JNA 2023: l\’ONG Save Our Planet pose ses empreintes vertes à Parakou et à Dassa

Des vents violents, des vagues de chaleur étouffantes et des bâtiments régulièrement endommagés et inondés. C’est la situation que vivent fréquemment les populations béninoises. Avec des salles de classe régulièrement décoiffées lors des saisons pluvieuses, les villes de Parakou et de Dassa-Zoumè n’en sont pas une exception. En avril 2021, par exemple, un module de huit salles de classe du CEG Titirou a été entièrement décoiffé. De nombreuses écoles de la ville de Parakou ont également vu leurs cours endommagées par l\’érosion causée par les eaux pluviales, à l\’instar du Complexe Scolaire de Camp-adagbè.

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Dans certaines structures de santé, il est difficile de trouver, ne serait-ce qu\’un minimum d\’arbres pour fournir de l\’ombre et de l\’air frais naturel aux patients. Il est donc évident que Parakou et Dassa-Zoumè comme d\’autres villes du Bénin, aient encore beaucoup à faire en termes de plantation d\’arbres. Des arbres sont nécessaires pour atténuer la force des vents, freiner l\’érosion et la dégradation des sols, et fournir de l\’air pur et frais. Les arbres sont essentiels pour faire de Parakou et de Dassa-Zoumè, des villes vertes, habitables et durables. L\’ONG Save Our Planet a donc compris l’enjeu.

En effet, à l\’occasion de la journée nationale de l\’arbre, célébrée le jeudi 1er juin 2023, les membres de l\’ONG Save Our Planet se sont rendus au Centre de Santé de Madina et au Complexe Scolaire Camp-adagbè à Parakou, à l’Hôpital de zône de Dassa – Zoumè pour mettre en terre plusieurs espèces de plants à savoir : manguifera indica (manguiers), Melina, Acacia et l’Anacardier. Cette initiative, à en croire le Directeur Exécutif de l’ONG Save Our Planet s\’inscrit dans la stratégie de l’ONG à associer les acteurs du domaine de la santé et de l’éducation à la protection de l’Environnement ceci à travers le projet \ »Empreinte Verte, Ville Durable’’ qui est à sa troisième édition.

Selon Géraud KOUDAKPO, coordinateur du projet, cette activité de reboisement participe à lutter contre les changements climatiques et à protéger l\’environnement en général. Il a souligné que par le biais de ce projet, l\’ONG Save Our Planet souhaite faire de Parakou, de Dassa Zoumè et d’autres villes du Bénin, des villes résilientes et durables.

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Au Centre de Santé de Madina, les responsables de cette formation sanitaire n’ont pas caché leur joie. « Ce sont des sentiments de fierté, de joie et surtout de reconnaissance qui m’animent pour le choix porté par l’ONG Save Our Planet sur notre formation sanitaire », a déclaré le Dr Akim GOUDA, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’dali et major du Centre de Santé de Madina.

Du Centre de Santé de Madina au Complexe Scolaire Camp-adagbè, les impressions n’ont pas varié. Apprenants et enseignants se disent très heureux du choix qui a été porté sur leur école dans le cadre cette activité de reboisement. Pour André AKOMEDJI, l’un des directeurs du CS Camp-adagbè, l’importance de l’arbre n’est plus à démontrer. « L’arbre est une plante qui fait beaucoup de biens pour les hommes et les animaux. L’arbre attire la pluie. C’est grâce aux arbres que nous avons des madriers qui nous permettent de faire des constructions, des chaises et bancs », a-t-il précisé. « Ce que l’ONG Save Our Planet est venue faire, c’est pour amener les enfants à connaître l’importance de l’arbre et à les sensibiliser à planter des arbres dans leur maison respective », a-t-il ajouté.

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Les plants étant mis en terre, le coordonnateur du projet, monsieur Géraud KOUDAKPO a porté aux bénéficiaires le message d’exhortation à entretenir les plants du Chargé de Suivi Évaluation Canisius DJOSSOU. Et pour ça, apprenants et enseignants rassurent : « Je suis heureux que mon école bénéficie de ces arbres. Je dis merci à l’ONG Save Our Planet et je leur promets de bien prendre soin des arbres que nous venons de planter aujourd’hui », a laissé entendre Abel TAGALI, écolier au Cours Moyen 1re année. « Maintenant, que l’ONG Save Our Planet vient de nous offrir ces plants, c’est à nous d’en prendre soin, et nous n’allons pas manquer de le faire », a rassuré Antoinette SOUHE, Directrice au CS Camp-adagbè. Elle a également exprimé le souhait de recevoir l\’aide de l\’Association des Parents d\’Élèves dans cette tâche.

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Faut-il le rappeler, le projet ‘’Empreinte verte’’ est initié par l’ONG Save Our Planet depuis 2021 et a déjà impacté plusieurs établissements scolaires et sanitaires dans la ville de Parakou.  Cette 3ème édition du projet a reçu le soutien d’AGROTEC, d’AGRO Evolution Recycling et du Journal Santé Environnement, et prend en compte les villes de Parakou au Nord, de Dassa-Zoumè au Centre et Abomey-Calavi au Sud.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Les OSC du Bénin s’unissent et s’outillent pour la promotion des énergies renouvelables

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Il y a plus d’une dizaine d’années qu’il intervient dans le domaine de la protection de l’environnement au sein de la société civile au Bénin. Si Mawusé HOUNTONDJI, Directeur Exécutif de Jeune Volontaire pour l’Environnement Bénin a une leçon à partager avec ses pairs, c’est qu’il faut s’unir pour mieux impacter. A travers son organisation, JVE Bénin ONG, il a su imprimer cette marque en mettant en place avec quatre autres organisations, le Réseau des OSC pour le Développement des Énergies Renouvelables (RODER) dont il est le point focal au Bénin.

Comme Mawusé, Christian HOUNKANNOU du mouvement 350.Africa.org estime aussi qu’il urge de mettre ensemble toutes les compétences acquises individuellement pour des impacts significatifs. Car seul on va vite mais ensemble on va loin a-t-il renchérit.

Ainsi, face aux divers problèmes liés à l\’accès à l\’énergie, ces organisations sont appelées à entreprendre des actions concrètes pour promouvoir les énergies renouvelables au Bénin, en particulier à travers des plaidoyers. Cependant, Mawusé HOUNTONDJI souligne qu\’il est important de comprendre précisément de quoi il est question avant de mener ces plaidoyers.

C’est pourquoi en organisant l’atelier de renforcement de capacités des organisations de la société civile (OSC) sur les énergies renouvelables à Abomey-Calavi ce vendredi 2 juin 2023, l’ONG Jeune Volontaire pour l’Environnement Bénin en collaboration avec le Réseau des OSC pour le Développement des Énergies Renouvelables (RODER) et l’organisation 350Africa.org ont outillé une vingtaine d’acteurs de la société civile.

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 « Nous avons voulu bâtir sur l’existent : le RODER afin d’accompagner les initiatives pour véritablement promouvoir les énergies renouvelables et beaucoup plus trouver des solutions aux changements climatiques », a déclaré Christian HOUNKANNOU.

Les participants à l\’atelier ont eu l\’occasion de prendre connaissance des activités menées par le RODER et le mouvement 350Africa.org dans le domaine des énergies renouvelables au Bénin. À noter qu\’une feuille de route a été proposée à la suite des échanges, et elle sera soumise à l\’appréciation des parties prenantes concernant l\’évolution des énergies renouvelables au Bénin.

Selon Mawusé HOUNTONDJI, cette feuille de route, qui énonce un certain nombre d\’actions à mettre en œuvre, permettra aux OSC d\’être mieux informées et d\’aider les pouvoirs publics. Hubert AGOSSOU, Directeur des Énergies Renouvelables de la Maîtrise et de l\’efficacité Énergétique, qui représentait les autorités publiques lors de cet atelier, a rappelé que la volonté politique d\’utiliser massivement les énergies renouvelables au Bénin a été marquée par l\’adoption de la politique de développement de l\’électrification hors réseau. Il reste convaincu que la valorisation des énergies renouvelables contribuera à accélérer l\’accès aux services énergétiques modernes pour la population.

Les acteurs de la société civile ayant participé à cette rencontre, désormais mieux préparés, ont réaffirmé leur volonté et leur engagement à œuvrer en faveur du développement des énergies renouvelables. Une preuve que l\’union fait la force.

Megan Valère SOSSOU




Projet Adapt-WAP au Bénin : le rapport d’étude sur les aménagements autour du parc W validé

Démarré le Jeudi 25 Mai 2023 dans la Cité des Saka, commune de Kandi, l’atelier de validation de l’étude sur l’aménagement des corridors de transhumance, des points d’eau et des aires de pâturage au profit des communes riveraines du Parc W s’est clôturé ce Vendredi 26 Mai 2023.

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Photo de famille atelier de validation Projet Adapt WAP Kandi

Deux jours durant, les différentes parties prenantes ont discuté du rapport provisoire de l’étude réalisée par le Cabinet ECO-CONSULT sur les aménagements pastoraux à réaliser au profit des quatre communes riveraines du Parc W notamment les communes de Kandi, Banikoara, Malanville, et Karimama.

L’objectif étant de valider les résultats de l’étude et les caractéristiques techniques, les devis quantitatifs et estimatifs élaborés par le Cabinet d’experts à la suite de son étude afin d’obtenir les dossiers d’appel d’offre pour l’aménagement des corridors de transhumance, des points d’eau ainsi que des aires de pâturage au profit des communautés bénéficiaires.

Afin de mieux appréhender les besoins d’aménagements pastoraux à réaliser, Méryas Kouton, Directeur du Cabinet en charge de l’étude a présenté l’état des lieux des corridors de transhumance, des aires de pâturage et des points d’eau dans les communes concernées. A en croire l’expert, l’état des lieux n’est globalement pas reluisant, même si la situation semble moins criarde par endroit. « Il ressort que, tant en quantité qu’en qualité, il y a de grandes lacunes à combler pour satisfaire les besoins minima des troupeaux », a confié Méryas Kouton, Directeur du Cabinet ECO-CONSULT.

Pour ce qui est des points d’eau, ajoute-t-il, la situation est très criarde au niveau des communes de Karimama, de Malanville, et dans une certaine mesure la commune de Banikoara qui, quant-à-elle, dispose encore de beaucoup de points d’eau, mais qui sont mal entretenus. « Et pour ce qui concerne les ressources pastorales, les cultures et les jachères ont couvert tout ce qui était prévu comme aires de pâturage dans le milieu», a-t-il précisé.

A la suite de la présentation du rapport dans ses moindres détails, les observations et amendements faits par les participants ont abouti à de fortes recommandations. «Il serait nécessaire de mettre en place des barrages pour remplir les besoins du bétail, à raison de quatre (04) barrages dans la commune de Karimama, trois (03) dans la commune de Malanville, deux (02) pour la commune de Kandi et pour ce qui concerne la commune de Banikoara, disposant d’un nombre important de points d’eau, il faut plutôt une réfection et une amélioration de la gestion de ces points d’eau », a recommandé l’expert Méryas Kouton.

Les Maires des communes concernées ont également un rôle important à jouer. Ceux-ci devront nécessairement voire obligatoirement faire le nécessaire pour mettre à disposition les domaines devant abriter les ouvrages à réaliser. Ce qui nécessite une accélération du  processus de déclaration des espaces en domaines d’utilité publique, a souligné l’ensemble des acteurs.

Aux sorties de l’atelier, les participants n’ont pas caché leurs impressions. « J’apprécie la manière dont l’étude a été conduite », a exprimé Mazou Mama, représentant des pêcheurs de Malanville. « A travers la présentation du rapport, nous avons pu relever les insuffisances que le Consultant va prendre en compte dans le rapport final », s’est réjoui Bio Kotè Amissou, représentant des pêcheurs de Banikoara. Ayant également pris part à la rencontre, le Maire de Karimama, Issifou Soulé invite, quant-à-lui, les populations à la base à accompagner le projet dans la mise en œuvre des ouvrages retenus pour être aménagés.

Précisons que c’est près de 300 millions d’investissements qui seront réalisés à travers les quatre communes riveraines du parc W, selon l’expert consultant.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




All For Sciences Media annonce le lancement de l\’initiative Science Women Voice aujourd’hui

All For Sciences Media (AFoS Media) annonce le lancement de l\’initiative Science Women Voice (SWV) lors de sa rentrée médiatique exclusivement en ligne. Cette rencontre est prévue pour le 27 mai 2023 à 11h. AFoS Media est un média scientifique basé en Afrique qui se consacre à la vulgarisation des travaux scientifiques et couvre l\’actualité scientifique mondiale. Son objectif est de mettre en lumière les travaux de recherche et les innovations techniques et technologiques, tout en servant de pont solide entre les chercheurs et les populations.

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Conscient de l\’importance de la représentation des femmes et convaincu de la nécessité de promouvoir un monde scientifique exempt de stigmatisation pour un développement efficace, All For Sciences Media lance l\’initiative Science Women Voice. Cette initiative médiatique a pour objectif de révéler les femmes dans toutes les disciplines scientifiques. Elle vise à contribuer à la réalisation de l\’Objectif de Développement Durable 5 – l\’Égalité des Sexes, en mettant en avant les réalisations des femmes scientifiques, leurs parcours et leurs histoires, afin d\’inspirer les jeunes filles et de leur offrir des modèles à suivre dans le secteur scientifique.

Science Women Voice est une initiative qui s\’inscrit régulièrement dans la vie des femmes passionnées de science et évoluant dans ce domaine. La rentrée médiatique exclusivement en ligne prévue pour le 27 mai 2023 à 11h sera l\’occasion de présenter en détail l\’initiative Science Women Voice.

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Le programme de la cérémonie est le suivant :

  • Cérémonie d\’ouverture : mettant en avant l\’importance des médias scientifiques, les actions d\’AFoS dans le domaine de la vulgarisation scientifique et des mots d\’encouragement adressés à toute l\’équipe.
  • Panel d\’échanges sur le thème \ »Femmes dans l\’univers de la recherche scientifique en Afrique\ » en présence de trois scientifiques.
  • Présentation du projet : exposé des objectifs et des actions du projet Science Women Voice, suivi d\’une session de questions-réponses avec le public et la projection d\’un échantillon de production.

Cette présentation de l\’initiative, qui part du constat que même le domaine de la science n\’échappe parfois à la marginalisation, offrira l\’occasion d\’aborder la question souvent peu abordée de la place des femmes dans le domaine scientifique. Elle constitue une opportunité de rencontrer virtuellement un groupe diversifié de femmes et d\’hommes scientifiques talentueux.




Projet Adapt-WAP au Bénin : Les acteurs riverains du Parc W échangent sur le rapport de l’étude des aménagements à réaliser

Valider le rapport de l’étude portant sur l’aménagement des corridors de transhumance, des points d’eau et des aires de pâturage dans les communes riveraines du Parc W Bénin, c’est l’objectif de l’atelier ouvert ce jeudi 25 Mai 2023 dans la commune de Kandi dans le cadre du projet Adapt-WAP, qui vise à renforcer la résilience des écosystèmes  face au changement climatique et à améliorer les moyens de subsistance des populations des communes riveraines du Parc W Bénin.

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La rencontre a rassemblé tous les acteurs concernés par les activités de l\’étude en périphérie du Parc W Bénin, ainsi que des techniciens et des spécialistes du domaine.

 A l’ouverture de l’atelier, le représentant du Maire de Kandi, monsieur Moutawakilou Abdou a souhaité la bienvenue aux participants avant de leur souhaiter une bonne séance.  « Au nom de madame le Maire de la commune de Kandi empêchée, et en mon nom propre, je vous souhaite la bienvenue dans cette salle, à l’hôtel  SAKA KINA pour cet atelier de validation », a-t-il déclaré.

Le représentant du Coordonnateur du projet Adapt-WAP, monsieur Samuel Ognibo n’a pas manqué de rappeler l’importance de l’atelier qui, à l’en croire, est une étape décisive pour la mise en œuvre des ouvrages à réaliser. « Au cours de cet atelier, je vous invite à vraiment œuvrer pour qu’à la fin de ces deux jours de travaux, nous ayons des documents de qualité et prêts à être mis en œuvre », a-t-il exhorté.

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La présence effective des acteurs attendus a réjoui plus d’un, et le représentant du Préfet de l’Alibori n’a pas caché sa satisfaction. « Chers participants, votre présence aussi nombreuse dans cette salle nous réconforte et réconforte l’équipe du Projet. Cela témoigne de l’attachement que vous avez et que les institutions et les autorités que vous représentez ont pour les questions liées au changement climatique et particulièrement pour les questions de la transhumance dans les communes riveraines du Parc W » s’est réjoui Olivier Gaga, représentant du Préfet du département de l’Alibori.

« J’ai espoir que de cet atelier sortiront des devis quantitatifs et estimatifs et caractéristiques techniques nécessaires à l’élaboration des dossiers d’appel d’offre fiable », a-t-il ajouté avant de lancer officiellement les activités de l’atelier de validation.

Il convient de rappeler que la présente rencontre fait suite à l’atelier technique de dialogue et de validation des corridors de transhumance, des points d’eau et des zones de pâturage à aménager  autour du Parc W Bénin, tenu en février dernier.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Profil d\’Expert : Cyrille Principe ALOWAKINNOU, un professionnel béninois dédié à la préservation des forêts

Cyrille Principe ALOWAKINNOU, de nationalité béninoise, est un expert forestier passionné et engagé, doté d\’une solide formation académique et d\’une expérience professionnelle diversifiée. Son parcours exceptionnel témoigne de son expertise et de sa contribution significative dans le domaine de l\’aménagement et de la gestion des ressources naturelles.

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Titulaire d\’un Master en Agronomie, option Aménagement et Gestion des Ressources Forestières, ainsi que d\’une Licence en Aménagement et Gestion des Ressources Naturelles, Cyrille Principe a étudié à l\’École de Foresterie Tropicale de l\’Université Nationale d\’Agriculture à Kétou, au Bénin. Cette formation approfondie lui a permis d\’acquérir des connaissances approfondies dans le domaine de la foresterie et de développer des compétences essentielles pour la gestion durable des écosystèmes forestiers.

Le début de sa carrière professionnelle a été marqué par un stage de 20 mois à la Direction Départementale du Cadre de Vie et du Développement Durable de l\’Ouémé et du Plateau à Porto-Novo, au Bénin. Ce stage lui a offert une première expérience pratique dans le domaine de l\’aménagement du territoire et de la préservation de l\’environnement.

Une passion qui s’est transformée en réelle vocation

Par la suite, Cyrille Principe ALOWAKINNOU a saisi une opportunité exceptionnelle en rejoignant la société Resources and Synergies Development à Riga, en Lituanie. Il y a occupé le poste d\’Expert junior forestier pendant 30 mois dans le paysage de Yangambi, en République Démocratique du Congo (RDC), plus précisément dans la Province de la Tshopo. Au sein de cette organisation, il a joué un rôle clé dans la mise en œuvre d\’un projet de l\’Union Européenne, en collaboration avec le CIFOR (Centre pour la Recherche Forestière Internationale) et ses partenaires.

En tant qu\’Expert junior forestier, Cyrille Principe ALOWAKINNOU a été chargé de superviser diverses activités techniques, scientifiques et managériales visant à promouvoir la gestion durable des ressources forestières dans le paysage de Yangambi. Il s\’est particulièrement distingué par son rôle dans la mise en place de campagnes de reboisement ambitieuses, qui ont impliqué plus de 400 ménages et couvert une superficie de 600 hectares par an. Son travail a démontré une attention particulière à l\’implication des communautés locales dans les pratiques agroforestières et à la mise en œuvre de stratégies de conservation de la biodiversité adaptées aux défis posés par les changements climatiques.

Son grand intérêt pour les approches sylvicoles novatrices

Un aspect marquant de sa carrière a été son intérêt pour des approches sylvicoles novatrices en milieu tropical. Cyrille Principe ALOWAKINNOU a exploré des méthodes visant à préserver efficacement la biodiversité grâce à des actions de protection, de restauration et de valorisation des ressources naturelles.

Son travail au sein de la Réserve de Biosphère de Yangambi lui a permis de développer une rigueur scientifique et de collaborer avec des chercheurs de renom, contribuant ainsi à l\’avancement des connaissances dans le domaine. Il a été marqué positivement par la mise en pratique de solutions intégrant la foresterie, l\’amélioration des techniques agroforestières et le développement de la filière apicole.

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Sa passion du milieu forestier a été renforcée grâce aux expériences acquises dans un environnement complexe, isolé et particulièrement rudimentaire. Il s’est révélé passionné, sérieux, diplomate et doté d\’une capacité d\’adaptation et d\’apprentissage très forte. Et comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas échappé aux difficultés qui sont inhérentes à tout domaine, mais grâce à sa volonté, sa détermination et surtout sa passion, il a toujours réussi à atteindre les résultats escomptés.

En parcourant les sentiers de la forêt africaine, Cyrille Principe ALOWAKINNOU se révèle être bien plus qu\’un simple forestier. Son dévouement sans faille à la préservation de ces écosystèmes fragiles et sa passion débordante pour la nature font de lui un véritable gardien des trésors forestiers.

Avec sa connaissance approfondie des techniques agroforestières et son engagement inébranlable, Cyrille incarne l\’espoir d\’un avenir plus vert pour notre planète. Chaque pas qu\’il fait dans les bois, chaque arbre qu\’il protège, sont autant de témoignages de sa détermination à préserver la richesse naturelle de l\’Afrique.

Grâce à des individus tels que Cyrille Principe ALOWAKINNOU, nous pouvons entrevoir un horizon où les forêts continueront à prospérer, offrant refuge à une biodiversité sans égale et garantissant un héritage précieux pour les générations futures.

Megan Valère SOSSOU




Projet Adapt-WAP au Bénin: Kandi abrite un atelier pour la validation du rapport d’une étude demain

Demain, 25 mai 2023 marquera le début de l\’atelier de validation du rapport de l\’étude portant sur l’aménagement des corridors de transhumance, des points d\’eau et des aires de pâturage en périphérie du Parc W. Cet événement d\’envergure rassemblera un large éventail de parties prenantes et se tiendra dans la ville de Kandi.

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Il s’agira de passer en revue et de valider le rapport de l\’étude, en intégrant les contributions et les expertises des différentes parties prenantes. Les discussions porteront sur les meilleures approches et les recommandations spécifiques à mettre en œuvre pour la réussite de l’aménagement des corridors de transhumance, des points d\’eau et des aires de pâturage autour du parc W, autant de mesures potentielles visant à renforcer la résilience des communautés riveraines.

L\’atelier sera l\’occasion pour les représentants des communes riveraines, des ministères concernés, des ONG, des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, ainsi que des experts du cabinet d\’études ECO-CONSULT d\’échanger profondément sur l’étude.

Cette rencontre de deux jours bénéficiera de la collaboration étroite des experts de l\’Unité Nationale de Gestion du Projet (UGPn), du Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF) et de l\’African Parks Network. L\’atelier sera animé par le bureau d\’études ECO-CONSULT, qui a été spécifiquement sélectionné pour mener à bien cette étude d\’importance capitale.

Il convient de noter que la réalisation des aménagements identifiés dans le rapport de l\’étude contribuera à préserver la biodiversité, à soutenir les activités agricoles et d\’élevage, ainsi qu\’à renforcer la résilience des communautés riveraines face aux défis climatiques. L\’atelier de validation constitue donc une étape cruciale dans le processus de mise en œuvre du Projet Adapt-WAP.

Megan Valère SOSSOU




Pêche durable au Bénin : CEMLAWS Africa et CCM à travers ECO BENIN renforcent les capacités des médias et des OSC

Dans le cadre de leur projet intitulé « Promouvoir les capacités locales pour faire face aux impacts déstabilisants des navires de pêche étrangers dans le golfe de Guinée et en Mauritanie », le Centre for Maritime Law and Security Africa (CEMLAWS Africa) et le Centre for Coastal Management (CCM) de l\’Université de Cape Coast, en collaboration avec leur partenaire ECO BENIN, ont organisé un atelier de formation le 23 mai 2023 à Cotonou.

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Il s’agit d’un programme de formation et de renforcement de capacités pour les médias, les Organisations de la Société Civile du secteur de la pêche et les acteurs communautaires sur les activités et les impacts des navires de pêche en haute mer.

Le Préfet maritime du Bénin, le capitaine de Verseau Fernand Maxime AHOYO en ouvrant officiellement l’atelier a déclaré « L’atelier que nous entamons représente une occasion unique de rassembler les acteurs clés les médias, les organisations de la société civile et les acteurs communautaires qui jouent un rôle crucial dans la sensibilisation, la mobilisation et la mise en œuvre des mesures concrètes pour lutter contre les effets déstabilisant de la pêche ».

C’est pourquoi, a-t-il souligné, cet atelier ne se limite pas à une rencontre ponctuelle mais qui marque un début de partenariat solide et durable. Il n’a pas manqué d’encourager les participants à établir des liens, à partager leurs expériences et à travailler ensemble pour assurer un avenir marin durable et plus efficace.

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A noter que plusieurs présentations ont permis aux participants de mieux comprendre la situation actuelle de la pêche au Bénin et les défis auxquels elle est confrontée. Les sujets abordés comprenaient le secteur de la pêche artisanale et industrielle au Bénin, la gouvernance et la transparence dans le domaine de la pêche, le cadre juridique international régissant la pêche, ainsi qu\’un aperçu de l\’administration et de la gouvernance de la pêche au Bénin.

Parmi les défis du secteur de la pêche au Bénin, Herman Kasseau GANGBAZO, Chef du Service Aménagement et Gestion des Pêcheries à la Direction de la Production Halieutique, a souligné l\’importance de mieux connaître les stocks de poissons, de lutter contre la pêche illicite (INDNR) et d\’élaborer des plans d\’aménagement et de gestion des pêcheries. Il a également souligné la nécessité d\’améliorer le système de suivi statistique des pêches, de renforcer les capacités en matière de sécurité maritime, de surveiller les activités en mer, de contrôler l\’accès aux pêcheries artisanales et d\’immatriculer progressivement les embarcations.

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Des participants engagés et mieux aguerris pour une pêche transparente et durable

Zéphirin AMEDOME est Secrétaire Général de l’Union Nationale des pêcheurs marins, artisans et assimilés du Bénin. Cet atelier est pertinent à l’en croire car il permet de mieux outiller et bien informer les pêcheurs et assimilés de Kraké à Hilacondji sur les réalités de la pêche afin de freiner la diminution des ressources.

Quant au rôle des médias, Cécile GOUDOU KPANGON, journaliste à l\’Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (ORTB), a souligné la nécessité d\’accéder à l\’information et de la rendre disponible à tous les acteurs et à la population.

« Nos auditeurs, nos téléspectateurs et nos lecteurs ont besoin de savoir les ressources halieutiques dont dispose le Bénin, comment est-ce que le secteur se comporte ?, comment est-ce qu’on gère ces ressources ? » a-t-elle laissé entendre avant d’ajouter « c’est aussi un rôle de veille que nous avons à attirer l’attention des gouvernants sur les nécessités d’une meilleure gestion du secteur. »

Les participants à cet atelier ont acquis des compétences et une expertise en matière de lois sur la pêche, ainsi qu\’une meilleure compréhension des impacts de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR) et des activités des navires de pêche artisanale. Aux termes de l’atelier des attestations ont été décernées aux participants. Gauthier AMOUSSOU, Coordinateur de l\’ONG ECO BENIN, a exprimé son espoir de voir les médias fournir des informations sur la pêche et inonder l\’espace public avec ces informations.

Megan Valère SOSSOU




Projet BENKADI au Bénin : La PASCiB renforce les OSC à capter des fonds sur les changements climatiques et la biodiversité

Dans le cadre du Projet BENKADI, la Plateforme des Acteurs de la Société Civile au Bénin (PASCiB) organise actuellement un atelier de renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile (OSC) sur les nouvelles thématiques liées aux changements climatiques et aux canevas du Fond Vert pour le climat. Cette rencontre, qui a débuté officiellement ce 23 mai 2023 à Grand Popo, vise à doter les OSC des outils nécessaires pour accéder aux financements dans ces domaines cruciaux.

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La mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et du Plan National d\’Adaptation (PNA) requiert des ressources financières. Afin de parvenir à cet objectif, il est essentiel de renforcer les capacités des porteurs potentiels de projets d\’adaptation et d\’atténuation pour accéder aux financements climatiques. C\’est dans cette optique que la PASCiB a initié cet atelier de formation pour renforcer les capacités des OSC sur les nouvelles thématiques identifiées et les modalités du Fond Vert pour le climat.

Le Chargé de projet du Projet BENKADI, DJODJO KOUTON Sagbo Damien a justifié cette initiative en déclarant lors de la cérémonie d\’ouverture : « La PASCiB a souhaité répondre à ce besoin en organisant cette rencontre, à l\’issue de laquelle des idées de projets seront analysées afin de présenter des projets accessibles, éligibles et acceptés. »

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ACCROMBESSI Marcelin, Représentant le Ministère du Cadre de Vie et des Transports a souligné l\’importance de cette formation, « c\’est une opportunité pour chacun de vous de recevoir cette formation et d\’accéder ainsi aux connaissances sur le Fond Vert pour le climat. » Il a également encouragé les participants à profiter pleinement des trois jours de l\’atelier.

La Vice-Présidente de la PASCiB, Léontine KONOU IDOHOU a appelé les acteurs présents à renforcer les mesures de protection de la biodiversité et du climat. Elle a exprimé le souhait que les acteurs puissent sortir de cette rencontre avec des projets bancables.

L\’objectif de cet atelier est de contribuer à la réalisation de projets axés sur les changements climatiques et l\’Adaptation fondée sur les Écosystèmes (AbE), portés par les OSC et financés par le Fond Vert pour le climat, dans le cadre de la mise en œuvre des CDN et du PNA. En d\’autres termes, il s\’agit de fournir aux réseaux d\’OSC et d\’ONG, représentés par une trentaine d\’acteurs de la Société Civile, les compétences nécessaires pour accéder aux financements disponibles pour les projets liés aux changements climatiques et à la biodiversité.

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Pour Dr Yécy Peggy TOHINLO, experte en développement durable, cette rencontre offrira aux OSC des facilités pour soumettre des dossiers de qualité au Fond Vert pour le Climat, afin d\’impacter davantage les communautés à la base.

Rappelons qu\’aux termes de l’atelier les participants verront leurs connaissances améliorées sur l’accès au Fond Vert pour le Climat et sur les projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques. Les capacités des ONG et composantes de la PASCiB seront renforcées en matière d’analyse diagnostique, d’identification de problématique/idée de projet et d’élaboration de théorie de changement d’un projet. Aussi, seront-ils outillés sur l’élaboration de Note Conceptuelle et des documents accompagnant le SAP/projet standard du FVC.

Carmel Espéro LOKOSSOUDJIN




Adjohoun: l\’ODDB ONG engage les élèves à la protection de la biodiversité

(Une quinzaine de participants membres du club nature et sport du CEG Azowlissè aguerri sur la protection de la biodiversité).

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de promotion du football féminin pour la protection de l\’environnement au Sud du Bénin, l\’ONG ODDB s\’est résolument engagée à faire des élèves filles de véritables activistes pour la cause de la protection de la biodiversité. C\’est la raison d\’être de la séance d\’éducation environnementale animée dans l\’après-midi du vendredi 17 février 2023 au profit des élèves filles membres du club nature et sport du CEG Azowlissè dans la commune d\’Adjohoun.

Animée par Alfred OGA, l’animateur du projet en présence de Célestine BOKO, prof d\’EPS et encadreur des classes sportives du collège, la séance a permis de dérouler la leçon numéro 1 au profit des participantes. Vidéoprojecteur à l\’appui, des images sont projetées contre le tableau pour mieux expliquer les notions de la biodiversité. Toutes en tenue de sport, mais loin du terrain de sport et disposées sur les tables et bancs de l\’une des salles de classe Terminale D du CEG, les élèves filles présentes se sont montrées assidues et intéressées par les enseignements sur la biodiversité et son importance avec des exemples concrets.

La biodiversité, dans un \’\’français facile\’\’ comme on peut le dire, leur a été définie comme étant \’\’ l\’ensemble des êtres vivants qui vivent, qui respirent, grandissent et meurent\’\’. Elle est importante pour la vie de l\’homme sur terre car d’elle nous avons : les fruits, légumes, poissons et viande pour l\’alimentation ; la médecine pour la santé ; les bois pour les meubles, la construction des maisons, la fabrication de charbon, le fagot pour la cuisine ; l\’air et l\’ombrage pour le climat pour ne citer que ces éléments d\’importance de la biodiversité.

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Les espèces animales menacées par l\’action de l\’homme leur sont également citées images à l\’appui telles que les tortues, pangolins, éléphants et les chouettes. Un accent particulier a été mis sur le singe à ventre roux qui est une espèce endémique au Bénin, Togo et une partie du Nigéria. La leçon a pris fin par les actions qu\’il importe de mener pour protéger la biodiversité à savoir les sensibilisations, le fait d\’éviter les feux de brousse, éviter de couper anarchiquement les arbres dans la forêt et éviter de tuer les insectes qui servent d\’alimentation pour les singes dans la forêt et la promotion du reboisement et du tourisme. Prenant la parole, la prof d\’EPS, en guise de message à l\’endroit des participantes les exhorte à tailler d\’importance aux notions reçues qui leur sont par ailleurs d\’importance capitale pour les cours d\’SVT et de culture générale.

Ajoutons pour finir que dans la matinée de ce même vendredi, la même séance a eu lieu au profit des élèves filles membres du club nature et sport du CEG Démè, toujours dans la commune d\’Adjohoun. L\’un des objectifs spécifiques du projet est de former dans les deux communes d\’intervention (Bonou et Adjohoun) un total de 200 filles membre des clubs nature et sport à la pratique du football féminin et à l\’éducation environnementale. Tout ceci converge vers l\’objectif global visé qui est de renforcer la conservation de la biodiversité et d’atténuer les impacts du changement climatique par la promotion du football féminin.

Didier AHOUANDJINOU