Intelligence Artificielle au Bénin : L’ONG Save Our Planet et ses partenaires plaident pour l’inclusion

Un forum national tenu à Cotonou le 29 novembre 2025 a permis de valider dix recommandations majeures issues de consultations locales citoyennes, visant à ancrer le développement de l’IA dans les réalités et les besoins des communautés.

Comment garantir que la révolution de l’Intelligence Artificielle (IA) profite à tous et n’accentue pas les fractures sociales ? C’est à cette question cruciale qu’a répondu le forum national organisé par l’ONG Save Our Planet, le samedi 29 novembre 2025 au Chant d’Oiseau à Cotonou. L’événement, qui a mobilisé des acteurs du secteur privé, de la société civile, des universités et des représentants de l’État marque l’aboutissement d’un vaste processus consultatif pour un développement inclusif et éthique de l’IA au Bénin.

1764420743142
Ouverture officielle

À l’ouverture des travaux, Megan Valère Sossou, Directeur Exécutif de Save Our Planet, a présenté ce forum comme « l’aboutissement d’un processus participatif inédit ». Depuis septembre 2025, des consultations menées dans le Nord (Parakou), le Centre (Bohicon) et le Sud (Porto-Novo) ont permis de recueillir « les attentes fortes et les préoccupations légitimes des populations » sur ce sujet stratégique. Il a rappelé l’objectif triple de la rencontre : partager les enseignements des consultations, enrichir le dialogue sur les implications éthiques et sociétales de l’IA, et valider des recommandations pour une gouvernance inclusive.

Nécessité de placer l’humain au cœur de la technologie

Pour Laetitia Badolo, Directrice du Plaidoyer et de l’Impact à Niyel (partenaire du projet), ce dialogue est vital. « Dans un contexte où l’IA redéfinit les services publics et les modes de vie, il est essentiel que les citoyens, les communautés locales, les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables puissent exprimer leurs attentes […] Ce sont ces contributions qui permettent d’ancrer les politiques publiques dans la réalité », a-t-elle souligné. Ce forum constitue ainsi une étape clé pour porter cette voix citoyenne au niveau institutionnel.

Le représentant du Ministère du Numérique et de la Digitalisation, Martial Ahehehinnou, a salué « l’initiative remarquable » de l’ONG, soulignant sa cohérence avec la Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle et des Mégadonnées portée par le gouvernement.

IMG_1063@-217750056
Panel d’échange

Décryptage des enjeux et vigilance citoyenne

Un panel d’échanges animé par Dr Mireille ODOUNFA, Experte en IA et Agriculture, et Martial Ahehehinnou, a permis de décortiquer les implications concrètes de cette technologie. L’accent a été mis sur la nécessité de l’orienter vers la résolution des défis locaux.

Pour Fulbert Adjimehossou, Consultant Formateur, l’intelligence artificielle doit être plus humaine, servir les besoins socioéconomiques, sanitaires, agricoles, que de rester simplement une technologie. Un avis partagé par les participants comme Serge Anagonou : « Il n’est plus possible de se passer de l’IA […] Si nous devons prendre part à cette révolution, nous devons la recadrer, la revoir sur le plan national afin qu’elle réponde à nos réalités. »

Pour des participants comme Géraud Koudakpo et Floriane Aikobinou, la sortie est nette : ils sont désormais « mieux aguerris sur les enjeux de l’IA et de la nécessité de la rendre plus inclusive ».

Dix piliers pour une feuille de route inclusive

IMG_20251204_071731_081@-1196172829
Message du partenaire

L’aboutissement concret du forum a été l’amélioration et la validation par consensus de dix recommandations phares. Celles-ci dessinent une feuille de route articulée autour de plusieurs axes fondamentaux : Une gouvernance nationale et multipartite incluant tous les acteurs; le renforcement de la littératie technologique et de la formation pour tous; l’impératif de transparence, de responsabilité et de régulation des systèmes d’IA; une priorisation sectorielle (santé, agriculture, éducation) axée sur l’équité; une gouvernance des données protectrice des droits des citoyens et le renforcement de la coopération internationale solidaire.

Ce projet de plaidoyer, soutenu par l’agence Niyel et financé par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) et le UK International Development, pose les premières pierres d’un modèle béninois de développement de l’IA, où la technologie est mise au service de l’inclusion et du progrès humain.

Laura Leke




Nutrition : le Projet CASCADE fait des femmes des actrices de changement dans les foyers ruraux

À l’ombre des baobabs et manguiers dans les communes de l’Atacora et du Borgou, un mouvement discret mais puissant prend racine : celui des femmes qui cultivent l’avenir par la force de leurs mains. Grâce à l’approche FFBS (Farmers Field and Business School) du projet CASCADE mis en œuvre par le consortium CARE Bénin-Togo et GAIN, avec l’appui opérationnel des ONG ERAD et SIAN’SON et l’appui institutionnel des autorités locales et acteurs stratégiques aux niveaux décentralisés (Mairie, DDAEP, C-GUPS, ATDA, CCeC), des femmes membres de coopératives locales ont transformé leur quotidien en cultivant l’autonomie, une graine à la fois.

Femme dans un champs de Mais
Femme dans un champs de Mais

Jardins de case, potagers communautaires, champs de maïs enrichis au compost naturel, transformation, production et vente de farines enrichies sont des activités mises en place par ces dames qui réinventent leur quotidien face à l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Ces espaces de production ne sont pas seulement agricoles, ils sont aussi sociaux, économiques et écologiques. De la tomate au piment en passant par les légumes tels que la carotte, les feuilles de laitues, les choux, le gombo, la grande morelle, ainsi que l’arachide, les lentilles, le niébé et bien d’autres produits vivriers, les femmes y font elles-mêmes les pépinières, installent des grillages pour protéger leurs cultures, et adoptent des pratiques agroécologiques durables. Malgré les défis auxquels elles sont confrontées chaque jour à savoir les inondations, la sécheresse, le manque d’infrastructures pour le stockage des produits vivriers, elles persistent, innovent et s’organisent de manière à utiliser les ressources issues de ces productions pour nourrir leurs familles, générer des revenus et renforcer la place des femmes dans les dynamiques communautaires. Dans ces localités, la terre devient source de résilience.

De la terre à l’assiette…

Dans ces coopératives, une partie des récoltes issues des jardins de case, potagers et champs de maïs est directement utilisée dans les foyers, assurant aux familles une alimentation plus saine, plus variée et plus régulière. Des légumes riches en nutriments sont intégrés aux repas afin que ceux-ci soient plus équilibrés et assure le plein de croissance aux tout-petits. Cette autosuffisance alimentaire réduit également la dépendance aux marchés.

“Je ne demande plus de l’argent à mon mari pour l’achat de produits vivriers. Mon jardin me donne ce qu’il faut. J’utilise donc les produits issus de ma récolte pour faire nos repas et cela me permet de savoir que nous consommons des aliments sains et renforce mon rôle au sein du foyer à travers les prises de décisions dans le ménage du fait que j’ai également un apport.” témoigne Adiza DANKORO, membre de la coopérative SURU TIM A de Nikki.

La terre, pour générer des revenus et être autonome…

Outre les repas quotidiens, les produits vivriers issus des récoltes alimentent aussi des marchés locaux, et servent également pour des projets de transformation artisanale.

Dans la localité de Boukombé, les femmes de la coopérative MARANATHA ont procédé à la transformation de l’arachide en farine enrichie, en y ajoutant du soja, de la noix de cajou et du maïs grillé. Ce mélange, riche en protéines et en lipides, est utilisé pour nourrir les enfants en bas-âge et lutter contre la malnutrition.

Solange N’DAH, membre de la coopérative MARANATHA à Boukombé partage avec nous son expérience, ses motivations et les résultats concrets de ce projet de transformation agroalimentaire.

« Avec la farine que je prépare moi-même, je peux nourrir mon bébé sans trop dépenser. Je recommande également cette farine aux femmes dont les enfants sont malnutris qui en achètent auprès de notre coopérative pour nourrir leurs enfants. Cela a servi à accroître le chiffre d’affaires de notre coopérative cette année et je suis convaincue qu’à la fin de ce cycle, le bénéfice que nous partagerons qui était de 100 000F CFA l’an dernier pourrait atteindre 400 000F CFA grâce à la vente de la farine enrichie. »

Hormis la production agricole, le rendement agricole est également favorable à ces femmes, grâce aux techniques de l’approche FFBS qui globalement est une expérience réussie pour le projet CASCADE. Dans toutes les localités, on note une augmentation de la production agricole. À Tempégré dans la commune de TOUCOUNTOUNA, Pauline, présidente de la coopérative YERINAYO nous assure que pour une récolte d’un demi-hectare l’année dernière qui lui a donné une production de 4 sacs de maïs, elle est passée à une production de 6 sacs de maïs cette année, rien qu’avec le huitième de l’hectare en n’utilisant que du compost pour la semence qui assure également une meilleure conservation des produits.

Les potagers au service des cantines scolaires…

À Boukombé et Nikki, la solidarité pousse aussi dans les jardins. Bien que disposant de moyens financiers limités, les femmes des coopératives locales ont trouvé une manière concrète de soutenir les cantines scolaires : elles offrent une partie de leurs récoltes pour nourrir les enfants.

Ce geste, né d’un élan communautaire de solidarité, répond à la réalité préoccupante de nombreux élèves qui ne peuvent s’acquitter de la modeste contribution journalière de 25 francs CFA pour leur repas. Les femmes ont donc décidé d’agir, afin de soutenir la contribution journalière de certains enfants.

“Nous savons ce que c’est que d’avoir faim. Si nos enfants ne mangent pas, ils ne peuvent pas apprendre. Alors, ensemble avec les femmes des coopératives, on donne ce qu’on peut et on contribue aussi à la qualité hygiénique des repas de nos enfants ”, explique Awoulatou ADEWOBI ISSIFOU, présidente AME (Association des Mères d’élèves) et membre d’une coopérative à Nikki. 

Les produits vivriers issus des jardins de case et des champs communautaires sont acheminés vers les écoles, parfois de façon informelle, parfois dans le cadre d’un partenariat avec les responsables des cantines. Ce soutien permet de compenser les déficits alimentaires et de soutenir les femmes qui s’attèlent à la cuisine pour garantir un repas chaud par jour aux enfants.

Au-delà de l’impact nutritionnel, cette initiative renforce les liens entre les coopératives et les établissements scolaires, tout en valorisant le rôle des femmes.

Les potagers qui soignent…

En plus des légumes et céréales destinés à l’alimentation, certaines femmes cultivent également des plantes aux vertus médicinales, héritées de savoirs traditionnels transmis de génération en génération.

Feuilles de neem, citronnelle, basilic africain, feuilles d’hibiscus blanc… Ces plantes sont précieusement entretenues, récoltées et transformées en infusions. Elles sont utilisées pour soulager les fièvres, les douleurs abdominales, certaines infections respiratoires ou encore les troubles digestifs. Dans des zones où l’accès aux soins médicaux reste limité, ces remèdes naturels jouent un rôle essentiel.

Ce volet médicinal des potagers renforce l’autonomie sanitaire des familles, tout en valorisant les savoirs locaux. En cultivant ces plantes, les femmes ne font pas que perpétuer une tradition : elles adaptent leurs pratiques à leurs besoins, avec une approche intégrée de la santé, où l’agriculture devient un outil de prévention et de soin.

Grâce à l’approche FFBS du projet CASCADE, financé par le ministère des Affaires étrangères du royaume des Pays-Bas, les femmes des communes de l’Atacora et du Borgou demeurent des modèles de résilience. Leur engagement silencieux mais puissant redéfinit les rôles, renforce les solidarités et montre la capacité de ces femmes à transformer des ressources simples en solutions durables.




Inauguration officielle à Rome de la Chambre de Commerce Marocaine en Italie (CCMI): Un nouveau pont économique entre le Maroc et l’Italie

Rome a été aujourd’hui le théâtre d’un moment fort dans l’histoire des relations économiques entre le Maroc et l’Italie. La Chambre de Commerce Marocaine en Italie (CCMI) a officiellement lancé ses activités, ce mardi 19 novembre 2025, lors d’une cérémonie organisée dans la Salle « Caduti di Nassirya » du Sénat de la République, au Palazzo Madama. De 12h30 à 14h00, responsables institutionnels, diplomates, élus et acteurs économiques marocains et italiens se sont réunis pour saluer la naissance d’une structure appelée à jouer un rôle déterminant dans l’intensification des échanges bilatéraux.

IMG_7390

Le choix d’un haut lieu institutionnel italien pour cette inauguration témoigne du poids accordé à cette initiative et de la volonté des deux pays de consolider durablement leur coopération économique. À Rome, les interventions ont mis en lumière le potentiel croissant des investissements croisés et l’importance d’un acteur capable d’accompagner les entreprises, de structurer les opportunités et de faciliter l’accès aux marchés des deux rives de la Méditerranée.

La journée s’est poursuivie avec un Congrès économique, organisé de 15h30 à 18h00 au Palazzo Santa Chiara. Ce deuxième temps fort a permis d’engager des discussions approfondies entre entrepreneurs, investisseurs et experts, autour des perspectives de croissance dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’innovation, les énergies renouvelables, le tourisme ou encore l’agroalimentaire. Les participants ont également échangé sur la manière dont la nouvelle Chambre peut simplifier les démarches, améliorer la visibilité des projets et renforcer la confiance des opérateurs.

Au cours de cette inauguration, Marouan El Mansoub, Président de la Chambre de Commerce Marocaine en Italie, a rappelé la vocation stratégique de cette structure. Il a déclaré : « La création de la CCMI constitue une plateforme stratégique pour consolider les relations économiques entre nos deux nations et pour bâtir un pont durable entre les tissus entrepreneuriaux marocain et italien. » Ses propos ont résonné comme une feuille de route claire, tournée vers une ambition partagée : faire de la CCMI un outil opérationnel, agile et orienté vers les résultats.

IMG_7583
IMG_7583

Avec son lancement officiel, la CCMI s’affirme désormais comme un interlocuteur privilégié pour les entreprises marocaines souhaitant s’implanter ou se développer en Italie, et pour les opérateurs italiens intéressés par le marché marocain, l’un des plus dynamiques de la région. Elle prévoit d’accompagner les porteurs de projets, de faciliter les démarches institutionnelles, d’organiser des missions économiques ciblées et de renforcer les passerelles entre les écosystèmes industriels et entrepreneuriaux des deux pays.

Cette inauguration intervient à un moment où les relations maroco-italiennes connaissent un nouvel élan, marqué par des partenariats stratégiques, des projets industriels conjoints et une intensification des flux commerciaux. La création de la CCMI vient ainsi consolider cette dynamique et offrir un cadre structuré, durable et lisible aux entreprises.

Megan Valère SOSSOU




Au Bénin, l’outil SISAN, un levier stratégique pour renforcer la planification sensible à la nutrition au niveau communal et local

Le partenariat stratégique entre le consortium CARE Bénin/Togo, GAIN et l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) permet de promouvoir l’intégration effective des enjeux de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (SAN) dans la planification communale, notamment à travers l’utilisation de l’outil SISAN, un levier stratégique pour renforcer la planification sensible à la nutrition au niveau communal et local. Cette avancée est possible grâce au renforcement de la politique nationale en matière de nutrition qui s’inscrit dans le cadre du projet CASCADE (Catalyzing Strengthened policy Action for healthy Diets and resiliencE).

Atelier Sécurité alimentaire
Atelier Sécurité alimentaire

CASCADE tisse une nouvelle corde au bout de l’ancienne 

Le Score d’Intégration de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (SISAN) est un outil qui permet d’évaluer et de mesurer le degré de prise en compte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les documents de planification (PDCPAI et PTA). Outil développé par l’Association des Communes de l’Atacora et de la Donga (ACAD) et le programme Appui Multisectoriel à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l’Atacora (AMSANA), le SISAN est encore aujourd’hui au cœur de la stratégie d’intervention du projet CASCADE pour l’amélioration de la nutrition dans ses six départements d’intervention.

Par le passé, le Bénin a abrité de nombreux projets et programme qui ont permis d’obtenir des résultats conséquents dans le secteur de la nutrition. Il s’agissait principalement du Projet de Nutrition Communautaire (PNC), du Projet Multisectoriel de l’Alimentation, de la Santé et de la Nutrition (PMASN) et le Projet de Nutrition et de Développement de la Petite Enfance (PNDPE). Les différentes transformations induites au sein des communautés constituent des acquis pour le projet CASCADE. Désormais ce sont sur ces acquis que CASCADE se base pour relever des défis de financement des initiatives de nutrition, à travers la mobilisation des ressources locales propres. Les budgets communaux prennent de plus en plus en compte les questions de nutrition.

Elaboration des Cadres Communs de Résultat (CCR) et redynamisation des Cadres Communaux de Concertation (CCC) : une approche dynamique impulsée par CASCADE à travers l’ANCB.

La coordination et la synergie entre les acteurs, la couverture géographique des interventions en matière de nutrition sont encore des défis que le secteur doit relever. Ces constats ont motivé dans un premier temps l’élaboration des Cadres Communs de Résultat et dans un second temps, la redynamisation des CCC, pour l’atteinte des objectifs dans le secteur de la nutrition. C’est une stratégie qu’a implémentée CASCADE à travers l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB).  Entre août 2024 et août 2025, la plus grande organisation faitière des communes du Bénin a réuni dans différents ateliers organisés des préfets, les Directeurs départementaux des ministères sectoriels (santé, agriculture, affaires sociales, hygiène), les cadres techniques des mairies (SE, DDLP, points focaux nutrition et les responsables des structures déconcentrés de l’Etat). Ces différentes rencontres ont permis entre autres de définir des activités et des indicateurs faciles à mettre en œuvre et à suivre dans le cadre de l’amélioration de la nutrition au sein des 20 communes d’intervention du projet CASCADE.

Quant à la redynamisation des Cadres Communaux de Concertation, il est important de souligner qu’il est un creuset d’institutionnalisation et de coordination des interventions en nutrition. Le CCC regroupe les sectoriels et les acteurs de la mairie. Ainsi, dans son rôle d’accompagnement en tant que partenaire stratégique, l’ANCB a, au cours de l’année 2024 et 2025, saisi l’occasion de chaque rencontre qu’elle tient pour des échanges sur le fonctionnement des CCC, en vue de proposer des solutions.

IMG_2354@-516074177

Des transformations systémiques induites au sein des communes pour l’amélioration de la nutrition

Afin d’asseoir l’ancrage institutionnel de l’outil SISAN, le projet CASCADE a soutenu l’organisation d’un atelier de plaidoyer les 28 et 29 août 2024 à Dassa-Zoumè. Cette rencontre, qui a réuni les Préfets, les représentants des ministères sectoriels concernés (Décentralisation, Développement, Finances), avait pour objectif de faire un plaidoyer auprès des autorités déconcentrées et de les sensibiliser aux enjeux de l’outil SISAN et de solliciter leur accompagnement pour sa diffusion au niveau communal. À l’issue des échanges, une recommandation forte a été formulée en faveur de l’élaboration d’une circulaire officielle incitant les communes à intégrer la SAN dans leurs Plans de Développement Communaux (PDC), le Plan d’Investissement Annuel (PAI) et le Plan de travail Annuel (PTA) tout en utilisant l’outil SISAN dans leurs processus de planification.

À la suite de ce plaidoyer, des ateliers régionaux de formation sur l’outil ont été organisés au profit des 77 communes du Bénin entre Septembre et Novembre 2024. Ces sessions ont permis de renforcer les capacités des Secrétaires Exécutifs (SE), des Directeurs du Développement Local et de la Planification (DDLP), ainsi que des Cellules de Planification et d’Aménagement du Territoire (CSPAT), en les outillant sur les enjeux de la SAN et l’utilisation opérationnelle du SISAN. A la suite de ces sessions de renforcement, d’autres ateliers sont également tenus pour diagnostiquer l’état d’intégration de la nutrition dans les PDC, PAI et PTA et d’analyser les budgets 2023 à 2025 consacrés à la SAN. Ceci a permis de clairement mettre en évidence une meilleure prise en compte des enjeux liés à l’alimentation, à la santé et à la nutrition dans leur planification. Pour les communes dont les PDC n’étaient pas encore validés, un accompagnement a été fait, permettant de les rendre plus sensibles voire spécifiques à la nutrition grâce à l’outil SISAN.

Ces résultats ont été illustrés par des témoignages concrets. La Secrétaire Exécutive d’Adjohoun a partagé l’expérience de sa commune, qui a connu des avancées significatives grâce à un partenariat de cofinancement avec l’institution française CD40. Ce partenariat a permis de mettre en œuvre des actions d’éducation nutritionnelle et de prise en charge de la malnutrition.

Megan Valère SOSSOU




Climathon Parakou 2025 : des talents révélés, des solutions prometteuses pour l’agriculture et la sécurité alimentaire au Bénin

Démarré le vendredi 24 octobre, le Climathon Parakou s’est clôturé ce samedi 25 octobre 2025, avec des solutions innovantes et prometteuses pour l’agriculture et la sécurité alimentaire au Bénin. Organisé par Impact Hub Cotonou, l’événement visait à réunir des jeunes pour proposer des solutions innovantes pouvant permettre de renforcer la résilience des exploitations agricoles, d’améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et de promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes au Bénin. Pendant deux jours, les jeunes participants ont eu droit à des communications, des échanges et l’opportunité de défendre leurs idées de projet, en faveur d’une agriculture résiliente au changement climatique et de la sécurité alimentaire.

Après avoir passé leur Gate Check et validé leurs problématiques, les jeunes, répartis en 8 équipes, se sont lancés dans la recherche de solutions innovantes, qui puissent répondre aux enjeux climatiques. Le jury composé de M. Dimitri Koto N’gobi, directeur exécutif de GRADEB-ONG et préfet des jeunes du Borgou (président du jury), de M. Raoul Dansi, Co-fondateur d’Impact Hub Cotonou (1er membre du jury) et de M. Bernus Zinsou Djibé, agroforestier et spécialiste en microbiologie des sols (2ème membre du jury), a évalué avec objectivité et impartialité les différentes idées de projet présentées par chacune des équipes.

A l’arrivée, trois équipes se sont distinguées : « TEAM FOR CLIMATE » remporte le 1er prix,  « AGRI SMART » est sacrée 2ème, et « SEEDS OF THE FUTURE » part avec le 3ème prix du Climathon Parakou 2025. « C’est vraiment un plaisir pour nous de voir notre projet dénommé ‘’Agri Dech’’ remporter le 1er prix du Climathon Parakou 2025 », s’est réjouie Elsie Akodjenou, membre de l’équipe « TEAM FOR CLIMATE ». Ce projet, dit-elle, permettra aux paysans de valoriser les déchets agricoles et de les utiliser pour booster leurs productions. Alors que « SEEDS OF THE FUTURE » veut renforcer la chaine de valeur autour des semences améliorées en connectant les différents acteurs de la chaine, l’équipe « AGRI SMART » quant à elle se montre sensible aux peines des maraîchers. L’équipe a proposé un système d’irrigation basé sur l’intelligence artificielle, qui pourrait améliorer les pratiques maraîchères. « Ce système d’irrigation permettra d’arroser les plantes directement, sans que le maraîcher n’ait à trimballer des arrosoirs », a clarifié Boris Fagbedji, membre de ladite équipe.

Le Climathon Parakou 2025 tient toutes ses promesses

Les organisateurs du Climathon Parakou se disent satisfaits de l’engouement observé chez les participants, qui durant deux jours, se sont activement impliqués dans les différentes activités. Pour Raoul Dansi, Co-fondateur d’Impact Hub Cotonou, l’objectif est largement atteint. « Ce Climathon m’a permis de voir qu’il y a des jeunes pétris de talents. Nous avons vu des solutions très intéressantes qui pourront venir répondre à des questions pressantes », s’est-il réjoui.

Du côté des participants, l’on est tout aussi satisfait et reconnaissant. Nasirath Konmy a activement pris part au Climathon. « Je viens de comprendre que le changement climatique est un grand défi, et que nous, jeunes, avons un grand rôle à jouer dans la résolution des problèmes posés par la crise climatique actuelle », a-t-elle laissé entendre, sans manquer de remercier Impact Hub Cotonou et ses partenaires. Josiane N’touama, entrepreneure agricole qui a également pris part au Climathon, fait une doléance : « C’est l’occasion de demander au Gouvernement de nous aider, en nous facilitant l’accès au financement, que ce soit au niveau des institutions de microfinance, des banques ou des institutions internationales », a-t-elle plaidé.

Soulignons que cette édition du Climathon a reçu le soutien de plusieurs partenaires : Climate KIC, Tecnologico de Monterrey, GIZ, Green Climate Fund, German cooperaties, VIC-AFRICA, Université de Parakou, Planet Times, Journal Santé Environnement, Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Investisseurs & Partenaires, IDD ONG, Gouvernement des jeunes du Bénin, ABSE ONG, GRADEB ONG, Agricultural Expertise Center, et Digigreen Agri Center. Elle a permis de révéler de jeunes talents, porteurs d’idées et de solutions pour une révolution des pratiques agricoles, indispensable pour assurer durablement la sécurité alimentaire, un défi persistant au Bénin.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire : un Climathon s’y penche depuis ce vendredi à Parakou

La troisième édition du Climathon au Bénin s’est ouverte ce vendredi 24 octobre 2025. C’est l’université de Parakou, la deuxième plus grande du pays, qui abrite l’événement. Cette édition du Climathon réunit une cinquantaine de participants, de profils variés et d’horizons divers, tous appelés à réfléchir et à proposer des solutions innovantes autour d’une thématique centrale et très préoccupante : « agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ».

Photo de Famille
Photo de Famille

Dans son allocution, Madame Annick Andrée Akobé, coordinatrice du programme Impact Hub, a salué la participation et l’engagement des jeunes qui prennent part à cet événement, qui est d’une importance capitale pour l’avenir de l’agriculture béninoise et la sécuritaire alimentaire au Bénin. Selon elle, cette édition du  Climathon vise un triple objectif : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes.

Conscient des défis climatiques que rencontrent les populations du Nord-Bénin et les agriculteurs du septentrion en particulier, Dimitri KOTO N’GOBI, préfet des jeunes du Borgou, s’est réjoui de voir Parakou abriter cet événement. « Le contexte actuel exige des pratiques agricoles portées par l’innovation, la technologie et une intégration des outils digitaux. Je remercie Impact HUB Cotonou  et ses partenaires pour avoir choisi Parakou pour abriter cette édition du Climathon», a-t-il confié. Hyacinthe Constant Oba, représentant des partenaires, a quant à lui invité l’ensemble des participants à faire de ce Climathon un éclosoir pour produire des solutions innovantes, qui feront avancer l‘agriculture béninoise et le Bénin de façon générale.

Une première journée de Climathon avec des communications engageantes  

Les communications se sont enchaînées, les unes aussi intéressantes que les autres, suscitant un grand intérêt chez les participants. Gildas Hodjigue a axé sa communication sur l’ « Adoption de pratiques résilientes pour la prévention et la santé des sols agricoles : protéger, restaurer et renforcer la productivité de nos terres face aux aléas climatiques. » L’ingénieur agronome a rappelé que changement climatique accentue la dégradation des sols, soulignant que le continent africain est fortement affecté par le changement climatique « à cause de notre état de pauvreté et de notre lenteur en matière d’avancées technologiques. » Pour la communicatrice Josiane Ntouama, les semences sont la base de toute production et un levier clé de résilience. Celle dont la communication a porté sur « le renforcement de la chaîne de valeur autour des semences béninoises : promouvoir l’accès, la production et la diffusion de semences adaptées pour nourrir durablement nos populations », a fait observer que les agriculteurs ont souvent un accès limité à des semences de qualité, disponibles et adaptées. « Renforcer la chaine de valeur, c’est connecter les acteurs, améliorer la coordination, assurer la qualité ainsi que la disponibilité des semences à chaque étape », a-t-elle précisé.

Les différentes communications qui ont précédé les travaux en groupe, ont renforcé la compréhension des jeunes sur les différentes sous- thématiques qui leur ont été soumises, afin d’identifier les problèmes qu’elles suscitent, et de proposer des solutions innovantes concrètes.

Fin d’une première journée de Climathon sur des notes de satisfaction

Nasirath et Exaucé ont tous pris part au Climathon ce vendredi. Alors que l’initiative n’est qu’à sa première journée, les deux participants livrent déjà leurs impressions. « La séance d’aujourd’hui a été très enrichissante, parce qu’elle m’a permis de me familiariser avec les termes comme changement climatique et sécurité alimentaire », a confié la participante Nasirath Konmy, diplômée en master en administration générale et territoriale.Elle promet de développer des solutions innovantes, inspirées du Climathon, pour aider particulièrement le monde agricole à faire face aux défis climatiques. « Avec ce Climathon, nous pouvons mettre en œuvre des projets qui améliorent le quotidien des agriculteurs et de nos communautés »s’exclame Exaucé Senade, étudiant en sociologie et activiste.

Faut-il le rappeler, cette édition du Climathon organisée par Impact HUB Cotonou et AIESEC in Bénin, a reçu le soutien de plusieurs partenaires : Climate KIC, Tecnologico de Monterrey, GIZ,Green Climate Fund, German cooperaties, VIC-AFRICA, Université de Parakou,Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Investisseurs & Partenaires, IDD ONG, Gouvernement des jeunes du Bénin, ABSE ONG, GRADEB ONG, Agricultural Expertise Center, Digigreen Agri Center, Planet Times et Journal Santé Environnement.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Dialogue Ouvert sur les Changements Climatiques 2025 : les jeunes et les femmes au cœur de l’action climatique au Bénin

Après une première édition réussie à Dassa-Zoumè en 2024, le Dialogue Ouvert sur les Changements Climatiques (ODCC) est revenu en 2025 avec encore plus d’ambition et d’impact. Organisé par les Jeunes Voix Vertes, sous l’autorisation de l’organisation Open Dialogue International, cet événement s’est tenu le 30 août 2025 à Abomey-Calavi, dans le prestigieux amphi Iran de la Faculté des Sciences Agronomiques.

ODCC
ODCC

Placée sous le haut marrainage de Madame Chrystelle DAKPOGAN HOUNGBEDJI, cette deuxième édition a réuni 116 participants venus d’horizons variés, jeunes leaders, acteurs institutionnels, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers. L’ODCC 2025 a été soutenu par 16 partenaires à qui nous adressons nos sincères remerciements, témoignant d’une mobilisation nationale grandissante autour de la cause climatique.

 Un thème fort: l’engagement des jeunes et des femmes dans les politiques climatiques au Bénin

Le thème de cette année, « Engagement des jeunes et des femmes dans les politiques climatiques au Bénin : enjeux et perspectives autour de la CDN », a permis d’ouvrir un dialogue intergénérationnel sur la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Bénin.

La communication principale sur ce sujet a été assurée par Monsieur Olaodjéwou ODJOUGBELE, Point Focal NDC Partnership-Bénin, représentant du Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable. Son intervention a permis d’éclairer les jeunes et les femmes sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans la conception, mise en œuvre et suivi effective de la CDN et la transition écologique du pays.

 Des actions concrètes pour renforcer l’impact

En amont du dialogue, plusieurs initiatives ont été menées dans le cadre de l’ODCC 2025 : Une campagne nationale de sensibilisation sur les réseaux sociaux, qui a mobilisé plus de 500 jeunes et femmes autour des enjeux climatiques. Un bootcamp de formation en ligne ayant rassemblé 150 participants issus de diverses régions du Bénin pour renforcer leurs capacités en matière de leadership et d’action climatique.

Une enquête nationale sur la CDN, menée auprès d’un échantillon de 272 personnes, afin de recueillir les perceptions et attentes des citoyens sur les politiques climatiques. Et enfin, le Prix National du Jeune Leader du Climat, qui a récompensé KOUFODO Lébène pour son projet « Djè yoyo », une initiative innovante en faveur du développement durable.

Une jeunesse engagée pour un avenir durable

Sous la coordination de Monsieur Philémon Moïse Donatin DJOI, l’équipe des Jeunes Voix Vertes a su démontrer une fois de plus que la jeunesse béninoise est prête à s’engager activement pour un avenir plus résilient et durable. L’ODCC, plus qu’un simple événement, est désormais un mouvement national de réflexion, de dialogue et d’action pour le climat. Après deux éditions réussies, il s’impose comme un espace d’apprentissage, de plaidoyer et de collaboration entre jeunes, femmes et décideurs.

En route vers l’ODCC 2026 !

Les Jeunes Voix Vertes ouvertes à toutes collaborations annoncent leur volonté de poursuivre cette dynamique à travers l’édition 2026, toujours plus inclusive et impactante. Devenez partenaire de cette édition en nous contactant au : jeunesvoixvertes@gmail.com, (+229) 0167 05 96 08/ 95 63 01 92. Parce que chaque voix compte dans la lutte contre les changements climatiques, le dialogue continue…

Communication Jeunes Voix Vertes




Y10 obtient l’agrément de Bank Al-Maghrib pour promouvoir les paiements numériques au Maroc

Pay10, acteur majeur des Moyens de Paiement Alternatifs (APM), a obtenu une licence d’établissement de paiement délivrée par Bank Al-Maghrib, l’autorisant à faciliter les paiements numériques à travers l’ensemble du Royaume.

Pay10 logo Registered Red PDF_page-0001

Cette approbation réglementaire constitue une étape majeure dans l’expansion mondiale de Pay10 et renforce son engagement à construire une infrastructure de paiement sécurisée, interopérable et en temps réel, alignée sur la vision du Maroc en matière d’inclusion financière et de transformation numérique.

Grâce à cet agrément, Pay10 proposera ses solutions APM aux commerçants et à leurs clients via une intégration fluide avec les systèmes de paiement nationaux du Maroc. Cela permettra des règlements instantanés, des coûts de transaction compétitifs et des expériences numériques sécurisées qui stimuleront l’acquisition et l’adoption par les commerçants à travers le pays.

Harry Gill, Président de Pay10, a déclaré : « Nous sommes reconnaissants à Bank Al-Maghrib de nous avoir accordé l’agrément d’établissement de paiement. Cette étape clé marque un jalon important dans notre parcours pour concrétiser la vision du Maroc d’une économie moderne, inclusive et numériquement forte. Avec cet agrément, Pay10 collaborera avec les acteurs nationaux pour bâtir une infrastructure de paiement sécurisée et interopérable qui offrira aux commerçants et aux PME un accès à des règlements plus rapides, des coûts plus justes et des paiements numériques fluides, renforçant ainsi l’inclusion financière et favorisant une croissance durable dans tout le Royaume. »

Le Maroc s’impose comme l’un des écosystèmes fintech les plus dynamiques d’Afrique, soutenu par un cadre réglementaire avant-gardiste et une adoption croissante des paiements numériques. Les transactions numériques au Maroc n’ont cessé de croître, reflétant l’évolution du pays vers les paiements électroniques dans le cadre de son programme national d’inclusion financière.

L’arrivée de Pay10 sur le marché marocain contribuera à accélérer cette dynamique en dotant les commerçants et les PME d’outils de paiement modernes et interopérables qui améliorent la liquidité, renforcent l’efficacité et leur permettent d’être plus compétitifs dans l’économie numérique.

Megan Valère SOSSOU




Le Climathon fait escale à Parakou pour sa 3e édition dédiée à l’agriculture résiliente

La troisième édition du Climathon Bénin se tiendra à l’Université de Parakou les 24 et 25 octobre 2025, avec pour thème central « Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ». Cet événement s’inscrit dans une urgence climatique particulièrement préoccupante pour les départements du Nord-Bénin, où les scientifiques locaux alertent sur la dégradation des conditions de production agricole et les menaces croissantes sur la sécurité alimentaire.

Climathon
Climathon

Portée par Impact Hub Cotonou et AIESEC in Bénin, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers de premier plan dont la GIZ, Climate KIC et le Tecnologico de Monterrey, cette initiative bénéficie du soutien du Green Climate Fund et de la coopération allemande. Le Climathon s’intègre dans le programme régional CATAL1.5°T, qui vise spécifiquement à stimuler les investissements dans les start-ups les plus prometteuses en matière d’adaptation climatique.

L’objectif de cette édition est triple : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes. Les organisateurs entendent ainsi offrir une plateforme d’expression et d’accompagnement aux jeunes entrepreneurs et aux femmes du septentrion béninois, leur permettant de concrétiser des solutions innovantes au service de leur communauté.

Face à l’ampleur des défis, les organisateurs lancent un appel aux partenariats multiples, recherchant un soutien financier, technique, matériel et relationnel pour assurer le succès de cette édition. Après les expériences concluantes de Porto-Novo en 2024 et de Cotonou en avril 2025, le Climathon 2025 à Parakou se positionne comme un catalyseur décisif pour l’émergence d’une agriculture béninoise résiliente et innovante.

Megan Valère SOSSOU




Plaidoyer régional contre les VBG : Alliance Droits et Santé honore Me Alexandrine Saïzonou Bédié

Un tableau d’art très symbolique en signe de gratitude pour son implication et son engagement en faveur des droits des femmes. C’est ce que la section béninoise de l’Alliance Droits et Santé (ADS) a offert à Me Alexandrine Saizonou Bédié le lundi 6 octobre 2025 à la faveur d’une cérémonie fort simple.

Ceradis
Ceradis

Cela s’inscrit dans le cadre du Plaidoyer régional contre les Violences basées sur le genre (VBG), initié depuis quelques mois que Me Alexandrine Saïzonou Bédié a reçu les honneurs de l’ADS. Une délégation conduite par Nourou Adjibade, Directeur exécutif de Ceradis-Ong, chef de file de l’Alliance au Bénin, lui a offert un tableau d’art qui exhibe la condition des victimes de violences basées sur le genre, en insistant sur la nécessité d’initiatives concertées et d’actions concrètes.

Avocate au barreau du Bénin, Officier de l’Ordre national du mérite français, Me Alexandrine Saïzonou Bédié s’est distinguée par son engagement aux côtés de l’Alliance pour renforcer le plaidoyer. A noter que le plaidoyer initié par l’Alliance Droits et Santé et porté, au niveau national, par Ceradis-Ong, le scoutisme béninois et l’Ong Bacar, toutes, membres de l’Alliance, a permis l’adoption de la Convention de l’Union Africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et filles.

Emue par ce geste, Me Alexandrine Saïzonou Bédié s’est dite honorée et a salué les efforts de l’Alliance pour les droits des femmes, exprimant son admiration pour l’action de ses membres à l’échelle nationale. Selon Nourou Adjibade, l’Alliance œuvre activement à la promotion des droits des femmes dans l’espace francophone, notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Burkina Faso et au Sénégal.

Composée d’une vingtaine d’ONG actives dans plusieurs pays membres, l’Alliance, soutenue techniquement par Equipop, se positionne comme une véritable force sous-régionale dans la lutte contre les violations des droits des femmes. Il recommande aux États africains de mettre en œuvre des plans d’action nationaux budgétisés, inclusifs et efficaces, afin d’assurer une prise en charge globale et coordonnée des survivantes de violences basées sur le genre.

La rédaction