Séchage des produits agricoles aux abords des voies : un gros risque d’intoxication alimentaire

Dans le département du Zou, il est courant de voir des produits agricoles destinés à l’alimentation étalés sur des espaces publics, les artères et trottoirs. Une triste observation qui expose la population à des risques d’intoxications alimentaires avec à la clé des maladies chroniques.

La saison sèche est le moment propice au séchage naturel de certains produits agricoles. Mais, il faudrait trouver l’endroit idéal. Alors qu’il existe quelques centaines de différentes sortes d’intoxications alimentaires, la plupart sont des infections provoquées par des bactéries, des virus et des parasites. Les raisons des cas de contamination se retrouvent pour la plupart dans cette mauvaise pratique de séchage des produits agricoles sur les artères et trottoirs. Selon les spécialistes en nutrition, les aliments peuvent être contaminés à tout moment de leur fabrication, transformation, distribution, conservation ou consommation.
Dans le département du Zou, il sera assez facile de contracter une intoxication alimentaire. Et pour cause, le séchage des produits alimentaires aux abords des voies devient récurrent. C’est en effet, une mauvaise habitude des populations rurales qui prend de l’ampleur dans le rang des producteurs, transformateurs et commerçants des produits vivriers. Une situation qui, sans doute porte des préjudices à la santé humaine.
Une exposition à risque qui n’indispose guère les riverains
Les abords et chaussées des axes routiers bitumées sont transformés en aires de séchage des produits alimentaires. Ces produits vivriers subissent sous le regard victime et impuissant des consommateurs, la pression de la poussière, du soleil, de l’eau, des excréments des hommes, des animaux et surtout des toxiques chimiques préexistants. La plupart des gens ont déjà eu une intoxication alimentaire ou connaissent quelqu’un qui a fait l’expérience.
Ainsi, pour prévenir les intoxications alimentaires, il importe d’observer des normes hygiéniques autour des denrées alimentaires au séchage, à la transformation et à la commercialisation des produits agricoles. Ces acteurs de la chaîne alimentaire doivent disposer des équipements et matériels adéquats pour exercer leurs activités car il suffit d’ingérer des aliments qui ont été contaminés par des germes pour tomber malade avertit les spécialistes.




Journée mondiale des zones humides : l’eau au cœur de l’édition 2021

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides est célébrée le 2 février, pour commémorer non seulement la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, mais aussi pour sensibiliser le public a l’importance des zones humides pour l’homme et notre planète. Les acteurs béninois de la protection de l’environnement n’ont pas dérogé à cette tradition.

Le thème de la Journée mondiale des zones humides, édition 2021 est : « les zones humides et l’eau ». Ce thème met en lumière les zones humides en tant que source d’eau douce et encourage les actions visant à les restaurer et à enrayer leur perte.
Ainsi, la campagne 2021 met en évidence la contribution des zones humides à la quantité et à la qualité de l’eau douce sur notre planète. L’eau et les zones humides sont liées dans une coexistence inséparable qui est vitale pour la vie, le bien-être et la santé de la planète.
Cette nouvelle commémoration de la Journée Mondiale des Zones Humides, a été lancée dans la matinée du vendredi 29 Janvier 2021 dans le village de Goho, arrondissement de Aholouyemé, commune de Sèmé Podji. Un évènement qui a réunit les Organisations Non Gouvernementales, l\’Agence Béninoise pour l’Environnement, la DGEFC, la mairie de Sèmè-Kpodji, les communautés locales dans la Réserve de Biosphère de la Basse Vallée de l\’Ouémé où 20 000 plants de palétuvier ont été mis en terre.
Zones humides, un état des lieux peu reluisant
Selon le spécialiste des eaux et forêt, Mathias Dansi, il est important de sauver les zones humides parce qu’elles font l\’objet de plusieurs menaces. Il pointe du doigt des promoteurs agricoles et surtout piscicoles qui n\’hésitent pas à détruire la végétation de ces lieux pour creuser des trous à poissons, et monter les acadjas de grandes dimensions. Un constat dont il lie la cause à la pauvreté de ces milieux en bois de feu, « la pauvreté de ces milieux boisés amène les populations riveraines à couper les différentes espèces de palétuviers qui peuplent ces milieux pour cuire divers aliments » a-t-il affirmé.
A ces nombreuses menaces s’ajoutent la perturbation et la fragilisation par les bœufs des éleveurs transhumants qui détruisent les habitats de la faune qui s\’y trouve. On assiste de ce fait à une dégradation et un écroulement de l’édifice naturel que constituent ces zones humides se désole le spécialiste des eaux et Forêt, précisant que les différents réseaux de chaînes trophiques qui s\’y trouvent reçoivent des chocs qui font sauter l\’équilibre naturel de ces milieux.
Les zones humides, c’est plusieurs services à la fois pour l’humanité
Les zones humides d’eau douce et d’eau salée sont au cœur de l’existence de l’humanité et de la nature. Elles soutiennent le développement social et économique des pays bénéficiaires en les rendant de multiples services dont le stockage et la purification de l’eau. Elles contiennent et fournissent la majeure partie de l’eau douce que l’Homme consomme. Elles filtrent naturellement les polluants, procurent une eau saine.
A ces rôles s’ajoute la dimension nutritionnelle des zones humides. En effet, l’aquaculture est le secteur de production alimentaire qui connaît la plus forte croissance, tandis que la pêche dans les eaux intérieures a fourni à elle seule 12 millions de tonnes de poisson en 2018. Le cas des rizières qui nourrissent 3,5 milliards de personnes par an en est une parfaite illustration. Les zones humides soutiennent l’économie mondiale car plus d’un milliard de personnes en tirent leurs revenus. Elles constituent l’écosystème le plus précieux, fournissant des services dont la valeur se chiffre à 47 000 milliards de dollars par an.
En ce qui concerne le rôle conservatoire de la biodiversité par les zones humides, il est approuvé que les zones humides abritent 40 % des espèces de la planète. Annuellement, près de 200 nouvelles espèces de poissons sont découvertes chaque année dans les zones humides d’eau douce. De plus, tout en garantissant notre sécurité, les zones humides protègent l’Homme des inondations et des tempêtes car chaque acre de zone humide pouvant absorber jusqu’à 1,5 millions de litres d’eau de crue.
Les zones humides contribuent à la régulation du climat à travers ses tourbières qui stockent deux fois plus de carbone que les forêts, et les marais salants, les mangroves et les herbiers marins contiennent également de grandes quantités de carbone.
La protection des zones humides, solution salvatrice face à la pénurie d’eau
Le monde entier traverse une crise de l’eau douce de plus en plus grave qui menace tant les êtres humains que notre planète. Il faut donc commencer à restaurer les zones humides conseillent les spécialistes en cessant de construire des barrages sur les cours d’eau ou d’extraire trop d’eau des aquifères. Lutter contre la pollution, nettoyer les sources d’eau douce, Accroître l’efficacité de l’eau, utiliser les zones humides à bon escient et intégrer l’eau et les zones humides dans les plans de développement et la gestion des ressources sont entre autres approches de solutions recommandées par les spécialistes.




Du sang dans les urines : faut-il s’en inquiéter ?

Trouver du sang dans ses urines n’est jamais rassurant. Pour le commun des béninois, c\’est probablement un envoûtement sorcier mais le phénomène est d\’autant plus technique reconnaissent les spécialistes.

La plupart du temps, la présence de sang dans les urines est le signe d’une infection ou d’un calcul urinaire selon les spécialistes. Mais, chez les personnes âgées et les fumeurs, des examens complémentaires s’imposent recommandent ils.
Quels examens sont réalisés ?
La présence de sang dans les urines (hématurie) n’est considérée comme anormale qu’au-delà de 10 000 globules rouges par millilitres de sang. Pour le déterminer, on trempe une bandelette réactive dans un flacon d’urine. Cet examen est d’autant plus important que la présence de sang n’est pas toujours visible à l’œil nu.

Le test est pratiqué, par exemple, lors d’une consultation de médecine du travail. Un résultat positif peut orienter vers un diagnostic de diabète ou d’insuffisance rénale.

Si les traces de sang sont visibles, il ne faut pas s’affoler pour autant.

La plupart du temps, c’est le signe d’une infection des reins (pyélonéphrite), de la prostate ou des voies urinaires (cystite). Pour le vérifier, un examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) est proposé.
Mais la présence de sang peut aussi révéler des calculs urinaires (coliques néphrétiques). Ils vont dans ce cas apparaître à l’échographie. D’autres causes, plus rares, peuvent également être invoquées.
Quand faut-il s’inquiéter ?
L’hématurie est plus inquiétante chez les personnes âgées et chez les fumeurs. Elle peut, en effet, être le symptôme d’une tumeur du rein ou de la vessie. Il faut savoir que, chez les fumeurs, le cancer de la vessie est quatre fois plus fréquent que chez les non-fumeurs. Pour lever le doute, des examens doivent être pratiqués : échographie, dosage sanguin, cystoscopie (endoscopie des voies urinaires et de la vessie).

La coloration rouge des urines peut être due, tout simplement, à la consommation de choux rouge, de betteraves ou de rhubarbe. Certains médicaments peuvent également être en cause : rovamycine ou érythromycine (antibiotiques), ibuprofène (anti-inflammatoire), laxatifs ou vitamine B12.

Et voilà qui lève toutes inquiétudes sur le sujet.




Collaboration UNFPA/Bénin: Des résultats probants en faveur des populations

La collaboration de l’UNFPA avec le Bénin a permis d’éviter 54 991 grossesses non désirées, 39 336 naissances vivantes non désirées, 6126 avortements non médicalisés, 110 décès maternels et 120 331 mortalités infantiles.
Elle a également permis de faire 1. 627. 983 225 FCFA d’économies directes réalisées sur les soins de santé et d’enregistrer non seulement 142 864 nouvelles acceptantes dont 17 790 adolescentes et jeunes.
Pour rappel, l’UNFPA est le Fonds des Nations unies pour la population, créé en 1967. Il est la plus grande source des fonds de développement international pour la population, pour la planification familiale et à la santé de la mère et de l\’enfant.




Faux médicament: l\’apparence d\’un médicament, qui n\’en est pas un

Voici l\’image mois!
C\’est bien paradoxale et triste.
Plus de 50 % de la population a recours aux médicaments de rue.

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Un faux médicament, c\’est un produit qui a l\’apparence d\’un médicament, mais qui n\’en est pas un. Il peut contenir les bons ingrédients (mais en quantité insuffisante ou excessive) ou les mauvais ingrédients.

Il résulte de la prise de ces médicaments de rue, des maladies chroniques, beaucoup de résistance et de toxicité dans l\’organisme, une répercussion sur la santé des jeunes, le développement de la délinquance, de la criminalité, de la démence etc.
❌Evitons les médicaments de rue.
Journal Santé – Environnement
Tel: +229 97044053




Bénin: Le Ministre de la Santé satisfait du vote de la loi portant organisation des activités pharmaceutiques

Vote de la loi portant organisation des activités pharmaceutiques au Bénin

Le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin exprime sa satisfaction

Quelques minutes après le vote hier, mardi 13 janvier 2021 par les honorables députés de la 8e législature de la loi portant organisation des activités pharmaceutiques en République du Bénin, le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin a exprimé sa satisfaction par rapport à ce nouvel arsenal juridique qui aura le mérite de mettre de l\’ordre dans ce secteur sensible de la vie des populations de nos villes et campagnes. C\’est à travers un point de presse qui a eu lieu dans la salle Saka Kina de l\’Assemblée nationale. Lire ci-dessous in extenso sa déclaration à la presse parlementaire.

Bachirou Assouma

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Chers amis journalistes,
Mesdames et messieurs,
La marche vers l\’instauration d\’un cadre législatif cohérent qui gouverne et commande le nouvel ordre dans le secteur de la santé se poursuit sans relâche.
Il y a quelques jours, j\’étais ici devant vous pour annoncer le vote de la loi sur la protection se la santé des personnes.
C\’est toujours avec le même enthousiasme et le même plaisir que j\’annonce le vote ce jour de la loi portant organisation des activités pharmaceutiques en République du Bénin.
Il me plaît d\’entrée, d\’exprimer ma profonde gratitude aux honorables députés pour la diligence avec laquelle ils ont étudié et voté cette loi. Je remercie également tous les acteurs qui ont contribué à la rédaction de cette loi.
Mesdames et messieurs,
Le vote de la loi portant organisation des activités pharmaceutiques est la consécration de tous les efforts engagés par le Gouvernement du Président Patrice TALON depuis 2016 dans ce sous-secteur névralgique. Le souci permanent de régulation nous a amené à engager des réformes d\’assainissement du secteur pharmaceutique qu\’il n\’est plus besoin de rappeler.
Mais comme vous en convenez, les réformes ne sont rien sans un cadre légal et réglementaire adapté. C\’est conscient de cet enjeu que le Gouvernement s\’est engagé à porter ce projet de loi dont je suis fier de vous annoncer le vote ce jour. En effet, la loi portant organisation des activités pharmaceutiques est une loi majeure qui vise à encadrer et réguler le secteur pharmaceutique, en renforçant de façon spécifique:

  • la disponibilité et l\’accessibilité financière des médicaments et autres produits de santé;
    -l\’assainissement du sous-secteur pharmaceutique;
  • la traçabilité du système d\’approvisionnement des produits de santé;
  • la qualité des produits pharmaceutiques mis à la consommation au Bénin;
    -l\’amélioration des soins de santé.
    Le vote de cette loi est donc le couronnement d\’efforts conjugués et la concrétisation de cette volonté affichée du Gouvernement de donner au secteur pharmaceutique, l\’élan nécessaire pour son progrès.
    Mesdames et messieurs,
    Le texte qui est passé au vote ce jour comporte 100 articles subdivisés en plusieurs titres et chapitres entre autres:
    -aux activités liées aux médicaments et autres produits de santé;
    -aux conditions d\’exercice de la pharmacie;
    -à la régulation du secteur pharmaceutique et aux diverses sanctions y applicables.
    Au total, cette nouvelle
    loi sur l\’organisation des activités pharmaceutiques,
    -apporte une cohérence à l\’ensemble du dispositif législatif et règlementaire relatif à la pharmacie et au médicament;
    -conforte le Bénin dans le respect de ses engagements internationaux exprimés à travers la Convention Médicrine, instrument de droit pénal international de lutte contre le trafic des faux médicaments que notre pays avait signe et ratifié;
    -permet enfin de renforcer la crédibilité de notre pays vis-à-vis de la communauté internationale, régionale et sous-régionale au regard des nouvelles exigences en matière de régulation des produits de santé.
    Chers amis journalistes, mesdames et messieurs
    La loi qui vient d\’être votée est d\’une importance indéniable. Elle n\’est pas que la loi des professionnels de la pharmacie. Elle est également la nôtre, chers concitoyens. Nous avons donc le devoir d\’en cerner les contours car la phamarcie fait partie de notre quotidien. Le Gouvernement pour sa part contribuera résolument à assurer sa vulgarisation une fois qu\’elle sera promulguée par le Président de la République.
    Je reste convaincu que le processus d\’instauration d\’un cadre légal à la hauteur des enjeux devra se poursuivre sans désemparer pour l\’atteinte des objectifs inscrits dans le Programme d\’Actions du Gouvernement.
    Vive le sous-secteur pharmaceutique !
    Vive le Bénin!
    Je vous remercie.



Vodoun Oro : le héros conservateur de la biodiversité au Bénin

10 Janvier 2021, Vodounzangbé pour les plus flexibles à la culture africaine, et mahuzangbé pour très fervents, fidèles des religions étrangères. Toujours est il que nous sommes dans un État laïc. Mais ce qui nous intéresse ici après nos premiers écrits du 10 Janvier 2020 tranchant entre mythe et réalité sur le caractère conservatoire de la biodiversité par le vodoun au Bénin constitue le meilleur vodoun conservateur de la biodiversité. Nous sommes enfin arrivés à déceler l\’exemple type de vodoun écolo grâce à un croisement entre nature et culture.

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Au Bénin, la nature est pourvoyeuse de divinités. Un arbre, un animal, un enclos végétal, une forêt ou une broussaille cache pour la plupart un sanctuaire, un couvent où loge un vodoun. Célébré comme bienfaiteur par les uns et décrié comme malfaiteur par les autres, le vodoun continue de susciter un espoir en termes de conservation de la biodiversité au Bénin. Le modèle emblématique reste et demeure le vodoun Oro.

Par Megan Valère SOSSOU

La nature a toujours été l’objet d’attention soutenue émanant des forces religieuses comme les communautés traditionnelles vodoun au Bénin. Une tentative de définition de ce dernier se résume à des idées que les croyants se font de diverses puissances immatérielles émanant soit de faits de la nature, soit de personnes humaines ayant rang d’ancêtres.
Bien qu’il y ait une montée du christianisme, le vodoun n’a pas encore été totalement extirpé de l’esprit des béninois quelque soit sa génération et sa religion. Depuis les temps anciens, les hommes veillent dans leurs actions destructives à ne pas inquiéter les forêts sacrées. Le Bénin en compte deux mille neuf cent-quarante (2940) forêts sacrées sur son territoire. Cependant, elles ne couvrent qu’une superficie de 18 360 hectares soit 0,16% explique le Colonel Vincent de Paul BEHANZIN, Chef d’inspection forestière du Zou.

Depuis quelques années déjà, la majeure partie de ses forêts sacrées jadis bâties, par certains vodoun subsiste à peine sous forme de reliques éparses en raison de l’action de l’homme, celles érigées par le Vodoun Oro restent un exemple de la survivance naturelle. Une richesse culturelle de l’aire culturelle Yoruba Anago qui conserve strictement la diversité biologique au Bénin.
D’où vient le vodoun oro ? L’invisible déesse du vent, divinité de sexe féminin
Un prêtre du vodoun Oro ayant requis l’anonymat, nous expose ce que la légende mythique raconte. Il rapporte que « Ogou, le dieu du fer avait demandé à sa sœur Oro, une divinité de sexe féminin et déesse du vent, de venir sur la terre pour offrir des sacrifices à Dieu, le créateur en colère, pour demander son indulgence et obtenir son pardon, après que des divinités qui vivaient toutes avec Dieu l\’aient offensé. Dans son voyage vers la terre, la légende révèle que Oro s\’est mise toute nue, et a confié ses habits à une autre divinité qui l\’accompagnait, à mi-chemin entre le ciel et la terre, afin de permettre au sacrifice de vite se propager aux quatre vents. Étant venue sur la terre pour déposer le sacrifice composé de tous les fruits, les femmes qui ont vu toute nue Oro ont commencé par se moquer d\’elle. La divinité a essuyé des coups de fouet, des jets de pierres. Confuse et couverte de honte pour sa nudité, la déesse du vent est allée se cacher dans une forêt. La divinité qui l\’avait accompagné est retournée au ciel pour informer Ogou de la situation. La divinité Oro étant fâchée, s’est réfugiée dans la forêt et n’apparaitra en principe que la nuit ».
Le Professeur Noukpo Agossou, dans ses écrits « Les villes du Bénin méridional : entre nature et culture ? », justifie de même que le vodoun est toujours implanté dans un décor naturel qui lui imprime son identité. Il l’a maintes fois notifié, le vodoun est né de ou dans la nature.
Connivence entre le vodoun Oro et la diversité biologique
Ainsi, avec un principe strict de conservation fondé sur la peur, les forêts sacrées contrôlées par le vodoun Oro sont respectueusement évitées par toute la communauté à cause de son rôle de protecteur spirituelle en faveur de toute la communauté. De plus, ce principe de peur est inspiré selon les spécialistes par cette divinité secrète en raison de stricts édits d’interdiction d’accès et d’exploitation des ressources naturelles. Car, en croire E. Kenali, riverain d’une forêt sacrée, orozoun dans la commune de zangnannado, la divinité résiderait dans toutes les ressources naturelles (végétales, animales et minérales) sur son espace.
En cas de violation des interdictions à travers le déboisement, le braconnage au sein de la forêt sacrée ou d’intrusion quelconque, la sanction suprême infligée par le vodoun Oro, connue de tous, consistait à faire disparaître l’individu dans la nature sans aucuns recours.

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Dès lors, la question qui se pose, demeure, la composition biologique de la forêt consacrée au vodoun oro (orozoun).
Selon des études scientifiques alliant nature et culture, il ressort que l’empire naturel du vodoun Oro offre plusieurs espèces d’animaux dont des reptiles, des insectes, des chauves souris, des primates, des potamochères et trois grandes catégories de peuplements végétaux. Les grands arbres dénommés Atingbo, d’une hauteur de 10 m et plus comme l’iroko, (Lokotin, Milicia excels) ceinturé de rameaux de palmier et qui abrite parfois la divinité, le baobab (Kpasa, Adansonia digitata), le fromager, (Ajolohuntin Huntin, Ceiba pentandra), et le cocotier, (Agonkεtin, Cocos nucifera). La deuxième catégorie d’arbre est constituée des arbres et arbustes, dit Atin, haut de 2 à 10 m, englobe l’hysope, (Désretin, Newbouldia laevis). Cet arbre réputé dans la purification, intervient dans toutes les cérémonies liturgiques. Le palmier à huile (Détin, Elaeis guineenis), dont les rameaux sont utilisés en ficelles rituelles comme symboles d’interdiction. Le figuier, (Aviatin, Ficus polita), qui sert d’ombrage pour les cérémonies réunissant un nombre important d’adèptes. Le Samba, (Olotin, Triplochiton scleroxylon), l’arbre sacré du vodoun Oro, reconnaissable à son fût très élancé, effilé et droit. Et enfin, les arbrisseaux, (Atinvu) et les herbes (zoun kan), qui ont généralement moins de 1 m.
Néanmoins, témoigne un initié, le sieur Nougbodohoue, un entretien saisonnier de la forêt sacrée, Orozoun s’effectue à l’occasion des cérémonies rituelles à travers le sarclage des touffes d’herbes l’aménagement des entrées et des sentiers précisant que cette activité s’opère sous la vigilance des dignitaires.
Par ailleurs, une complicité est observée entre nature et vodoun Oro sur toute l’étendue du territoire nationale. Autrement dit, où se trouve le vodoun oro, retrouve t- on une forêt systématiquement sacrée et encore vierge. Il s’agit des communes d’influence culturelle yoruba anago comme Ouidah, Covè, Zagnanado, Kétou, Pobè, Ikpinlè, Adja-Ouèrè, Sakété, Ifangni, Bantè, Savè, Ouèssè, Tchaourou, Adjarra, Avrankou et Porto-Novo.
Bien que la sacralisation des forêts soit un moyen efficace de protection ou de conservation des ressources naturelles en leur diversité biologique, le Bénin peine à se positionner comme une nation exemplaire dans la conservation de la biodiversité. Politiques et acteurs culturels ont du mal à mettre les petits plats dans les grands en vue de réserver à la génération future une riche biodiversité.
Toutefois, rappelons que plusieurs forêts sacrées autres que celles consacrées au vodoun Oro, sont en proie au morcellement et à la vente des réserves foncières. Une situation qui bafoue la culture et la nature du Bénin. Si rien n’est fait, les forêts sacrées les mieux protégées et conservées resteront celles de la divinité Oro, elles mêmes, victimes des élagages saisonniers dues aux changements climatiques.

Megan Valère SOSSOU




Polémique, Pharmacie de garde: Dr Sylvie PADONOU, Présidente de CNOP Bénin apporte des clarifications et rassure

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Dans son intervention sur la radio Océan Fm, la Présidente du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens du Bénin, Dr Sylvie Padonou a apporté des clarifications sur la mesure liée à l\’instauration du système des tours de garde des pharmacies. Une mesure qui fait couler beaucoup d\’encre en ce début d\’année au sein des populations qui éprouvent d\’énormes difficultés à s\’approvisionner en médicament.

Selon la Présidente du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens du Bénin, les motivations de cette décision sont nées du constat que plusieurs officines de pharmacies n’en font plus, une priorité malgré les besoins pressants des populations.
Pour la Présidente, “C’est donc pour améliorer l’accessibilité géographique du médicament à nos populations que ces tours de garde ont été initiées. Elle soutient par exemple, que lorsqu’aucune pharmacie n’a l’obligation de faire la garde 24h sur 24, à tout moment, une pharmacie qui est ouverte peut décider de fermer et de rentrer. Si à 1 heure du matin, vous avez une urgence de santé vers qui vous allez vous tourner pour avoir votre médicament ? A qui l’Ordre va demander des comptes pour n’avoir pas assuré la continuité de ses services ? s\’interroge – elle. C’est pour cela qu’il faut réaffirme-elle, des tours de garde pour que certains portent cette responsabilité. Désormais, le malade peut de sa maison appeler les pharmacies de garde pour savoir si son produit est disponible avant de se déplacer“, a déclaré Dr Sylvie Padonou rassurant que c’est dans l’intérêt de la population que ces tours ont été initiés.
Pour la disponibilité de stock, nous avons aussi mené des actions au niveau de nos grossistes qui nous accompagnent.

Pour l’ensemble de Cotonou, cela fait 27 pharmacies par semaine parce qu’il y a dans Cotonou 109 pharmacies dont la garde se fait par rotation toutes les quatre semaines pour une pharmacie. La population va s’habituer parce qu’elle va comprendre le principe a t-elle laissé entendre C’est le début, c’est pour cela que la population a du mal à se retrouver certainement.
Quand nous prenons Calavi, nous avons 14 à 15 pharmacies de garde par semaine. Quand nous prenons Porto-Novo, nous avons 6 pharmacies de garde dans la ville de Porto-Novo par semaine et Porto-Novo fait les tours de garde depuis 25 à 30 ans sans problème parce que lorsque nous sommes de garde, nous travaillons ensemble…

Dans tous les départements du Bénin, les tours de garde sont organisés et nous avons ces tours là sur la page Facebook de l’Ordre »précise la présidente de l’Ordre des pharmaciens du Bénin.
Visiblement, cette réforme a besoin de plus d\’explication à l\’endroit des populations pour éteindre les polémiques.




Une conférence sur comment les virus gouvernent le monde depuis toujours

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Bibliothèques Bénin Excellence organise une conférence dont le thème est : L\’empire des fièvres et de la Covid: Comment les microbes gouvernent le monde depuis toujours. Il sera animé par ODON VALLET, ancien Professeur de sciences humaines aux facultés de médécines Bichat et Lariboisière Saint Louis.

C\’est à la Bibliothèque de Godomey/ Ayimevo, derrière la clinique Biosso en quittant le carrefour Houedonou, le samedi 09 Janvier 2021 de 16h à 18h.




Une mission de chirurgie orthopédique pédiatrique à l\’hopital Padre Pio de N\’dali

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Il sera organisé du 03 au 30 Janvier 2021 à l\’hôpital Padre Pio de N\’dali au Nord Bénin, une consultation, un bilan pré opératoire, une consultation anesthésique geatuit ciblant les enfants de 0 à 15 ans.

Les pathologies concernées sont : les pathologies orthopédiques, les déviations d\’axe des membres inférieurs, les pieds bots, les malformations des membres, séquelles de traumatismes et d\’infections ostéoarticulaires, scoliose etc..

Contactez le +229 674195/ 95988686/ 95222385