Mise en œuvre efficace des Plans d\’Aménagement et de Gestion des Réserves de Biosphères de l’Ouémé: Un mémorandum d’engagement signé

Le Projet Benkadi a rassemblé à l’hôtel « Les oliviers de Porto-Novo », du mardi 20 au mercredi 21 février 2024, plus d’une cinquantaine d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) des Réserves de Biosphères de l’Ouémé. À l\’issue de 48 heures d\’échanges, un mémorandum d’engagement a été signé par les participants pour une gestion efficace des réserves.

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Photo des participants

L’objectif de la formation a été atteint, s’est réjoui le Chef Projet Benkadi, M. Sagbo Damien Djodjo Kouton, à la fin de l’atelier. Car, il visait essentiellement à contribuer à la mise en œuvre efficace des PAG des Réserves de Biosphères de l’Ouémé et du Mono, et l’étape de l’Ouémé venait d’être franchie. La signature du mémorandum est pour lui, le gage de l’engagement commun pour la sauvegarde des réserves. Le Maire de la Commune de Zogbodomè, M. David Towèdjè, qui a ouvert les travaux, avait félicité tous les participants pour leur disponibilité et les avait invités à travailler avec assiduité pour contribuer effectivement à la préservation du capital environnemental, objet de leur atelier.

De manière concrète, les parties prenantes des Associations Communautaires de Conservation de la Biodiversité (ACCB), des ONG intervenant dans la région, les Mairies, les Cellules Communales des Ministères en charge de l’agriculture et du cadre de vie, et les partenaires de mise en œuvre du projet Benkadi sont tous repartis mieux aguerris. Car, la gouvernance des Réserves et la cartographie des acteurs ; le Cadre institutionnel proposé pour la mise en œuvre du PAG ; et les rôles et implications spécifiques de chaque catégorie d’acteurs dans le PAG, ont été entre autres les thèmes de renforcement de capacités des participants. Chacun étant désormais capable d’expliquer ses rôles et responsabilités dans la mise en œuvre des PAG, ces parties prenantes peuvent appliquer les principaux outils de la Gouvernance participative dans la mise en œuvre des PAG.

Il est à rappeler que le projet Benkadi, mis en œuvre par la Plateforme des Acteurs de la Société Civile au Bénin (PASCiB), a accompagné, tout au long de l’année 2023, le processus d’actualisation du Plan d’Aménagement et de Gestion (PAG) aussi bien pour la Réserve de Biosphère de l’Ouémé que pour celle du Mono. Ces PAG élaborés ont été validés par les différentes parties prenantes courant novembre 2023. C’est donc pour l’effectivité et l’efficacité de la mise en œuvre de ces plans actualisés et validés que l’atelier de formation a été organisé.

Les deux Aires Marines Protégées (AMP) du Bénin (Bouche du Roy et Donaten) faisant partie intégrante des Réserves de Biosphères de l’Ouémé et du Mono, bénéficieront aussi d’une meilleure gestion. Les principaux outils de la gouvernance participative (dialogue multi-acteurs, participation citoyenne, redevabilité, etc.) ayant été bien développés au cours de l’atelier. L’Étape du Mono est prévue pour les 27 et 28 février à Grand-Popo.

Cell Com/Benkadi




Emplois verts au Cameroun: IASTCA propulse des techniciens en énergie renouvelable sur le marché de l\’emploi et pour l’auto-emploi

Dans une initiative conjointe avec l\’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER), l\’Ingenium Academy of Science and Technologies of Central Africa (IASTCA) a mis sa toute première promotion de techniciens en énergie renouvelable sur le marché de l\’emploi et de l\’auto-emploi.

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Intervention du Président de l\’ACER

La cérémonie s\’est déroulée le 21 février 2024 au campus annexe de NKOMKANA, en présence de parents et d\’amis, où les étudiants de la première promotion ont brillamment soutenu leurs mémoires de fin de formation après 12 mois d\’un programme intensif mêlant théorie et pratique.

Le président de l\’ACER, Gérard NTCHOUABIA a exprimé sa satisfaction quant aux compétences professionnelles des étudiants de cette première promotion, soulignant le rôle de l\’IASTCA en tant que bras de formation du consortium ACER avec des ancrages implications internationales.

Le président du jury, Hervé Landry KEMEDY, a salué le professionnalisme des étudiants, mettant en avant leur capacité à réaliser des travaux de grande qualité dans des délais restreints.

Les lauréats ont exprimé leur joie et leur gratitude envers l\’IASTCA pour leur avoir permis d\’acquérir des compétences précieuses dans le domaine des énergies renouvelables, les rendant ainsi opérationnels sur le terrain.

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Loic OLINGA en pleine présentation

Ces jeunes techniciens sont impatients d\’intégrer le monde du travail, avec des aspirations variées allant de la création d\’entreprises à la poursuite d\’études pour rester à la pointe de la technologie.

Loïc OLINGA est lauréat. Il apprécie : « C’est un sentiment de joie et de satisfaction après avoir soutenu car dès le départ quand je ne connaissais pas encore IASTCA, je ne savais pas ce qu’on appelle le biogaz, ni les énergies renouvelables. Aujourd’hui grâce à IASTCA, j’ai pu me former et je suis déjà apte. Je peux déjà être opérationnel sur le terrain »

Pour son camarade Essono Anguissa Christopha, lauréat : « Je ne suis pas encore à mes limites. La technologie ne cesse de croître du coup il faut continuer d’étudier pour être à jour. »

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Ange Boris NGONO en pleine présentation

Ange Boris NGONO, lauréat, a exprimé : « Je compte continuer à travailler. Ce que j’ai fait n’est que le début et j’espère ouvrir une grande entreprise pour créer des emplois. »

Le major de la promotion, Messanga FOUDA Germain, a souligné l\’importance de cette reconnaissance qui l\’encourage à redoubler d\’efforts. À l’en croire, l’aventure n’est pas encore terminée. Lui qui travaille déjà sur un projet avec ses camarades espère voir ses camarades et lui-même devenir de futurs entrepreneurs prospères dans le secteur des énergies renouvelables.

NKAPKO TOGUEM Hervé est le Directeur de l\’IASTCA. Il a exprimé sa satisfaction quant à la préparation de ses étudiants pour l\’auto-emploi parce que, justifie-t-il, c’était le but de la fondation de l’école. « Il est question pour nous de changer le paradigme, de former des jeunes qui peuvent s’auto-employer ou avoir des capacités pour être directement employés. »Tous les regards sont désormais tournés vers la seconde promotion, avec l\’espoir de voir émerger de nouveaux talents et entrepreneurs dans le domaine des énergies renouvelables dès l\’année prochaine.

Megan Valère SOSSOU




Accès à l’énergie au Cameroun : Le Président de l\’ACER conduit une délégation d\’entreprises au Ministère de l’Eau et de l’Énergie

En marge du 3e Salon International sur les Énergies Renouvelables, inscrit dans le cadre prestigieux de PROMOTE 2024, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a accueilli une délégation de chefs d’entreprises nationales et internationales, conduite par le Président de l’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables, Gérard NTCHOUABIA. La rencontre, tenue dans la salle de conférence du ministère, a été l\’occasion d\’échanges fructueux sur les enjeux énergétiques du Cameroun.

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Audience ACER / Entreprises avec le ministre

Le ministre a exprimé sa gratitude envers l’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER) pour son leadership diplomatique dans la mobilisation des partenaires pour la promotion des énergies renouvelables. Dans ses propos préliminaires, il a souligné la nécessité impérieuse d\’accroître la capacité de production en mégawatts. Il a également salué les efforts des partenaires présents, soulignant que la solution pour répondre aux besoins énergétiques des ménages et des zones rurales réside dans les énergies renouvelables.

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Remise de trophée et de tableau d\’honneur au ministre

À l\’issue de ces échanges constructifs, une série de protocoles d\’accord ont été signés entre l\’État du Cameroun et les entreprises représentées. Ces accords marquent une avancée significative dans la promotion des énergies renouvelables et soulignent l\’engagement mutuel en faveur d\’une transition énergétique durable.

En reconnaissance de ses efforts continus et de son dévouement dans le secteur de l\’énergie, le président de l\’ACER a remis au ministre de l’Eau et de l’Énergie le trophée des Awards sur les Énergies Renouvelables 2024 ainsi qu\’un tableau d\’honneur, symbolisant l\’importance des partenariats et des actions concertées pour relever les défis énergétiques du Cameroun.

Cette rencontre témoigne de l\’engagement de l’Association camerounaise pour les Énergies renouvelables (ACER) du gouvernement camerounais en faveur du développement des énergies renouvelables et de sa volonté de collaborer étroitement avec le secteur privé pour assurer un avenir énergétique durable et inclusif pour tous.

Megan Valère SOSSOU




Une alliance stratégique pour l\’électrification rurale au Cameroun : EDF et upOwa unissent leurs forces

C\’est dans l\’élégance feutrée de l\’Hôtel Hilton de Yaoundé que s\’est scellée une alliance prometteuse. EDF (Electricité De France), géant mondial de l\’énergie décarbonée, et upOwa, éminent fournisseur de kits solaires domestiques, ont annoncé leur partenariat pour propulser le développement des solutions d\’énergie bas carbone en zone rurale au Cameroun.

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Photo de l\’alliance Edf et upOwa

Pour Loic Descamps, PDG d\’upOwa, cette collaboration marque un tournant majeur : \ »Cette alliance promet de renforcer considérablement notre capacité à répondre aux besoins énergétiques croissants au Cameroun et à encourager activement l\’adoption des énergies renouvelables dans la région. Nous sommes convaincus que cette alliance fructueuse ouvrira la voie à des initiatives novatrices et durables pour contribuer positivement au secteur énergétique local.\ »

Cette vision est partagée par EDF, comme l\’explique Olivier Fesquet, directeur général de la filiale camerounaise du groupe : \ »Le Cameroun est un pays d\’intérêt pour EDF dans lequel nous nous positionnons d\’ores et déjà comme un partenaire privilégié du secteur électrique pour contribuer au développement de la production d\’électricité. Ce nouvel investissement vient renforcer notre ancrage déjà fort, permettant ainsi de se rapprocher de l\’objectif d\’apporter des solutions bas carbone à toutes les populations.\ »

L\’annonce officielle de cette collaboration s\’est déroulée devant un parterre d\’experts du domaine énergétique, en présence remarquée du ministre de l\’Eau et de l\’Énergie ainsi que de son homologue du Travail et de la Sécurité Sociale. Pour le ministre de l\’Eau et de l\’Énergie, ce partenariat stratégique entre EDF et upOwa intervient à point nommé pour répondre aux besoins énergétiques croissants en zone rurale à travers des dispositions innovantes axées sur la conservation du froid, la cuisson décarbonée et l\’accès à Internet dans les régions éloignées.

L\’objectif de cette alliance est également de soutenir l\’expansion et la pérennité de la start-up upOwa, qui ambitionne, d\’ici cinq ans, de fournir de l\’énergie hors réseau (off-grid) à plus d\’un million de personnes au Cameroun. Ce pays affiche un taux d\’accès à l\’électricité d\’environ 71%, mais avec d\’énormes disparités entre les zones urbaines et rurales, où il est seulement d\’environ 40%, selon les données du ministère de l\’Énergie.

Xavier Rouland, Directeur Off Grid à la Direction Internationale d\’EDF, souligne : \ »EDF accroît sa présence au Cameroun et se rapproche de son objectif de connecter 1 million de foyers d\’ici 2030 par le biais de solutions off-grid en Afrique.\ »

La collaboration entre EDF et upOwa ouvre ainsi une nouvelle ère pour l\’accès à l\’électricité en zone rurale au Cameroun, offrant des perspectives concrètes pour un développement durable.

Megan Valère SOSSOU




Cameroun / Promote 2024 : Un tremplin majeur pour le développement économique en Afrique

Le coup d\’envoi de la foire commerciale pour la 9e édition de Promote a retenti le lundi 19 février 2024 au Palais des Congrès de Yaoundé. Ce salon international des affaires, des PME et du partenariat, qui se tient chaque deux ans, réunit cette année plus de 1000 entreprises nationales et étrangères. L\’objectif est d’offrir aux entreprises une plateforme propice pour saisir de nouvelles opportunités d\’affaires, établir des partenariats stratégiques, accéder plus facilement aux marchés internationaux et appréhender les dynamiques économiques des 8 zones économiques du continent africain.

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Photo des officiels au lancement de la foire commerciale

L\’inauguration officielle de Promote 2024 a été présidée par le ministre du Commerce, représentant du Premier Ministre, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui a rappelé le rôle de leadership joué par le Cameroun dans la promotion des entreprises, contribuant ainsi au renforcement de l\’économie en Afrique Centrale.

Sous le thème central de « Secteur privé, évolution et transformation structurelle de nos économies », ce salon international voit la participation active d\’entreprises aussi bien camerounaises qu\’étrangères, venues exposer leurs produits et valoriser leur expertise.

Parmi ces acteurs majeurs présents à cette rencontre internationale se trouve l\’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables, accompagnée de ses entreprises membres et qui se distingue en proposant des solutions innovantes pour l\’efficacité énergétique, la gestion durable de l\’eau, la mobilité durable, l\’électrification et la promotion des énergies bas-carbone.

Promote 2024 s\’annonce ainsi comme un carrefour incontournable pour le développement économique régional et continental. Cette manifestation d\’envergure témoigne de la vitalité et de la dynamique du tissu entrepreneurial africain, tout en offrant des perspectives concrètes pour l\’essor des PME et le renforcement des partenariats stratégiques, dans un contexte où l\’innovation et la durabilité sont au cœur des enjeux économiques contemporains.

Megan Valère SOSSOU




Bénin : Vers une meilleure redevabilité dans l\’offre de services de santé sexuelle et reproductive pour les adolescents

Entre juillet et décembre 2021, le Cerrhud et l‘Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers (Belgique) ont mené une étude sur la redevabilité des ONGs et autres intervenants dans l’offre de services de Santé et droits sexuels et reproductifs vis-à-vis des adolescents et des jeunes dans les zones urbaines défavorisées.

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Sensibilisation sur les grossesses non désirées, Crédit Photo: Fulbert Adjimehossou

Dans le cadre de cette étude réalisée dans huit quartiers de Cotonou, les auteurs ont opté pour une approche réaliste. Selon le Dr Sara Van Belle de l’IMT, \ »C\’est une méthodologie de recherche fondée sur le réalisme scientifique\ », précise-t-elle. \ »Elle permet d’évaluer comment le contexte et l’action individuelle et collective interagissent pour façonner les voies causales qui sous-tendent la responsabilité, un domaine trop souvent négligé par la recherche sur la responsabilité\ ».

Selon l’anthropologue de santé publique et chercheur au Cerrhud, Mena K. Agbodjavou, la redevabilité consiste à garantir l’accès aux services, en mettant l’accent sur la qualité des soins et le respect des bénéficiaires. Il explique : \ »Les organisations doivent, entre autres, travailler à prendre en compte les besoins et les attentes des jeunes / adolescents à la base, pour les transférer à des niveaux supérieurs en vue de la prise de décision (réactivité). Elles devront inscrire leurs interventions dans les politiques et plans gouvernementaux (responsabilité) ; réaliser des interventions coplanifiées avec les adolescents (contrôlabilité). Également, dans une logique de redevabilité, elles doivent également rendre compte aux bénéficiaires. C’est une pratique à promouvoir\ ».

La redevabilité pour l’efficacité dans les interventions.

Les résultats de l’étude témoignent d’efforts louables au sein de ces communautés à Cotonou. Mena Agbodjavou mentionne l\’existence d\’un comité local de suivi composé du responsable du Centre de promotion sociale (CPS) de l’arrondissement, du médecin coordonnateur de la zone sanitaire, d’un membre de l’association des parents d’élèves (APE), du délégué des élèves, d’un représentant des leaders religieux et d’un représentant de la mairie. En plus de faciliter les interventions dans les quartiers défavorisés, le comité est mandaté pour s’assurer de la qualité des services fournis à l’endroit des jeunes et des adolescents des zones défavorisées. Ce qui permet de porter un regard sur les aspects négligés de la SDSR dans ces zones.

Cependant, le tabou autour du sexe et de l’identité sexuelle des adolescents semble ne pas faciliter le travail au sein du comité. Des mécanismes ont été identifiés à la suite de l’étude pour favoriser une bonne redevabilité autour de l’offre des services de SDSR.

Il convient de rappeler que cette étude a été financée par le Fonds Flamand de recherche et l’Institut de médecine tropicale de Belgique.

Megan Valère SOSSOU




Accès à l’énergie dans l\’espace CEDEAO: Des avancées vers la durabilité énergétique

En 2013, lors de la 43ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, les États se sont engagés à un accès universel aux services énergétiques propres, abordables et durables pour l’ensemble de leurs populations à l’horizon 2030. Une décennie après et dans un rapport publié en décembre 2023, la Commission de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l\’Afrique de l\’Ouest) dresse un bilan exhaustif des avancées et des défis en matière  d\’énergie au sein de la sous-region ouest-africaine.

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Selon Bayaornibè DABIRE, Directeur de l’Energie et des Mines de la Commission de la CEDEAO, cette publication de la Direction de l\’Energie et des Mines de la CEDEAO présente les chiffres clés sur l\’énergie dans l’espace CEDEAO. L’édition 2023 fournit des données sur l\’approvisionnement, la transformation, la consommation d\’énergie, les échanges d’énergie et les principaux indicateurs environnementaux et de développement durable jusqu’à l’année 2021 a-t-il indiqué.

Ce rapport met en lumière la diversification de l\’approvisionnement énergétique de la CEDEAO. Il s’agit de la biomasse énergie, du pétrole brut et ses dérivés, du gaz naturel, de l\’hydroélectricité, du charbon minéral, du solaire, et d\’autres sources. En 2021, cet approvisionnement est estimé à 145 785 ktep, avec une prédominance écrasante de la biomasse énergie, représentant près de 61% du total, suivi de l\’hydroélectricité à 1,4% et des importations d\’électricité à 0,1%.

Approvisionnement, Production, Transformation et Consommation de l’énergie en Afrique de l’ouest

Entre 2010 et 2021, l\’approvisionnement total en énergie a augmenté de manière significative, passant de 103 199 ktep à 145 785 ktep. La progression la plus remarquable a été observée dans le secteur de l\’énergie solaire photovoltaïque, avec une croissance moyenne annuelle de 48%, permettant une augmentation de la production d\’électricité de 18 GWH à 1 500 GWH en 2021.

En ce qui concerne la production d\’énergie électrique en 2021, le gaz naturel est en tête avec 42%, suivi des produits pétroliers à 37%, de l\’hydroélectricité à 19%, et du solaire photovoltaïque à 1%.

La production de charbon de bois reste significative dans certains pays de la CEDEAO, avec une augmentation observée ces dernières années. La Guinée, le Libéria et le Togo se distinguent en produisant plus de charbon de bois par habitant que les autres pays, avec une moyenne de 52 kg par habitant dans l\’espace CEDEAO.

En ce qui concerne la consommation d\’énergie, les secteurs résidentiel et des transports sont les plus gros consommateurs dans la CEDEAO, tandis que l\’agriculture en est le secteur le moins consommateur.

Accès à l’énergie et défis environnementaux

Entre 2018 et 2021, la part des énergies renouvelables dans la production d\’électricité a augmenté de 3,3% par an, témoignant d\’une tendance positive vers la durabilité énergétique. En termes d\’accès à l\’électricité, certains pays comme le Cap-Vert, le Mali, la Gambie, le Nigéria, le Togo, la Côte d\’Ivoire, le Ghana et le Sénégal se démarquent en offrant un meilleur accès à l\’électricité que d\’autres dans l\’espace CEDEAO.

Le secteur des transports, en particulier le transport routier, demeure la principale source d\’émissions de CO2 dans la CEDEAO, représentant environ 46% des émissions totales. Cette réalité souligne l\’urgence d\’adopter des politiques et des pratiques plus durables pour atténuer l\’impact environnemental de cette sous-région dynamique mais confrontée à des défis énergétiques majeurs.

Sédiko DOUKA, Commissaire chargé des Infrastructures, de l\’énergie et de la digitalisation, Commission de la CEDEAO pense que la décennie entamée est importante car elle doit servir de boussole et permettre de faire les efforts nécessaires pour atteindre les objectifs fixes au regard de l’engagement pris par les Etats pour assurer l’accès à l’énergie de leurs population.

Megan Valère SOSSOU




One Health: le Pr Brama Koné de l\’OMS Afrique appelle à un leadership des pays Africains

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a tenu son rendez-vous habituel d’échange, ce mercredi 14 février 2024. Le Professeur Brama Koné, Responsable du Portefeuille changement climatique et santé au bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique a été l’invité de ce webinaire axé sur le thème : « One Health : Enjeux, défis et perspectives dans un contexte de changement climatique en Afrique ».

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Professeur Brama Koné

Initié au début des années 2000, le concept One Health est une solution à la recrudescence et à l’émergence des maladies infectieuses. Selon le Pr Brama Koné, cette approche transdisciplinaire et multisectorielle est essentielle pour faire face aux maladies à l’interface entre l’homme et l’animal, connues sous le nom de zoonoses. Elle peut aider les États africains à relever les défis de santé actuels a-t-il expliqué avant d’ajouter: \ »Si on veut traiter un problème de santé, il faut au moins un médecin, un sociologue et un environnementaliste.\ »

Dans un contexte de résistance antimicrobienne, le Pr Koné souligne l\’importance d\’adopter le concept One Health. Cette approche répond aux enjeux actuels de lutte contre les maladies zoonotiques, la résistance antimicrobienne et les menaces environnementales sur le continent.

Le Pr Koné appelle les pays africains à jouer un rôle de leader dans l\’adoption de cette approche. \ »La région africaine se trouve être la plus affectée à cause de la pauvreté, du faible niveau de formation, etc. L’Afrique doit jouer le rôle de leader. Nous devons nous approprier le concept One Health en commençant par nous organiser,\ » déclare-t-il.

Il encourage également les pays africains à s\’approprier la convention mise en place par l’OMS, la FAO, le PNUD et l’Organisation Mondiale pour la Santé Animale pour assurer la sécurité alimentaire et sanitaire. \ »Il est important que cette convention soit représentée au niveau basique dans les pays pour relayer les messages de la plateforme quadripartite. Il est important que des systèmes de surveillance soient mis en place pour collecter des informations sanitaires et environnementales,\ » conseille-t-il.

Pour prévenir, détecter et faire face efficacement aux enjeux sanitaires qui surviennent à l’interface entre humains, animaux et environnement en Afrique, il est essentiel d’adopter l\’approche One Health.

Megan Valère SOSSOU




La valorisation de la jacinthe d\’eau à Ganvié : une solution contre la migration des communautés

Ganvié, surnommée la \ »Venise d\’Afrique\ », est une communauté lacustre située sur le lac Nokoué, au nord de Cotonou, au Bénin. Connue pour son cadre unique et ses pirogues en bois, la vie des habitants repose essentiellement sur la pêche, une activité aujourd\’hui menacée par la prolifération de la jacinthe d\’eau. Cette plante aquatique envahissante, originaire d\’Amérique du Sud, compromet la navigation, asphyxie l\’écosystème et réduit considérablement les ressources halieutiques, rendant la survie des communautés locales de plus en plus difficile.

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Navigation fluide sur l\’eau à Ganvié

Face à cette situation critique, l\’Organisation non gouvernementale Jeunesse et Emplois Verts pour une Économie Verte (JEVEV) a mis en place le \ »Projet Route de la Jacinthe d’Eau\ », une initiative innovante qui a non seulement permis de freiner la migration des habitants de Ganvié, mais aussi de transformer un problème environnemental en une opportunité économique.

Lauréat du Prix M4C 2023, ce projet montre comment les défis environnementaux peuvent être relevés lorsque les acteurs locaux, la diaspora et les migrants de retour unissent leurs forces pour mettre en œuvre des solutions écologiques durables. L’initiative valorise la jacinthe d’eau en la transformant en ressources utiles telles que le compost, le biogaz, le charbon et le papier, améliorant ainsi la qualité de l’eau et la gestion des terres tout en créant des emplois verts. Grâce à l\’engagement d’Henri Totin, directeur de JEVEV et expert en économie verte, et de son équipe, cette plante, autrefois perçue comme un fléau, est désormais considérée comme une \ »ressource verte\ ».

La valorisation de la jacinthe a eu des impacts notables. Le compost issu de la plante s’est révélé être un excellent engrais organique, utilisé par plus de 3 550 agriculteurs dans les communes de Bonou, Dangbo et Adjohonu, améliorant ainsi la productivité agricole sans recours aux produits chimiques. De plus, la production de charbon à partir des tiges a permis à 45 % des ménages de la région de remplacer le charbon traditionnel, réduisant ainsi la pression sur les ressources forestières et contribuant à la lutte contre la déforestation.

En plus, plusieurs produits sont conçus à base de la matière première \ »jacinthe d’eau\ » afin de limiter l’impact environnemental et favoriser l’économie circulaire locale dans la communauté de Ganvié grâce au Projet Route de la Jacinthe d\’eau de l\’Ong Jevev

Ce projet a également permis de revitaliser la navigation fluviale sur le lac Nokoué, rendant les déplacements plus sûrs et plus rapides pour les pêcheurs et les habitants de Ganvié. L’impact sur la biodiversité est également significatif : la jacinthe, qui asphyxiait le lac, est aujourd\’hui contrôlée, permettant aux plantes aquatiques indigènes de se régénérer et aux poissons de retrouver leur habitat naturel.

L\’une des clés de la réussite du projet est la formation. JEVEV a formé plus de 1 450 jeunes entrepreneurs verts, ainsi que 240 producteurs, leur permettant de maîtriser les techniques de transformation de la jacinthe. Cette approche permet aux jeunes et aux femmes, principaux bénéficiaires du programme, de trouver des alternatives économiques durables, réduisant ainsi la pression migratoire.

Henri Totin, le pionnier de cette transformation écologique, explique que ce projet est né d’une expérience personnelle douloureuse. \ »Un jour, mon jeune frère a eu un accident en raison du retard causé par la jacinthe d\’eau sur la rivière. Cet événement tragique m’a poussé à trouver une solution\ », raconte-t-il. Depuis lors, Henri et son équipe ont investi dans la recherche et le développement de nouvelles techniques pour exploiter les ressources de la jacinthe d’eau, transformant ainsi un problème environnemental en opportunité.

Le projet de JEVEV illustre l’importance de la coopération communautaire dans la lutte contre les défis environnementaux. Grâce à cette initiative, Ganvié, autrefois menacée par l\’exode rural, connaît aujourd\’hui un renouveau économique et écologique, prouvant que des solutions locales peuvent faire la différence face aux crises mondiales.

Avec le soutien d\’organisations internationales et l’engagement des autorités locales, le \ »Projet Route de la Jacinthe d’Eau\ » continue de tracer la voie vers une gestion durable des ressources naturelles, tout en préservant les moyens de subsistance des communautés riveraines. Ce modèle pourrait servir d\’exemple pour d\’autres régions confrontées à des défis similaires, montrant que la valorisation des ressources naturelles peut être un levier de développement durable et une réponse efficace à la migration forcée.

Megan Valère SOSSOU




Nutrition au Bénin: Voici les meilleures sources de vitamines pour les enfants et les femmes

Le Bénin, riche en diversité culturelle et en ressources naturelles, abrite un trésor souvent sous-estimé : ses aliments nutritifs. Dans un pays où la malnutrition demeure un défi, il est essentiel de mettre en valeur les meilleures sources de vitamines essentielles pour les femmes et les enfants, des couches sensibles de notre société.

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Voici un aperçu d\’alicaments régulièrement présents au Bénin

Le Moringa : Aussi connu sous le nom d’« arbre miracle », le moringa offre une gamme d\’utilisations allant de la racine à la feuille. Riche en vitamines A et C, ainsi qu\’en minéraux tels que le calcium et le potassium, il combat diverses affections telles que le diabète, l’hypertension et les ulcères, tout en préservant les tissus des reins, du cœur et du foie. Cette superaliment se déguste en sauce, en infusion, incorporé à des boissons ou sous forme de préparations pour desserts ou smoothies.

Le Fonio: Traditionnellement cultivé et consommé en Afrique de l’Ouest, le fonio est une céréale appréciée pour son goût délicat. Sans gluten et bénéfique pour la santé, cette céréale résistante à la sécheresse est riche en fer, acides aminés, zinc, magnésium, vitamines B1 et B3, ainsi qu\’en phosphore.

Le Pois Bambara: Cette légumineuse à grains, au goût rappelant celui de l’arachide, est une excellente source de protéines, de méthionine et de sélénium. Résistante et adaptée aux conditions de sécheresse, elle offre des rendements raisonnables même sur des sols peu fertiles, tout en favorisant la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins et l’absorption du zinc.

Le Gombo: Véritable concentré de vitamines, minéraux et nutriments, le gombo est un précieux allié pour la santé. Il régule le cholestérol, favorise la satiété grâce à sa teneur élevée en fibres, renforce le système immunitaire et préserve la santé rénale, en particulier chez les personnes diabétiques. Riche en vitamines A, B et C, ainsi qu\’en zinc, calcium et acide folique, il est recommandé pendant la grossesse.

Le Baobab: Symbole emblématique de l’Afrique, le baobab offre une multitude de bienfaits. Sa pulpe, connue sous le nom de \ »pain de singe\ », est réputée pour ses propriétés antidiarrhéiques, anti-inflammatoires et analgésiques, ainsi que pour sa richesse en calcium, vitamine C, potassium, phosphore et fer. Il constitue un aliment idéal pour prévenir la dénutrition chez les personnes âgées et est très apprécié des femmes enceintes pour ses nombreux micronutriments et antioxydants.

La Patate douce, une culture omniprésente sur le continent, est une source riche en vitamine A, cruciale pour la santé oculaire des enfants et le bien-être des femmes enceintes.

Les Ignames: Riches en vitamine B6, les ignames sont un pilier de l\’alimentation africaine, essentielles pour le développement neurologique des enfants.

Les Noix de cajou: En plus d\’être une collation délicieuse, les noix de cajou fournissent de la vitamine K, bénéfique pour la coagulation sanguine et la santé osseuse.

Le Poisson : Les variétés riches en oméga-3 offrent une source importante de vitamine D, de calcium et de protéines, favorisant ainsi un développement sain chez les enfants.

Ces sources de vitamines essentielles témoignent de la richesse naturelle du Bénin et de son potentiel à nourrir ses populations de manière saine et équilibrée. En intégrant ces aliments nutritifs dans leur alimentation quotidienne, le Bénin peut faire un pas de géant vers une nutrition saine et durable. Le combat de plusieurs programmes et projets de développement dont le Projet CASCADE porté par l\’ASCINB.

Megan Valère SOSSOU