Cancers chez les enfants en Afrique : Des experts sonnent l\’alarme pour des actions urgentes

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a tenu son cinquième webinaire de l’année 2024 le mercredi 27 mars sur la prévalence alarmante du cancer pédiatrique en Afrique de l’Ouest et du Centre. Sous la direction de deux experts, le Docteur Issimouha Dille, Chargée de la lutte contre le Cancer au bureau régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Afrique, et le Professeur Atteby Jean-Jacques, Chef du service d’oncologie pédiatrique à l’hôpital Mère/Enfant de Bingerville en Côte d’Ivoire, ce webinaire a réuni plusieurs journalistes membres du REMAPSEN en Afrique.

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Un enfant aux soins

En lançant les échanges, Madame Sybille Mengué, modératrice du webinaire a rappelé le contexte mondial du cancer pédiatrique, soulignant qu\’aujourd\’hui, plus de 400 000 enfants sont touchés par cette maladie. Des statistiques préoccupantes ont été mises énoncées, démontrant que seulement 3% des cas sont diagnostiqués précocement en Europe et en Amérique du Nord, tandis que ce chiffre grimpe à plus de 50% en Afrique.

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Docteur Issimouha Dille

Dans sa prise de parole, Docteur Dille a dressé un tableau sombre de la situation en Afrique de l’Ouest et du Centre, où seulement un enfant sur cinq bénéficie d\’une prise en charge adéquate, bien en-deçà de l\’objectif fixé à 60% d\’ici 2030 selon les Objectifs du Développement Durable. Alors que 80% des cas sont curables sur le continent, seuls 1 sur 500 enfants atteints de cancer survit en Afrique de l’Ouest et du Centre, avec 90% de ces cas concentrés dans les pays à faible revenu.

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Professeur Atteby Jean-Jacques

Le Professeur Atteby a quant à lui partagé des données alarmantes sur la situation en Côte d\’Ivoire, révélant qu\’entre 200 et 250 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. L\’hôpital Mère/Enfant de Bingerville, qu\’il dirige, traite une grande partie de ces cas, bien que le défi de l\’accès aux équipements et aux médicaments reste préoccupant.

Les experts ont également souligné l\’urgence d\’améliorer la collecte de données et la qualité des registres médicaux en Afrique de l’Ouest et du Centre, un aspect crucial pour un diagnostic précoce et une prise en charge efficace.

En réponse aux questions des journalistes sur les causes, les coûts de traitement et l\’accès aux médicaments, les intervenants ont mis en avant les initiatives de l\’OMS pour renforcer les capacités des pays africains et améliorer l\’accès aux soins pour les enfants atteints de cancer.

Ce webinaire a servi de rappel de l\’urgence d\’agir face à la crise du cancer pédiatrique en Afrique. L\’engagement international et l\’action collective sont indispensables pour garantir un avenir meilleur pour ces enfants et leurs familles.

Il est impératif que les gouvernements, les organisations internationales et la société civile unissent leurs forces pour relever ce défi de santé publique majeur et offrir aux enfants africains une chance de survie et d\’espoir.

Megan Valère SOSSOU




Hygiène dans les toilettes : Les bidets FLB comme une alternative saine et durable

L’évolution du climat mondial exerce une influence profonde sur de nombreux aspects de notre vie quotidienne, y compris sur nos pratiques d’hygiène et d’assainissement. En vue de proposer aux communautés des solutions innovantes pour une hygiène intime optimale, confortable et respectueuse de l’environnement, Amir Azouzi et ses collaborateurs conçoivent des bidets hygiéniques nouvelle génération, consommant moins d’eau et énergétiquement indépendants.

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Amir Azouzi et son produit

Cette initiative dénommée « Fini La Bouteille » se veut être un projet innovant, qui révolutionne les pratiques d’hygiène dans un contexte de changement climatique. Dans un entretien accordé au célèbre média environnemental du Bénin, le Journal Santé Environnement, Amir Azouzi, l’un des principaux responsables de ce projet, partage les motivations et les ambitions de cette initiative innovante.

À l’en croire, l’idée de concevoir les bidets « Fini La Bouteille » (bidets FLB) est partie du constat que le papier toilette utilisé dans les toilettes classiques exige une grande consommation d’eau et induit une forte pression sur les ressources forestières. « Le papier toilette nuit énormément à la planète, étant donné qu’il faut 178 L d’eau pour fabriquer un seul rouleau de papier toilette, et que chaque jour, on abat 24 mille arbres pour fabriquer du papier toilette », a indiqué le concepteur Amir Azouzi. À l’en croire, le projet « Fini La Bouteille » vise à réduire de 80 % la consommation de papier toilette. Il précise qu’en utilisant les bidets FLB, une famille de quatre personnes économise environ 100 euros par an en papier toilette.

En plus d’être autonomes en électricité, les bidets FLB sont moins coûteux et ne nécessitent pas une grande consommation d’eau à l’utilisation. Contrairement à certaines toilettes classiques qui peuvent coûter des milliers d’euros, le bidet FLB est vendu à 70 euros environ, a précisé Amir Azouzi, soulignant le bénéfice économique des produits FLB.

Le bidet FLB : un matériel pratique et inclusif

Amir Azouzi a également souligné le caractère pratique et inclusif des bidets FLB. Avec les bidets FLB, précise-t-il, il suffit juste d’appuyer sur un bouton et le jet d’eau se charge de faire le nettoyage à votre place. Ce qui permet aux personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes et les personnes en situation de handicap, de faire aisément leurs besoins sans aucune assistance. « Nous recevons des messages des utilisateurs, qui témoignent que nous leur avons littéralement changé la vie », a-t-il laissé entendre.

« Fini La Bouteille » : Un état d’esprit, un engagement au profit de la planète

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Amir Azouzi

Au-delà des bidets hygiéniques conçus et commercialisés, le projet « Fini La Bouteille » est activement engagé dans des actions éco-citoyennes à fort impact environnemental. Sur les réseaux sociaux, « Fini La Bouteille » a créé une grosse communauté de milliers de followers, la FLB FAMILY, une communauté impliquée et engagée pour la préservation de la planète. Au Sud du Maroc, « Fini la Bouteille » ambitionne de planter 1 million d’arbres pour lutter contre la désertification, a souligné Amir Azouzi.

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Pour atteindre cet objectif, « Fini La Bouteille » s’est engagé aux côtés de l’association AÏCHA, une association fortement engagée dans la lutte contre la sécheresse et la désertification dans cette région désertique du Maroc. « Pour chaque bidet vendu, nous plantons un arbre dans la région », a précisé Amir Azouzi. Le but étant, à l’en croire, de faire un maximum d’actions de ce genre, pour engager et éduquer la population africaine sur les dangers de la désertification.

« Fini La Bouteille » est donc, au-delà d’un simple concept écologique, une alternative pratique, saine et durable pour le bien-être des communautés et de la planète, dans un contexte où les changements climatiques ont de graves répercussions sur les modes de vie des communautés. Faut-il le préciser, les bidets FLB sont disponibles au Maroc et peuvent être également acquis sur le site Web : https://www.finilabouteillemaroc.com

Merci de prendre le temps d\’écouter la version audio en podcast sur notre Radio en ligne dédiée à la Santé et à l\’Environnement ici

Venance Ayébo TOSSOUKPE




La fièvre de Lassa : une menace endémique en Afrique de l\’Ouest

La fièvre de Lassa, une maladie mortelle causée par le virus Lassa, continue de sévir en Afrique de l\’Ouest, affectant entre 100 000 et 300 000 personnes chaque année, avec un taux de mortalité variant entre 5 000 et 6 000, selon l\’Institut Pasteur. Cette maladie, pour laquelle aucun vaccin n\’est actuellement disponible, représente non seulement un défi majeur en termes de santé publique mais aussi une menace potentielle pour la sécurité, pouvant être utilisée dans des actes de bioterrorisme.

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Le tableau clinique de la fièvre de Lassa est diversifié, allant d\’une infection asymptomatique, présente dans 80% des cas, à une forme hémorragique grave. Les symptômes initiaux incluent fièvre, vomissements, nausées, douleurs abdominales, céphalées, myalgies et asthénie, évoluant parfois vers des complications sévères telles que des saignements et des défaillances d\’organes.

Particulièrement dévastatrice pour les femmes enceintes, la fièvre de Lassa entraîne souvent la mort de la mère et du fœtus. Même parmi les survivants, des séquelles peuvent persister, notamment une surdité, temporaire ou permanente, ainsi que des troubles cardiaques.

Le virus Lassa, endémique dans plusieurs pays d\’Afrique de l\’Ouest, tire son nom de la ville nigériane où il a été identifié pour la première fois en 1969. Principalement transmis par le contact avec les excréments du rongeur Mastomys natalensis, ce virus peut également se propager d\’homme à homme, en particulier dans les environnements hospitaliers.

Selon l\’Institut Pasteur, bien qu\’un traitement antiviral, la ribavirine, soit disponible, son efficacité reste limitée, nécessitant une administration précoce après l\’infection. Des efforts de recherche sont en cours pour développer un vaccin efficace contre la fièvre de Lassa, avec plusieurs candidats prometteurs actuellement à l\’étude. Ces vaccins, basés sur des vecteurs viraux atténués, ont montré une efficacité chez le primate et offrent un espoir pour contrôler cette maladie mortelle à l\’avenir.

Cette maladie continue de poser un défi majeur pour les systèmes de santé en Afrique de l\’Ouest et nécessite une action concertée à la fois dans la recherche de traitements efficaces et dans la mise en œuvre de mesures préventives pour limiter sa propagation.

Megan Valère SOSSOU




Agriculture Durable: JVE Bénin forme des producteurs et productrices à l\’agroécologie à Djougou

Les 15 et 16 mars 2024, la Maison des Jeunes de Djougou a servi de cadre à un atelier de formation dédié aux producteurs et productrices des villages de Sérou, Soubroukou et Barienou, dans la commune de Djougou. Cet événement, axé sur l\’Agroécologie et les pratiques agricoles durables face au climat, a été organisé par l\’ONG JVE Bénin dans le cadre de son projet Djougou Green Resilience, soutenu par le fonds de résilience de l\’ambassade des États-Unis.

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Photo de famille après remise des attestations

L\’objectif principal de ce projet est double : offrir des opportunités économiques durables aux habitants des villages concernés et renforcer la résilience des communautés locales face à l\’insécurité et à l\’extrémisme violent dans la commune de Djougou. L\’atelier a été inauguré par le représentant du Fonds de Résilience de l\’ambassade des États-Unis, Monsieur José De Souza, en présence du Directeur Exécutif de JVE Bénin, M. Carin ATONDE, du premier adjoint au maire de Djougou, Monsieur Djibril Amadou, et du président de l\’union communale des producteurs de Djougou, M. Koriko Soulemane.

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A l\’ouverture de l\’atelier de formation

La formation visait à renforcer les connaissances et les capacités des producteurs et productrices des communautés de Sérou, Soubroukou et Barienou sur les techniques et pratiques agricoles durables, notamment l\’agroécologie et l\’agriculture intelligente face au climat. Les modules de formation, présentés en français et en langues locales Dendi, Yom et Lokpa, étaient interactifs et participatifs, favorisant ainsi un échange riche d\’expériences entre les plus de 75 participants représentant diverses filières agricoles.

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Formateurs et participants en séance

À la clôture de l\’atelier, les participants sont repartis avec des outils concrets pour mettre en pratique les enseignements reçus et transformer leurs exploitations en modèles de durabilité et de résilience. Une phase d\’expérimentation pratique de ces méthodes sera bientôt lancée par JVE Bénin pour assurer un réel transfert de compétences au niveau local en matière d\’Agroécologie.

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Vue d\’ensemble

En somme, ces ateliers de renforcement de capacités marquent une importante étape dans le développement agricole de Djougou, ouvrant la voie à une agriculture plus verte et plus résiliente comme l\’indique le nom du projet \ »Djougou Green Resilience.

Megan Valère SOSSOU




Le Bénin sur la voie du \ »Zéro Palu\ » grâce à l\’engagement des entreprises

Depuis le lancement de la campagne \ »Zéro Palu : les entreprises s’engagent\ » en 2020 par Speak Up Africa, le Bénin a franchi d’importantes étapes dans la lutte contre le paludisme. Les progrès de cette initiative ont été exposés par Franz OKEY, coordinateur national de Speak Up Africa Bénin.

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Echanges entre REMAPSEN et Speak Up Africa

Selon les données présentées, l\’initiative \ »Zéro Palu : les entreprises s’engagent\ » a connu des avancées notables, preuve de l\’engagement sans faille du Bénin dans la lutte contre le paludisme avec la participation active des entreprises. Ces dernières ont non seulement apporté leur soutien financier, mais se sont également pleinement investies dans la sensibilisation, mobilisant fournisseurs, clients et autres parties prenantes à travers le Bénin.

Les résultats obtenus incluent des bonds successifs dans le budget national de lutte contre le paludisme, avec des augmentations significatives entre la période 2020 – 2024. Aussi, faut-il noter la création du fonds Zéro Palu, officialisée en 2023 par un arrêté ministériel, marquant un tournant décisif dans la gestion efficace des ressources dédiées à cette cause vitale.

Le déploiement d\’urnes dans certaines entreprises et pharmacies pour la collecte de fonds, la documentation exhaustive des actions entreprises par divers acteurs, la signature de partenariats tripartites entre Speak Up Africa, le ministère de la santé à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et ECOBANK, ainsi que les impacts positifs des actions menées par les trois champions Zéro Palu au Bénin, sont autant de résultats obtenus de l\’efficacité et de l\’ampleur de cette initiative menée par Speak Up Africa au Bénin.

En outre, la mise à disposition de moustiquaires imprégnées à moindre coût aux populations et le développement d\’un plan national de plaidoyer démontrent l\’engagement continu du Bénin à intensifier ses efforts pour éradiquer le paludisme, à l’image du Cap-Vert qui l’a concrétisé récemment. Ces réussites collectives témoignent de la force de la collaboration entre les secteurs public et privé dans la lutte contre cette maladie endémique, avec des stratégies bien définies.

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Vue d\’ensemble des participants

Rappelons que ce partage d’informations sur les avancées de l’initiative Zéro Palu : Les entreprises s’engagent s’est tenu dans le cadre du rendez-vous du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) au Bénin, qui a eu lieu le vendredi 15 mars 2024 à Cotonou.

Megan Valère SOSSOU




Town Hall On Renewable Energy : Renewable Energy Coalition au Benin et 350.org outillent les jeunes béninois

Des informations, des outils et techniques, ils en ont appris suffisamment dans la matinée du vendredi 15 mars 2024 au cours du Town Hall On Renewable Energy au centre Anouarite de Abomey – Calavi, à l\’initiative du Renewable Energy Coalition Benin et de l’organisation internationale 350.org. Ces jeunes activistes béninois engagés dans la lutte contre les changements climatiques ont eu l\’occasion de rencontrer des professionnels et éminents experts du domaine.

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Vue d\’ensemble des participants

L’objectif, selon Christian HOUNKANNOU, Coordonnateur de 350.org Afrique Francophone, est de débattre de la problématique énergétique en Afrique, avec un accent particulier sur la promotion des énergies renouvelables auprès des jeunes béninois venus de toute l’étendue du territoire.

L’événement a débuté par la projection d\’un court documentaire décrivant un exemple concret de réussite dans la promotion des énergies renouvelables au Ghana. Cette introduction a posé les bases du panel de discussion animé par le journaliste environnementaliste, Megan Valère SOSSOU.

Quatre éminents experts ont pris part à ce débat : Christian HOUNKANNOU, Coordonnateur Afrique Francophone de 350.org, Donald Akoutey, Responsable de recherche à Biogaz Bénin, Henri TOTIN, Directeur Exécutif de l\’ONG JEVEV et Olaodjéwou ODJOUGBELE, Facilitateur CDNs.

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Le Panel de discussion

Ensemble, ils ont répondu à la question fondamentale : comment les énergies renouvelables rendent-elles la vie plus abordable ? Le constat, unanime, est que ces énergies offrent des solutions concrètes en créant des emplois locaux, en réduisant les factures d’électricité et en rendant l\’électricité plus accessible aux populations rurales. Au sujet de la situation au Bénin, les intervenants pensent que des efforts sont engagés dans la dynamique de promouvoir les énergies renouvelables en particulier la mise en place des nouveaux dispositifs règlementaires dans le secteur.

Malgré les progrès réalisés, il est clair que des défis subsistent. Christian HOUNKANNOU souligne que l\’accès véritable aux énergies renouvelables demeure un défi majeur pour de nombreuses populations. Une préoccupation partagée par Henri TOTIN et Donald Akoutey, qui appellent tous à un soutien de l\’État aux initiatives locales, qu\’elles émanent d\’entreprises, d\’ONGs ou de jeunes entrepreneurs dynamiques pour faciliter le développement de ces énergies.

Dans cette perspective, Olaodjéwou ODJOUGBELE a offert des pistes aux participants pour concrétiser leurs initiatives de promotion des énergies renouvelables.

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Les participants en salle

Trois ateliers thématiques ont été animés à la suite de ce panel enrichissant. Il s’agit des ateliers, Energie et Emplois Verts, Journalisme, Conférence des Parties. Les experts ont eu l’occasion de s’entretenir avec les jeunes participants permettant d\’approfondir leurs connaissances sur les différents enjeux de chacune des thématiques en faveur de la promotion des énergies renouvelables.

Le Town Hall On Renewable Energy a été l\’occasion pour les jeunes participants de bénéficier d’informations, d\’expériences partagées et d\’outils pratiques pour poursuivre leur engagement en faveur de la promotion des énergies renouvelables au Bénin.

Constance AGOSSA




Manger de la viande du porc insuffisamment cuite peut mener à des conséquences graves

La viande de porc, un mets apprécié au Bénin pour ses saveurs variées, est au centre d\’une mise en garde. Des cas récents, rapportés par l\’American Journal of Case Reports, révèlent les dangers insoupçonnés de la consommation de la viande de porc insuffisamment cuite. Dans un récent numéro du journal scientifique américain, un cas saisissant a été dévoilé.

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Aux États-Unis, un homme souffrant de migraines chroniques depuis plusieurs mois s\’est présenté aux médecins de Floride. Des imageries médicales ont révélé la présence de kystes dans son cerveau, causés par des larves de ténia. Cette condition, appelée neurocysticercose, entraîne une infection du système nerveux central et peut avoir des conséquences dévastatrices sur la santé.

L\’origine de cette infection, initialement mystérieuse, a été rapidement identifiée. Le patient, interrogé par les médecins, a admis avoir consommé du bacon insuffisamment cuit pendant une grande partie de sa vie. Cette révélation soulève des questions alarmantes sur les pratiques culinaires et l\’hygiène alimentaire, mettant en évidence les risques associés à la consommation de viande de porc mal préparée.

Il est essentiel de comprendre que l\’infection par le ténia peut résulter de diverses sources, notamment la consommation de viande crue, mal cuite ou contaminée, ainsi que l\’ingestion d\’eau contaminée. Ces risques, souvent sous-estimés, nécessitent une sensibilisation accrue et des mesures préventives adéquates.

Ce cas médical alarmant souligne l\’importance cruciale de prendre au sérieux les dangers potentiels associés à la consommation de viande de porc insuffisamment cuite. Les chercheurs appellent à une vigilance renforcée et à une éducation du public sur les bonnes pratiques alimentaires pour prévenir de telles infections graves.

Ces récentes découvertes rappellent aux férus de la viande de porc, l\’importance de la préparation adéquate des aliments et de l\’hygiène alimentaire pour protéger notre santé. Une vive attention à nos habitudes alimentaires peut aider à prévenir des conséquences médicales graves et à assurer un mode de vie sain et équilibré pour tous.

Megan Valère SOSSOU




Innovation énergétique: Réduire la mortalité dans les hôpitaux grâce à l\’énergie solaire

Dans de nombreux établissements de santé des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, l\’accès à un supplément d\’oxygène vital n\’est pas toujours garanti. Cette lacune a conduit à des initiatives innovantes visant à trouver des solutions alternatives, notamment l\’utilisation de l\’énergie solaire pour générer de l\’oxygène de manière autonome.

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Une récente étude menée dans des hôpitaux ruraux ougandais a exploré l\’impact de l\’installation de systèmes d\’oxygène alimentés par l\’énergie solaire sur la mortalité infantile due à l\’hypoxémie.

Entre le 28 juin 2019 et le 30 novembre 2021, 2 409 enfants ont été inclus dans l\’étude menée dans 20 hôpitaux. Après des exclusions appropriées, 2 405 enfants ont été analysés. Parmi eux, 964 enfants ont été recrutés avant la randomisation du site et 1 441 enfants ont été recrutés après. Les résultats sont sans équivoque : il y a eu une réduction significative de la mortalité à 48 heures chez les enfants hypoxémiques après l\’installation des systèmes d\’oxygène solaire.

Selon l\’expert du Shift Project, Mathis Egnell, la production de cet oxygène a nécessité une quantité colossale d\’électricité, générant également d\’importantes émissions de CO2. Une alternative locale, basée sur la technologie PSA, s\’est avérée prometteuse, mais reste tributaire de l\’énergie électrique.

Sur les 104 décès enregistrés pendant la période de l\’étude, 91 sont survenus dans les 48 heures suivant la détection de l\’hypoxémie. Avant la randomisation, la mortalité à 48 heures était de 5,1%, tandis qu\’elle est tombée à 2,9% après. Ce résultat est d\’autant plus remarquable qu\’il y a eu une augmentation spectaculaire de l\’utilisation de l\’oxygène, passant de 50,2% avant la randomisation à 98,8% après.

Les résultats de l\’étude ont également montré une réduction significative du risque relatif de mortalité infantile de 48,7%, avec un nombre de personnes nécessitant un traitement avec de l\’oxygène solaire pour sauver une vie estimé à 45. De plus, aucun événement indésirable lié à l\’intervention n\’a été observé, renforçant ainsi la sécurité de cette approche.

En termes de coût-efficacité, l\’estimation suggère un rapport coût-efficacité de 15 000 F CFA par année de vie ajustée en fonction de l\’incapacité économisée, soulignant ainsi le potentiel de cette solution à la fois pour sauver des vies et économiser des ressources.

Dans un contexte où l\’accès à des traitements aussi fondamentaux que l\’oxygène reste un luxe pour de nombreuses populations, cette recherche démontre comment l\’innovation énergétique peut contribuer à régler un problème sanitaire. Non seulement elle offre une solution pratique et économique, mais elle ouvre également la voie à une décarbonation significative des systèmes de santé, offrant ainsi une résilience énergétique pour les communautés les plus vulnérables.

Financée par Grands Défis Canada et l\’Institut de recherche sur la santé des femmes et des enfants, cette étude contrôlée randomisée offre une lueur d\’espoir dans la lutte contre la mortalité infantile liée à l\’hypoxémie dans les régions à faibles ressources. Ces résultats pourraient servir de modèle pour étendre l\’utilisation de l\’oxygène solaire et ainsi répondre aux défis persistants d\’approvisionnement en oxygène dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Megan Valère SOSSOU




Initiative \ »Zéro Palu! Les entreprises s\’engagent\ » : un modèle de responsabilité sociale des entreprises en Afrique

Le 28 février 2024, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l\’Environnement (REMAPSEN) a organisé un webinaire sur l\’initiative \ »ZERO PALU : LES ENTREPRISES S\’ENGAGENT\ ». L\’événement a permis à M. James Wallen, responsable de l’équipe palu de Speak UP Africa, et à Mme Elisa Debordes, Directrice des Opérations de la Fondation Ecobank, de présenter l\’engagement des entreprises dans la lutte contre cette maladie en Afrique.

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Face aux journalistes d\’Afrique, les deux intervenants ont expliqué le rôle important des entreprises dans cette lutte, souvent perçues comme des entités uniquement intéressées par le profit. Cependant, il est important de comprendre que les entreprises sont également touchées directement et indirectement par le paludisme. Cette maladie affecte les employés, créant des absences au travail et des pertes de productivité, ainsi que les clients, entraînant des réductions d\’épargne et des pertes d\’emploi.

Selon Mme Elisa Debordes, malgré les efforts mondiaux, l\’OMS a enregistré 249 millions de cas de paludisme en 2022, dont 94% en Afrique subsaharienne, entraînant 608 000 décès. Face à cette réalité, M. James Wallen souligne que les bailleurs traditionnels ne sont pas prêts à augmenter massivement leurs contributions, et les gouvernements africains manquent de flexibilité budgétaire pour combler ces lacunes. Ainsi, les entreprises ressentent une responsabilité sociale et souhaitent être parties prenantes de la résolution des problèmes de développement social et économique sur le continent.

Pour répondre à cet appel, les entreprises proposent des solutions scientifiques, cliniques et financières. Cela inclut l\’investissement dans la recherche et le développement de nouveaux outils de lutte contre le paludisme, la fourniture d\’un accès aux traitements et aux moustiquaires imprégnées d’insecticide, ainsi que la mobilisation des ressources financières.

À ce jour, les résultats de l’initiative sont prometteurs : 10 champions engagés, 6 millions de dollars mobilisés en contribution financière et en nature, et la participation de 60 entreprises contributrices.

Dans un contexte où le paludisme reste une menace persistante en Afrique, l\’implication active des entreprises dans la lutte contre cette maladie est indispensable pour atteindre l\’objectif d\’une Afrique sans palu.

Pour rappel, l’initiative \ »Zéro Palu! Les entreprises s\’engagent\ » a été lancée en juillet 2020. Elle vise à mobiliser les entreprises du secteur privé national pour contribuer à l’élimination du paludisme d’ici 2030. Dotée d\’un fonds catalytique de 60 millions de FCFA par pays, fourni par Ecobank, cette initiative s’étend sur une période initiale de mise en œuvre allant de 2020 à 2024.

Megan Valère SOSSOU




La première moto électrique voit le jour au Cameroun: une initiative de Ingénium Sarl

Le paysage automobile camerounais est en pleine mutation avec l\’avènement de la première moto électrique du pays, baptisée \ »Babana 237\ ». L\’annonce de cette innovation a fait sensation sur les réseaux sociaux le lundi 19 février 2023, grâce à une vidéo virale partagée après le lancement de la foire commerciale Promote 2024 à Yaoundé.

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Première moto électrique au Cameroun

À l\’origine de cette avancée technologique, on retrouve la société Ingénium Sarl, spécialisée dans l\’automobile et plus particulièrement dans la motorisation électrique. Cette entreprise, membre de l\’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER), a exposé cette révolution lors de la 9e édition du Salon International de l\’Entreprise, de la PME et du Partenariat, qui s\’est tenu au prestigieux Palais des Congrès de Yaoundé, dans le cadre de Promote 2024.

La moto électrique \ »Babana 237\ », fruit de plusieurs années de réflexion et d\’ingéniosité, incarne l\’esprit novateur de Lucien Feuzeu, promoteur d\’Ingénium Sarl. C\’est en réponse à l\’augmentation constante des coûts des carburants au Cameroun que l\’idée de développer une alternative électrique a germé dans l\’esprit de ce jeune entrepreneur depuis quelques années.

Ce qui distingue cette moto des autres, c\’est non seulement son caractère écologique, mais aussi son ancrage local. En effet, la société Ingénium Sarl s\’est attachée à fabriquer localement la majorité des pièces de cette moto, à l\’exception du châssis, du siège et des pneus, importés. Équipée d\’une batterie rechargeable, la \ »Babana 237\ » peut parcourir jusqu\’à 120 kilomètres en une seule charge, offrant ainsi une solution de mobilité durable et efficace.

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Stand de Ingénium Sarl

Reconnue pour son excellence et son engagement en faveur des énergies renouvelables, Ingénium Sarl a été honorée lors de la cérémonie des Awards de la 3e édition du Salon International sur les Énergies Renouvelables. Cette distinction, décernée dans la catégorie \ » PME innovation exposition pavillon ENR 2024 \ », récompense l\’audace et le potentiel de ce projet qui, à terme, pourrait révolutionner le paysage de la mobilité au Cameroun.

Pour rendre ce dispositif encore plus autonome et écologique, Ingénium Sarl envisage de développer des motos rechargeables grâce à l\’énergie solaire photovoltaïque.

En ce qui concerne la mise sur le marché, les usagers intéressés sont appelés à patienter encore un moment. Lucien Feuzeu : « Nous sommes en train de régler les dernières formalités d’ordres administratif et techniques ». Cette innovation promet déjà de marquer un tournant majeur dans l\’industrie automobile camerounaise.

En outre, il convient de souligner le soutien institutionnel apporté à de telles initiatives, avec notamment la loi de Finances 2024 au Cameroun, qui accorde des abattements significatifs sur les importations de pièces d\’automobiles destinées à la fabrication locale, encourageant ainsi le développement de projets innovants comme celui d\’Ingénium Sarl.

Megan Valère SOSSOU