Grand-Popo et Athiémè : Une Caravane pour la justice climatique et l’intégration de l\’Adaptation Basée sur l\’Écosystème dans les Plans de Développement Communaux

Le 14 et 15 novembre 2023, les villes de Grand-Popo et Athiémè ont accueilli une initiative majeure visant à sensibiliser et plaider en faveur de l\’intégration de l\’Adaptation basée sur l\’Écosystème (AbE) dans les Plans de Développement Communaux (PDC). Organisée dans le cadre du projet BENKADI, cette caravane de sensibilisation a été coordonnée et animée par l\’ONG JVE BENIN, mandatée par le Projet BENKADI.

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L\’objectif de cette caravane était de donner une voix aux communautés locales, mobiliser les acteurs locaux et sensibiliser sur l\’importance cruciale d\’intégrer l\’AbE dans les PDC, renforçant ainsi la résilience face aux changements climatiques et promouvant la durabilité environnementale.

À Grand-Popo et Athiémè, une cinquantaine de participants issus de divers secteurs ont activement participé à cette caravane, scandant des chants et des slogans tels que \ »AbE PDC\ » pour rythmer le parcours jusqu\’à la mairie, lieu symbolique où le plaidoyer a pris toute son ampleur. La déclaration de plaidoyer des communautés a été remise aux autorités municipales.

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Dans la commune d\’Athiémè, le Secrétaire Exécutif a officiellement reçu la déclaration, exprimant chaleureusement son engagement à prendre en compte les préoccupations de la communauté. À Grand-Popo, c\’est le Chef du Service Environnement qui a pris la déclaration, affirmant l\’engagement de la mairie à intégrer les préoccupations communautaires.

Les engagements pris par les autorités municipales portent sur l\’intégration de l\’AbE dans les PDC, le développement et la mise en œuvre des politiques locales favorisant les pratiques d\’AbE, ainsi que la promotion de la durabilité environnementale.

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À la fin de cette initiative, plusieurs résultats concrets ont été obtenus, dont un fort engagement communautaire, une influence sur les décideurs locaux pour l\’inclusion de stratégies AbE dans les PDC, et le renforcement de la résilience communautaire face aux changements climatiques.

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Cette caravane a clairement fait entendre la voix des communautés et a eu un impact positif sur les décideurs locaux. Les résultats obtenus démontrent que la mobilisation communautaire est une force catalysatrice pour promouvoir des politiques locales adaptatives et durables. Les engagements des autorités locales et la participation active des communautés marquent une avancée significative vers la création de communautés plus résilientes et durables face aux défis environnementaux.




Gestion post-adoption de la contraception: Le CERRHUD lance un dispositif innovant à Allada

Du 27 au 30 novembre 2023, une campagne de sensibilisation sur la gestion saine post adoption de la  contraception  se déroule dans la commune d\’Allada. Cette activité fait partie d\’un dispositif de suivi instauré par le Centre de Recherche en Reproduction Humaine et en Démographie (CERRHUD), en partenariat avec l\’UNFPA, ABPF, et le bureau de la Zone sanitaire Allada, Toffo et Zè.

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Sensibilisation

Sous la paillote du Centre de Santé de Sékou, dans la commune d\’Allada, une trentaine de femmes sont concentrées à suivre une communication. Ce mardi, Gisèle H. sage-femme en service au Cerrhud, aborde l\’importance de la planification familiale pour l\’épanouissement des couples. \ »Nous aspirons à une harmonie dans les foyers, les familles et la communauté. Pour cela, le couple doit bien planifier le nombre d\’enfants qu\’il souhaite, au moment voulu\ », explique-t-elle. 

Après avoir détaillé la procédure d\’adoption d\’une méthode contraceptive, elle communique un numéro de téléphone, le 55 33 96 96, que les femmes peuvent appeler pour obtenir un soutien sûr et apaisant concernant toute préoccupation liée à la planification familiale après adoption. \ »Il vous suffit de bipper, nous vous rappellerons pour vous orienter et vous assurer une prise en charge efficace\ », rassure Gisèle H.

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\ »Bipé-mi, Après la Planification familiale, je t\’écoute\ »

Le mot d\’ordre est ainsi lancé, tant à Sékou que dans  les autres arrondissements de la commune. Cette initiative, mise en œuvre par le Cerrhud en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), l\’ABPF et le bureau de la zone sanitaire Allada Toffo et Zè vise l\’utilisation sûre des  méthodes contraceptives. 

\ » Après l\’adoption d\’une méthode de planification, le dispositif offre une écoute attentive, pour répondre à vos préoccupations et vous aider à maintenir une bonne harmonie avec votre corps, avec votre famille et avec votre entourage. Cette écoute attentive est confidentielle et basée sur les principes du secret médical. Elle s\’appuie sur une cellule d\’écoute formée qui implique des agents de santé et des assistants sociaux, avec la possibilité de mobiliser si besoin, l\’appui des juristes, des officiers de police, des ONGs et des autorités politico-administratives\ », déclare le Directeur exécutif.

Ainsi, jusqu\’au 30 novembre, des équipes seront déployées dans les marchés, les centres de santé, les centres de promotion sociale et autres lieux publics. Les groupements de femmes et les conducteurs de taxi-motos sont aussi sensibilisés sur ce dispositif. Les capacités des prestataires de soins de la commune d\’Allada ont par ailleurs déjà été renforcées.

\ »Sur le terrain, nous constatons une attention du public au message, ce qui démontre l\’importance du sujet pour la population montre le besoin d\’écoute. Nous espérons que maintenant qu\’ils sont informés sur la gestion post-adoption et la disponibilité d\’un centre d\’écoute, ils pourront massivement recourir au 55 33 96 96 pour être orientés en cas d\’inquiétude après l\’adoption\ », mentionne Dr Gottfried A. , Coordonnateur des activités.Allada pourra donc prouver que faire des choix éclairés et bénéficier d\’un suivi efficace garantit des vies épanouies.




Projet BENKADI : Pêcheurs et agriculteurs s’engagent pour une Gestion Durable des Terres et des Ressources en Eau

Les communautés agricoles et de pêche de Grand-Popo et Athiémè ont été aguerries au cours des sessions de formation tenues, les 14 et 15 novembre 2023. Il s’agit d’une série d’ateliers de formation, organisé par l\’ONG JVE BENIN, dans le cadre du Projet BENKADI. L’objectif est de renforcer les capacités adaptatives des associations de pêcheurs et d\’agriculteurs, en mettant l\’accent sur la Gestion Durable des Terres (GDT) et la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).

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Formation à Grand Popo

Les sessions interactives à Grand-Popo et Athiémè ont réuni des acteurs variés, notamment des pêcheurs, des mareyeuses, des maraîchers, des producteurs de plantain, de maïs et de riz. Les deux axes majeurs de la formation, la GDT et la GIRE, ont été présentés de manière à susciter un vif intérêt, favorisant ainsi l\’apprentissage de solutions et de bonnes pratiques.

L\’approche participative a été privilégiée pour impliquer au maximum les participants, suscitant un intérêt accru et facilitant l\’échange de connaissances. À l\’issue de l\’atelier, les associations de pêcheurs et d\’agriculteurs ont pris des engagements concrets, démontrant leur volonté d\’adopter des pratiques durables.

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Formation à Athiémé

Chantal MESSAN, secrétaire de l\’Association des Femmes Mareyeuses de NONVILONLON, témoigne que c\’est une première pour elle d\’acquérir ces compétences. Elle envisage de les appliquer pour optimiser ses pratiques agricoles et accroître son autonomie tout en renforçant sa résilience face aux changements climatiques. « L’eau et la terre sont au cœur de nos activités. Grâce à cette formation, nous avons une idée de comment utiliser efficacement ces ressources pour une agriculture durable » a souligné Gaétan AMOUZOUN, Président de l\’Association du Riz EVOLUA.

De même, Ghislaine TEYI, Trésorière de l\’Union Communale des Coopératives des Maraîchers \ »La Lumière\ » (UCCM \ »La Lumière\ »), exprime sa satisfaction d\’avoir suivi cette formation. Elle est convaincue que cela lui fournira les moyens d\’augmenter la productivité de ses produits tout en réduisant les impacts environnementaux.

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Enfin, les agriculteurs se sont engagés à promouvoir la conservation de l\’eau, à adopter des pratiques agricoles durables et à sensibiliser leur communauté aux enjeux environnementaux. De leur côté, les pêcheurs ont pris l\’engagement d\’adopter des pratiques de pêche respectueuses de l\’écosystème, évitant la surpêche et la destruction des habitants marins, tout en partageant leurs connaissances pour promouvoir des pratiques durables au sein de la communauté.

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Les résultats de la formation sont manifestes, avec un nombre élevé de participants et un intérêt vif témoignant de l\’impact positif de l\’initiative. Les associations sont désormais mieux outillées pour faire face aux enjeux environnementaux, renforçant ainsi la résilience des communautés agricoles et de pêche. La collaboration renforcée entre les pêcheurs et les agriculteurs ouvre ainsi la voie à une synergie d’action face aux défis environnementaux et climatiques pour des communautés plus résilientes et durables.

Megan Valère SOSSOU




GREEN KIDS À COTONOU : L\’ONG ATINSSA ÉCLAIRE LA CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE DES ENFANTS

Ils étaient nombreux à répondre présents à l\’appel de l\’ONG ATINSSA et de ses partenaires pour participer au Green Kids ce samedi 25 novembre 2023 à Cotonou. Ces enfants épris de la protection de l\’environnement ont passé une journée ludique et pédagogique en faveur de la protection de l\’environnement. Il s\’agit du Green Kids, une initiative de l\’ONG Atinssa en partenariat avec l\’ONG Havre de Paix et l\’Association humanitaire Verre d\’Eau Fraiche.

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Photo de famille / Green Kids

L\’événement a été honoré par la présence du duo dynamique, Cynthia Hégron et Anas Seko, membres de l\’association ATINSSA, du jeune animateur communautaire Pothin Adanvessi, et d\’une représentante de l\’ONG Havre de Paix. Tous ont été chaleureusement accueillis par les membres de l\’Association humanitaire Verre d\’Eau Fraiche et les enfants participants.

Dès le début, l\’enthousiasme des enfants était palpable alors qu\’ils créaient des groupes de jeux et désignaient leurs capitaines d\’équipe. Les activités qui ont suivi ont inclus la sensibilisation à la gestion des déchets, le jeu Atinssa Quiz, le jeu sur la culture du \ »jeter par terre\ », et enfin, le ramassage de déchets.

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La sensibilisation à la gestion des déchets a constitué le fondement de la journée, offrant aux enfants une compréhension approfondie des systèmes de gestion des déchets, du tri, et de l\’importance cruciale des poubelles. Chaque équipe, munie de feuilles et de stylos, a pris des notes pour le jeu \ »Atinssa Quiz\ ». Ces équipes ont collaboré pour mettre en pratique les connaissances acquises, le jeu animé par Pothin Adanvessi offrant un moment d\’apprentissage dynamique où la rapidité et la précision étaient récompensées.

Un autre jeu, axé sur la culture du \ »jeter par terre\ », a permis aux enfants d\’expérimenter concrètement l\’importance de l\’utilisation des poubelles pour une gestion responsable des déchets. Les yeux bandés et munis de sacs poubelles, ils ont souligné le rôle individuel dans la préservation de l\’environnement.

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La dernière activité a été le ramassage des déchets, où les enfants ont trié les déchets plastiques, électriques et organiques dans leur rue, prenant ainsi une action concrète pour comprendre et réduire la pollution environnementale.

Cette journée mémorable initiée par l\’ONG ATINSSA s\’est conclue par des notes de satisfaction de Cynthia Hégron d\’ATINSSA, de la représentante de l\’ONG Havre de Paix, et du président de l\’Association humanitaire Verre d\’Eau Fraiche.

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Cette expérience exceptionnelle avec les enfants témoigne que la sensibilisation environnementale peut être une aventure à la fois ludique et éducative. En collaboration avec ses partenaires, l\’ONG ATINSSA a réaffirmé son engagement à continuer d\’inspirer les jeunes générations à prendre des mesures concrètes pour un avenir plus durable.

Megan Valère SOSSOU




FESTISOL 2023 : l\’ONG Save Our Planet sensibilise à la préservation des semences locales

La préservation des semences locales revêt une importance cruciale pour garantir la diversité génétique des cultures et la souveraineté alimentaire des communautés. L\’ONG Save Our Planet, consciente de cet enjeu, a organisé, à l\’occasion de l\’édition 2023 du Festival des Solidarités (FESTISOL), une sensibilisation grand public sur la nécessité de préserver les semences locales pour renforcer la souveraineté alimentaire.

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Vue d\’ensemble Festisol 2023 / ONG Save Our Planet

Tenue le samedi 18 novembre 2023 à l\’École Nationale Supérieure des Biosciences, Biotechnologies Appliquées (ENSBBA) de Dassa-Zoumé, cette activité a permis de sensibiliser les enfants, les adolescents, les étudiants, les agriculteurs et tout autre acteur du monde agricole sur l\’importance des semences locales dans le renforcement de la souveraineté alimentaire.

En prenant la parole, avant de présenter sa communication, Megan Valère SOSSOU, Directeur Exécutif de l\’ONG Save Our Planet, a salué la présence effective des participants invités à cette séance. Occasion pour lui de présenter aux participants l\’ONG qu\’il dirige, ses objectifs, mission et vision.

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Communication Megan Valère SOSSOU

Dans sa communication, Megan Valère SOSSOU a montré aux participants l\’importance de préserver les semences locales pour renforcer la souveraineté alimentaire. Il dénonce la volonté des multinationales d\’imposer aux agriculteurs des pays sous-développés les semences industrialisées dites améliorées, qui sont généralement non reproductibles. « On met en place des brevets qui refusent aux agriculteurs la possibilité de prélever leurs semences dans leurs propres récoltes et leur interdisent les échanges. Les agriculteurs sont ainsi mis hors du circuit de création et de production de nouvelles variétés », a-t-il dénoncé.

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Pour le communicateur, les semences locales sont la base de la création de nouvelles espèces et de nouvelles variétés, et doivent être, à ce titre, préservé. Les semences locales sont un immense trésor que nous avons reçu de nos parents qui l\’on reçut eux aussi des leurs, a-t-il laissé entendre.

Face aux enjeux liés à la préservation des semences locales, les participants ont été invités à s\’engager dans la lutte pour la préservation de ces semences, afin de leur garantir la place qui est la leur dans le système agricole au Bénin, car la préservation des semences locales peut aider à protéger les droits des agriculteurs locaux et à promouvoir une agriculture durable et équitable, a conclu Megan Valère SOSSOU.

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Table ronde/Etudiants

Il faut noter que des échanges débat ont également eu lieu au cours de cette sensibilisation grand public, où quatre jeunes étudiants débatteurs, Abel DEHOUEGNON, Luxe HOUNDIN, Evans ALLOGNON et Florentin SOGLONOU, ont partagé avec le public leurs connaissances et expériences sur les méthodes et techniques de conservation des semences locales, les opportunités qui s\’offrent aux jeunes en matière de lutte pour la préservation des semences locales, de même que les contraintes qui limitent l\’engagement des jeunes à mener efficacement la lutte pour la préservation des semences locales.

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Prestation culturelle

L\’effectivité de cette activité de sensibilisation est un pari gagné pour l\’ONG Save Our Planet à travers les membres de la Coordination Centre, qui se sont mobilisés pour la réussite de l\’événement.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Projet Benkadi: le Bénin actualise son dossier MAB UNESCO en intégrant de nouveaux sites

Du 7 au 9 novembre 2023 à Lokossa, une étape cruciale a été franchie pour la préservation de la biodiversité au Bénin, avec la validation des plans d\’aménagement et de gestion de neuf nouveaux sites, dont ceux du Mono et de la basse vallée de l\’Ouémé. Cet événement d\’envergure, fruit d\’un travail méticuleux mené par un groupe de consultants sous l\’égide de MAB UNESCO, du CENAGREF et du Projet Benkadi, marque une avancée significative dans la promotion de pratiques durables de gestion des réserves naturelles.

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L\’intégration de ces neuf nouveaux sites dans le dossier MAB UNESCO souligne l\’engagement continu du Bénin envers la préservation de sa richesse naturelle et de sa biodiversité exceptionnelle. Les acteurs impliqués dans ce processus ont consacré des efforts considérables pour assurer la conformité des plans d\’aménagement et de gestion aux normes rigoureuses établies par MAB UNESCO.

La signature des documents afférents par les communautés de gestion des nouveaux sites atteste de leur accord formel, établissant ainsi une base solide pour une collaboration efficace dans la mise en œuvre des mesures de conservation.

Cet événement a été rendu possible grâce à la coopération étroite entre MAB UNESCO, le CENAGREF et le Projet Benkadi. Ces partenaires ont travaillé main dans la main pour élaborer des plans d\’action concrets pour les réserves du Mono et de la basse vallée de l’Ouémé.

Megan Valère SOSSOU

Pour plus d’information, suivez ce reportage de la cellule de communication du Projet Benkadi ici




Urgence médicale en Afrique subsaharienne : Des lacunes criantes dans l\’accès aux soins chirurgicaux appellent à une action immédiate

Une évaluation approfondie menée en 2022 dans 601 hôpitaux de district de 32 pays d\’Afrique subsaharienne a révélé des lacunes et des disparités alarmantes dans l\’accès aux soins chirurgicaux, obstétriques et anesthésiques. Les domaines examinés comprenaient l\’infrastructure, les ressources humaines, la prestation de services, la gestion de l\’information, les finances, la gouvernance et le leadership.

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Les résultats de l\’étude, présentés lors du symposium international le 6 mai 2022, soulignent une situation préoccupante nécessitant une action immédiate. Parmi les conclusions les plus frappantes :

– 75 % des pays ne disposent pas de Plan National de Chirurgie, Obstétrique et Anesthésie ;

– La densité de professionnels de la santé spécialistes est de 1,36 pour 100 000 habitants ;

– Un hôpital de district sur quatre manque d\’eau et d\’électricité, et seulement un sur vingt-cinq a une connexion internet ;

– 70 % des pays n\’ont pas de système d\’assurance maladie universelle efficace ;

– 70,1 % des hôpitaux de district n\’ont pas de salle d\’opération dédiée à la chirurgie infantile ;

– Seulement 26,3 % des hôpitaux de district peuvent fournir une transfusion sanguine dans les deux heures suivant la demande.

Ces résultats mettent en lumière la vulnérabilité des systèmes de santé en Afrique subsaharienne, avec la chirurgie comme composante particulièrement négligée malgré les avancées médicales récentes. Dr Pierre M\’PELÉ, Coordinateur de l\’équipe scientifique, a souligné l\’importance de l\’action politique pour remédier à cette situation.

L\’Initiative Chirurgie Afrique 2030 a été lancée pour mobiliser des investissements et des actions coordonnées en vue d\’améliorer l\’accès aux soins chirurgicaux, obstétriques et d\’anesthésie. Cette initiative se concentre sur la mise en œuvre de la Déclaration de Dakar et de son Plan d\’action régional 2022-2030, avec un objectif clair d\’atteindre la couverture sanitaire universelle d\’ici 2030.

Les gouvernements africains et leurs populations sont appelés à jouer un rôle clé dans ces efforts, notamment en améliorant l\’accès à des soins chirurgicaux de qualité pour tous. Le Collège Ouest-Africain des Chirurgiens, Mercy Ships, et le Bureau régional de l\’OMS pour l\’Afrique sont parmi les partenaires clés dans cette initiative.

Plusieurs partenaires internationaux ont apporté leur soutien technique et financier à l\’évaluation de base et se sont engagés à continuer leur soutien dans la mise en œuvre de la Déclaration de Dakar et de son Plan d\’action régional 2022-2030.

Face au défi pressant, l\’Initiative Chirurgie Afrique 2030 appelle à une coordination accrue des partenaires, au suivi des progrès conformément à l\’évaluation de base de 2022, et à un engagement continu pour améliorer l\’accès aux soins chirurgicaux, obstétriques et d\’anesthésie en Afrique subsaharienne.

Le communiqué de presse est à téléchargé ici COMMUNIQUE DE PRESSE

L\’intégralité du communiqué de presse est à lire ici

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Projet SE WADEDJI BOGAN : Savalou désormais mieux informé sur la vaccination

La pandémie de la COVID-19 a laissé des cicatrices profondes à travers le monde, tant en termes de vies humaines perdues que d\’impacts économiques dévastateurs. Les tentatives de contenir la propagation du virus ont conduit au développement de vaccins, bien que l\’acceptation universelle de ces derniers demeure un défi. Des informations erronées circulant dans l\’opinion publique ont semé le doute quant à la sécurité des vaccins, engendrant une psychose qui persiste jusqu\’à ce jour. Cette méfiance envers la vaccination se reflète également au Bénin, et plus particulièrement dans la commune de Savalou, où les taux de vaccination demeurent insatisfaisants.

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Dans le cadre du concours \ »Stop fakes news, tous vaccinés, tous sauvés\ », les jeunes U-reporters de l\’ONG Save Our Planet ont lancé officiellement le projet SE WADEDJI BOGAN à Savalou le samedi 18 novembre 2023. Ce projet vise à sensibiliser la population sur l\’importance de la vaccination et à contrer les fausses informations liées à la COVID-19.

La salle de réunion de l\’arrondissement Aga a été le lieu choisi pour le lancement officiel du projet SE WADEDJI BOGAN à Savalou. Cette initiative a été suivie d\’une campagne de sensibilisation à l’importance de la vaccination et la lutte contre les fausses informations, déployée à Savalou Centre et à Savalou Ouest (Tchetti) les 18 et 19 novembre 2023. L\’objectif principal était d\’informer la population sur l\’importance de la vaccination, de démystifier les rumeurs entourant la COVID-19 et de partager des outils et techniques de vérification des fausses informations.

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Sensibilisation à Savalou Centre

De nombreux habitants, qu\’ils soient élèves, enseignants ou artisans, ont participé activement à ces séances. Certains ont partagé leurs préoccupations initiales quant à la vaccination, mettant en lumière les craintes de risques potentiels pour la santé après la vaccination. Générose DJAHOTO, participant à Tchetti, a témoigné : \ »Au départ, j’ai hésité, j’ai même refusé carrément que je ne ferai pas la vaccination. Il a fallu d’abord que mon papa aille se faire vacciner, avant que moi-même je ne prenne la décision de le faire.\ » Abel HOUNNOU, un autre participant, a ajouté : \ »Par exemple, moi, le jour de la vaccination, ma maman m’appelait et me disait de ne pas me faire vacciner.\ »

Megan Valère Sossou, lors de sa communication, a souligné l\’importance cruciale de la vaccination et a partagé des techniques de vérification des fausses informations liées à la COVID-19. Il a également mis en avant la nécessité de poursuivre les vaccinations de routine, englobant diverses maladies aussi dangereuses que la COVID-19. Les participants, désormais mieux informés, expriment leur soulagement quant à la vaccination et soulignent l\’importance de la vérification constante des informations pour éviter de contribuer à la désinformation.

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Sensibilisation à Tchetti

Mirabelle ADJI, participante à Savalou Centre, a déclaré : \ »Je suis fière d’avoir participé au projet SE WADEDJI BOGAN. Je suis contente des informations qu’on m’a données à propos de la vaccination. J’en parlerai avec mes amis\ ». Thierry DADEGNON a promis : \ »Avec tout ce que j’ai entendu aujourd’hui, je vais pouvoir sensibiliser mon entourage que c’est bon de se faire vacciner et d’être vigilant par rapport aux fausses informations.\ »

Les participants, munis de leurs attestations de participation, ont exprimé leur gratitude à l\’ONG Save Our Planet d\’avoir choisi la commune de Savalou pour cette initiative.

Il est à rappeler que le projet SE WADEDJI BOGAN bénéficie du soutien de l\’Unicef Bénin et de l\’Ambassade de la France au Bénin avec pour objectif de lutter contre la désinformation en sensibilisant la population sur l\’importance de la vaccination et la lutte contre les fausses informations.

Venanace Ayebo TOSSOUKPE




Préparation de la COP28: les jeunes, OSC, négociateurs et acteurs étatiques s’activent

La menace croissante du changement climatique, mise en lumière par le récent rapport du GIEC, pousse les acteurs du Bénin à se mobiliser en vue de la COP 28 qui se tiendra à Dubaï. L\’importance cruciale de cette conférence annuelle réside dans la nécessité de trouver des solutions aux défis majeurs tels que l\’augmentation du niveau de la mer, les inondations fréquentes, et la sécheresse, qui ont des répercussions dévastatrices sur des secteurs vitaux comme l\’agriculture, l\’eau, et les économies locales.

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Photo Pré COP 28 du Bénin

Sous la houlette du Ministère du Cadre de Vie, par le biais de la Direction Générale de l\’Environnement et du Climat, et avec le soutien de la Plateforme des Acteurs de la Société Civile au Bénin (PASCIB) via son projet Benkadi, l\’atelier national de préparation du Bénin à la COP 28 s\’est déroulé du 17 au 18 novembre 2023 à Ouidah. Cette initiative a réuni divers acteurs, tels que des représentants de la société civile, des négociateurs, des jeunes engagés, et des acteurs étatiques.

Aurélien ATIDEGLA, Président de la PASCIB, a souligné l\’importance cruciale de la COP pour le Bénin et la société civile. Il a affirmé que ce processus vise à unir les positions de toutes les parties en vue de concrétiser l\’effort national de lutte contre le changement climatique. Il a également souligné l\’importance de la participation de la société civile, régie par des lignes directrices bien définies, et a exprimé l\’espoir que celle-ci pourra définir des contributions significatives pour assurer le suivi des communautés locales. Il a salué l\’engagement du gouvernement en faveur du renforcement de la gouvernance participative de l\’environnement au Bénin.

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Wilfried MONGAZI BIAO, Point focal Changement climatique de la Direction Générale de l\’Environnement et du Climat, a souligné la nécessité de définir les grandes priorités pour l\’Afrique lors de cette conférence. Il a mentionné des thèmes clés tels que les pertes et préjudices, l\’atténuation, les mécanismes et l\’autorité, l\’Accord de Paris, et la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau local. Il a appelé à des orientations nationales couvrant ces questions cruciales pour assurer une participation fructueuse du Bénin à la COP 28.

Maximin DJONDO, Coordinateur National de Pro Environnement, a souligné l\’importance de concilier les attentes des différentes parties pour garantir une représentation informée et efficace de la société civile. Il a souligné la nécessité de rendre compte de manière exhaustive des résultats des échanges aux autorités béninoises et à la société civile.

En tant que jeune délégué pour la COP 28, Anas Seko considère cette occasion comme une chance exceptionnelle de comprendre les enjeux entourant les COP et d\’adopter les attitudes nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.

Les discussions au cours de cette rencontre ont couvert divers aspects, tels que les négociations sur l\’atténuation, l\’adaptation, les financements, les pertes et préjudices, l\’état des discussions et les perspectives de l\’article 6 de l\’Accord de Paris. L\’évaluation des besoins en technologie, le transfert de technologie, la contribution des OSC à la COP 28, la participation des jeunes, et l\’organisation de la délégation béninoise ont également été abordés, sans oublier la restitution du Sommet de Nairobi.

La mobilisation de la PASCIB et l\’engagement des différents acteurs témoignent de la détermination du Bénin à jouer un rôle actif dans la lutte mondiale contre le changement climatique lors de la COP 28 à Dubaï. La collaboration entre les secteurs publics et privé, les jeunes et la société civile est essentielle pour trouver des solutions durables aux défis climatiques pressants.

Abalo TOWANOU




Dialogue ouvert à Parakou : les acteurs échangent pour la résilience climatique

L\’ONG Save Our Planet, en collaboration avec Open Dialogue International et le Journal Santé Environnement, a organisé un dialogue ouvert des plus pertinents le samedi 04 novembre 2023 à son annexe à Parakou. Cet événement a réuni un panel diversifié d\’experts, de citoyens engagés, et d\’agriculteurs passionnés pour discuter des impacts des changements climatiques au Bénin et dans de nombreux autres pays africains.

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Vue d\’ensemble

Le débat animé par le Journaliste, Venance Ayébo TOSSOUKPE, a été le lieu d\’échanges fructueux, mettant en lumière les défis que les agriculteurs affrontent silencieusement en raison des extrêmes climatiques. Les participants ont identifié diverses stratégies de résilience, adaptées à leurs réalités locales, soulignant l\’importance de solutions contextualisées.

Tous les intervenants, experts, citoyens et agriculteurs, ont unanimement reconnu que les phénomènes climatiques extrêmes sont largement attribuables aux activités humaines.

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Les panélistes

Augustin Accompli Sovegnon, agriculteur et technicien en agroforesterie, a souligné l\’importance cruciale de l\’information et de la formation des agriculteurs. Il a abordé des aspects pratiques tels que la mise à disposition des semences à cycle court, la valorisation des bas-fonds, et le réajustement du calendrier agricole. Selon lui, l\’éducation et la formation joueront un rôle clé dans l\’adaptation des agriculteurs aux nouvelles réalités climatiques.

Marie Reine Houndjo, figure éminente dans la lutte contre les changements climatiques, a mis en avant la nécessité de tenir compte des réalités locales des communautés lors de la mise en œuvre des mesures de résilience. Elle a insisté sur l\’intégration des opinions et des besoins des communautés par les décideurs et les organismes pour garantir l\’efficacité des solutions proposées.

En analysant les résultats scientifiques de nombreuses études, Marcel Adigbegnon a pointé du doigt la responsabilité des pays développés dans la situation actuelle, appelant à une justice climatique mondiale. Selon lui, l\’adoption de pratiques agricoles durables offre une lueur d\’espoir pour renverser la tendance.

Si Marcel Adigbegnon a averti des conséquences d\’une modernisation accrue de l\’agriculture dans la prochaine décennie, Marie Reine Houndjo a mis en garde contre les effets continus des changements climatiques sans des mesures appropriées. Augustin Accompli Sovegnon partage ce point de vue tout en maintenant un esprit optimiste.

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Une partie des participants

Notons que la rencontre, organisée en version hybride, a attiré une trentaine de participants en ligne et en présentiel. Leurs préoccupations et idées ont enrichi les discussions, soulignant l\’importance de l\’engagement communautaire dans la lutte contre les changements climatiques.

Cet événement s\’inscrit dans le contexte actuel où le monde se prépare pour les échanges à la COP 28 à Dubaï. Il témoigne de la nécessité d\’une collaboration internationale Nord-Sud pour inverser la tendance climatique et préparer les communautés à un avenir plus durable.

En mobilisant un éventail diversifié d\’acteurs, l\’ONG Save Our Planet continue de jouer un rôle crucial dans la sensibilisation et l\’action concrète pour un avenir plus résilient face aux changements climatiques.

Megan Valère SOSSOU