il est à préciser que selon l’agenda de l’atelier, il sera aussi abordé comme modules : les dommages environnementaux des entreprises privées et leurs liens avec les changements climatiques et la RSE. À ce niveau, les participants seront entretenus sur quelques types d’entreprises et les dommages environnementaux de leurs processus de production ; la gestion des dommages environnementaux en relevant les mesures de sauvegarde environnementales et sociales ; liens entre dommages environnementaux et changements climatiques et les mesures AbE. Le troisième module permettra d’explorer les opportunités et engagements des entreprises privées du Bénin pour la RSE. Il s’agira d’échanger sur les dispositions juridiques et réglementaires au Bénin pour le non-respect de la RSE. Enfin, il sera exposé, les opportunités et faveurs accordées pour la RSE au sein des entreprises.

Cell Com Benkadi/Bénin




7 choses à retenir de la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire au Bénin

Le gouvernement béninois a tenu sa réunion habituelle du conseil des ministres le mercredi 21 juin 2023. Parmi les sujets abordés par les membres du gouvernement figurait le dossier concernant la mise en place de l\’assurance maladie obligatoire. Voici sept (07) choses à retenir de la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire au Bénin :

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  1. Mise en place de l\’assurance maladie obligatoire au Bénin : Le gouvernement béninois a adopté une stratégie d\’extension de la protection sociale pour garantir l\’accès égal à la santé pour tous les citoyens béninois. Cela s\’est concrétisé par la création du projet Assurance pour le Renforcement du Capital humain (ARCH).
  2. L\’assurance maladie devient obligatoire : Le Parlement a voté la loi n° 2020-37 qui rend l\’assurance maladie obligatoire pour toutes les personnes résidant au Bénin.
  3. Couverture des frais d\’adhésion : L\’État, les établissements publics et les collectivités territoriales prendront en charge partiellement ou totalement les frais d\’adhésion à une police d\’assurance maladie couvrant le panier de soins de base pour différents groupes de personnes, y compris les salariés du secteur public, les étudiants bénéficiant d\’une allocation de l\’État, les retraités, les personnes extrêmement pauvres et les autres personnes pauvres.
  4. Obligations des employeurs : Les employeurs du secteur privé et les organismes publics commerciaux sont tenus de souscrire une assurance maladie couvrant au minimum le panier de soins de base pour leurs employés, conjoints et enfants à charge. Les employeurs doivent prendre en charge au moins 80% de la prime d\’assurance.
  5. Responsabilité des travailleurs indépendants : Les travailleurs indépendants et les personnes exerçant leur propre activité doivent souscrire une police d\’assurance maladie pour eux-mêmes, leurs conjoints et enfants à charge.
  6. Couverture des soins de base : Le panier de soins de base comprend diverses affections telles que traumatismes, infections, accouchements, chirurgies et soins d\’urgence pour différentes catégories d\’âge. Les consultations, les examens de laboratoire et les hospitalisations liées aux pathologies du panier de soins de base sont également inclus.
  7. Obligation des employeurs de fournir les polices d\’assurance : Tous les employeurs, à l\’exception de l\’État, doivent fournir à la Caisse nationale de Sécurité sociale les polices d\’assurance souscrites pour leurs employés dans un délai de 12 mois à compter de la date de publication du décret au Journal officiel. Ils sont également tenus d\’engager le paiement des primes.