Climate Justice : A new generation of climate reporters emerges in Benin

Thirty young Beninese activists and journalists gathered in January 2026 at the Hôtel Le Doppel in Bohicon for the Benin Youth Climate Reporting Academy project. This initiative by the Save Our Planet NGO aimed to strengthen the capacities of these young people from Bassila, Parakou, Abomey, Calavi, Ketou, Porto-Novo, Savalou, Zogbodomey, and Bohicon. For trainer William Tchoki, this approach is essential : « The more of us there are talking about the environment, the more we can impact the population on environmental issues. »

IMG-20260124-WA0129
Vue d’ensemble

During the training workshop, participants learned about the challenges of climate change, climate justice, and storytelling and media production technique. Anna Tchagnonsi, a student and activist, recalls a key definition: « This day taught me a lot… I was able to note… that when we talk about climate change, we must note that it is an increase in the earth’s average temperature and it is caused by the emission of greenhouse gases. »

The training was delivered by a quartet of experts: Megan Valère Sossou, environmentalist; Rachida Yenoukounme Houssou, journalism consultant; Dr. William Tchoki, environmental journalist; and Modeste Glin, radio journalist. Trainer Rachida Yenoukounme Houssou emphasized suitable formats : « The news report : more concrete, you see certain realities firsthand… Interviews : short video or audio… An image that conveys a lot. »

The academy combined theory and practice with a field visit to a rainwater harvesting site under the Program for Urban Adaptation to Climate Change (PAVICC) in Bohicon. For Sylvain Ecatcho from Bassila, this training is crucial : « I believe this training comes at just the right time to address some problems that my community… faces due to climate change. It will lead me to produce journalism that will… lead the population to change its behavior. »

Following this immersion, each participant received individual coaching. Daré-Montan Dossoumon, a journalist participant, now feels equipped: « Today I am able to identify a problem in my society and solve it through journalistic production that addresses an aspect of climate. »

The workshop culminated in the official creation of a Beninese Network of Young Climate Reporters, led by a coordination team of three elected members and three regional representatives, including Anna Tchagnonsi for the North. For her, the mission is clear: « To better reach our audience, we must provide solutions after identifying the problems. »

Supported by the Earth Rising Foundation and the Arete Arts Foundation, the project plans to award prizes for the best productions with work equipment.

IMG-20260124-WA0139
Atelier de formation

William Tchoki praised this initiative : « It is a major step that Save Our Planet has taken by providing the basics of understanding to our young colleagues. » He insists on specialization: « I insisted on this question of specialization… the environment is an issue that touches every aspect of human life… if more of us talk about it, we will undoubtedly impact a lot of people. »

Rachida Yenoukounmè Houssou, for her part, appreciated the diversity of profiles : « It’s a good mix… it’s time for [the activists] to learn the rules of content production. » An opinion shared by activist Aurelle Kouagou: « I especially appreciated our sessions on content production techniques in a climate context. After this workshop, I will be able to debate on subjects concerning the climate and the environment. »

Honella Adogbo-Medagbe




Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire : un Climathon s’y penche depuis ce vendredi à Parakou

La troisième édition du Climathon au Bénin s’est ouverte ce vendredi 24 octobre 2025. C’est l’université de Parakou, la deuxième plus grande du pays, qui abrite l’événement. Cette édition du Climathon réunit une cinquantaine de participants, de profils variés et d’horizons divers, tous appelés à réfléchir et à proposer des solutions innovantes autour d’une thématique centrale et très préoccupante : « agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ».

Photo de Famille
Photo de Famille

Dans son allocution, Madame Annick Andrée Akobé, coordinatrice du programme Impact Hub, a salué la participation et l’engagement des jeunes qui prennent part à cet événement, qui est d’une importance capitale pour l’avenir de l’agriculture béninoise et la sécuritaire alimentaire au Bénin. Selon elle, cette édition du  Climathon vise un triple objectif : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes.

Conscient des défis climatiques que rencontrent les populations du Nord-Bénin et les agriculteurs du septentrion en particulier, Dimitri KOTO N’GOBI, préfet des jeunes du Borgou, s’est réjoui de voir Parakou abriter cet événement. « Le contexte actuel exige des pratiques agricoles portées par l’innovation, la technologie et une intégration des outils digitaux. Je remercie Impact HUB Cotonou  et ses partenaires pour avoir choisi Parakou pour abriter cette édition du Climathon», a-t-il confié. Hyacinthe Constant Oba, représentant des partenaires, a quant à lui invité l’ensemble des participants à faire de ce Climathon un éclosoir pour produire des solutions innovantes, qui feront avancer l‘agriculture béninoise et le Bénin de façon générale.

Une première journée de Climathon avec des communications engageantes  

Les communications se sont enchaînées, les unes aussi intéressantes que les autres, suscitant un grand intérêt chez les participants. Gildas Hodjigue a axé sa communication sur l’ « Adoption de pratiques résilientes pour la prévention et la santé des sols agricoles : protéger, restaurer et renforcer la productivité de nos terres face aux aléas climatiques. » L’ingénieur agronome a rappelé que changement climatique accentue la dégradation des sols, soulignant que le continent africain est fortement affecté par le changement climatique « à cause de notre état de pauvreté et de notre lenteur en matière d’avancées technologiques. » Pour la communicatrice Josiane Ntouama, les semences sont la base de toute production et un levier clé de résilience. Celle dont la communication a porté sur « le renforcement de la chaîne de valeur autour des semences béninoises : promouvoir l’accès, la production et la diffusion de semences adaptées pour nourrir durablement nos populations », a fait observer que les agriculteurs ont souvent un accès limité à des semences de qualité, disponibles et adaptées. « Renforcer la chaine de valeur, c’est connecter les acteurs, améliorer la coordination, assurer la qualité ainsi que la disponibilité des semences à chaque étape », a-t-elle précisé.

Les différentes communications qui ont précédé les travaux en groupe, ont renforcé la compréhension des jeunes sur les différentes sous- thématiques qui leur ont été soumises, afin d’identifier les problèmes qu’elles suscitent, et de proposer des solutions innovantes concrètes.

Fin d’une première journée de Climathon sur des notes de satisfaction

Nasirath et Exaucé ont tous pris part au Climathon ce vendredi. Alors que l’initiative n’est qu’à sa première journée, les deux participants livrent déjà leurs impressions. « La séance d’aujourd’hui a été très enrichissante, parce qu’elle m’a permis de me familiariser avec les termes comme changement climatique et sécurité alimentaire », a confié la participante Nasirath Konmy, diplômée en master en administration générale et territoriale.Elle promet de développer des solutions innovantes, inspirées du Climathon, pour aider particulièrement le monde agricole à faire face aux défis climatiques. « Avec ce Climathon, nous pouvons mettre en œuvre des projets qui améliorent le quotidien des agriculteurs et de nos communautés »s’exclame Exaucé Senade, étudiant en sociologie et activiste.

Faut-il le rappeler, cette édition du Climathon organisée par Impact HUB Cotonou et AIESEC in Bénin, a reçu le soutien de plusieurs partenaires : Climate KIC, Tecnologico de Monterrey, GIZ,Green Climate Fund, German cooperaties, VIC-AFRICA, Université de Parakou,Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Investisseurs & Partenaires, IDD ONG, Gouvernement des jeunes du Bénin, ABSE ONG, GRADEB ONG, Agricultural Expertise Center, Digigreen Agri Center, Planet Times et Journal Santé Environnement.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Climat en Afrique de l’Ouest : Benkadi et Woord End Daad mobilisent les parties prenantes

Dans une initiative conjointe visant à mieux appréhender et répondre aux défis des changements climatiques en Afrique de l’Ouest, le Consortium Benkadi et l’ONG Néerlandaise Woord End Daad organisent depuis hier, jeudi 23 mai 2024, une conférence publique régionale à Cotonou autour du thème: « L’Afrique de l’Ouest face aux défis du Changement climatique : Comprendre pour mieux agir »

.

\"\"
Conférence publique régionale

L\’objectif principal de cet événement de deux jours est de susciter le dialogue multi-acteurs avec les institutions financières et multilatérales sous régionales autour de la justice et la finance climatique. L’initiative rassemble des représentants des ministères, des experts, des décideurs politiques et des partenaires techniques et financiers des pays concernés.

Aurelien Atidegla, Président du Conseil d’Administration de la PASCIB, a souligné l\’importance de cette rencontre : « Après trois années de mise en œuvre du programme Benkadi, cet évènement vient à point nommé car il révèle la capacité de la société civile à mobiliser toutes les parties prenantes qui œuvrent pour une gouvernance participative indispensable à la promotion d’un développement durable. »

L’Ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, Joris Jurrens, se réjouit que la conférence ait lieu au lendemain de la journée mondiale de la biodiversité. « La biodiversité se retrouve parfaitement dans le terme global qui nous réunit ici », a-t-il déclaré, rappelant que le soutien des Pays-Bas dans la lutte contre les changements climatiques s’inscrit dans le cadre de la coopération pour le développement où la réduction de la pauvreté occupe une place centrale.

Pour le représentant de Woord end Daad, cette conférence est cruciale dans le contexte actuel de crise climatique. Il soutient la nécessité de collaborer avec tous les acteurs à divers niveaux pour relever le défi climatique.

\"\"
Cérémonie d\’inauguration

Martin Pépin Aina, Directeur Général de l’Environnement et du Climat, Ministre du Cadre de Vie et du Développement en charge du transport, a partagé des perspectives alarmantes tirées du rapport Bénin Perspective Économie 2024 de la Banque mondiale : Les projections indiquent une diminution potentielle d\’un tiers des rendements agricoles d\’ici 2050, en raison des hausses de température et de la diminution des pluies. Les pertes de PIB réel dues aux effets des changements climatiques pourraient passer de 7% à 11% entre 2030 et 2050. « C’est en anticipant sur toutes ces menaces que le gouvernement du Bénin a clairement affiché sa vision face aux changements climatiques, celle de construire un pays résilient où le développement socioéconomique se fait de manière durable et inclusive », a-t-il justifié.

Aguemon Dossa, Directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, a officiellement ouvert les travaux de la conférence, soulignant l\’importance de ces débats enrichissants pour apporter les solutions adéquates au défi climatique.

\"\"
Vue d\’ensemble des participants

Cette conférence de haut niveau, avec six panels au programme, réunit environ une centaine de participants issus des pays d’Afrique de l’Ouest, membres ou non de Benkadi. Elle sert de tribune pour plaider en faveur de mesures concrètes en matière de justice climatique et de financement, avec pour objectif ultime la construction d\’un avenir résilient et durable pour la région.

Megan Valère SOSSOU




Changement climatique : les rumeurs face à une réalité convaincante

Depuis des décennies, le débat sur le changement climatique a alimenté les conversations à travers le monde. Ces derniers temps, cette discussion s\’est intensifiée, notamment grâce à la diffusion virale d\’informations sur les médias sociaux et sur Internet. Mais qu\’en est-il réellement de cette rumeur persistante selon laquelle le changement climatique n\’est pas scientifiquement prouvé ?

\"\"
Un monde engagé contre les changements climatiques

Il est indéniable que les opinions divergent quant à l\’ampleur et aux causes du changement climatique. Cependant, il est important de souligner que la grande majorité des scientifiques s\’accordent sur le fait que le climat de la Terre est en train de changer et que les activités humaines y contribuent de manière significative.

Le Groupe d\’experts intergouvernemental sur l\’évolution du climat (GIEC), un organisme international composé de milliers de scientifiques, a produit de nombreux rapports qui confirment l\’existence du changement climatique d\’origine humaine.

Malgré les diverses interprétations, il existe un consensus scientifique solide sur le fait que les températures mondiales augmentent, entraînant des conséquences telles que la fonte des glaciers, l\’élévation du niveau de la mer et des événements météorologiques extrêmes.

Une étude publiée dans la revue scientifique \ »Proceedings of the National Academy of Sciences\ » a analysé 11 944 articles scientifiques sur le climat publiés entre 1991 et 2011, et a constaté que 97,1 % des articles exprimaient un consensus sur le fait que le changement climatique est d\’origine humaine.

Les preuves du changement climatique sont soutenues par des données empiriques, y compris des observations sur le terrain, des relevés satellitaires et des modèles climatiques sophistiqués, qui montrent une corrélation entre les émissions de gaz à effet de serre et l\’élévation des températures. Le National Aeronautics and Space Administration (NASA) des États-Unis collecte des données satellitaires et des observations de terrain qui confirment l\’augmentation des températures et d\’autres indicateurs du changement climatique.

Ignorer le changement climatique et ses effets potentiels sur notre planète et sur les générations futures pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l\’environnement, l\’économie et la santé humaine. Le rapport spécial du GIEC sur les conséquences d\’un réchauffement planétaire de 1,5 °C met en évidence les impacts graves et irréversibles du changement climatique sur les écosystèmes, les ressources en eau, la sécurité alimentaire et la santé humaine.

Les réseaux sociaux favorisent la propagation de fausses informations sur le climat mais ils sont très peu à mettre en place des mesures pour lutter contre la désinformation climatique. Une étude réalisée en août 2023 démontre que le réseau social X n\’a pratiquement pas de mesure pour lutter contre les fake news.

\"\"

En résumé, les preuves scientifiques soutiennent l\’existence du changement climatique et son lien avec les activités humaines. Les études, les observations et les rapports des principaux organismes scientifiques internationaux confirment que le changement climatique est une réalité à laquelle nous devons faire face de manière urgente. Ignorer cette crise pourrait avoir des conséquences irréversibles pour notre planète et pour l\’ensemble de l\’humanité.

Megan Valère SOSSOU




Journée Internationale de la Terre au CEVASTE : Des acteurs agricoles mieux aguerris sur la gestion de l’eau pour l\’agroécologie

Dans un contexte marqué par les défis du changement climatique, la gestion efficace de l\’eau devient une priorité pour les agriculteurs engagés dans une agriculture durable. C\’est dans cette optique que le Centre d\’Expérimentation, de Valorisation de l\’Agroécologie, des Sciences et Techniques Endogènes (CEVASTE) a organisé, en commémoration de la Journée Internationale de la Terre, une formation à l’endroit de ses membres le 22 avril 2024.

\"\"
Vue d\’ensemble participants

Au nombre d’une trentaine, les acteurs agricoles venus des départements des Collines, du Mono et de l\’Atlantique, majoritairement composés de femmes, ont eu l’opportunité d\’échanger et de renforcer les capacités sur les bonnes pratiques de gestion de l\’eau pour l\’agroécologie.

Les échanges au cours de cette formation, conduite par Bôla-nlé Christelle Akondé, agronome spécialisée dans la gestion de l\’eau, ont porté sur les enjeux cruciaux liés à la disponibilité de la ressource en eau. Dans un langage accessible et en langue nationale fon, la formatrice a souligné l\’urgence d\’adopter des stratégies économiques pour une utilisation plus efficiente de l\’eau, face à la réalité des changements climatiques.

\"\"
Séance de formation

Elle soutient qu’il est important de renforcer la sensibilisation et les capacités au niveau des acteurs pour la gestion rationnelle de l’eau, car souligne-t-elle, l’eau reste une problématique très critique dans le contexte actuel du changement climatique. Système Oyas des pots en terre cuite, un moyen de gestion efficace de l’eau pour l’agroécologie.

En alliant la théorie à la pratique, les participants ont pu découvrir et expérimenter diverses techniques de gestion de l’eau pour l’agroécologie. Il s’agit notamment de l\’utilisation des Oyas en bouteille plastique et des pots en terre cuite.

\"\"

Si trop souvent, l’utilisation en eau en arrosage est bien plus élevée que le nécessaire avec des moyens de plus en plus coûteux, il est raisonnable de nos jours d’adopter la méthode des Oyas, conseille Wandibasso Esaïe, Praticien agroécologique travaillant chez la famille JAH.

Le praticien a souligné l\’efficacité des Oyas en terre cuite pour une irrigation autonome et adaptée aux besoins des plantes, offrant ainsi des économies substantielles en eau, en temps et en énergie. Une réalité que partagent tous les participants à la formation, qui ont pris l’engagement de répandre cette bonne pratique pour le bien-être de l’Homme et de la Terre.

Les témoignages reflètent l\’impact concret de cette formation. Dasso Athanasie de Lokossa, confrontée à la rareté de l\’eau dans son environnement, envisage déjà d\’appliquer ces nouvelles techniques pour optimiser ses activités agricoles.

De même, Wadotchédohoun Adéline, déterminée à surmonter les défis climatiques, compte mettre en pratique les enseignements reçus pour assurer la pérennité de ses cultures de piment et de légumes.

Elle a confié : « La saison sèche passée, mes cultures de légumes ont péri sous les chocs thermiques. Grâce à cette formation, je crois que désormais en saison sèche je peux cultiver du piment et des légumes sans inquiétude. »

Pour Ayena Cyriaque, agriculteur à Savalou, cette formation représente l\’opportunité de maximiser la production agricole malgré des ressources en eau limitées. Il envisage de faire des cultures de contre-saison avec les nouvelles techniques apprises.

Selon le père Jah, fervent défenseur de l\’agroécologie, cette méthode date des millénaires et son efficacité a été prouvée. Il a évoqué la nécessité de transmettre ces savoirs ancestraux qui revêtent d’une grande importance pour la terre et les générations futures. « L’essentiel est d’avoir la connaissance mais aussi l’intelligence d’inventer à partir de ce qui a été appris. » a-t-il déclaré en espérant que les connaissances apprises puissent servir aux uns et aux autres.

Le CEVASTE vient ainsi de jouer sa partition en offrant une formation concrète aux agriculteurs et agricultrices en commémoration de cette nouvelle édition de la Journée Internationale de la Terre. Un acte qui témoigne de son engagement à œuvrer pour l’essor de l’agroécologie au Bénin.

Megan Valère SOSSOU




Du Roadtrip Totché au Clean Up Totché: Cyriaque ALLODE de l’ONG ATINSSA rend compte des enjeux écologiques

Échanger autour des questions environnementales, plus précisément des questions liées aux changements climatiques, à la biodiversité et surtout à la gestion des déchets dans une ambiance conviviale, tel est l’objectif de cette initiative de l’ONG franco-béninoise Atinssa qui a rassemblé plus d’une trentaine de jeunes activistes et acteurs militants pour la protection de l’environnement ce mercredi 13 mars 2024 à Cotonou.

\"\"

Ce fut le moment pour le jeune Béninois Cyriaque ALLODE, consultant en développement durable au cabinet Omnicité à Paris et membre de l’association, de faire la restitution de son road trip effectué à travers les 12 départements du Bénin. Dans le cadre de la préparation de son sujet de thèse portant sur le changement climatique et la biodiversité au Bénin, Cyriaque ALLODE a parcouru du sud au nord tous les départements du Bénin à moto pendant un mois pour constater les dégâts liés aux changements climatiques.

Dans sa restitution, il a exposé en détail les expériences vécues sur le terrain pendant son voyage avec des jeunes. Une idée de l’ONG franco-béninoise Atinssa qui œuvre pour la préservation de l’environnement au Bénin depuis quelques années. À partir des constats faits sur le terrain, il a remarqué que ses éléments d’étude du début n\’étaient pas les besoins prioritaires du terrain et que l’urgence est ailleurs. L’urgence, dit-il, est relative à la gestion des déchets plastiques. ‘’Quand on prend les enjeux environnementaux sur le plan mondial, le Bénin ne fait pas partie des 10 pays où la biodiversité est vraiment menacée. De la même manière, concernant les changements climatiques, il ne figure pas parmi les 20 pays qui émettent plus de C02. Mais en ce qui concerne la pollution et plus précisément les déchets plastiques, le Bénin est concerné. Et le constat fait pendant mon parcours est inquiétant ’’.

\"\"
Cyriaque ALLODE & Anas SEKO

Les défis rencontrés dans le septentrion

Ce roadTrip “Totché” lui a fourni les informations nécessaires pour lui permettre de redéfinir son protocole de recherche afin de pouvoir se pencher sur l’urgence qu’est la gestion des déchets plastiques dans son pays. Anas Séko, jeune activiste très engagé dans la lutte contre l’utilisation des déchets plastiques et membre de l’ONG, a modéré les discussions. À Gogounou, une commune située au nord du Bénin dans le département de l’Alibori, M. Cyriaque a fait un constat qui l’a beaucoup marqué. Il s’agit d’une retenue d’eau qui dessert presque tout le village. Elle est consommée, mais dans le même temps, les enfants viennent y nager, et à côté, il se trouve un champ de coton. Ce qui est plus choquant, c’est que les habitants ne sont pas conscients des dangers sanitaires et chimiques auxquels ils s’exposent au jour le jour.

Parlant des conséquences du changement climatique qu’il a remarquées au cours de son aventure, il y a notamment un retard dans les récoltes auprès des paysans. Les saisons ne sont plus les mêmes, ce qui conduit les grands commerçants et consommateurs habitués à prépayer les vivres à convoquer les paysans sous prétexte qu’ils ne respectent pas leurs engagements. Beaucoup se retrouvent actuellement en prison juste parce qu’ils n’ont pas suivi les saisons, ce qui n’est pas de leur faute. Une autre conséquence concerne les éleveurs qui cherchent à se sédentariser parce qu’ils ne parviennent plus à maîtriser les saisons.

\"\"
Clean Up Totché

Quant à la perception du changement climatique par la population, il a expliqué que les gens ne saisissent pas réellement de quoi il s’agit. Ils restent attachés aux connaissances traditionnelles et refusent de s’ouvrir aux réalités scientifiques et modernes. Bien qu’il y ait des animateurs agricoles dans les communautés qui s’efforcent d\’informer sur le phénomène, le message ne passe pas facilement. La vulgarisation scientifique reste un problème à résoudre.

Cependant, une lueur d’espoir réside dans les actions entreprises par quelques organisations locales pour aider les agriculteurs à s’adapter aux changements climatiques. À Nikki, par exemple, un projet a été mis en place pour aider les paysans avec des indicateurs visant à mieux gérer leurs cultures.

Quelques approches de solutions

Pour faire face aux changements climatiques selon lui : \ »Il faut d\’abord que l’État l’intègre dans le système éducatif, et que l\’information sur le phénomène soit partagée. Il est également crucial que le citoyen adopte les bons comportements, et que nous tenions compte de la biodiversité dans toutes nos actions.\ »

Philippe HESSOU, un technicien en environnement, hygiène et santé publique, a participé à la séance. À la suite de la restitution, il a compris que les actions menées dans la gestion des déchets sont beaucoup plus remarquées dans les grandes villes que dans les zones rurales. Pour lui, il est impératif de multiplier et d’élargir les séances de sensibilisation vers les zones rurales afin que tous soient au même niveau d’information.

\"\"
Rendu du Clean Up Totché

Pierrette ATAKLE, une étudiante passionnée par les questions environnementales, a désormais compris que les pays qui produisent plus de déchets ne subissent pas les effets néfastes comme ceux qui en produisent moins, comme son pays, le Bénin. Elle s’engage désormais à adopter de bons comportements, à effectuer une veille citoyenne et à partager les bonnes informations dans sa communauté afin de participer à la protection de l’environnement.

L’activité s’est achevée par le Clean Up Totché. Une operation de ramassage des déchets plastiques par tous les participants. De la musique douce, des jeux, des lots gagnés et la discussion sur le tour du Bénin à moto et les enjeux environnementaux observés, ont agrémenté cet événement.

Gloria TCHIDIME




Changement climatique et évolution démographique : les populations en sacrifice

Le Bénin est davantage exposé à l\’insécurité alimentaire que le Yémen en raison des impacts du changement climatique.

La Fiche de Données sur la Population Mondiale pour le compte de l’année 2023 réalisée par Population Reference Bureau (PRB) a été rendue publique le 15 janvier dernier. Elle met l\’accent sur le rôle essentiel des données démographiques dans la préparation et l\’adaptation des pays face au changement climatique. Cette fiche offre un autre regard sur la manière dont l\’analyse des caractéristiques de la population peut guider les décideurs dans l\’allocation stratégique des ressources et la préparation des systèmes pour faire face aux défis climatiques.

\"\"

Ainsi, les caractéristiques de la population, telles que l\’âge, le sexe et le statut socio-économique demeurent les facteurs clés qui rendent certaines personnes plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique. Comprendre ces caractéristiques permet aux pays d\’améliorer la résilience de leurs populations, les aidant à s\’adapter aux effets variés du changement climatique, tels que l\’augmentation des températures, les inondations fréquentes, les perturbations de la production alimentaire et les dommages aux infrastructures.

Les indicateurs présentés dans cette nouvelle fiche, mettent en lumière l\’étendue des défis à relever. La fiche prévoit une variation significative des taux de mortalité annuels pour 100 000 personnes entre 2040 et 2059 en raison des effets du changement climatique sur la température quotidienne. Les chiffres varient de manière frappante, avec 53 au Niger, 42 au Pakistan, 44 au Burkina Faso et 19 en Australie.

L’équation à trois inconnus

L’augmentation de la mortalité, la migration climatique et l’insécurité alimentaire sont les trois conséquences majeures incriminées. Les chiffres contenus dans la fiche indiquent qu\’à la fin de 2022, 8,7 millions de personnes étaient déplacées à l\’intérieur de leur propre pays en raison de catastrophes, avec des chiffres particulièrement préoccupants au Pakistan, au Nigeria et en République démocratique du Congo (RDC).

À l\’échelle mondiale, 69 % des personnes vivant dans des pays à faible revenu (PFR) sont touchées par une insécurité alimentaire modérée à grave. Des pourcentages alarmants sont observés en Sierra Leone (89 %), en Afghanistan (79 %), au Bénin (74 %) et au Yémen (67 %).

Les projections de décès pour 100 000 personnes en raison du changement de température entre 2040 et 2059, le nombre impressionnant de personnes déplacées à l\’intérieur de leur propre pays en raison de catastrophes, le pourcentage de la population urbaine vivant dans des bidonvilles et le pourcentage de la population en insécurité alimentaire modérée à grave sont autant de témoignages de l\’impact imminent du changement climatique sur les populations. Des populations en sacrifice à l’autel de l’inaction climatique.

Megan Valère SOSSOU

Intérêt de l\’analyse de cette fiche de données sur la population mondiale

Cette analyse croisée entre la vulnérabilité de la population et le risque d\’exposition aux chocs climatiques doit servir aux décideurs de cibler les régions les plus nécessiteuses. Elle ouvre la voie à une utilisation plus efficace des ressources et à la préparation proactive des populations face aux changements climatiques. Car comprendre l\’impact du changement climatique et l\’évolution démographique permet aux pays d\’améliorer la résilience de leurs populations, les aidant à s\’adapter aux effets variés du changement climatique, tels que l\’augmentation des températures, les inondations fréquentes, les perturbations de la production alimentaire et les dommages aux infrastructures.




COP 28: Un pas vers la bonne direction

Le texte final du sommet climatique de Dubaï mentionne pour la première fois une transition « hors des énergies fossiles ». Certes un pas vers dans la bonne direction, mais qui reste de loin insuffisant pour répondre à l’urgence et gravité de la crise climatique en particulier pour les pays vulnérables.

\"\"

Les dirigeants du monde entier ont finalement convenu que le monde devait abandonner les combustibles fossiles pour éviter un changement climatique catastrophique, après 30 ans d’intenses et pénibles négociations. Cette concession a été obtenue à l\’arrachée devant le tollé qu’avait suscité le précédent draft qui ne reconnaissait pas explicitement la nécessité de s’éloigner des combustibles fossiles. Le Global Stocktake, quoique salué par les uns d\’ ‘historique’, n\’évoque cependant pas de « sortie » du pétrole, du gaz et du charbon, ce que réclame le mouvement climatique mondial depuis des décennies.

Cette petite victoire marque toutefois le début de la fin. Désormais, les dirigeants du monde ont brisé le tabou. Le texte final nomme clairement le mal, quoi qu’il se contente d’appeler d’appeler à « transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d’une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l’action dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques ». L\’ère des fossiles approche à grands pas. Une scénario qui n’aurait pas été possible n’eut été la grande mobilisation du mouvement climatique qui s’est battu jusqu’au bout, à la COP, mais aussi dans les semaines qui ont précédé cette conférence.

Doit-on alors se réjouir des résultats de cette cop? Pas vraiment. En tant qu’African, nous nous attendions à ce que la COP 28 démontre, à tout le moins, son engagement à rectifier le tir et à tracer la voie vers une élimination complète de tous les combustibles fossiles, un avenir durable construit sur les énergies renouvelables, un financement ambitieux et contraignant pour l\’adaptation et des engagements clairs en matière de transfert de technologie de la part des pays riches.

Should we then rejoice in the results of this conference? Not really. As an African, we expected COP 28 to demonstrate commitment to course correcting and charting a path to a complete phase out of all fossil fuels, a sustainable future built on renewables, ambitious adaptation finance and clear technology transfer commitments by rich nations.

Même si le compromis de Dubaï mentionne la transition hors des énergies fossiles, il ne fait aucune référence au soutien nécessaire aux pays en développement pour entreprendre cette transition énergétique. Qui va payer la facture de cette transition? Est-il juste et réaliste d’attendre des pays en développement qu’ils supportent le fardeau de cette transition sans accompagnement financier conséquent? Les questions de financement ont été depuis longtemps au cœur des négociations climatiques et ont causé une énorme frustration pour les pays africains qui avaient adopté en septembre dernier la Déclaration de Nairobi, un texte sanctionnant le premier Sommet africain sur le climat. L’Afrique, qui subit de plein fouet les ravages de la crise climatique, réclame l’augmentation de « la capacité de production d’énergies renouvelables de l’Afrique de 56 gigawatts en 2022 à au moins 300 gigawatts d’ici à 2030 », ainsi qu’une réforme en profondeur d’un nouveau mécanisme de financement adapté aux besoins de l’Afrique, y compris la restructuration et l’allégement de la dette. Cet objectif n’a pas été atteint à Dubaï.

Nul n’a besoin de rappeler la contribution insignifiante voire nulle du continent dans la crise en cours, d\’où le texte final laisse un goût amer du point de vue de la justice climatique. Pour des millions d’Africains, la crise climatique affecte tous les aspects de la vie – de l’alimentation au logement, en passant par l’accès à l’eau potable et à une énergie propre. D\’où le soutien au triplement des énergies renouvelables avait suscité l’optimisme et dynamisé les communautés qui se sont mobilisés en masse ces dernières semaines pour appeler à un déploiement rapide et à grande échelle des énergies renouvelables en Afrique.

Pour véritablement assurer la justice climatique, les plus grands pollueurs doivent prendre le leadership et faire leur part du sacrifice en vue d’une élimination progressive de tous les combustibles fossiles tout en accélérant les financements destinés au triplement des énergies propres d’ici 2030 et au doublement de l’efficacité énergétique. Ces deux objectifs sont intimement liés et représentent l’unique voie de survie pour les populations du Sud Global. Une fois de plus, l’accord de Dubia n’a pas présenté une voie claire, soutenue par un cadre juridique et un calendrier de mise en œuvre.

L’histoire retiendra que COP 28 aura été un moment de vérité pour l’industrie des combustibles fossiles, après des décennies de mensonges et de manipulations. Il ne fallait pas s\’attendre à ce que la fin de l’ère des combustibles fossiles soit prononcée par ses premiers bénéficiaires. Il y avait au moins 2 456 lobbyistes des énergies fossiles à cette COP qui ont tout fait pour influencer l’accord final. Jusqu\’à la dernière heure de la COP, l\’on aura aussi vu la puissance de mobilisation et de pression de la société civile, du mouvement climatique, des peuples autochtones et des leaders progressistes qui ont démontré leur puissance pour maintenir les intérêts et l’avenir des plus vulnérables et des sans-voix au centre des négociations climatiques. Au cours des deux prochaines années menant à la COP 30, au Brésil, nous resterons sur cette lancée pour exiger encore plus farouchement la justice climatique.  A luta continua!

​Landry Ninteretse, Directeur Régional, 350Africa.org




AfterPOP sur les changements climatiques au Bénin: la commune d\’Athiémé brise le silence

La commune d\’Athiémè, réputée comme l\’une des plus vulnérables aux inondations au Bénin, a accueilli le vendredi 08 décembre 2023 l\’AfterPop. Cette rencontre de grande importance a réuni des acteurs clés, notamment des scientifiques, des autorités locales, des représentants de la société civile et des citoyens, autour du thème percutant : \ »L\’horloge climatique tourne : il est temps d\’agir\ ».

\"\"
Vue d\’ensemble des participants

Pendant trois heures de discussions engagées, d\’échanges et de réflexions, des experts éminents ont partagé leurs connaissances et leurs perspectives sur les défis posés par les changements climatiques. Les panélistes de renom qui ont marqué cette rencontre étaient le Prof. Albert HONLONKOU, Directeur de l’ENEAM, le Prof. Nestor Aho, agroclimatologue, Bassel ALKARI, chargé de programme à JVE BENIN, Patrice BADA, Directeur exécutif de l\’ONG AMN, et Aude Myriame SALANON, Épopeuse. Ces personnalités ont apporté des éclairages essentiels dans le cadre du projet ePOP Villes durables, porté par l\’Institut de recherche pour le développement et RFI Planète Radio.

L\’initiative AfterPop, intégrée au projet ePOP Villes durables, se distingue en tant que plateforme de dialogue unique où des vidéos inspirantes sont partagées et discutées, rassemblant citoyens, décideurs, scientifiques et entreprises autour des enjeux liés à l\’environnement.

Le Maire d\’Athiémè, Saturnin DANSOU, a souligné l\’importance des débats menés en français et en langue Mina, déclarant que cette rencontre a constitué une opportunité majeure d\’éveiller les communautés sur la crise climatique. \ »Nous sommes à une étape où il faut des actions pour réduire les effets des changements climatiques. Nous avons besoin d’être suffisamment informés pour que chaque conseiller communal et chaque concitoyen adopte les gestes nécessaires\ », a-t-il déclaré.

Le Maire a également favorablement accueilli l\’idée de la mise en place d\’un cadre de concertation sur les changements climatiques, émise par certains participants. Le Professeur Nestor AHO a souligné l\’importance de faire des espaces de dialogue tels que les AfterPop des événements fréquents et permanents pour identifier rapidement les situations et rechercher des solutions adaptées. \ »Il est très important que cette concertation entre tous les acteurs à tous les niveaux, et à tous les âges soit fréquente\ », a insisté Nestor AHO.

Au cours de l\’AfterPop, les panélistes ont exposé les raisons pour lesquelles l\’horloge climatique tourne et les effets induits au niveau local. Des mesures d\’atténuation et d\’adaptation ont été partagées avec le public présent. Le réseau ePOP, qui collecte des témoignages de citoyens confrontés à la crise environnementale dans le monde entier, a présenté trois vidéos captivantes lors de cet événement, dont celle de l\’Épopeuse Aude Myriame Salonon, qui a participé au panel. \ »Je suis très heureuse de constater que ces vidéos suscitent de l\’intérêt auprès des communautés. En écoutant ici les élus locaux de la commune d\’Athiémè et les organisations paysannes, j\’ai ressenti le besoin que nous puissions continuer dans ce sens\ », a déclaré Aude.

Pour finir, le Maire de la commune a exprimé sa gratitude envers l\’ensemble des partenaires impliqués dans la mise en place de cette initiative, soulignant l\’importance cruciale de telles collaborations pour faire face aux défis climatiques qui pèsent sur Athiémè et au-delà.

Constance AGOSSA




Projet Benkadi: le Bénin actualise son dossier MAB UNESCO en intégrant de nouveaux sites

Du 7 au 9 novembre 2023 à Lokossa, une étape cruciale a été franchie pour la préservation de la biodiversité au Bénin, avec la validation des plans d\’aménagement et de gestion de neuf nouveaux sites, dont ceux du Mono et de la basse vallée de l\’Ouémé. Cet événement d\’envergure, fruit d\’un travail méticuleux mené par un groupe de consultants sous l\’égide de MAB UNESCO, du CENAGREF et du Projet Benkadi, marque une avancée significative dans la promotion de pratiques durables de gestion des réserves naturelles.

\"\"

L\’intégration de ces neuf nouveaux sites dans le dossier MAB UNESCO souligne l\’engagement continu du Bénin envers la préservation de sa richesse naturelle et de sa biodiversité exceptionnelle. Les acteurs impliqués dans ce processus ont consacré des efforts considérables pour assurer la conformité des plans d\’aménagement et de gestion aux normes rigoureuses établies par MAB UNESCO.

La signature des documents afférents par les communautés de gestion des nouveaux sites atteste de leur accord formel, établissant ainsi une base solide pour une collaboration efficace dans la mise en œuvre des mesures de conservation.

Cet événement a été rendu possible grâce à la coopération étroite entre MAB UNESCO, le CENAGREF et le Projet Benkadi. Ces partenaires ont travaillé main dans la main pour élaborer des plans d\’action concrets pour les réserves du Mono et de la basse vallée de l’Ouémé.

Megan Valère SOSSOU

Pour plus d’information, suivez ce reportage de la cellule de communication du Projet Benkadi ici