Tree Day 2026: CIFOR-ICRAF aims to make trees a natural rampart against climate change in Benin

Lead: Faced with galloping deforestation and the increasingly visible effects of climate change, trees appear as a natural yet still underutilized solution. On the occasion of the 42nd edition of Tree Day, we met with Djalal A., Country Director of CIFOR-ICRAF Benin. He explains how science and agroforestry can reverse the trend.

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Dr Djalal ARINLOYE

« The tree is a being to be produced, conserved, and monitored, » asserts Djalal A., Country Director of CIFOR-ICRAF in Benin. The organization he leads, born in 2019 from the merger of the International Center for Forestry Research and the World Agroforestry Centre, relies on scientific innovation to reconcile the environment with local populations. Its mission: « to use science and agricultural innovation to improve environmental and forest management, especially trees in the landscape, with the aim of improving living conditions and promoting population resilience against the effects of climate change. »

But concretely, what can trees do in the face of advancing desertification and the whims of the weather? Some answers.
The assessment drawn up by CIFOR-ICRAF is unequivocal. Asked about desertification in Benin, Djalal A. provides worrying figures: « Data from Global Forest Watch indicate that in 2020, forest cover in Benin stood at nearly 32 million hectares. That cover was reduced by 2025 to approximately 31,000 hectares. » A net loss of nearly one million hectares in five years, due mainly to « the expansion of agricultural land » and the migration of populations « toward areas that are relatively more forested. »

If nothing is done, the director warns, « in the long run, we risk feeling the effects of climate change even more severely. » The urgency, therefore, is to green the « hot spots » the areas most affected by degradation.
For CIFOR-ICRAF, the tree is not merely decorative. In urban settings, it plays a vital social and health role. Djalal A. explains: « Leaves have the ability to capture CO₂ and release oxygen. In cities, the greenest places are those that attract the most people when temperatures are extreme. The tree serves as a refuge for the population. »

In rural areas, its benefits are equally crucial. « When leaves fall to the ground, they enable better fertilization, replacing chemical fertilizers. The tree improves soil texture, aeration, and therefore productivity, » he details. As for rainfall, wooded areas benefit from « relatively more stable » precipitation.

Six strategic axes for sustainable action
CIFOR-ICRAF does not merely plant trees. The organization deploys six complementary areas of intervention in Benin: nature-based solutions for climate adaptation; biodiversity conservation and restoration; improvement of food security through forest products (baobab, moringa, etc.); promotion of sustainable enterprises and public-private partnerships; equity and governance around land resources and carbon credits; and soil health restoration a major undertaking in Benin using satellite and physical mapping to guide local decisions.
This year, for the 42nd edition, CIFOR-ICRAF is placing emphasis on youth. « We are working in collaboration with the forestry inspectorate of Atlantique and Littoral to raise awareness among young learners about the importance of trees, » stresses Djalal A. The objective is to disseminate « the technologies we have developed, the most suitable areas, and how trees can contribute to nutrition, shade, and carbon sequestration. »
Tangible results already visible
Since 2017, CIFOR-ICRAF has trained farmer groups in climate-smart agroforestry techniques. And the results are tangible. « Farmers who have adopted these technologies generate double the income compared to those who have not adopted them, » the Country Director notes with satisfaction. The benefits are observed both for cereal crops and for associated tree products.
By way of a plea, Djalal A. issues a solemn call to his fellow citizens: « Today, we cannot flee our environment. You can flee your home to go elsewhere, but you cannot flee nature. The actions we are taking to promote trees are actions that could cost us our lives if we fail to carry them out. »
He concludes by recalling the spiritual and ecological dimension of trees: « Whether in Christianity, Islam, Buddhism, or traditional religions, the tree is a source of tradition and faith. Plant a tree: it will attract bees, birds, and help conserve endangered species. »
For CIFOR-ICRAF, planting a tree today means investing in the survival of Benin tomorrow.

Interview conducted by Daré-Montan Dossoumou and processed by Megan Valère Sossou




Eclosion du Hantavirus dans le monde : après la croisière polaire, l’Afrique doit-elle s’inquiéter ?

Une promenade anodine qui tourne au cauchemar

Une simple sortie pour observer des oiseaux dans une décharge. C’est le point de départ d’une tragédie maritime qui a déjà coûté la vie à trois personnes. Un couple de Néerlandais, passionné d’ornithologie, aurait involontairement ramené un virus tueur à bord d’un navire de croisière. Aujourd’hui, les autorités sanitaires internationales sont en alerte.

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Tout commence dans la ville d’Ushuaia, en Argentine, souvent appelée « le bout du monde ». Un couple originaire des Pays-Bas visite un site d’enfouissement pour photographier des oiseaux, notamment le caracara de Darwin, un rapace local.

Selon l’enquête des autorités argentines, relayée par le Daily Mail, les deux ornithologues amateurs auraient été exposés à des rongeurs infectés présents dans cette décharge. Peu après, ils embarquent sur le MV Hondius, un navire de croisière polaire.

À bord, une épidémie de maladie respiratoire aiguë sévère éclate. Bilan provisoire : trois passagers sont morts.

Le MV Hondius devait accoster aux îles Canaries (Espagne). Mais les autorités locales, craignant la contamination, ont d’abord refusé d’ouvrir le port. Saisi, le Premier ministre espagnol a finalement ordonné de laisser le bateau entrer, afin que tous les passagers et membres d’équipage soient examinés par des médecins.

Le navire doit arriver samedi prochain. À son bord, des ressortissants de plusieurs nationalités, dont certains présentent encore des symptômes.

Des cas dans le monde

L’affaire s’est aggravée avec la découverte d’un autre cas. Un passager qui avait quitté la croisière avant l’apparition des premiers signes de la maladie a développé des symptômes à son retour en Suisse. Il est soigné à Zurich, dans une unité spécialisée, et pourrait être placé en quarantaine jusqu’à 45 jours.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agirait probablement d’un hantavirus. Ces virus sont principalement transmis à l’homme par des rongeurs infectés : rats, souris, ou autres petits mammifères. Ils se trouvent dans leurs excréments, leur urine ou leur salive.

L’être humain peut être contaminé par inhalation de poussières souillées, par contact direct avec un rongeur ou ses déjections, ou plus rarement, une morsure.

Pas de vaccin, pas de médicament spécifique. Les traitements se limitent à soulager les symptômes : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, essoufflement.

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Selon les régions, les hantavirus provoquent deux grandes maladies :

Le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) : présent principalement en Amérique du Nord et du Sud. Il peut entraîner un œdème pulmonaire et une détresse respiratoire aiguë. Le taux de mortalité atteint 38% chez les personnes développant des symptômes respiratoires graves, selon les Centres américains de contrôle des maladies (CDC). Environ 200 cas surviennent chaque année sur le continent américain.

La fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) : que l’on retrouve surtout en Europe et en Asie. Elle touche les reins et peut provoquer une insuffisance rénale aiguë. La mortalité peut atteindre 15% selon les souches du virus.

L’Office fédéral de la santé publique suisse précise qu’un seul type d’hantavirus, extrêmement rare, peut se transmettre d’humain à humain.

Les hantavirus tirent leur nom de la rivière Hantaan, située à la frontière entre les deux Corée. Durant la guerre de Corée (1950-1953), plus de 3 000 soldats étaient tombés gravement malades après avoir été infectés.

Que faut-il retenir pour nos populations en Afrique ?

Même si ce drame se déroule en Amérique du Sud et dans l’Atlantique, les hantavirus sont présents sur tous les continents, y compris en Afrique. Les rongeurs sauvages vivent à proximité des habitations, des marchés, des dépotoirs, des champs et des forêts.

Pour prévenir le virus, il faut éviter les endroits infestés de rongeurs, ne pas toucher aux cadavres d’animaux ou à leurs excréments, porter un masque et des gants lors du nettoyage de lieux abandonnés et bien ventiler les pièces fermées depuis longtemps.

Pour l’instant, aucune alerte n’a été donnée en Afrique concernant ce cas précis. Mais cet incident rappelle que les virus transmis par les animaux sauvages (zoonoses) restent une menace sanitaire mondiale, surtout dans un monde où les voyages se font plus rapides et plus nombreux.

L’OMS et les autorités argentines, espagnoles et suisses continuent d’enquêter. Il faudra attendre les tests finaux pour confirmer qu’il s’agit bien d’un hantavirus. En attendant, le MV Hondius reste sous haute surveillance médicale.

Observer la nature est une activité magnifique, mais il ne faut jamais oublier que certains animaux, même discrets, peuvent porter des virus mortels. C’est la leçon de ce drame.

Megan Valère SOSSOU




Lutte contre le paludisme : Le Bénin au cœur de la « Grande Offensive » africaine malgré une conjoncture critique

Le rapport 2025 sur les progrès de la lutte contre le paludisme en Afrique, publié par l’Union africaine et l’ALMA, tire la sonnette d’alarme. Alors que les financements internationaux stagnent, le Bénin se distingue par des partenariats innovants avec le secteur privé pour maintenir la mobilisation sociale.

Les chiffres mondiaux du paludisme restent alarmants : les États membres de l’Union africaine concentrent à eux seuls 96 % des cas et 97 % des décès liés à cette maladie. Le rapport 2025 souligne que les progrès sont globalement au point mort depuis 2015, menacés par ce que les experts appellent une « tempête parfaite » : baisse de l’aide publique au développement, résistance biologique des moustiques et impact du changement climatique.

Dans ce contexte de rareté des ressources financières, le rapport cite le Bénin comme un exemple de collaboration efficace avec le secteur privé. Pour pallier la baisse de l’aide extérieure (qui a chuté de 21 % au niveau continental en 2025), le pays mise sur la communication pour le changement social et comportemental (CCSC).

Le Bénin : un modèle de mobilisation du secteur privé

Grâce à un partenariat avec CANAL+, le Bénin, aux côtés de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, bénéficie d’un soutien en nature crucial pour diffuser des messages de prévention. Cette stratégie s’inscrit dans l’initiative continentale « Zéro Palu ! Je m’engage », qui vise à faire de la lutte contre le paludisme une priorité nationale à tous les niveaux de la société.

Le Conseil des ministres du 18 février 2026, le Gouvernement du Bénin à décider de créer une Agence nationale de Lutte contre la Malaria et les Moustiques. Elle est placée sous la Présidence de la République.

Le rapport exhorte les États, dont le Bénin, à renforcer leur souveraineté sanitaire. Cela passe par lamobilisation des ressources nationales. L’UA encourage la création de « Conseils et Fonds pour l’élimination du paludisme » pour coordonner l’action multisectorielle et attirer des investissements locaux.

Le déploiement de moustiquaires de nouvelle génération (à double substance active) s’accélère. En 2025, elles représentaient 74 % des moustiquaires distribuées dans 39 États membres, offrant une protection 55 % supérieure face aux moustiques résistants.

Pour réduire la dépendance aux importations (95 % des médicaments sont actuellement importés en Afrique), des discussions sont en cours pour transférer les technologies de fabrication sur le continent.

Des innovations technologiques pour lutter contre le paludisme

Face à la « tempête parfaite » de défis financiers et biologiques, l’Afrique déploie une nouvelle génération d’outils innovants qui transforment la riposte sur le terrain :

La lutte contre le paludisme a franchi un cap historique avec le déploiement massif des vaccins. En 2025, 24 États membres ont introduit ou commencé à déployer les deux vaccins approuvés par l’OMS pour les enfants de moins de 5 ans. L’échelle de distribution a explosé, passant de 10,5 millions de doses en 2024 à 28,3 millions de doses en 2025. De plus, la recherche s’accélère avec l’évaluation de vaccins à ARNm, dont l’un est déjà en essais cliniques, promettant de cibler plusieurs stades du parasite pour une efficacité accrue.

Pour optimiser la gestion des sources larvaires, plusieurs pays comme le Sénégal, le Rwanda, le Kenya et Djibouti testent désormais l’utilisation de drones. Ces appareils permettent une application plus précise et efficace des traitements antilarvaires dans des zones difficiles d’accès.

Pour contrer la résistance des moustiques aux insecticides classiques, les États membres généralisent l’usage des moustiquaires à double substance active (pyréthroïde-chlorfénapyr). Ces moustiquaires sont 55 % plus efficaces que les modèles traditionnels. En 2025, elles représentaient déjà 74 % des moustiquaires distribuées dans 39 pays africains.

Une innovation majeure introduite en 2025 concerne les répulsifs à diffusion spatiale préqualifiés par l’OMS. Ces dispositifs libèrent des principes actifs dans l’air pour tuer les moustiques ou les empêcher de piquer, offrant une protection supplémentaire en complément des moustiquaires.

Des recherches se poursuivent sur le forçage génétique, une technologie visant à réduire les populations de moustiques ou à les rendre incapables de transmettre le parasite. Parallèlement, 29 nouveaux outils de diagnostic sont en développement pour détecter les mutations du parasite et les porteurs asymptomatiques, essentiels pour les régions proches de l’élimination.

La technologie ne se limite pas aux produits physiques ; elle concerne aussi la gestion de l’information. Les États membres utilisent désormais des outils numériques et l’intelligence artificielle pour optimiser l’utilisation des ressources limitées comme les Cartes de Score (Scorecards) et la surveillance climatique.

Un défi économique majeur

L’enjeu n’est pas seulement sanitaire, il est économique. Le rapport prévient qu’une réduction continue des financements pourrait entraîner une perte de 37 milliards de dollars de PIB pour l’Afrique d’ici 2030. Pour le Bénin, l’intégration de la lutte contre le paludisme dans les plans de développement nationaux et la transparence dans la gestion des fonds des aspects que nous avons abordés précédemment concernant les obligations des associations deviennent des remparts essentiels contre la maladie.

Comme l’a souligné la présidence de l’ALMA, « le chemin à parcourir est semé d’embûches, mais nous avons le pouvoir de le relever ». Le Bénin, par ses initiatives de plaidoyer et ses partenariats médias, montre qu’une riposte intégrée est possible, même en temps de crise.

Megan Valère SOSSOU




Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire : un Climathon s’y penche depuis ce vendredi à Parakou

La troisième édition du Climathon au Bénin s’est ouverte ce vendredi 24 octobre 2025. C’est l’université de Parakou, la deuxième plus grande du pays, qui abrite l’événement. Cette édition du Climathon réunit une cinquantaine de participants, de profils variés et d’horizons divers, tous appelés à réfléchir et à proposer des solutions innovantes autour d’une thématique centrale et très préoccupante : « agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ».

Photo de Famille
Photo de Famille

Dans son allocution, Madame Annick Andrée Akobé, coordinatrice du programme Impact Hub, a salué la participation et l’engagement des jeunes qui prennent part à cet événement, qui est d’une importance capitale pour l’avenir de l’agriculture béninoise et la sécuritaire alimentaire au Bénin. Selon elle, cette édition du  Climathon vise un triple objectif : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes.

Conscient des défis climatiques que rencontrent les populations du Nord-Bénin et les agriculteurs du septentrion en particulier, Dimitri KOTO N’GOBI, préfet des jeunes du Borgou, s’est réjoui de voir Parakou abriter cet événement. « Le contexte actuel exige des pratiques agricoles portées par l’innovation, la technologie et une intégration des outils digitaux. Je remercie Impact HUB Cotonou  et ses partenaires pour avoir choisi Parakou pour abriter cette édition du Climathon», a-t-il confié. Hyacinthe Constant Oba, représentant des partenaires, a quant à lui invité l’ensemble des participants à faire de ce Climathon un éclosoir pour produire des solutions innovantes, qui feront avancer l‘agriculture béninoise et le Bénin de façon générale.

Une première journée de Climathon avec des communications engageantes  

Les communications se sont enchaînées, les unes aussi intéressantes que les autres, suscitant un grand intérêt chez les participants. Gildas Hodjigue a axé sa communication sur l’ « Adoption de pratiques résilientes pour la prévention et la santé des sols agricoles : protéger, restaurer et renforcer la productivité de nos terres face aux aléas climatiques. » L’ingénieur agronome a rappelé que changement climatique accentue la dégradation des sols, soulignant que le continent africain est fortement affecté par le changement climatique « à cause de notre état de pauvreté et de notre lenteur en matière d’avancées technologiques. » Pour la communicatrice Josiane Ntouama, les semences sont la base de toute production et un levier clé de résilience. Celle dont la communication a porté sur « le renforcement de la chaîne de valeur autour des semences béninoises : promouvoir l’accès, la production et la diffusion de semences adaptées pour nourrir durablement nos populations », a fait observer que les agriculteurs ont souvent un accès limité à des semences de qualité, disponibles et adaptées. « Renforcer la chaine de valeur, c’est connecter les acteurs, améliorer la coordination, assurer la qualité ainsi que la disponibilité des semences à chaque étape », a-t-elle précisé.

Les différentes communications qui ont précédé les travaux en groupe, ont renforcé la compréhension des jeunes sur les différentes sous- thématiques qui leur ont été soumises, afin d’identifier les problèmes qu’elles suscitent, et de proposer des solutions innovantes concrètes.

Fin d’une première journée de Climathon sur des notes de satisfaction

Nasirath et Exaucé ont tous pris part au Climathon ce vendredi. Alors que l’initiative n’est qu’à sa première journée, les deux participants livrent déjà leurs impressions. « La séance d’aujourd’hui a été très enrichissante, parce qu’elle m’a permis de me familiariser avec les termes comme changement climatique et sécurité alimentaire », a confié la participante Nasirath Konmy, diplômée en master en administration générale et territoriale.Elle promet de développer des solutions innovantes, inspirées du Climathon, pour aider particulièrement le monde agricole à faire face aux défis climatiques. « Avec ce Climathon, nous pouvons mettre en œuvre des projets qui améliorent le quotidien des agriculteurs et de nos communautés »s’exclame Exaucé Senade, étudiant en sociologie et activiste.

Faut-il le rappeler, cette édition du Climathon organisée par Impact HUB Cotonou et AIESEC in Bénin, a reçu le soutien de plusieurs partenaires : Climate KIC, Tecnologico de Monterrey, GIZ,Green Climate Fund, German cooperaties, VIC-AFRICA, Université de Parakou,Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Investisseurs & Partenaires, IDD ONG, Gouvernement des jeunes du Bénin, ABSE ONG, GRADEB ONG, Agricultural Expertise Center, Digigreen Agri Center, Planet Times et Journal Santé Environnement.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Le Climathon fait escale à Parakou pour sa 3e édition dédiée à l’agriculture résiliente

La troisième édition du Climathon Bénin se tiendra à l’Université de Parakou les 24 et 25 octobre 2025, avec pour thème central « Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ». Cet événement s’inscrit dans une urgence climatique particulièrement préoccupante pour les départements du Nord-Bénin, où les scientifiques locaux alertent sur la dégradation des conditions de production agricole et les menaces croissantes sur la sécurité alimentaire.

Climathon
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Portée par Impact Hub Cotonou et AIESEC in Bénin, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers de premier plan dont la GIZ, Climate KIC et le Tecnologico de Monterrey, cette initiative bénéficie du soutien du Green Climate Fund et de la coopération allemande. Le Climathon s’intègre dans le programme régional CATAL1.5°T, qui vise spécifiquement à stimuler les investissements dans les start-ups les plus prometteuses en matière d’adaptation climatique.

L’objectif de cette édition est triple : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes. Les organisateurs entendent ainsi offrir une plateforme d’expression et d’accompagnement aux jeunes entrepreneurs et aux femmes du septentrion béninois, leur permettant de concrétiser des solutions innovantes au service de leur communauté.

Face à l’ampleur des défis, les organisateurs lancent un appel aux partenariats multiples, recherchant un soutien financier, technique, matériel et relationnel pour assurer le succès de cette édition. Après les expériences concluantes de Porto-Novo en 2024 et de Cotonou en avril 2025, le Climathon 2025 à Parakou se positionne comme un catalyseur décisif pour l’émergence d’une agriculture béninoise résiliente et innovante.

Megan Valère SOSSOU




Cotonou accueille le Sommet Climate Chance Afrique 2025 sur les énergies renouvelables

La ville de Cotonou accueillera en 2025 le Sommet Climate Chance Afrique (SCCA2025), un rendez-vous majeur des acteurs africains engagés dans la lutte contre le changement climatique. Organisé en collaboration avec l’association Climate Chance, l’événement se tiendra sur deux jours et réunira une diversité de participants venus de tout le continent : personnalités politiques, experts, collectivités locales, entreprises, ONG, mouvements de jeunes et réseaux professionnels.

Placé sous le thème « Les énergies renouvelables : un défi africain », le sommet entend mettre en lumière les enjeux liés à la transition énergétique sur le continent, tout en valorisant les solutions africaines en matière d’atténuation, d’adaptation et de préservation de la biodiversité.

Au programme, des plénières de haut niveau, des ateliers participatifs, des séances de pitchs de projets, des animations interactives et des moments de réseautage stratégique. Trois grands axes structureront les discussions : l’adaptation urbaine, en lien avec la résilience des villes et des territoires face aux aléas climatiques ; l’atténuation à travers le développement des énergies renouvelables ; et la biodiversité, notamment par la création de corridors écologiques et l’adoption de solutions fondées sur la nature.

En accueillant cet événement panafricain, Cotonou affirme son engagement pour le climat et se positionne comme une ville moteur de la transition écologique sur le continent africain. Le Sommet Climate Chance Afrique 2025 s’annonce ainsi comme une étape cruciale dans la construction d’un avenir durable, porté par et pour les Africains.

Megan Valère SOSSOU




Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Du 25 au 27 novembre 2025 aura lieu le 4ème forum des médias sur le thème : Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique.

Pour la réussite de cet événement, le REMAPSEN peut compter sur ses partenaires stratégiques dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer Speak Up Africa. Selon M.Papa Djibril Faye, chargé du plaidoyer en santé à SUA« Les médias ont un rôle prépondérant à jouer dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des ressources » avant d’ajouter :« A travers ce forum, nous espérons que les journalistes du REMAPSEN seront outillés pour renforcer la couverture médiatique autour des MTN en Afrique, devenant ainsi des alliés du plaidoyer avec des récits accessibles et factuels » a-t-il conclu.

Papa Djibril Faye, Chargé du plaidoyer en Santé à Speak Up Africa

Dans une vidéo transmise au comité d’organisation et diffusée au cours de la conférence de presse de lancement le 30 mai dernier, la Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission(BOAM) principal partenaire des Awards du REMAPSEN a expliqué aux médias, les missions de son organisation. Selon la Professeure Myriam Sidibé, BOAM est une agence qui opère dans la santé et le développement durable. « La mission de Brands On a mission est donc parfaitement alignée sur les objectifs du REMAPSEN » a-t-elle précisé. Concernant l’implication de BOAM dans l’organisation du forum des médias et des Awards 2025, elle tire sa source de l’évidence que les journalistes peuvent publier des récits pour changer des comportements.  « Nous croyons que le récit est l’un des outils les plus puissants pour changer les comportements et à terme, les systèmes. A travers les Awards du REMAPSEN nous sommes fiers de célébrer et d’investir chaque année dans les voix des journalistes   africains, en particulier les jeunes qui façonnent les récits, porteurs de progrès ». La Professeure Myriam Sidibé a aussi indiqué que  le partenariat entre Brands On a mission et le REMAPSEN s’inscrit dans le cadre de African Voices qui visent à amplifier des solutions africaines et à valoriser les champions locaux qui redéfinissent ce qui est possible dans les domaines de la santé, du climat et du développement durable avant de conclure « BOAM attend des journalistes une approche orientée vers des solutions mettant en lumière les défis et des innovations qui émergent localement

Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission

Dans son message, M. Simon Bush Directeur de la lutte contre les maladies Tropicales Négligées au siège de Sightsavers à Londres a écrit ceci. « Sightsavers est heureuse de rejoindre le forum des journalistes du REMAPSEN concernant la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) qui se déroulera à Abidjan. Bien que les MTN soient évitables, elles continuent néanmoins d’affecter plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Sightsavers aide donc les ministères de la Santé à travers l’Afrique afin de contrôler et d’éliminer cinq de ces maladies invalidantes : le trachome, l’onchocercose (la cécité des rivières), la filariose lymphatique, la schistosomiase et les vers intestinaux.

À l’heure où de nombreux progrès récents concernant la santé mondiale sont menacés, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière d’élimination des MTN. Les journalistes peuvent également partager les histoires des personnes atteintes d’une MTN afin de briser la stigmatisation liée à ces maladies et d’encourager les malades à se présenter pour suivre un traitement. ». Avec l’engagement de ses partenaires, le REMAPSEN peut être rassuré quant au succès du prochain forum des médias sur les maladies tropicales négligées et des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé.




Consultation nationale au Bénin : Vers une gestion durable et sécurisée du complexe W-Arly-Pendjari

Après le Niger et le Burkina Faso, le Bénin a tenu sa consultation nationale dans le cadre de l’initiative visant à soutenir la gestion durable du complexe W-Arly-Pendjari (WAP). Cette rencontre organisée par le CENAGREF, s’est déroulée les 19 et 20 décembre 2024 à Grand-Popo, avec le soutien de partenaires internationaux tels que l\’UNESCO, la Fondation des Savanes Ouest-Africaines (FSOA), l’UICN et la GIZ, et grâce au financement du gouvernement norvégien. L’événement a réuni des acteurs clés de la conservation, des forces de défense, de la sécurité publique, des experts ainsi que des représentants des communautés locales.

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Face à la crise sécuritaire persistante au sein du complexe WAP, les trois pays concernés le Bénin, le Burkina Faso et le Niger ont réaffirmé leur engagement à protéger et gérer durablement ce patrimoine naturel commun. Une initiative qui met en avant la coopération transfrontalière renforcée pour répondre aux défis liés à ce site classé au patrimoine mondial.

Au cours des échanges et des travaux de groupe, les participants ont recensé les dispositifs et actions de sécurisation en place, tout en identifiant les risques et lacunes. Ces réflexions ont permis d’élaborer un plan d’action spécifique pour la protection du complexe.

Les participants témoignent

Pendant plusieurs jours d\’intenses activités de réflexion, les acteurs ont pu faire le diagnostics et proposer des solutions nécessaires à la gestion durable et sécurisée du complexe. Sylvestre Djagoun, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi et consultant, a salué la qualité des discussions et l’implication des acteurs dans la gestion du complexe WAP.

Pour Bello Abdel Aziz, Directeur du Parc National W au Bénin, les solutions proposées représentent une réponse efficace aux défis de sécurisation du complexe. Il a particulièrement mis en avant la participation active des communautés locales à cette rencontre, tout en soulignant l’importance d’initiatives sociales complémentaires pour renforcer la confiance des populations envers l’État.

À l’issue de cette consultation, Ibrahim Baré Oumarou, Trésorier Général de l’Association Nationale des Organisations Professionnelles des Éleveurs de Ruminants au Bénin, a exprimé son espoir de voir les parcs véritablement renaître et continuer à jouer un rôle crucial dans le développement durable.

Pour Junior Ohouko, de l’Unité Afrique du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, cette initiative se distingue par son approche inclusive et participative. « Nous collaborons d’abord avec les acteurs responsables de la gestion, notamment le CENAGREF et tous les autres acteurs dans chacun des trois pays. »

A noter que ces consultations nationales des différents pays aboutiront à l’élaboration d’un Plan Régional d’Urgence commun et à l’organisation d’une table ronde des partenaires techniques et financiers.

Megan Valère SOSSOU




Ecocitoyenneté : Sur les pas du colibri, les jeunes s’engagent pour sauver la planète

L’une des leçons les plus inspirantes que l’humanité a reçues en matière d’écocitoyenneté est celle donnée par le colibri, ce petit oiseau des Amériques. En effet, il était une fois un feu de forêt qui fit fuir toute la faune, sauf le plus petit des oiseaux : le colibri. N’écoutant que son courage et sa détermination, celui-ci transporta une goutte d’eau, puis une autre, et encore une autre. D’un air moqueur, le gros ours lui demanda : « Mais qu’est-ce que tu fais là ? », et le colibri de répondre : « Je fais ce que je peux, je fais ma part ».

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Le colibri, symbole d’engagement éco citoyen

Cette fable, racontée par les Quechuas, Amérindiens d’Amérique du Sud, prend tout son sens dans le contexte actuel du changement climatique, où des milliards de \ »gouttes d’eau\ », symbolisant des gestes quotidiens, sont nécessaires pour assurer la survie de l’humanité et de la planète. Cela est d’autant plus vrai en Afrique, où les effets du changement climatique sont particulièrement sévères en raison de la vulnérabilité et de la précarité des communautés.

 « Au quotidien, en Afrique, des familles sont déplacées, des familles souffrent de famine, et des conflits éclatent à cause de la lutte pour des ressources devenues de plus en plus rares », a déploré Augustine Njamnshi, président des affaires techniques et politiques de l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA), lors de la COP23 en 2017 à Bonn, en Allemagne. Cette triste réalité rappelle combien il est essentiel de s’engager, individuellement et collectivement, dans la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement.

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Activité de reboisement à l’EPP Baka et formation des écoliers de l’EPP Camp-Adagbè à la fabrication de sacs biodégradables

C’est dans ce combat que s’inscrivent plusieurs organisations de jeunes au Bénin, dont l’ONG Save Our Planet. Convaincue que seule l’éducation environnementale peut changer les habitudes au sein des communautés, l’ONG a lancé le Projet de Renforcement de l’Éducation Relative à l’Environnement en Milieu Scolaire et Estudiantin. Ce projet vise à faire des élèves et des étudiants les acteurs d’un monde durable, capables de relever les défis climatiques et environnementaux actuels.

Les actions menées par cette organisation en témoignent. En 2021, des élèves de l’École Primaire Publique de Baka à Parakou ont participé à des activités de reboisement, et en 2023, des ateliers de formation sur la fabrication de sacs biodégradables ont été organisés au profit des écoliers du Complexe Scolaire Camp-Adagbè de Parakou.

L’objectif était de sensibiliser les enfants au reboisement et à l’utilisation de sacs biodégradables pour qu’ils abandonnent les sacs en plastique, néfastes pour la santé et l’environnement. « Une fois rentrée à la maison, je sensibiliserai mes frères aux dangers des sacs en plastique et les encouragerai à utiliser désormais des sacs en papier pour préserver notre santé et notre environnement », a promis Josline Balogoun, écolière en cours élémentaire 2ᵉ année au Complexe Scolaire Camp-Adagbè.

Megan Valère Sossou, directeur exécutif de l’ONG Save Our Planet, a profité de cette occasion pour plaider en faveur d’une interdiction stricte des sacs en plastique dans les écoles, conformément à la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017, interdisant la production, l’importation, l’exportation, la commercialisation, la détention, la distribution et l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin.

L’ONG ne laisse personne de côté dans son ambition d’éduquer à un environnement sain et durable. Dans la commune d’Adjohoun, les enfants à déficience intellectuelle du Centre Didier le Bihan ont été sensibilisés aux meilleures techniques d’hygiène et d’assainissement, renforçant ainsi leurs capacités à entretenir leur cadre éducatif de façon saine et durable.

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Sensibilisation des enfants handicapés du Centre Didier le Bihan aux techniques d’hygiène et d’assainissement

Selon Alfreda Christiane Akotègnon, coordonnatrice Sud de l’ONG, cette initiative vise à étendre l’éducation environnementale aux groupes sociaux marginalisés, particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. Cette inclusion dans l’éducation environnementale est une action salvatrice, saluée par les activistes et les organismes en charge de la protection de l’environnement.

Dans le même esprit, la société Cité Fidèle sensibilise au reboisement comme moyen de lutter contre le changement climatique. En 2022, elle a organisé, au profit de l’Université de Parakou, la mise en terre de plus de 100 plants d’arbres.

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Reboisement à l’université de Parakou

 « Les effets du changement climatique, tels que la mauvaise répartition des pluies, les excès de chaleur et les inondations, sont principalement dus à la destruction de nos patrimoines forestiers à travers la déforestation. L’objectif de cette activité est de sensibiliser les populations et de les encourager au reboisement », a déclaré feu Maxime Gbokpannon, alors président du groupement ayant conduit cette activité. Cette initiative illustre l’engagement de Cité Fidèle dans la lutte contre le changement climatique.

Inès Sehlan, une jeune activiste qui exprime son génie créatif pour limiter la pollution plastique

Inès Sehlan, étudiante et activiste écologiste résidant à Parakou, la cité des Koburu, est également engagée pour la protection de l’environnement. À travers le recyclage des déchets plastiques, elle crée des objets de décoration et d’autres articles utiles, tels que des fleurs, des sacs et des portemonnaies.

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Inès Sehlan et ses articles conçus à base de déchets plastiques

Dans une interview accordée à Venance Tossoukpè du Journal Santé Environnement, elle a expliqué : « L’idée m’est venue de l’observation de mon environnement. J’ai constaté que les déchets plastiques représentent une pollution environnementale importante ». Pour la sociologue de formation : « Si une personne peut essayer de limiter sa consommation de plastiques, et que mille personnes s’y mettent, cela permettrait de réduire l’impact des déchets plastiques dans le monde ». Inès ambitionne d’implanter un centre de recyclage dans sa ville afin de réduire la pollution plastique tout en créant des emplois verts pour les jeunes.

Des emplois verts, Amir Azouzi en a créé un

Amir Azouzi, jeune Franco-Marocain de 28 ans, innove aussi dans le domaine de l’hygiène avec son bidet hygiénique écologique, Fini La Bouteille (FLB), conçu pour une hygiène intime respectueuse de l’environnement.

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Amir Azouzi et son bidet écologique FLB

Il souligne qu’en plus d’être autonomes en électricité, les bidets FLB consomment peu d’eau et sont accessibles aux personnes vulnérables. « Il suffit juste d’appuyer sur un bouton, et le jet d’eau se charge de faire le nettoyage à votre place. Ce qui permet aux personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes et les personnes en situation de handicap, de faire aisément leurs besoins sans aucune assistance », a-t-il rassuré.

A l’en croire, cette initiative est partie du constat que le papier toilette utilisé dans les toilettes classiques exige une grande consommation d’eau et induit une forte pression sur les ressources forestières. Les bidets FLB se positionnent ainsi comme une alternative pratique, saine et durable pour le bien-être de l’Homme et de la planète, dans un contexte où le changement climatique a de graves répercussions sur les modes de vie des communautés.    

Ces initiatives, portées par des jeunes Africains et Béninois, s’inscrivent dans une dynamique collective pour contrer les effets du changement climatique, même si le continent ne contribue qu’à environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon le GIEC.

Il est évident que chaque action compte dans la lutte contre le changement climatique. À l\’image du colibri, chacun de nous peut apporter sa goutte d\’eau pour préserver notre planète. Nous devons prendre exemple sur les initiatives des jeunes et des organisations qui œuvrent déjà sur le terrain pour éduquer, sensibiliser et protéger notre environnement. Ensemble, que ce soit par le reboisement, la réduction de l\’usage du plastique ou le recyclage, nous avons le pouvoir d’agir pour un avenir durable. Chacun de nous, à son niveau, peut contribuer à cet effort collectif.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Gestion durable du complexe W-Arly-Pendjari : les acteurs du Bénin en consultation nationale

Dans le cadre de l’initiative visant à renforcer la gestion durable du complexe W-Arly-Pendjari, le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF) organise, depuis ce jeudi 19 décembre 2024, une consultation nationale à Grand-Popo.

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Cette initiative bénéficie du soutien du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, en collaboration avec le ministère du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable, et de l’appui financier du gouvernement de la Norvège. Il s’agit de soutenir la conservation des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial en Afrique dont le complexe W-Arly-Pendjari appartient.

La rencontre réunit une trentaine de participants, comprenant des experts, des représentants de la société civile, ainsi que des membres des forces de défense nationale et de sécurité publique.

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Pour sa part, la secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’UNESCO, Pr Abossèdé Paulette Okpeicha, a insisté sur la nécessité pour le Bénin, le Burkina Faso et le Niger de synchroniser leurs actions pour améliorer la gestion et la protection de ce joyau qui joue des rôles capitaux. Elle a souhaité qu’à l’issue des travaux des actions concrètes soient identifiées pour relever les défis actuels soulignant l’engagement du Bénin à la Convention de l’UNESCO du 16 Novembre 1972.

Abdel-Aziz Babamoussa, Directeur Général du CENAGREF, a salué les progrès réalisés dans le cadre de l’accord tripartite signé en 2019, tout en exhortant à une mobilisation continue des ressources nécessaires pour mettre en œuvre les stratégies définies lors de cette rencontre et des prochaines assises régionales.

Dans son mot de bienvenue, Georges Sossou, Directeur Technique du CENAGREF, rappelé l’objectif de la rencontre. Il s’agit à l’en croire d’instaurer des processus transfrontaliers efficaces et opérationnels, respectant la souveraineté des États, pour protéger le Complexe W-Arly-Pendjari.

« Je saisis donc cette occasion pour saluer les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord tripartite signé en 2019 et pour encourager la mobilisation continue des ressources nécessaires à la mise en œuvre des stratégies qui seront définies ici et lors des prochaines assises régionales » a confié le Directeur générale du CENAGREF avant de lancer officiellement au nom du Ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable.

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Il importe de rappeler que cette initiative se tient après celle du Niger et du Burkina. Des consultations qui ont pour objectif d\’engager tous les acteurs clés dans l’élaboration de Plans Nationaux d\’Actions spécifiques à chaque pays. Elles constituent la première étape d’une série d’activité prévue au plan national et régional en vue d’une gestion durable du complexe W-Arly-Pendjari.

Megan Valère SOSSOU