Assainissement en Afrique : Speak Up Africa aguerri les journalistes du REMAPSEN

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l\’Environnement (REMAPSEN) a organisé un webinaire d\’information qui s\’est tenu le mercredi 6 septembre 2023. Il avait pour thème \ »Les Défis de l\’Assainissement en Afrique\ » et avait pour objectif de sensibiliser les journalistes aux enjeux cruciaux liés à l\’assainissement en Afrique. Le webinaire a rassemblé plus d\’une soixantaine de journalistes et a connu la présence de Madame Fian Roxane, chargée du programme assainissement au sein de l\’ONG Speak Up Africa.

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Fian Roxane

D’entrée de jeu, Madame Fian Roxane a défini l\’assainissement comme l\’ensemble des actions entreprises par les particuliers, les collectivités et les pouvoirs publics pour éliminer les sources d\’insalubrité dans les agglomérations, tout en respectant les normes d\’hygiène.

Elle a également abordé divers concepts liés à l\’assainissement, tels que l\’assainissement autonome par opposition à l\’assainissement collectif, les fosses septiques, les latrines, les boues de vidange et la chaîne de valeur des boues de vidange.

La spécialiste a ensuite mis en lumière les défis considérables auxquels l\’Afrique est confrontée. Selon elle, près de 70% de la population africaine n\’a pas accès à un système d\’assainissement adéquat, ce qui soulève des questions cruciales pour la santé publique et l\’environnement.

Pour le rôle qu’ils jouent, les médias ont été vivement encouragés à créer davantage de productions médiatiques de qualité sur l\’assainissement pour informer les citoyens des pays cibles.

Par ailleurs, le point essentiel qui a été soulevé lors de ce webinaire à la suite des questions-réponses est le lien indéniable entre l\’assainissement et la santé. A ce sujet, Madame Fian Roxane a souligné que l\’assainissement a un impact direct sur l\’environnement et la santé publique, faisant de la promotion de l\’assainissement une nécessité pour un monde plus propre et plus sain.

Rappelons que l\’ONG Speak Up Africa, basée à Dakar œuvre depuis trois ans dans le domaine de l\’assainissement et a déjà atteint 60% de ses objectifs sur le continent africain. Elle s\’efforce désormais d\’atteindre les 40% restants. Elle est reconnue comme une plateforme de communication stratégique et de plaidoyer dédiée à catalyser le leadership africain, à favoriser les changements de politiques.

Ce webinaire, organisé par le REMAPSEN, s\’inscrit dans le cadre des activités du réseau. Le prochain est prévu pour le 27 septembre 2023, avec pour thème \ »La Problématique de la Fistule Obstétricale en Afrique\ ».

Megan Valère SOSSOU




Innovation en santé au Bénin : Des tables chauffantes pour nouveau-né, conçues par Elisée FADE

Le Bénin est le berceau de talents exceptionnels en matière d\’innovation en santé. Après la renommée de Bertin Nahum, un nouvel éclat brille sur la scène de l\’innovation médicale grâce au jeune prodige, Elisée FADE. Sa réalisation est tout simplement révolutionnaire. La toute première table chauffante pour bébé voit le jour au Bénin.

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Table Chauffante Bébé/ Elisée FADE

La prise en charge sanitaire du nouveau-né englobe un ensemble de mesures visant à assurer la santé et le bien-être d’un bébé dès sa naissance. Ce qui nécessite une évaluation des signes vitaux tels que la fréquence cardiaque, la respiration, la saturation en oxygène et la température corporelle du nouveau-né. S’agissant de la température corporelle, elle est très vitale pour le bébé dès les premières minutes de sa naissance, et une hypothermie peut malheureusement lui être fatale. Les formations sanitaires notamment les maternités devraient donc disposer des équipements médicaux capables de combler une éventuelle hypothermie chez le nouveau-né. Curieusement, selon plusieurs sources, très peu de maternités en Afrique disposent des équipements médicaux capables de répondre à ce besoin.

Ce constat malheureux n’a pas laissé le jeune Béninois, Elisée Fadé, indifférent. Le technicien en électricité, maintenance industrielle et biomédicale est le promoteur de la structure UP ELEC, spécialisée dans la fabrication des équipements médicaux. Le natif de Agoua-Bantè, passionné de la recherche et de l’innovation dans les équipements médicaux a eu la salvatrice idée de concevoir une table chauffante pour nouveau-né. Cet équipement médical destiné aux maternités publiques et privées permet de maintenir une température et une atmosphère idéale pour le nouveau-né. Avec cette table chauffante, les maternités béninoises peuvent désormais pousser un ouf de soulagement.

En effet, à en croire Elisée Fadé, il y a des bébés qui naissent prématurés ou présentant des troubles intrapartum, de faibles poids, avec des problèmes d’homéostasie thermique ou de thermorégulation qui ne leur permettent pas de maintenir un équilibre thermique. Elle est largement utilisée chez les patients avec une basse température en dessous de la normale ou qui ont été exposés de manière prolongée à des températures très basses.

Un dispositif nécessaire et commode à l\’utilisation

Et quant au mode d’utilisation de la table chauffante, les potentiels acquéreurs n’ont aucun souci à se faire, rassure l’inventeur. « L’utilisation, l’entretien ou la maintenance de la table chauffante est très facile », a rassuré Elisée Fadé. « Elle est démontable et essentiellement composée de la partie chauffante comportant la source chauffante, la partie du lit formée de quatre pieds et quatre parois latérales comportant le matelas et la partie électrique-électronique, le tout assemblé par un support fixé sur la paroi latérale arrière permettant de maintenir la source chauffante en parallèle avec le lit à une hauteur de 80cm »,  a-t-il clarifié.

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A l’en croire, plusieurs centres de santé aussi bien au Bénin qu’au Togo font déjà la belle expérience de la table chauffante. « Il y a des centres de santé qui l’ont déjà achetée, expérimentée et approuvée », a-t-il déclaré. Mais le souhait du jeune promoteur est de voir tous les hôpitaux et cliniques du Bénin adopter cet appareil dont la nécessité n’est plus à démontrer.

« Nous lançons surtout un appel aux hôpitaux et cliniques du Bénin, à l’endroit des structures de certification des équipements médicaux (ANM), à l’Agence Béninoise de Régulation Pharmaceutique (ABRP), à la Plateforme du Secteur Sanitaire Privé (PSSP), a l’Association des Cliniques Privées du Benin (ACPB), au Conseil National de la Médecine Hospitalière (CNMH), au Conseil National des soins de santé primaires (CNSSP), à la Direction Générale de la Médecine Hospitalière et des explorations Diagnostiques (DGMHED), à l’Autorité de Régulation du Secteur de la Santé  (ARS) et enfin à l’endroit du Ministère de la santé du Benin, afin que cette table chauffante bébé made in Afrika soit  certifiée et adoptée dans tous les centres de santé publics et privés sur toute l’étendue du territoire national et hors de nos frontières», a laissé entendre le jeune promoteur.

Si le gouvernement du président Patrice Talon fait des efforts remarquables pour l’amélioration du secteur sanitaire et pour la promotion des startups au Bénin, le jeune Elisée Fadé n’a jusque-là bénéficié d’aucun accompagnement de l’État. Il est donc souhaitable que le gouvernement accompagne cette ‘’jeune pousse’’ dans la promotion de cette noble innovation, afin que de façon massive, tous les centres de santé du Bénin puissent adopter la table chauffante bébé made in Afrika qui est déjà sous brevet d’invention et dont l’importance n’est plus à démontrer.

Faut-il le préciser, la structure UP Elec est basée à Djougou et dispose d’une annexe à Hêvié à Cotonou. La startup est joignable au numéro de téléphone : (+229) 90 55 27 51 (WhatsApp) et par mail : info.upelec@gmail.com.

Venance Ayébo TOSSOUKPE   




Accès humanitaire et accès des communautés aux services de base dans le contexte de l\’extrémisme violent dans le Nord du Bénin, pas sans la complicité des communautés

Dans le contexte de l\’extrémisme violent dans le Nord du Bénin, l\’accès humanitaire et l\’accès des communautés aux services essentiels revêtent une importance capitale.

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Accès Humanitaire

L\’accès humanitaire revêt une signification cruciale, faisant référence à la capacité des organismes humanitaires, tels que les agences des Nations Unies et les ONG, à atteindre et à fournir une aide d\’urgence aux populations touchées par des crises humanitaires, Ils comprennent les conflits armés, les attaques extrémistes et les situations de violence. Cet accès humanitaire implique souvent de pénétrer dans des zones dangereuses ou instables pour acheminer des secours vitaux, tels que des vivres, de l\’eau potable et des soins médicaux.

Accès des communautés aux services de base : Ce concept revêt une importance cruciale pour les populations locales, en particulier dans les régions affectées par l\’extrémisme violent, car il concerne leur capacité à accéder aux services de base nécessaires pour survivre et se reconstruire. Ces services de base englobent des éléments tels que les soins de santé, l\’éducation, l\’approvisionnement en eau potable, l\’assainissement, la sécurité alimentaire et le logement. Lorsque les communautés ont un accès limité à ces services en raison de la violence et des conflits, cela peut avoir des conséquences dévastatrices sur leur bien-être et leur résilience.

Dans les contextes de violence extrémiste, notamment les conflits armés et les attaques terroristes, l\’accès humanitaire peut être entravé par divers obstacles tels que les zones restreintes, les opérations de groupes extrémistes hostiles et des conditions de sécurité instables. Cette situation rend souvent difficile pour les acteurs humanitaires de parvenir aux populations dans le besoin. En conséquence, les communautés peuvent être privées d\’un accès adéquat aux services essentiels, ce qui aggrave encore leur vulnérabilité face à la violence et à l\’extrémisme.

Il est impératif de souligner que l\’accès humanitaire et l\’accès aux services de base sont étroitement interconnectés dans ces contextes, car l\’un dépend souvent de l\’autre. Les efforts visant à faciliter l\’accès humanitaire contribuent à garantir que les communautés touchées par l\’extrémisme violent ont accès aux services essentiels nécessaires à leur survie et à leur résilience face à cette menace persistante. Mais la coproduction de la sécurité ou la complicité des communautés  doit beaucoup compter.

Coproduction de la sécurité et accès humanitaire et accès des communautés aux services de base dans le contexte de l\’extrémisme violent

Selon une récente enquête  de l\’Institut d\’études de sécurité(ISS), les attaques terroristes au nord du Bénin attribuées au Groupe de soutien à l\’islam et aux musulmans (GSIM) et à l\’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ne représentent qu\’une partie visible de l\’extrémisme violent dans la région. L’étude révèle que ces groupes ont exploité des activités illicites préexistantes, notamment la contrebande de carburant, le trafic de drogue et la chasse illégale, en nouant des alliances avec des acteurs impliqués dans ces activités pour assurer leur soutien financier et logistique.

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Ils ont capitalisé sur les ressentiments des participants, des communautés  à ces activités pour préserver leurs intérêts socio-économiques en facilitant leur réseautage et la commercialisation des produits issus de ces trafics. Les implications de ce rapport sont significatives en ce qui concerne la coproduction de la sécurité dans la région. Elles mettent en lumière comment les groupes terroristes comme le GSIM et l\’EIGS ont exploité des activités illicites préexistantes pour renforcer leur capacité opérationnelle. Cette coopération opportuniste avec des acteurs impliqués dans des activités illégales montre comment l\’extrémisme violent peut être alimenté par des intérêts économiques. De plus, la mobilisation des ressentiments des communautés engagées dans ces activités illicites souligne l\’importance de comprendre les dynamiques locales et les facteurs socio-économiques dans la lutte contre l\’extrémisme violent et la promotion de la sécurité. « Il est essentiel de comprendre ces dynamiques de complicité pour élaborer des stratégies efficaces de prévention de l\’extrémisme violent et pour garantir l\’accès humanitaire et l\’accès aux services de base en période de crise telle la coproduction de la sécurité » ont témoigné certaines communautés de Kérou, touchées par l’extrémisme violent en mai 2023. En mai 2019, le kidnapping de deux ressortissants français au Bénin et le meurtre de leur guide béninois ont entraîné une augmentation du niveau d\’alerte en matière de sécurité dans les régions septentrionales du pays. Depuis lors, le Bénin est confronté à des attaques perpétrées par des groupes terroristes opérant dans la région sahélienne, cherchant à étendre leur influence vers les nations du Golfe de Guinée. Pour faire face à cette menace et sécuriser les frontières, les forces armées  en complicité avec les communautés affectées ont lancé l\’opération Mirador en début d\’année 2022. Elle mobilise environ 3 000 soldats dans ces zones, dont certaines précédemment difficile d\’accès, sont devenues aujourd’hui facile d’accès. « Cette condition facilite l’intervention, l’assistance humanitaire et sécuritaire  pour les communautés affectées par l’armée, la Croix Rouge, IRI (International Republican Institue) et la coopération internationale  en matière de services sociaux de base ( eau, école, assainissement , santé. Etc ,) dans la région selon » a dit Théonas Comlan Moussou, coordonnateur pays projet IRI de prévention de l\’Extrémisme violent dans les pays côtiers de l\’Afrique de l\’Ouest . La coopération en matière de sécurité, garantissant un soutien humanitaire continu, répond aux besoins des communautés touchées par l\’extrémisme violent, ce qui renforce leur résilience. Le colonel Tétédé Idjouola et Brian SHUKAN, ambassadeur des États-Unis au Bénin, ont témoigné de l\’efficacité de cette collaboration sécuritaire lors de l\’opération de sauvetage conjointe récemment lors de l\’« Opération Mirador » à Cana, dans la commune de Zogbodomey, au centre du Bénin. La sécurité des travailleurs humanitaires et la coproduction sécuritaire sont vitales pour une assistance efficiente, selon les bénéficiaires de « l\’Opération Mirador » à Cana.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Célébration de la journée internationale des primates : l’ODDB ONG sacrifie à la tradition

Chaque année, le 1er septembre est une date spéciale pour la communauté internationale, marquant la célébration de la Journée Internationale des Primates. Pour commémorer cet événement crucial, l\’ODDB ONG a organisé une journée de visite inoubliable au Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo le 10 septembre 2023.

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Créé par Peter Neuenschwander, le Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo est un site de conservation ex-situ unique en son genre, offrant aux visiteurs l\’opportunité rare d\’observer le singe à ventre roux à une distance incroyablement proche, à moins d\’un mètre. Cette journée exceptionnelle a accueilli les premiers visiteurs dès 9h30 du matin, pour se clôturer aux alentours de 18h45, offrant une expérience immersive tout au long de la journée.

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Au cours de la visite, le privilège est donné aux visiteurs de plonger dans l\’histoire fascinante du sanctuaire, de comprendre l\’importance cruciale d\’un tel site de conservation, et d\’en apprendre davantage sur la diversité et la répartition des primates au Bénin. Une attention particulière a été portée au singe à ventre roux, une espèce en danger critique d\’extinction, dont la présence est limitée au Bénin, au Togo et au Nigeria, faisant de ces pays des abris essentiels pour cette espèce endémique.

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Cette journée mémorable a attiré un public varié composé de Béninois, d\’Américains et de Français. Au total, 35 visiteurs ont participé à cet événement organisé par l\’Organisation pour le Développement Durable et la Biodiversité (ODDB ONG) en l\’honneur de la Journée Internationale des Primates.

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Pour Auriol Gansou, l’un des visiteurs à cette occasion, c’est un moment idéal d’apprendre davantage sur les efforts de conservation de l’ODDB ONG vis-à-vis des primates diurnes notamment le singe à ventre roux. Comme lui, de nombreux participants ont exprimé leur fascination pour cette expérience éducative unique, mettant en lumière l\’importance de préserver ces espèces vulnérables.

Cette journée est une illustration vivante de l\’engagement de l\’ODDB ONG envers la biodiversité et la conservation. Elle n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réussite de cette journée exceptionnelle dédiée à la préservation des primates. La Journée Internationale des Primates 2023 a été donc célébrée en beauté au Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo.

Megan Valère SOSSOU




Le Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA) 2023 s\’ouvre aujourd\’hui

Le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) est sur le point d\’accueillir la troisième édition du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA) du 12 au 15 septembre 2023 à la Salle de Conférence de Ouaga 2000.

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Cet événement d\’envergure, sous le haut patronage du Prof. Adjima Thiombiano, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Burkina Faso, s\’annonce comme un rendez-vous incontournable pour mettre en avant les innovations et les avancées technologiques issues de la recherche, tant publique que privée, en Afrique de l\’Ouest et du Centre.

Le thème de cette troisième édition, \ »Facilitation de l’accès des technologies et innovations agricoles sensibles au genre et à la nutrition\ », reflète l\’engagement du CORAF et de ses partenaires à promouvoir des innovations agricoles sensibles au genre et à la nutrition, répondant aux besoins de tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole, de la production à la transformation, en passant par la mécanisation.

Cette édition du MITA s\’inscrit dans la continuité de la précédente qui s\’est tenue à Dakar, au Sénégal, en 2022. Le CORAF, à travers des initiatives telles que CAADP-XP4, PRSA/FSRP (Programme de Résilience du Système Alimentaire) et AICCRA, vise à renforcer l\’accès et la diffusion des technologies agricoles en Afrique de l\’Ouest et du Centre. Le MITA 2023 offre un cadre privilégié pour l\’échange d\’informations technologiques et d\’innovations au profit du public et des professionnels agricoles, avec des sessions B to B et des forums. Il représente donc une opportunité unique pour mettre en avant des innovations et des technologies éprouvées capables de transformer l\’agriculture et de contribuer à une plus grande sécurité alimentaire.

Le MITA 2023 réunira un large éventail de participants, notamment des ministères de l\’agriculture, des organismes régionaux, des instituts de recherche, des universités, des acteurs du secteur privé, des organisations non gouvernementales, des associations agricoles, des investisseurs potentiels, et bien d\’autres.

Dr. Abdou TENKOUANO, Directeur Exécutif du CORAF, souligne l\’importance de cette édition en mettant en avant les technologies sensibles au genre et à la nutrition. Il explique que ces technologies ont le potentiel de révolutionner l\’agriculture tout en prenant en compte la dimension genre et la nutrition, contribuant ainsi à une plus grande sécurité alimentaire.

Dans les jours à venir, les participants auront l\’occasion de découvrir des technologies agricoles de pointe, de participer à des discussions approfondies et d\’assister à la soirée de gala des innovateurs agricoles où l\’excellence sera récompensée.

Les résultats attendus de cette édition contribueront à renforcer l\’engagement en faveur de la recherche agricole et de la mise à l\’échelle des technologies climato-intelligentes et sensibles au genre et à la nutrition, ouvrant ainsi la voie à une agriculture plus inclusive et plus résiliente en Afrique de l\’Ouest et du Centre.

Megan Valère SOSSOU




Dégradation des terres en Afrique: l\’agriculture de conservation comme bouclier

L\’Afrique, qui détient 60% des terres non cultivées dans le monde, se trouve confrontée à une réalité alarmante. Selon les données de Fara Africa, 65% de ces terres sont déjà dégradées, entravant ainsi la productivité agricole. Les chiffres de la Banque mondiale révèlent une statistique particulièrement préoccupante : chaque année, 50 millions de couches arables du sol disparaissent en raison de l\’érosion en Afrique.

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Cette constatation met en évidence la disparition progressive et totale de la fertilité des terres agricoles sur le continent africain. Malgré les efforts déployés par les organisations non gouvernementales et les gouvernements, la dégradation des terres agricoles persiste de manière critique. De nombreuses tentatives de solutions ont échoué en raison des exigences du marché de la consommation.

L\’une des solutions les plus appropriées pour lutter contre ce phénomène est l\’agriculture de conservation. Elle repose sur trois principes fondamentaux : la réduction du travail du sol, la couverture du sol et la rotation diversifiée des cultures. Selon le directeur de recherche en agronomie systémique au centre INRAE Occitanie-Toulouse, ces trois piliers sont essentiels pour faire de l’agriculture de conservation un moyen efficace de préserver la fertilité des sols.

Ces trois piliers clés de l\’agriculture de conservation offrent des méthodes pratiques et avantageuses pour contrer la crise liée à la dégradation des terres arables. Tout d\’abord, le premier principe de cette agriculture, qui consiste à réduire ou à abandonner le travail du sol, nécessite une pause temporaire de la production agricole sur les terres. Les agriculteurs peuvent ainsi préparer leurs terres en laissant certaines parcelles en jachère pendant un certain temps avant de reprendre la production.

Le deuxième principe, la couverture du sol, implique l\’utilisation de débris végétaux issus des récoltes pour recouvrir le sol. Au lieu de brûler ou de jeter ces résidus végétaux, ils servent de couverture, favorisant ainsi la production et la restitution de biomasse précieuse perdue au cours de la croissance végétale. Ces plantes de couverture se décomposent naturellement pour enrichir le sol, le préservant ainsi de la surexploitation.

La troisième méthode, la rotation des cultures, implique la diversification des cultures sur une même parcelle, soit d\’une saison à l\’autre, soit d\’une année à l\’autre. Cette approche oblige les agriculteurs à varier leurs cultures. Étant donné que différentes plantes ont des besoins nutritifs distincts, le choix des semences doit être sélectif et organisé. Certaines plantes prélèvent davantage d\’azote, de magnésium, et de calcium du sol, tandis que d\’autres les utilisent pour produire plus, compensant ainsi la quantité prélevée.

Il existe une multitude de plantes aux fonctions fertilisantes, telles que la consoude et le pissenlit, riches en potasse, azote, phosphore et calcium. L\’achillée millefeuille, riche en potasse et soufre, ainsi que la camomille, riche en calcium, sont d\’autres exemples. Ces plantes contribuent à la fertilisation des sols et à la prévention de leur acidification.

L\’agriculture de conservation constitue l\’une des nombreuses techniques visant à conserver la fertilité des sols pour les générations futures. Au-delà de ces méthodes de conservation, les acteurs du secteur agricole doivent également éviter des pratiques nuisibles à la protection des terres, telles que l\’utilisation de glyphosates, désormais reconnue comme une menace majeure pour l\’écosystème. De même, les feux de brousse, utilisés comme moyen de nettoyage et de désherbage, perturbent également la fertilité des sols.

Il est impératif que l\’Afrique adopte des pratiques agricoles durables pour préserver ses terres agricoles et assurer la sécurité alimentaire à long terme. L\’agriculture de conservation offre un espoir dans cette lutte cruciale pour l\’appauvrissement des terres, et son adoption généralisée est une étape nécessaire pour garantir un avenir prospère pour le continent.

Germain ALOZE (Stg)




Sommet Africain sur le Climat : Les chefs religieux formulent six demandes

Les chefs religieux ont condamné l\’inaction des responsables de la crise climatique et reproché aux pays du Nord d\’avoir détourné le sommet africain sur le climat.

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L-R Sujarta Kotamraju, Chediel Elinaza, Sheikh Ibrahim,Lethome, FrCharles Chilufy et Bishop Hassa Kukah

Dans une déclaration lue à l\’historique Ufungamano House de Nairobi, en marge du sommet africain sur le climat, des représentants des communautés hindoues, musulmanes et chrétiennes de diverses confessions ont déclaré que l\’événement ignorait les voix les plus cruciales dans les efforts déployés pour faire face à la crise climatique.

Ils ont formulé six demandes. Concernant le financement de la lutte contre le changement climatique, ils ont déclaré \ »Nous sommes conscients du fait que le continent africain n\’a pas bénéficié d\’un soutien financier adéquat malgré les efforts et les engagements des pays développés en ce sens. Le sommet africain sur le climat est l\’occasion pour les pays développés, qui ont le plus contribué à la crise climatique, d\’aller au-delà de la rhétorique et de fournir le financement attendu depuis longtemps.

Les dirigeants ont demandé des fonds pour indemniser les victimes de pertes et de dommages, ajoutant que le continent s\’attendait \ »aux effets néfastes les plus graves du changement climatique induit par l\’homme, par rapport à la plupart des autres régions du monde, en raison d\’une capacité d\’adaptation relativement faible\ ».

Ils ont appelé à l\’opérationnalisation, \ »y compris la capitalisation par les pays riches, du fonds de pertes et dommages pour offrir une aide aux pays du Sud par l\’octroi de subventions\ ».

D\’autres étaient \ »Les jeunes et les emplois verts\ », en reconnaissance de la croissance démographique. \ »Nous appelons les dirigeants africains à adopter un plan d\’action avec des mesures politiques et réglementaires solides nécessaires pour que les pays africains mettent en œuvre et soutiennent la croissance d\’économies vertes inclusives qui peuvent fournir des emplois aux jeunes\ ». D\’autres demandes concernaient le soutien à la recherche et à l\’innovation pour promouvoir une diversification et une croissance économiques plus vertes, des stratégies qui facilitent le développement de solutions financières, entre autres. La quatrième demande concernait l\’adaptation au climat, avec un appel à la Semaine africaine du climat pour \ »avoir des plans de mise en œuvre clairs sur le renforcement des actions d\’adaptation et de résilience contre les conséquences de la crise climatique comme l\’un de ses principaux résultats\ ».

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Jessica Mwali

Les chefs religieux ont abordé la question de l\’élimination progressive des combustibles fossiles et du soutien à l\’accès aux énergies renouvelables, ainsi que l\’agriculture, la sécurité alimentaire et la souveraineté.

\ »En tant que gardiens de la sagesse spirituelle et de l\’orientation morale, nous sommes découragés par la façon dont les actions visant à lutter contre le changement climatique ne sont pas à la hauteur de l\’ambition urgente requise. Les valeurs d\’intendance, d\’empathie, de justice, d\’équité et de solidarité inscrites dans nos traditions religieuses doivent guider chaque décision et action prises lors du Sommet et de la Semaine africains du climat\ », peut-on lire en partie dans la déclaration.

S\’exprimant après avoir lu la déclaration hier, Sheikh Ibrahim Lethome, du Conseil religieux islamique, a déclaré que les jeunes étaient essentiels à la réalisation d\’actions dans le domaine de l\’agriculture et dans d\’autres secteurs. Il a insisté sur la nécessité de faire entendre la voix des chefs religieux dans les discussions sur le changement climatique, en tant que guide moral pour le reste du monde, afin de restaurer le bien-être de notre mère la Terre.
\ »Je n\’ai jamais vu quelqu\’un acheter une voiture et l\’utiliser d\’une manière qui n\’est pas indiquée dans le manuel d\’utilisation. Je n\’ai jamais vu personne ajouter du porridge, du thé noir ou du soda dans un réservoir de carburant. La religion est un atout pour la reconquête de notre environnement. Dieu a créé ce qui est bon pour nous, et nous devons suivre le mode d\’emploi. Notre espoir réside dans le retour au manuel d\’utilisation. Nous devons guider les hommes politiques. Ce n\’est jamais la charrette qui mène le cheval\ », a-t-il déclaré.
L\’ecclésiastique a demandé aux dirigeants africains de défendre les intérêts du continent lors du sommet, qui a été condamné pour avoir exclu de nombreuses personnes et ressemblé à des amphithéâtres.

L\’évêque tanzanien Chediel Elinaza Sendoro a appelé à la récupération de la place de la foi pour assurer le bien-être de la société, et a encouragé les jeunes à maintenir le cap dans la lutte contre la crise climatique.
L\’évêque Hassan Kukah, du Nigeria, a demandé aux jeunes de \ »décider du type de siège qu\’ils souhaitent occuper à la table des décisions\ » et a appelé à la responsabilité personnelle pour mener à bien l\’action climatique.
\ »Alors que nous attribuons à Dieu et aux gouvernements le blâme et la responsabilité de la crise climatique, nous devons également nous rappeler de regarder vers l\’intérieur et de nous attaquer résolument à la corruption, au niveau local, même si nous la combattons au niveau international\ », a-t-il déclaré.
L\’ecclésiastique a ajouté que la conversation sur le climat devait commencer au niveau local et aller au-delà de la publication de déclarations. \ »Les jeunes sont bien mieux équipés. Ils peuvent emprunter nos voix alors que nous cherchons à utiliser leur énergie\ », a-t-il déclaré.
Sujarta Kotamraju, du Conseil religieux hindou, a déclaré que tous les livres saints recommandaient la protection de l\’environnement. \ »Avant le plastique, nous survivions. Aujourd\’hui, il abîme les animaux dans les parcs, les chutes d\’eau, les océans et toutes les créations qui s\’y trouvent\ », a-t-elle déclaré, se réjouissant de la décision des participants à la réunion de demander à l\’hôtel de leur servir de l\’eau dans des verres plutôt que dans des bouteilles en plastique.
Sujarta Kotamraju, du Conseil religieux hindou, a déclaré que tous les livres saints ordonnaient la protection de l\’environnement. \ »Avant le plastique, nous survivions. Aujourd\’hui, il abîme les animaux dans les parcs, les chutes d\’eau, les océans et toutes les créations qui s\’y trouvent\ », a-t-elle déclaré, se réjouissant de la décision des participants à la réunion de demander à l\’hôtel de leur servir de l\’eau dans des verres plutôt que dans des bouteilles en plastique.

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Matobu

Mme Kotamraju a exhorté les jeunes à utiliser leur énergie et leur agilité pour exiger de leurs dirigeants qu\’ils fassent preuve de justice climatique, tout en se faisant les champions du bien-être dans leur environnement. \ »Si vous prenez soin de l\’environnement, il prendra soin de vous\ », a-t-elle déclaré.
Charles Chilufya, un religieux zambien, a exhorté les Africains à veiller à ce que l\’action climatique soit menée au niveau local.\ »L\’augmentation du financement de la lutte contre le changement climatique est importante, mais ne doit pas être le seul objectif. Des vies sont en danger. Nous devons respecter davantage la dignité humaine et celle des autres créations, et faire preuve de compassion pour stimuler l\’action\ », a-t-il déclaré.
Jessica Mwali, une jeune Zambienne, a demandé aux chefs religieux de faire en sorte que l\’Afrique soit reconnue comme un cas à part, afin de mettre un terme à l\’idée que le continent se voit prêter de l\’argent pour relever les défis du changement climatique. \ »L\’argent devrait être versé à l\’Afrique sous la forme de subventions, et non de prêts\ », a-t-elle déclaré.
Un religieux ougandais nommé Matobu a demandé aux participants d\’être de bons intendants des créations de Dieu. \ »Tout comme les humains, les arbres pleurent et l\’environnement est également fatigué. Nous devons intégrer des enseignements qui encouragent à traiter la création de Dieu comme il l\’a ordonné\ », a-t-il déclaré.
Il a appelé les jeunes à s\’exprimer haut et fort sur les questions climatiques et à s\’emparer de l\’espace qui leur revient pour proposer des solutions. \ »Nous n\’avons pas besoin du soutien de l\’Occident pour apprendre à nos concitoyens à bien traiter l\’environnement\ », a-t-il déclaré.
À la fin de la réunion, Sheikh Lethome a donné aux participants des pistes de réflexion : \ »Nous ne pouvons pas aller au paradis sans préparer une meilleure place sur terre. Vous devez traiter l\’environnement correctement pour mériter votre place au paradis\ ».




Agenda Climatique: Le Ministre Kenyan de l\’Environnement compte sur l\’engagement du groupe des négociateurs africains sur le changement climatique

Le secrétaire du Cabinet kenyan chargé de l\’environnement, du changement climatique et des forêts est convaincu d’une chose, le Groupe des Négociateurs Africains sur le Changement Climatique est indispensable pour la lutte contre les effets des changements climatiques en Afrique. Soipan Tuya, a la certitude, que  le Groupe des Négociateurs Africains sur le Changement Climatique (GNACC) va renforcer son rôle d\’organe consultatif technique auprès des décideurs politiques concernant les processus multilatéraux sur le changement climatique.

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Le Président du Groupe des Négociateurs Africains

S\’exprimant, lorsqu\’elle s\’est adressée aux principaux coordinateurs du Groupe des Négociateurs Africains à Nairobi, au Kenya, avant le Sommet africain sur le climat (ACS), l\’honneur est revenu à Madame Tuya, de mettre l’accent sur l\’importance du groupe dans tous les processus climatiques en cours à tous les niveaux. De ce fait, Soipan Tuya, le secrétaire du Cabinet kenyan chargé de l\’environnement, du changement climatique et des forêts, a encouragé ce dernier à rester déterminé dans son travail et à veiller à ce que l\’Afrique tire le meilleur parti des processus multilatéraux sur le climat.

De Friday Phiri

En appréciant la présence de Groupe des Négociateurs Africains sur le Changement Climatique à Nairobi, le secrétaire du Cabinet kenyan chargé de l\’environnement, du changement climatique et des forêts, Soipan Tuya a déclaré, «Il est gratifiant de constater que vous avez choisi de tenir votre réunion à Nairobi afin d\’être disponible pour soutenir le Sommet africain sur le climat », «En tant que Groupe, vous êtes le début et à la fin dans ces processus. Nous apprécions votre expertise technique et votre travail dans les processus multilatéraux sur le climat. Votre rôle au sein du Comité des Chefs d’Etats et de Gouvernements Africains sur les Changements Climatiques (CAHOSCC) et tout le soutien solide que vous nous apportez en tant que décideurs politiques sont vitaux et ne peuvent être sous-estimés».

L\’ACS, qui sera co-organisé par le Kenya et la Commission de l\’Union africaine (CUA) à Nairobi du 4 au 6 septembre 2023, se tiendra sous le thème : « Croissance verte et financement climatique pour l\’Afrique et le monde ». La réunion est envisagée pour garantir que la voix de l’Afrique soit renforcée à l’échelle mondiale et intégrée dans les forums internationaux existants, tels que l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), sans oublier, entre autres, les processus du G7/G20 et la COP 28. Le sommet se tiendra parallèlement à la Semaine africaine du climat (4-8 septembre 2023), un événement annuel dirigé par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) visant à promouvoir des actions permettant de rectifier le cap et d\’atteindre les buts et objectifs de l\’Accord de Paris.

La réunion devrait rassembler des dirigeants d’Afrique et d’ailleurs ; les partenaires de développement; les organisations intergouvernementales; secteur privé; le milieu universitaire; les organisations de la société civile; les femmes et les jeunes pour concevoir et catalyser des actions et des solutions pour le changement climatique en Afrique en fournissant une plate-forme de discussions sur le lien entre le changement climatique, la réalité du développement de l’Afrique et la nécessité de faire pression pour un investissement accru dans l’action climatique à l’échelle mondiale, et en particulier en Afrique.

« En tant qu’Africains, nous reconnaissons l’importance de tous les processus en cours, mais nous sommes à un point où nous devons chercher des moyens supplémentaires de nous soutenir pour répondre aux aspirations économiques souhaitées dans le contexte de la crise climatique. Nous devons intensifier nos actions et repenser notre réflexion sur la manière de relever ce défi auquel nous sommes confrontés », a fait observer Madame Tuya. Cette dernière a précisé que le sommet n\’avait pas pour objectif de remplacer les processus multilatéraux en cours sur le climat, mais plutôt de renforcer la participation de l\’Afrique en tant qu\’acteur clé et de montrer que malgré la vulnérabilité du continent aux impacts du changement climatique, il existe d\’immenses opportunités d\’investissement et de croissance que le monde doit reconnaître.

« Nous contribuons très peu mais sommes les plus touchés. Cependant, le sommet est là pour montrer que malgré notre vulnérabilité, nous disposons d’immenses opportunités d’investissement et de croissance que le monde doit reconnaître. Le sommet n’est pas là pour remplacer le Groupe des Négociateurs Africains sur le Changement Climatique ou tout autre processus multilatéral sur le climat. Le sommet ne peut pas avoir lieu sans cette institution, car elle est essentiel dans les processus climatiques. Soyez assuré de votre rôle et de votre expertise continus dans ces processus », a conclu Madame Tuya.

Et le président du Groupe des Négociateurs Africains, Ephraim Mwepya Shitima, a promis le soutien indéfectible de son groupe au sommet et aux résultats attendus, au moment où  le groupe se prépare pour la COP28. « Nous restons à votre disposition en tant qu\’experts; nous restons attachés à la cause de l’Afrique dans ces processus », a déclaré Monsieur Shitima.

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Une Vue d\’ensemble

Les attentes primordiales du sommet

L’Afrique est considérée comme le continent du futur. En tant que continent le plus jeune et à l’urbanisation la plus rapide, avec une population qui devrait doubler pour atteindre 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, l’Afrique dispose d’un immense potentiel en matière d’énergie propre, de terres arables, de minéraux essentiels et de ressources naturelles. Pendant ce temps, le continent fait déjà preuve d\’une forte dynamique en matière de croissance verte, il doit capitaliser sur cette dynamique existante en mettant en œuvre un programme de croissance verte holistique qui tire parti de ses vastes ressources, et en obtenant un financement climatique adapté aux besoins de l\’Afrique en vue de réaliser ses ambitions de croissance.

Le potentiel des énergies renouvelables de l’Afrique sera cinquante fois supérieur à la demande mondiale d’électricité prévue en 2040. Cependant, les énergies renouvelables représentent 10 % du mix de production d’électricité et seulement 20% de la capacité totale de production d’électricité installée en Afrique. Ainsi,  l\’Afrique abrite 30 à 40 % des minéraux de la planète, y compris ceux nécessaires à la transition vers les énergies vertes et aux batteries (par exemple, plus de 40 % des réserves mondiales de cobalt, de manganèse et de platine), le continent a peu à montrer en termes de d’énergie propre et de mobilité.

De même, l’Afrique possède 60 % des terres arables non cultivées de la planète, qui, lorsqu’elles sont exploitées de manière durable, peuvent aider le monde à atteindre la sécurité alimentaire, le continent étant un importateur incontournable de nourriture. Le sommet cherche donc à répondre à la nécessité pour l’Afrique de changer de stratégie dans la lutte contre le changement climatique en optant pour un programme de croissance exploitant les opportunités qui existent pour la transformation économique.




CIA Consulting Group annonce une augmentation de capital de 40 Millions FCFA pour financer la création de Nouveaux Moulins d\’Afrique

La Société de Coopération pour l’Investissement en Afrique (CIA Consulting Group) ouvre le capital de création de l’Usine NOUVEAUX MOULINS D\’AFRIQUE pour la production de la farine panifiable à base de manioc. Achetez vos parts sociales aujourd’hui et faites partie des propriétaires de l’Usine NOUVEAUX MOULINS D\’AFRIQUE. Renseignez-vous au +229 40 47 00 07 41 28 84 87 Email: ciaconsultingroup@gmail.com

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En effet, la CIA GROUP, société multiservices opérant dans les secteurs de l\’AGRICULTURE et de l\’IMMOBILIER-CONSTRUCTION, a récemment pris une décision significative lors de l\’Assemblée générale du 3 Août 2023. Les Associés ont autorisé une augmentation de capital social de 40 000 000 FCFA en numéraire pour soutenir la création de l\’usine NOUVEAUX MOULINS D\’AFRIQUE et stimuler le développement de ses activités.

Augmentation de capital pour stimuler le développement

Cette augmentation de capital, réalisée par Appel Public à l\’Investissement, consiste en l\’émission de 170 nouvelles Parts Sociales dématérialisées de catégorie B à droit de vote simple. Chacune de ces Parts Sociales a une valeur nominale de 100 000 FCFA, pour un montant total de 17 000 000 FCFA.

Les Associés, conscients de l\’importance de cette étape, ont fixé le prix de l\’offre à 125 000 FCFA par action nouvelle. Le maintien du Droit Préférentiel de Souscription (DPS) à titre irréductible est également assuré au profit des anciens Associés.

Création de nouveaux Moulins d\’Afrique pour réaliser des objectifs ambitieux

L\’objectif principal de cette augmentation de capital est de créer l\’usine NOUVEAUX MOULINS D\’AFRIQUE et de soutenir le développement de son activité. Les investissements nécessaires pour atteindre ces objectifs ont conduit à la fixation du prix de l\’offre en fonction de la croissance globale de la CIA GROUP.

La CIA GROUP, en tant que chef de file de cette opération, invite toutes les personnes physiques et morales intéressées à contacter la société pour obtenir des informations complémentaires.

Cette augmentation de capital, conforme à la législation en vigueur dans l\’espace UEMOA, renforce la CIA GROUP dans sa quête de développement et de croissance économique.

Megan Valère SOSSOU




Bertin Nahum, le génie africain qui révolutionne la chirurgie avec son Dernier Robot, Epione

Dans le monde de la médecine et de la technologie, le nom de Bertin Nahum résonne comme une symphonie d\’innovation et de dévouement à améliorer la vie des patients. Originaire du Bénin et né à Dakar, Nahum a conquis le monde avec sa dernière création, le robot Epione, une merveille de précision médicale qui révolutionne la manière dont les chirurgiens abordent le cancer du foie.

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Cet entrepreneur visionnaire est déjà célèbre pour avoir donné naissance à Rosa, un robot qui a transformé la chirurgie du cerveau en un domaine d\’excellence. Mais Nahum n\’a pas marqué une pause dans sa quête pour repousser les limites de la médecine. Cette année, il a une fois de plus ébloui le monde avec Epione, un robot qui promet de changer la donne dans la lutte contre le cancer du foie.

Medtech SAS, la société fondée par Nahum en 2002, a été le laboratoire de ses rêves et le berceau de ces créations révolutionnaires. Dans son esprit, les robots sont bien plus que de simples machines ; ce sont des alliés précieux des chirurgiens, les aidant à accomplir leurs tâches avec une efficacité et une précision exceptionnelles.

L\’aventure de Nahum dans le domaine des robots chirurgicaux a débuté avec BRIGIT™, un dispositif qui a changé la donne en chirurgie orthopédique. BRIGIT™ a offert aux médecins un soutien mécanique inestimable pour effectuer des coupes osseuses précises. Son innovation n\’est pas passée inaperçue, car Zimmer Inc, le géant mondial de la chirurgie orthopédique, a rapidement reconnu son potentiel et a acquis les brevets de Medtech en 2006.

Mais Nahum n\’a pas arrêté sa quête de perfectionnement là. En 2010, il a donné naissance à ROSA™, un robot révolutionnaire doté d\’un bras robotisé qui assiste les chirurgiens dans les opérations cérébrales délicates. ROSA™ est devenu synonyme de convivialité et de précision, et il est aujourd\’hui utilisé dans des hôpitaux du monde entier pour la chirurgie du cerveau.

Avec Epione, Nahum prouve une fois de plus qu\’il est un génie africain de la science. Ce robot innovant permet aux chirurgiens de cibler avec une précision extrême les cancers du foie, offrant ainsi de nouvelles perspectives de traitement pour les patients du monde entier. Son dévouement à l\’innovation médicale ne connaît pas de limites, et il continue d\’inspirer la prochaine génération de scientifiques africains.

Le monde peut à juste titre s\’incliner devant Bertin Nahum, un véritable Afrogenius de la science, dont les créations changent la vie et apportent de l\’espoir là où il n\’y en avait que peu. Son parcours est un rappel poignant que l\’excellence n\’a pas de frontières et que les esprits brillants peuvent naître de n\’importe où pour apporter des changements durables dans le monde.

Megan Valère SOSSOU