Innovation énergétique: Réduire la mortalité dans les hôpitaux grâce à l\’énergie solaire

Dans de nombreux établissements de santé des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, l\’accès à un supplément d\’oxygène vital n\’est pas toujours garanti. Cette lacune a conduit à des initiatives innovantes visant à trouver des solutions alternatives, notamment l\’utilisation de l\’énergie solaire pour générer de l\’oxygène de manière autonome.

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Une récente étude menée dans des hôpitaux ruraux ougandais a exploré l\’impact de l\’installation de systèmes d\’oxygène alimentés par l\’énergie solaire sur la mortalité infantile due à l\’hypoxémie.

Entre le 28 juin 2019 et le 30 novembre 2021, 2 409 enfants ont été inclus dans l\’étude menée dans 20 hôpitaux. Après des exclusions appropriées, 2 405 enfants ont été analysés. Parmi eux, 964 enfants ont été recrutés avant la randomisation du site et 1 441 enfants ont été recrutés après. Les résultats sont sans équivoque : il y a eu une réduction significative de la mortalité à 48 heures chez les enfants hypoxémiques après l\’installation des systèmes d\’oxygène solaire.

Selon l\’expert du Shift Project, Mathis Egnell, la production de cet oxygène a nécessité une quantité colossale d\’électricité, générant également d\’importantes émissions de CO2. Une alternative locale, basée sur la technologie PSA, s\’est avérée prometteuse, mais reste tributaire de l\’énergie électrique.

Sur les 104 décès enregistrés pendant la période de l\’étude, 91 sont survenus dans les 48 heures suivant la détection de l\’hypoxémie. Avant la randomisation, la mortalité à 48 heures était de 5,1%, tandis qu\’elle est tombée à 2,9% après. Ce résultat est d\’autant plus remarquable qu\’il y a eu une augmentation spectaculaire de l\’utilisation de l\’oxygène, passant de 50,2% avant la randomisation à 98,8% après.

Les résultats de l\’étude ont également montré une réduction significative du risque relatif de mortalité infantile de 48,7%, avec un nombre de personnes nécessitant un traitement avec de l\’oxygène solaire pour sauver une vie estimé à 45. De plus, aucun événement indésirable lié à l\’intervention n\’a été observé, renforçant ainsi la sécurité de cette approche.

En termes de coût-efficacité, l\’estimation suggère un rapport coût-efficacité de 15 000 F CFA par année de vie ajustée en fonction de l\’incapacité économisée, soulignant ainsi le potentiel de cette solution à la fois pour sauver des vies et économiser des ressources.

Dans un contexte où l\’accès à des traitements aussi fondamentaux que l\’oxygène reste un luxe pour de nombreuses populations, cette recherche démontre comment l\’innovation énergétique peut contribuer à régler un problème sanitaire. Non seulement elle offre une solution pratique et économique, mais elle ouvre également la voie à une décarbonation significative des systèmes de santé, offrant ainsi une résilience énergétique pour les communautés les plus vulnérables.

Financée par Grands Défis Canada et l\’Institut de recherche sur la santé des femmes et des enfants, cette étude contrôlée randomisée offre une lueur d\’espoir dans la lutte contre la mortalité infantile liée à l\’hypoxémie dans les régions à faibles ressources. Ces résultats pourraient servir de modèle pour étendre l\’utilisation de l\’oxygène solaire et ainsi répondre aux défis persistants d\’approvisionnement en oxygène dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Megan Valère SOSSOU




Santé : Tout savoir sur l\’ostéoporose, une maladie insidieuse et peu connue

L\’ostéoporose est une maladie insidieuse et méconnue, qui touche des millions de personnes à travers le monde. Elle est caractérisée par une diminution de la densité osseuse et une détérioration de la structure osseuse, rendant les os fragiles et susceptibles de fractures. Souvent asymptomatique jusqu\’à ce qu\’une fracture survienne, elle est souvent appelée maladie silencieuse.

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Plusieurs facteurs contribuent au développement de l\’ostéoporose, notamment l\’âge, les antécédents familiaux, les hormones, la nutrition et le mode de vie. Selon le Dr. Marie Lambert, rhumatologue, spécialiste des maladies osseuses, les femmes ménopausées et les personnes âgées sont particulièrement à risque en raison des changements hormonaux et de la diminution de l\’activité physique observée chez ces dernières.

\ »Les symptômes de l\’ostéoporose peuvent passer inaperçus jusqu\’à ce qu\’une fracture survienne\ », a déclaré le Dr. Marie Lambert. Cependant, des signes tels que des fractures fréquentes, une diminution de la taille et des douleurs dorsales peuvent alerter sur la survenue du mal. Le Dr. Lambert souligne également l\’importance de la prévention. \ »Il est crucial de reconnaître ces signes précoces et d\’adopter des mesures préventives pour réduire le risque de fractures futures\ », a-t-il souligné.

La prévention de l\’ostéoporose nécessite également d\’adopter un mode de vie sain. Cela inclut un régime riche en calcium et en vitamine D, des exercices physiques réguliers, l\’arrêt de la consommation de tabac, une consommation modérée d\’alcool et des visites régulières chez le médecin pour évaluer la santé osseuse.

Pour le Dr. Marie Lambert, \ »la prévention est la clé\ ». Il conseille de consulter un professionnel de la santé pour évaluer le risque d\’ostéoporose et de discuter des mesures préventives adaptées à sa situation individuelle en cas de nécessité.

L\’ostéoporose peut donc être dévastatrice, mais en comprenant ses causes, ses symptômes et en prenant des mesures préventives, il est possible de réduire son impact sur la vie des victimes.

Elysée HOUNSOU




Initiative \ »Zéro Palu! Les entreprises s\’engagent\ » : un modèle de responsabilité sociale des entreprises en Afrique

Le 28 février 2024, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l\’Environnement (REMAPSEN) a organisé un webinaire sur l\’initiative \ »ZERO PALU : LES ENTREPRISES S\’ENGAGENT\ ». L\’événement a permis à M. James Wallen, responsable de l’équipe palu de Speak UP Africa, et à Mme Elisa Debordes, Directrice des Opérations de la Fondation Ecobank, de présenter l\’engagement des entreprises dans la lutte contre cette maladie en Afrique.

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Face aux journalistes d\’Afrique, les deux intervenants ont expliqué le rôle important des entreprises dans cette lutte, souvent perçues comme des entités uniquement intéressées par le profit. Cependant, il est important de comprendre que les entreprises sont également touchées directement et indirectement par le paludisme. Cette maladie affecte les employés, créant des absences au travail et des pertes de productivité, ainsi que les clients, entraînant des réductions d\’épargne et des pertes d\’emploi.

Selon Mme Elisa Debordes, malgré les efforts mondiaux, l\’OMS a enregistré 249 millions de cas de paludisme en 2022, dont 94% en Afrique subsaharienne, entraînant 608 000 décès. Face à cette réalité, M. James Wallen souligne que les bailleurs traditionnels ne sont pas prêts à augmenter massivement leurs contributions, et les gouvernements africains manquent de flexibilité budgétaire pour combler ces lacunes. Ainsi, les entreprises ressentent une responsabilité sociale et souhaitent être parties prenantes de la résolution des problèmes de développement social et économique sur le continent.

Pour répondre à cet appel, les entreprises proposent des solutions scientifiques, cliniques et financières. Cela inclut l\’investissement dans la recherche et le développement de nouveaux outils de lutte contre le paludisme, la fourniture d\’un accès aux traitements et aux moustiquaires imprégnées d’insecticide, ainsi que la mobilisation des ressources financières.

À ce jour, les résultats de l’initiative sont prometteurs : 10 champions engagés, 6 millions de dollars mobilisés en contribution financière et en nature, et la participation de 60 entreprises contributrices.

Dans un contexte où le paludisme reste une menace persistante en Afrique, l\’implication active des entreprises dans la lutte contre cette maladie est indispensable pour atteindre l\’objectif d\’une Afrique sans palu.

Pour rappel, l’initiative \ »Zéro Palu! Les entreprises s\’engagent\ » a été lancée en juillet 2020. Elle vise à mobiliser les entreprises du secteur privé national pour contribuer à l’élimination du paludisme d’ici 2030. Dotée d\’un fonds catalytique de 60 millions de FCFA par pays, fourni par Ecobank, cette initiative s’étend sur une période initiale de mise en œuvre allant de 2020 à 2024.

Megan Valère SOSSOU




Divagation des bêtes à Parakou : La Cité des Kobourou serait-elle devenue un pâturage ?

En dépit de la LOI N°2018-20 DU 23 AVRIL 2019 portant code pastoral en République du Bénin interdisant la divagation des animaux domestiques sur toute l’étendue du territoire national, le phénomène de la divagation des bêtes semble avoir la peau dure et perdure malgré les multiples sensibilisations et quelques répressions menées par les autorités dans les différentes communes du Bénin.

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De jour comme de nuit, dans les rues de la métropole du septentrion, il n’est pas rare de voir des animaux domestiques prendre d’assaut la voie publique. Un constat que partage Adamou Idrissou Sylla, chef du 2 è arrondissement de Parakou. « Aujourd’hui, les bêtes circulent librement comme les hommes. Vous verrez les porcs, les chiens, les bêtes errer sur la voie comme si elles n’ont pas de propriétaires » déplore-t-il. De nombreux cas d’accident de circulation sont enregistrés à Parakou du fait de la divagation des bêtes. Tel des émancipés du 21 è siècle, ces animaux dont on ne connait jamais les propriétaires, circulent en pleine ville, prennent d’assaut la voie publique et disputent parfois la circulation avec les usagers. Le phénomène a déjà couté la vie à de nombreux citoyens et d’autres en portent encore les séquelles.

N’eut été sa prudence, Achille Tovegnon, soudeur à Kpébié, aurait connu le pire ce matin. Il raconte : « Ce matin, il y a un bœuf qui voulait me terrasser, et si je n’étais pas prudent, il allait me jeter », a-t-il laissé entendre. Mavick Megbehou, lui, est un élève au CEG Guèma à Parakou. Il a été témoin d’un drame et raconte : « On allait à l’école un matin à 7h quand une dame, à moto, a été percutée par un bœuf en divagation. Tombée au sol, celle-ci a été piétinée au ventre par l’animal et en est morte », a-t-il témoigné. Pour son cas, heureusement, Joseph KOUAGOU s’en est sorti vivant, mais il garde encore les séquelles. « J’ai été victime d’un accident causé par une bête. C’est ce qui a laissé cette fracture que vous voyez sur mon front », a laissé entendre Joseph Kouagou, conducteur de taxi-moto.

C’est ainsi que ce phénomène a endeuillé de nombreuses familles, et continue de faire des dégâts dans le rang des populations. A en croire le CA Adamou Idrissou Sylla, la répression sera reprise dans la ville de Parakou. Il invite par ailleurs les détenteurs de bêtes à prendre leur responsabilité.

Il est donc urgent que les autorités de la ville de Parakou relancent sans interruption, sans compromission et sans calculs politiques la répression contre ce phénomène qui ne saurait perdurer. Cela y va de la sécurité des personnes et des biens.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




La première moto électrique voit le jour au Cameroun: une initiative de Ingénium Sarl

Le paysage automobile camerounais est en pleine mutation avec l\’avènement de la première moto électrique du pays, baptisée \ »Babana 237\ ». L\’annonce de cette innovation a fait sensation sur les réseaux sociaux le lundi 19 février 2023, grâce à une vidéo virale partagée après le lancement de la foire commerciale Promote 2024 à Yaoundé.

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Première moto électrique au Cameroun

À l\’origine de cette avancée technologique, on retrouve la société Ingénium Sarl, spécialisée dans l\’automobile et plus particulièrement dans la motorisation électrique. Cette entreprise, membre de l\’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER), a exposé cette révolution lors de la 9e édition du Salon International de l\’Entreprise, de la PME et du Partenariat, qui s\’est tenu au prestigieux Palais des Congrès de Yaoundé, dans le cadre de Promote 2024.

La moto électrique \ »Babana 237\ », fruit de plusieurs années de réflexion et d\’ingéniosité, incarne l\’esprit novateur de Lucien Feuzeu, promoteur d\’Ingénium Sarl. C\’est en réponse à l\’augmentation constante des coûts des carburants au Cameroun que l\’idée de développer une alternative électrique a germé dans l\’esprit de ce jeune entrepreneur depuis quelques années.

Ce qui distingue cette moto des autres, c\’est non seulement son caractère écologique, mais aussi son ancrage local. En effet, la société Ingénium Sarl s\’est attachée à fabriquer localement la majorité des pièces de cette moto, à l\’exception du châssis, du siège et des pneus, importés. Équipée d\’une batterie rechargeable, la \ »Babana 237\ » peut parcourir jusqu\’à 120 kilomètres en une seule charge, offrant ainsi une solution de mobilité durable et efficace.

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Stand de Ingénium Sarl

Reconnue pour son excellence et son engagement en faveur des énergies renouvelables, Ingénium Sarl a été honorée lors de la cérémonie des Awards de la 3e édition du Salon International sur les Énergies Renouvelables. Cette distinction, décernée dans la catégorie \ » PME innovation exposition pavillon ENR 2024 \ », récompense l\’audace et le potentiel de ce projet qui, à terme, pourrait révolutionner le paysage de la mobilité au Cameroun.

Pour rendre ce dispositif encore plus autonome et écologique, Ingénium Sarl envisage de développer des motos rechargeables grâce à l\’énergie solaire photovoltaïque.

En ce qui concerne la mise sur le marché, les usagers intéressés sont appelés à patienter encore un moment. Lucien Feuzeu : « Nous sommes en train de régler les dernières formalités d’ordres administratif et techniques ». Cette innovation promet déjà de marquer un tournant majeur dans l\’industrie automobile camerounaise.

En outre, il convient de souligner le soutien institutionnel apporté à de telles initiatives, avec notamment la loi de Finances 2024 au Cameroun, qui accorde des abattements significatifs sur les importations de pièces d\’automobiles destinées à la fabrication locale, encourageant ainsi le développement de projets innovants comme celui d\’Ingénium Sarl.

Megan Valère SOSSOU




Mise en œuvre efficace des Plans d\’Aménagement et de Gestion des Réserves de Biosphères du Mono: Le mémorandum d’engagement signé

L’hôtel « Bel Azur » de Grand Popo a servi de cadre du mardi 27 au mercredi 28 février 2024 à un atelier organisé par le projet Benkadi. A l’occasion, une cinquantaine d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) des Réserves de Biosphères du Mono ont renforcé leurs capacités pour être plus utiles. La signature d’un mémorandum par les participants pour une gestion efficace des réserves témoigne de leur engagement.

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Vue d\’ensemble des participants

Après l’étape de l’Ouémé, les acteurs qui s’occupent de la mise en œuvre des plans d’Aménagement et de gestion des réserves de biosphères du Mono se sont retrouvés. Désormais ils sont tous engagés pour mieux contribuer à la gestion efficace des PAG et des Aires marines protégées (Amp). La gouvernance des Réserves et la cartographie des acteurs ; le Cadre institutionnel proposé pour la mise en œuvre du PAG ; et les rôles et implications spécifiques de chaque catégorie d’acteurs dans le PAG, ont été abordés pour renforcer les capacités des participants.

A partir de là, les parties prenantes des Associations Communautaires de Conservation de la Biodiversité (ACCB), des ONG intervenant dans la région, les Mairies, les Cellules Communales des Ministères en charge de l’agriculture et du cadre de vie, et les partenaires de mise en œuvre du projet Benkadi sont mieux aguerris pour assumer chacun ses responsabilités. L’identification des problèmes et leurs approches de solutions permettront aux différentes structures de trouver les moyens adéquats pour régler les problèmes sur le terrain. Mais ils doivent travailler en respectant les normes d’association pour être légitimes et  reconnus par les autorités locales. Ceci permettra une bonne collaboration sur le terrain à travers une gouvernance participative et la dynamique de la reddition de comptes aux populations.

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Le maire de la commune de Djakotomey, M. Ulrich Sokégbé peut se réjouir que l’appel lancé à ses pairs à l’ouverture de l’atelier afin d’être assidus pour l’atteinte des objectifs assignés à l’atelier a été entendu. Le Directeur Technique du Cénagref, M. Georges Sossou est reparti aussi satisfait de la réactivité des participants sur les différents sujets abordés.

Encore plus l’est le Chef Projet/Benkadi, M. Sagbo Damien Djodjo Kouton qui  n’a pas manqué d’exprimer son assurance pour les résultats atteints. Il restera à mieux s’organiser sur le terrain pour gérer au mieux les réserves et surtout travailler au respect des normes. Avant de partir, les participants selon les catégories ont apposé leur signature sur le mémorandum d’engagement qui retrace désormais les grandes conclusions qui vont orienter le futur de leurs actions sur le terrain.

Cell Com/Benkadi




Succès retentissant du Salon International sur les Énergies Renouvelables au Cameroun

Pour la troisième fois consécutive, l’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER) a brillamment organisé la troisième édition du Salon International sur les énergies renouvelables au Cameroun, sous le haut patronage du Ministre de l’Eau et de l’Énergie, dans le cadre du prestigieux événement PROMOTE 2024 au Palais des Congrès de Yaoundé. Cet événement de renom a attiré une multitude d\’experts, de décideurs politiques et d\’entreprises, tous réunis autour du thème : « Les énergies renouvelables au Cameroun, Quels enjeux pour ses collectivités territoriales décentralisées ».

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Vue d\’ensemble des participants

L’objectif était de mettre en place un cadre de concertation en vue de formuler des propositions pour assurer une transition énergétique viable à travers les énergies renouvelables au Cameroun. A l’ouverture officielle, Gérard NTCHOUABIA, Président de l’Association Camerounaise des Énergies Renouvelables, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a mis en avant l\’impératif pour les communes de s\’engager dans les énergies renouvelables.

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Gérard NTCHOUABIA, Président de l’Association Camerounaise des Énergies Renouvelables

Il a encouragé les maires à adopter ces nouvelles formes d’énergies pour répondre aux besoins énergétiques de leurs populations. Il y va de l’avenir des générations futures, en particulier celui de la planète, a-t-il laissé entendre.

Nina Netzer, Représentante Résidente de la Fondation Friedrich Ebert au Cameroun, a souligné l\’importance de l\’accord conclu à la COP 21 de Paris, qui a évoqué la nécessité d\’abandonner les énergies combustibles.

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Nina Netzer, Représentante Résidente de la Fondation Friedrich Ebert au Cameroun

Elle a relevé le besoin pressant de promouvoir les énergies renouvelables au Cameroun afin de répondre aux besoins énergétiques encore non satisfaits, et plaidé pour une collaboration inclusive entre la science, la politique et la société civile.

Valérie Nkue, Directeur des Energies Renouvelables et de la Maîtrise de l’Energie au ministère de l’Eau et de l’Énergie, a souligné l’importance de promouvoir les énergies renouvelables, notamment pour les collectivités territoriales décentralisées des zones rurales, où l\’accès au réseau électrique est limité.

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Valérie Nkue, Directeur des Energies Renouvelables et de la Maîtrise

Il a également souligné la facilité de mise en place de petites centrales solaires pour alimenter des villages entiers.

La conférence a été marquée par des débats animés au cours desquels ont été abordées les problématiques liées aux énergies renouvelables au Cameroun dans les territoires. Il s’est agi du contexte, des enjeux, de l\’aspect politique, législatif et réglementaire dans le domaine de l’énergie, du rôle des collectivités territoriales décentralisées, de l\’amélioration de la santé des mères et des enfants avec les énergies renouvelables, du raccordement des installations renouvelables, de la ville durable et de la transition énergétique, de la petite hydroélectricité, de la forêt et du changement climatique, de la méthanisation, des déchets organiques et minéraux au sein des collectivités territoriales décentralisées.

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Vue partielle des participants

Ce fut l’occasion pour Serge Nzali, Expert Environnemental et Social à la Société Générale au Cameroun, de présenter les initiatives de la Société Générale en faveur de la transition énergétique, notamment à travers des offres orientées vers l\’énergie solaire, telles que leur pack solaire.

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Serge Nzali, Expert Environnemental et Social à la Société Générale au Cameroun

Ces solutions, affirme-t-il, offrent aux clients la possibilité d\’installer des capacités d\’énergie photovoltaïque pour compenser les coupures d\’électricité ou réduire leurs factures.

Il est à noter qu’un appel aux collectivités territoriales décentralisées à jouer un rôle moteur dans la promotion des énergies renouvelables a été largement lancé au cours de l\’événement.

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L\’exposition au pavillon des énergies renouvelables, qui a débuté deux jours plus tôt, a offert une vitrine des équipements et services destinés aux collectivités territoriales décentralisées, couvrant divers domaines tels que la mobilité durable, le bâtiment durable, l\’accès à l\’énergie, la cuisson décarbonée, l\’efficacité énergétique et bien d’autres.

Ces beaux moments se sont achevés par la cérémonie des AWARDS EnR récompensant les meilleurs acteurs de la transition énergétique au Cameroun et en Afrique durant ces deux dernières années, sans oublier la célébration des 10 ans d’anniversaire de l’ACER.

Les 22 et 23 février 2024 resteront gravés dans les mémoires comme des journées décisives pour la promotion des énergies renouvelables au Cameroun. Un succès à mettre à l’actif de l’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER) et de ses partenaires.

Megan Valère SOSSOU




Mise en œuvre efficace des Plans d\’Aménagement et de Gestion des Réserves de Biosphères de l’Ouémé: Un mémorandum d’engagement signé

Le Projet Benkadi a rassemblé à l’hôtel « Les oliviers de Porto-Novo », du mardi 20 au mercredi 21 février 2024, plus d’une cinquantaine d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) des Réserves de Biosphères de l’Ouémé. À l\’issue de 48 heures d\’échanges, un mémorandum d’engagement a été signé par les participants pour une gestion efficace des réserves.

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Photo des participants

L’objectif de la formation a été atteint, s’est réjoui le Chef Projet Benkadi, M. Sagbo Damien Djodjo Kouton, à la fin de l’atelier. Car, il visait essentiellement à contribuer à la mise en œuvre efficace des PAG des Réserves de Biosphères de l’Ouémé et du Mono, et l’étape de l’Ouémé venait d’être franchie. La signature du mémorandum est pour lui, le gage de l’engagement commun pour la sauvegarde des réserves. Le Maire de la Commune de Zogbodomè, M. David Towèdjè, qui a ouvert les travaux, avait félicité tous les participants pour leur disponibilité et les avait invités à travailler avec assiduité pour contribuer effectivement à la préservation du capital environnemental, objet de leur atelier.

De manière concrète, les parties prenantes des Associations Communautaires de Conservation de la Biodiversité (ACCB), des ONG intervenant dans la région, les Mairies, les Cellules Communales des Ministères en charge de l’agriculture et du cadre de vie, et les partenaires de mise en œuvre du projet Benkadi sont tous repartis mieux aguerris. Car, la gouvernance des Réserves et la cartographie des acteurs ; le Cadre institutionnel proposé pour la mise en œuvre du PAG ; et les rôles et implications spécifiques de chaque catégorie d’acteurs dans le PAG, ont été entre autres les thèmes de renforcement de capacités des participants. Chacun étant désormais capable d’expliquer ses rôles et responsabilités dans la mise en œuvre des PAG, ces parties prenantes peuvent appliquer les principaux outils de la Gouvernance participative dans la mise en œuvre des PAG.

Il est à rappeler que le projet Benkadi, mis en œuvre par la Plateforme des Acteurs de la Société Civile au Bénin (PASCiB), a accompagné, tout au long de l’année 2023, le processus d’actualisation du Plan d’Aménagement et de Gestion (PAG) aussi bien pour la Réserve de Biosphère de l’Ouémé que pour celle du Mono. Ces PAG élaborés ont été validés par les différentes parties prenantes courant novembre 2023. C’est donc pour l’effectivité et l’efficacité de la mise en œuvre de ces plans actualisés et validés que l’atelier de formation a été organisé.

Les deux Aires Marines Protégées (AMP) du Bénin (Bouche du Roy et Donaten) faisant partie intégrante des Réserves de Biosphères de l’Ouémé et du Mono, bénéficieront aussi d’une meilleure gestion. Les principaux outils de la gouvernance participative (dialogue multi-acteurs, participation citoyenne, redevabilité, etc.) ayant été bien développés au cours de l’atelier. L’Étape du Mono est prévue pour les 27 et 28 février à Grand-Popo.

Cell Com/Benkadi




Emplois verts au Cameroun: IASTCA propulse des techniciens en énergie renouvelable sur le marché de l\’emploi et pour l’auto-emploi

Dans une initiative conjointe avec l\’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER), l\’Ingenium Academy of Science and Technologies of Central Africa (IASTCA) a mis sa toute première promotion de techniciens en énergie renouvelable sur le marché de l\’emploi et de l\’auto-emploi.

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Intervention du Président de l\’ACER

La cérémonie s\’est déroulée le 21 février 2024 au campus annexe de NKOMKANA, en présence de parents et d\’amis, où les étudiants de la première promotion ont brillamment soutenu leurs mémoires de fin de formation après 12 mois d\’un programme intensif mêlant théorie et pratique.

Le président de l\’ACER, Gérard NTCHOUABIA a exprimé sa satisfaction quant aux compétences professionnelles des étudiants de cette première promotion, soulignant le rôle de l\’IASTCA en tant que bras de formation du consortium ACER avec des ancrages implications internationales.

Le président du jury, Hervé Landry KEMEDY, a salué le professionnalisme des étudiants, mettant en avant leur capacité à réaliser des travaux de grande qualité dans des délais restreints.

Les lauréats ont exprimé leur joie et leur gratitude envers l\’IASTCA pour leur avoir permis d\’acquérir des compétences précieuses dans le domaine des énergies renouvelables, les rendant ainsi opérationnels sur le terrain.

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Loic OLINGA en pleine présentation

Ces jeunes techniciens sont impatients d\’intégrer le monde du travail, avec des aspirations variées allant de la création d\’entreprises à la poursuite d\’études pour rester à la pointe de la technologie.

Loïc OLINGA est lauréat. Il apprécie : « C’est un sentiment de joie et de satisfaction après avoir soutenu car dès le départ quand je ne connaissais pas encore IASTCA, je ne savais pas ce qu’on appelle le biogaz, ni les énergies renouvelables. Aujourd’hui grâce à IASTCA, j’ai pu me former et je suis déjà apte. Je peux déjà être opérationnel sur le terrain »

Pour son camarade Essono Anguissa Christopha, lauréat : « Je ne suis pas encore à mes limites. La technologie ne cesse de croître du coup il faut continuer d’étudier pour être à jour. »

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Ange Boris NGONO en pleine présentation

Ange Boris NGONO, lauréat, a exprimé : « Je compte continuer à travailler. Ce que j’ai fait n’est que le début et j’espère ouvrir une grande entreprise pour créer des emplois. »

Le major de la promotion, Messanga FOUDA Germain, a souligné l\’importance de cette reconnaissance qui l\’encourage à redoubler d\’efforts. À l’en croire, l’aventure n’est pas encore terminée. Lui qui travaille déjà sur un projet avec ses camarades espère voir ses camarades et lui-même devenir de futurs entrepreneurs prospères dans le secteur des énergies renouvelables.

NKAPKO TOGUEM Hervé est le Directeur de l\’IASTCA. Il a exprimé sa satisfaction quant à la préparation de ses étudiants pour l\’auto-emploi parce que, justifie-t-il, c’était le but de la fondation de l’école. « Il est question pour nous de changer le paradigme, de former des jeunes qui peuvent s’auto-employer ou avoir des capacités pour être directement employés. »Tous les regards sont désormais tournés vers la seconde promotion, avec l\’espoir de voir émerger de nouveaux talents et entrepreneurs dans le domaine des énergies renouvelables dès l\’année prochaine.

Megan Valère SOSSOU




Accès à l’énergie au Cameroun : Le Président de l\’ACER conduit une délégation d\’entreprises au Ministère de l’Eau et de l’Énergie

En marge du 3e Salon International sur les Énergies Renouvelables, inscrit dans le cadre prestigieux de PROMOTE 2024, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a accueilli une délégation de chefs d’entreprises nationales et internationales, conduite par le Président de l’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables, Gérard NTCHOUABIA. La rencontre, tenue dans la salle de conférence du ministère, a été l\’occasion d\’échanges fructueux sur les enjeux énergétiques du Cameroun.

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Audience ACER / Entreprises avec le ministre

Le ministre a exprimé sa gratitude envers l’Association Camerounaise pour les Énergies Renouvelables (ACER) pour son leadership diplomatique dans la mobilisation des partenaires pour la promotion des énergies renouvelables. Dans ses propos préliminaires, il a souligné la nécessité impérieuse d\’accroître la capacité de production en mégawatts. Il a également salué les efforts des partenaires présents, soulignant que la solution pour répondre aux besoins énergétiques des ménages et des zones rurales réside dans les énergies renouvelables.

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Remise de trophée et de tableau d\’honneur au ministre

À l\’issue de ces échanges constructifs, une série de protocoles d\’accord ont été signés entre l\’État du Cameroun et les entreprises représentées. Ces accords marquent une avancée significative dans la promotion des énergies renouvelables et soulignent l\’engagement mutuel en faveur d\’une transition énergétique durable.

En reconnaissance de ses efforts continus et de son dévouement dans le secteur de l\’énergie, le président de l\’ACER a remis au ministre de l’Eau et de l’Énergie le trophée des Awards sur les Énergies Renouvelables 2024 ainsi qu\’un tableau d\’honneur, symbolisant l\’importance des partenariats et des actions concertées pour relever les défis énergétiques du Cameroun.

Cette rencontre témoigne de l\’engagement de l’Association camerounaise pour les Énergies renouvelables (ACER) du gouvernement camerounais en faveur du développement des énergies renouvelables et de sa volonté de collaborer étroitement avec le secteur privé pour assurer un avenir énergétique durable et inclusif pour tous.

Megan Valère SOSSOU