Pose de la première pierre du resort Bouskoura Park: La Naissance d’une nouvelle destination d’exception au cœur de la ville verte

La province de Nouaceur a procédé, ce mardi, à la pose de la première pierre du Resort Bouskoura Park, un projet structurant qui marque une nouvelle étape dans le développement touristique, économique et urbain de Bouskoura Ville Verte, dans la région de Casablanca.

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Bouskoura Park

La cérémonie s’est tenue en présence des autorités et de nombreuses personnalités, dont M. Jalal Benhayoun, Gouverneur de la Province de Nouaceur, M. Abdellatif Mazouz, Président de la Région Casablanca-Settat, M. Salmane Belayachi, Directeur Général du CRI Casablanca-Settat, et M. Imad Barrakad, Directeur Général de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), ainsi que de M. Ramsay Rankoussi et de M. Erwan Garnier, représentants du Radisson Hotel Group.

Bouskoura Park s’inscrit dans une dynamique territoriale ambitieuse, en phase avec l’évolution de Casablanca en tant que poumon économique du Royaume. Pensé comme un resort urbain intégré, le projet a vocation à devenir une destination de référence, conjuguant hôtellerie haut de gamme, tourisme d’affaires, bien-être, culture, loisirs et services, au cœur d’un environnement naturel préservé. Ce projet représente un investissement global de plus de 300 millions de dirhams et devrait générer plus de de 500 emplois directs et indirects, renforçant ainsi son impact économique et territorial à l’échelle régionale.

Dans un contexte où le Maroc confirme son positionnement comme destination touristique majeure à l’échelle régionale et internationale, Bouskoura Park s’inscrit dans les orientations nationales visant à renforcer l’offre touristique, l’attractivité des territoires et à promouvoir un tourisme durable, responsable et créateur de valeur. Le projet répond également aux besoins croissants de la région en matière d’infrastructures d’accueil pour les grands événements.

Implanté sur une assiette foncière de plus de 5,3 hectares, face au Golf Casa Green Town et à proximité immédiate de la forêt de Bouskoura, le complexe bénéficie d’un emplacement stratégique au sein de l’un des principaux poumons verts de la région. Il se situe à moins de 20 minutes de l’aéroport international Mohammed V et à proximité directe des grands pôles économiques, notamment Casablanca Finance City.

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6_Bouskoura Park

Le projet s’inscrit dans une démarche environnementale exigeante et est engagé dans un processus de certification HQE, traduisant une volonté affirmée d’intégration durable et responsable.

Le programme prévoit :

  • un Hôtel 5 étoiles Radisson Blu de 119 chambres,
  • un Centre de conférences et d’événements premium de plus de 4 000 m²,
  • un Business center intégrant des espaces de restauration, de services et de loisirs,
  • ainsi qu’un pôle Sport & Wellness comprenant un bâtiment Fitness & Spa et des équipements sportifs.

À travers ce projet, Radisson Hotel Group confirme son engagement en faveur du développement hôtelier de qualité au Maroc et en Afrique du Nord. Présent dans plus de 100 pays, le Groupe opère un portefeuille de marques reconnues, couvrant l’ensemble des segments de l’hôtellerie premium et lifestyle. Son approche repose sur une création de valeur durable, un ancrage local fort et une attention constante portée à l’expérience client, à la performance des actifs et à l’intégration responsable des projets dans leur environnement.

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5_Bouskoura Park

Bouskoura Park entend accompagner la transformation de Bouskoura Ville Verte et contribuer durablement au rayonnement économique, touristique et environnemental de la région de Casablanca, en proposant un équipement structurant, utile au territoire et pensé dans une logique de long terme.

« Bouskoura Park a été conçu comme une destination à part entière, en parfaite cohérence avec l’identité écologique de Bouskoura Ville Verte et le rayonnement économique, touristique et environnemental de la région de Casablanca. Le partenariat avec le groupe international Radisson pour le développement du Radisson Blu Hotel & Conference Center Casablanca Bouskoura s’inscrit pleinement dans cette ambition. Notre objectif est de créer un lieu durable, ouvert et fédérateur, à la fois apaisant et fonctionnel, capable de répondre aux attentes des habitants, des touristes, des entreprises, des institutions et des visiteurs », déclare Amr Chegdali, Directeur Général de Bouskoura Park.

​« Le Maroc est aujourd’hui l’un des marchés les plus dynamiques et structurants de la région, avec une vision claire en matière de développement touristique et territorial. Le projet Bouskoura Park illustre parfaitement cette ambition, en combinant qualité hôtelière, durabilité et intégration urbaine. Nous sommes fiers d’accompagner ce développement à travers l’implantation du Radisson Blu Hotel & Conference Center Casablanca Bouskoura, un établissement conçu pour répondre aux standards internationaux tout en valorisant l’identité et le potentiel du territoire », déclare Ramsay Rankoussi, Regional Chief Development Officer, Radisson Hotel Group

Bouskoura Park Resort remercie l’ensemble de ses partenaires, ainsi que les autorités locales et nationales, pour leur accompagnement, leur confiance et leur engagement dans la concrétisation de ce projet structurant, visant à contribuer à la dynamique nationale de développement touristique et territorial portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.

Megan Valère SOSSOU




Climathon Parakou 2025 : des talents révélés, des solutions prometteuses pour l’agriculture et la sécurité alimentaire au Bénin

Démarré le vendredi 24 octobre, le Climathon Parakou s’est clôturé ce samedi 25 octobre 2025, avec des solutions innovantes et prometteuses pour l’agriculture et la sécurité alimentaire au Bénin. Organisé par Impact Hub Cotonou, l’événement visait à réunir des jeunes pour proposer des solutions innovantes pouvant permettre de renforcer la résilience des exploitations agricoles, d’améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et de promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes au Bénin. Pendant deux jours, les jeunes participants ont eu droit à des communications, des échanges et l’opportunité de défendre leurs idées de projet, en faveur d’une agriculture résiliente au changement climatique et de la sécurité alimentaire.

Après avoir passé leur Gate Check et validé leurs problématiques, les jeunes, répartis en 8 équipes, se sont lancés dans la recherche de solutions innovantes, qui puissent répondre aux enjeux climatiques. Le jury composé de M. Dimitri Koto N’gobi, directeur exécutif de GRADEB-ONG et préfet des jeunes du Borgou (président du jury), de M. Raoul Dansi, Co-fondateur d’Impact Hub Cotonou (1er membre du jury) et de M. Bernus Zinsou Djibé, agroforestier et spécialiste en microbiologie des sols (2ème membre du jury), a évalué avec objectivité et impartialité les différentes idées de projet présentées par chacune des équipes.

A l’arrivée, trois équipes se sont distinguées : « TEAM FOR CLIMATE » remporte le 1er prix,  « AGRI SMART » est sacrée 2ème, et « SEEDS OF THE FUTURE » part avec le 3ème prix du Climathon Parakou 2025. « C’est vraiment un plaisir pour nous de voir notre projet dénommé ‘’Agri Dech’’ remporter le 1er prix du Climathon Parakou 2025 », s’est réjouie Elsie Akodjenou, membre de l’équipe « TEAM FOR CLIMATE ». Ce projet, dit-elle, permettra aux paysans de valoriser les déchets agricoles et de les utiliser pour booster leurs productions. Alors que « SEEDS OF THE FUTURE » veut renforcer la chaine de valeur autour des semences améliorées en connectant les différents acteurs de la chaine, l’équipe « AGRI SMART » quant à elle se montre sensible aux peines des maraîchers. L’équipe a proposé un système d’irrigation basé sur l’intelligence artificielle, qui pourrait améliorer les pratiques maraîchères. « Ce système d’irrigation permettra d’arroser les plantes directement, sans que le maraîcher n’ait à trimballer des arrosoirs », a clarifié Boris Fagbedji, membre de ladite équipe.

Le Climathon Parakou 2025 tient toutes ses promesses

Les organisateurs du Climathon Parakou se disent satisfaits de l’engouement observé chez les participants, qui durant deux jours, se sont activement impliqués dans les différentes activités. Pour Raoul Dansi, Co-fondateur d’Impact Hub Cotonou, l’objectif est largement atteint. « Ce Climathon m’a permis de voir qu’il y a des jeunes pétris de talents. Nous avons vu des solutions très intéressantes qui pourront venir répondre à des questions pressantes », s’est-il réjoui.

Du côté des participants, l’on est tout aussi satisfait et reconnaissant. Nasirath Konmy a activement pris part au Climathon. « Je viens de comprendre que le changement climatique est un grand défi, et que nous, jeunes, avons un grand rôle à jouer dans la résolution des problèmes posés par la crise climatique actuelle », a-t-elle laissé entendre, sans manquer de remercier Impact Hub Cotonou et ses partenaires. Josiane N’touama, entrepreneure agricole qui a également pris part au Climathon, fait une doléance : « C’est l’occasion de demander au Gouvernement de nous aider, en nous facilitant l’accès au financement, que ce soit au niveau des institutions de microfinance, des banques ou des institutions internationales », a-t-elle plaidé.

Soulignons que cette édition du Climathon a reçu le soutien de plusieurs partenaires : Climate KIC, Tecnologico de Monterrey, GIZ, Green Climate Fund, German cooperaties, VIC-AFRICA, Université de Parakou, Planet Times, Journal Santé Environnement, Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Investisseurs & Partenaires, IDD ONG, Gouvernement des jeunes du Bénin, ABSE ONG, GRADEB ONG, Agricultural Expertise Center, et Digigreen Agri Center. Elle a permis de révéler de jeunes talents, porteurs d’idées et de solutions pour une révolution des pratiques agricoles, indispensable pour assurer durablement la sécurité alimentaire, un défi persistant au Bénin.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire : un Climathon s’y penche depuis ce vendredi à Parakou

La troisième édition du Climathon au Bénin s’est ouverte ce vendredi 24 octobre 2025. C’est l’université de Parakou, la deuxième plus grande du pays, qui abrite l’événement. Cette édition du Climathon réunit une cinquantaine de participants, de profils variés et d’horizons divers, tous appelés à réfléchir et à proposer des solutions innovantes autour d’une thématique centrale et très préoccupante : « agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ».

Photo de Famille
Photo de Famille

Dans son allocution, Madame Annick Andrée Akobé, coordinatrice du programme Impact Hub, a salué la participation et l’engagement des jeunes qui prennent part à cet événement, qui est d’une importance capitale pour l’avenir de l’agriculture béninoise et la sécuritaire alimentaire au Bénin. Selon elle, cette édition du  Climathon vise un triple objectif : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes.

Conscient des défis climatiques que rencontrent les populations du Nord-Bénin et les agriculteurs du septentrion en particulier, Dimitri KOTO N’GOBI, préfet des jeunes du Borgou, s’est réjoui de voir Parakou abriter cet événement. « Le contexte actuel exige des pratiques agricoles portées par l’innovation, la technologie et une intégration des outils digitaux. Je remercie Impact HUB Cotonou  et ses partenaires pour avoir choisi Parakou pour abriter cette édition du Climathon», a-t-il confié. Hyacinthe Constant Oba, représentant des partenaires, a quant à lui invité l’ensemble des participants à faire de ce Climathon un éclosoir pour produire des solutions innovantes, qui feront avancer l‘agriculture béninoise et le Bénin de façon générale.

Une première journée de Climathon avec des communications engageantes  

Les communications se sont enchaînées, les unes aussi intéressantes que les autres, suscitant un grand intérêt chez les participants. Gildas Hodjigue a axé sa communication sur l’ « Adoption de pratiques résilientes pour la prévention et la santé des sols agricoles : protéger, restaurer et renforcer la productivité de nos terres face aux aléas climatiques. » L’ingénieur agronome a rappelé que changement climatique accentue la dégradation des sols, soulignant que le continent africain est fortement affecté par le changement climatique « à cause de notre état de pauvreté et de notre lenteur en matière d’avancées technologiques. » Pour la communicatrice Josiane Ntouama, les semences sont la base de toute production et un levier clé de résilience. Celle dont la communication a porté sur « le renforcement de la chaîne de valeur autour des semences béninoises : promouvoir l’accès, la production et la diffusion de semences adaptées pour nourrir durablement nos populations », a fait observer que les agriculteurs ont souvent un accès limité à des semences de qualité, disponibles et adaptées. « Renforcer la chaine de valeur, c’est connecter les acteurs, améliorer la coordination, assurer la qualité ainsi que la disponibilité des semences à chaque étape », a-t-elle précisé.

Les différentes communications qui ont précédé les travaux en groupe, ont renforcé la compréhension des jeunes sur les différentes sous- thématiques qui leur ont été soumises, afin d’identifier les problèmes qu’elles suscitent, et de proposer des solutions innovantes concrètes.

Fin d’une première journée de Climathon sur des notes de satisfaction

Nasirath et Exaucé ont tous pris part au Climathon ce vendredi. Alors que l’initiative n’est qu’à sa première journée, les deux participants livrent déjà leurs impressions. « La séance d’aujourd’hui a été très enrichissante, parce qu’elle m’a permis de me familiariser avec les termes comme changement climatique et sécurité alimentaire », a confié la participante Nasirath Konmy, diplômée en master en administration générale et territoriale.Elle promet de développer des solutions innovantes, inspirées du Climathon, pour aider particulièrement le monde agricole à faire face aux défis climatiques. « Avec ce Climathon, nous pouvons mettre en œuvre des projets qui améliorent le quotidien des agriculteurs et de nos communautés »s’exclame Exaucé Senade, étudiant en sociologie et activiste.

Faut-il le rappeler, cette édition du Climathon organisée par Impact HUB Cotonou et AIESEC in Bénin, a reçu le soutien de plusieurs partenaires : Climate KIC, Tecnologico de Monterrey, GIZ,Green Climate Fund, German cooperaties, VIC-AFRICA, Université de Parakou,Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Investisseurs & Partenaires, IDD ONG, Gouvernement des jeunes du Bénin, ABSE ONG, GRADEB ONG, Agricultural Expertise Center, Digigreen Agri Center, Planet Times et Journal Santé Environnement.

Venance Ayébo TOSSOUKPE




Dialogue Ouvert sur les Changements Climatiques 2025 : les jeunes et les femmes au cœur de l’action climatique au Bénin

Après une première édition réussie à Dassa-Zoumè en 2024, le Dialogue Ouvert sur les Changements Climatiques (ODCC) est revenu en 2025 avec encore plus d’ambition et d’impact. Organisé par les Jeunes Voix Vertes, sous l’autorisation de l’organisation Open Dialogue International, cet événement s’est tenu le 30 août 2025 à Abomey-Calavi, dans le prestigieux amphi Iran de la Faculté des Sciences Agronomiques.

ODCC
ODCC

Placée sous le haut marrainage de Madame Chrystelle DAKPOGAN HOUNGBEDJI, cette deuxième édition a réuni 116 participants venus d’horizons variés, jeunes leaders, acteurs institutionnels, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers. L’ODCC 2025 a été soutenu par 16 partenaires à qui nous adressons nos sincères remerciements, témoignant d’une mobilisation nationale grandissante autour de la cause climatique.

 Un thème fort: l’engagement des jeunes et des femmes dans les politiques climatiques au Bénin

Le thème de cette année, « Engagement des jeunes et des femmes dans les politiques climatiques au Bénin : enjeux et perspectives autour de la CDN », a permis d’ouvrir un dialogue intergénérationnel sur la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Bénin.

La communication principale sur ce sujet a été assurée par Monsieur Olaodjéwou ODJOUGBELE, Point Focal NDC Partnership-Bénin, représentant du Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable. Son intervention a permis d’éclairer les jeunes et les femmes sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans la conception, mise en œuvre et suivi effective de la CDN et la transition écologique du pays.

 Des actions concrètes pour renforcer l’impact

En amont du dialogue, plusieurs initiatives ont été menées dans le cadre de l’ODCC 2025 : Une campagne nationale de sensibilisation sur les réseaux sociaux, qui a mobilisé plus de 500 jeunes et femmes autour des enjeux climatiques. Un bootcamp de formation en ligne ayant rassemblé 150 participants issus de diverses régions du Bénin pour renforcer leurs capacités en matière de leadership et d’action climatique.

Une enquête nationale sur la CDN, menée auprès d’un échantillon de 272 personnes, afin de recueillir les perceptions et attentes des citoyens sur les politiques climatiques. Et enfin, le Prix National du Jeune Leader du Climat, qui a récompensé KOUFODO Lébène pour son projet « Djè yoyo », une initiative innovante en faveur du développement durable.

Une jeunesse engagée pour un avenir durable

Sous la coordination de Monsieur Philémon Moïse Donatin DJOI, l’équipe des Jeunes Voix Vertes a su démontrer une fois de plus que la jeunesse béninoise est prête à s’engager activement pour un avenir plus résilient et durable. L’ODCC, plus qu’un simple événement, est désormais un mouvement national de réflexion, de dialogue et d’action pour le climat. Après deux éditions réussies, il s’impose comme un espace d’apprentissage, de plaidoyer et de collaboration entre jeunes, femmes et décideurs.

En route vers l’ODCC 2026 !

Les Jeunes Voix Vertes ouvertes à toutes collaborations annoncent leur volonté de poursuivre cette dynamique à travers l’édition 2026, toujours plus inclusive et impactante. Devenez partenaire de cette édition en nous contactant au : jeunesvoixvertes@gmail.com, (+229) 0167 05 96 08/ 95 63 01 92. Parce que chaque voix compte dans la lutte contre les changements climatiques, le dialogue continue…

Communication Jeunes Voix Vertes




Le Climathon fait escale à Parakou pour sa 3e édition dédiée à l’agriculture résiliente

La troisième édition du Climathon Bénin se tiendra à l’Université de Parakou les 24 et 25 octobre 2025, avec pour thème central « Agriculture résiliente au changement climatique et sécurité alimentaire ». Cet événement s’inscrit dans une urgence climatique particulièrement préoccupante pour les départements du Nord-Bénin, où les scientifiques locaux alertent sur la dégradation des conditions de production agricole et les menaces croissantes sur la sécurité alimentaire.

Climathon
Climathon

Portée par Impact Hub Cotonou et AIESEC in Bénin, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers de premier plan dont la GIZ, Climate KIC et le Tecnologico de Monterrey, cette initiative bénéficie du soutien du Green Climate Fund et de la coopération allemande. Le Climathon s’intègre dans le programme régional CATAL1.5°T, qui vise spécifiquement à stimuler les investissements dans les start-ups les plus prometteuses en matière d’adaptation climatique.

L’objectif de cette édition est triple : renforcer la résilience des exploitations agricoles familiales, améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire, et promouvoir l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes. Les organisateurs entendent ainsi offrir une plateforme d’expression et d’accompagnement aux jeunes entrepreneurs et aux femmes du septentrion béninois, leur permettant de concrétiser des solutions innovantes au service de leur communauté.

Face à l’ampleur des défis, les organisateurs lancent un appel aux partenariats multiples, recherchant un soutien financier, technique, matériel et relationnel pour assurer le succès de cette édition. Après les expériences concluantes de Porto-Novo en 2024 et de Cotonou en avril 2025, le Climathon 2025 à Parakou se positionne comme un catalyseur décisif pour l’émergence d’une agriculture béninoise résiliente et innovante.

Megan Valère SOSSOU




Cotonou accueille le Sommet Climate Chance Afrique 2025 sur les énergies renouvelables

La ville de Cotonou accueillera en 2025 le Sommet Climate Chance Afrique (SCCA2025), un rendez-vous majeur des acteurs africains engagés dans la lutte contre le changement climatique. Organisé en collaboration avec l’association Climate Chance, l’événement se tiendra sur deux jours et réunira une diversité de participants venus de tout le continent : personnalités politiques, experts, collectivités locales, entreprises, ONG, mouvements de jeunes et réseaux professionnels.

Placé sous le thème « Les énergies renouvelables : un défi africain », le sommet entend mettre en lumière les enjeux liés à la transition énergétique sur le continent, tout en valorisant les solutions africaines en matière d’atténuation, d’adaptation et de préservation de la biodiversité.

Au programme, des plénières de haut niveau, des ateliers participatifs, des séances de pitchs de projets, des animations interactives et des moments de réseautage stratégique. Trois grands axes structureront les discussions : l’adaptation urbaine, en lien avec la résilience des villes et des territoires face aux aléas climatiques ; l’atténuation à travers le développement des énergies renouvelables ; et la biodiversité, notamment par la création de corridors écologiques et l’adoption de solutions fondées sur la nature.

En accueillant cet événement panafricain, Cotonou affirme son engagement pour le climat et se positionne comme une ville moteur de la transition écologique sur le continent africain. Le Sommet Climate Chance Afrique 2025 s’annonce ainsi comme une étape cruciale dans la construction d’un avenir durable, porté par et pour les Africains.

Megan Valère SOSSOU




De l’Afrique de l’Ouest au sud-ouest de l’océan Indien : l’action régionale du GRID-Arendal contre la pêche INN prend de l’ampleur

Dans sa lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), Madagascar a organisé une formation intensive à la surveillance aérienne qui a présenté les technologies de pointe des drones aux autorités des pêches, aux agences gouvernementales et de surveillance, ainsi qu’aux acteurs locaux. Cet atelier, organisé par le gouvernement malgache et le WWF-Madagascar en partenariat avec GRID-Arendal et Distant Imagery, s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste d’économie bleue durable du sud-ouest de l’océan Indien (SWIO-SBE), financé par l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD).

Une personne tenant un appareil avec écran.  Description générée automatiquement.
Un groupe de personnes debout sur une plage  Description générée automatiquement

Vol de démonstration à Madagascar

Un drone dans une boîte posée sur un bloc de béton  Description générée automatiquement

Démonstration de drones à ailes Delta à Madagascar

Capture d'écran d'un jeu vidéo  Description générée automatiquement

Vol de nuit à Madagascar

Pendant trois jours, des participants du Centre de Surveillance des Pêches (CSP), du Ministère des Pêches et de l’Économie Bleue, du WWF et de l’Observatoire Indépendant des Pêches (FITSINJO) ont bénéficié d’une formation pratique sur l’assemblage et la construction locale de drones, l’intégration des opérations aériennes aux systèmes existants de Suivi, Contrôle et Surveillance (SCS) des pêches, et les techniques de surveillance en temps réel. Des démonstrations en direct au-dessus de la baie de Diego ont démontré la puissance des outils aériens pour détecter et dissuader les activités illégales.

Cette formation marque une avancée significative pour Madagascar. En intégrant la surveillance aérienne à notre stratégie nationale de pêche, nous comblons des lacunes techniques critiques en matière de capacités en adoptant des innovations qui nous aideront à protéger nos océans et à soutenir les communautés qui en dépendent.

 Rijasoa Fanazava, directeur exécutif, Centre de surveillance des pêches (CSP), ministère de la Pêche et de l’Économie bleue

Une approche holistique de la gouvernance des pêches

Si la formation aux drones constitue une avancée notable, le GRID-Arendal souligne que les outils technologiques ne constituent pas à eux seuls une solution miracle. Une réponse véritablement efficace à la pêche INN doit être globale : elle doit intégrer l’innovation aux réformes juridiques et institutionnelles, à la collaboration interinstitutionnelle, à l’harmonisation régionale et au développement des capacités à long terme.

Un groupe d'hommes assis autour d'une table  Description générée automatiquement

Intégration de la technologie des drones dans le système MCS des pêches en Guinée

« L’utilisation des technologies de télédétection en combinaison avec les technologies des drones fournit un outil complémentaire puissant aux États côtiers pour mieux protéger leurs ressources marines, améliorer la transparence et améliorer la gouvernance marine globale »,

— Romain Langeard, expert en gouvernance des pêches du GRID-Arendal

Cette philosophie sous-tend le travail de GRID-Arendal au-delà de Madagascar. En Guinée, par exemple, le projet « Renforcer la gouvernance des pêches » lancé en 2021 va au-delà de la surveillance en renforçant les cadres juridiques nationaux, en révisant les mandats institutionnels, en soutenant la mise en œuvre des traités internationaux comme l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port (PSMA) et en améliorant les voies de poursuite et de sanction des infractions liées à la pêche. Dès 2015, aux Seychelles, l’initiative « FishGuard » utilise les données satellitaires et les systèmes VMS non seulement pour l’application de la loi, mais aussi pour améliorer la coordination entre les agences maritimes, les autorités portuaires et les organismes de surveillance environnementale.

Un groupe de personnes sur un bateau  Description générée automatiquement

Déploiement de drones depuis un bateau en Guinée

Plus récemment, en Guinée-Bissau, dans le cadre du projet Bijagos Bleus, en partenariat avec le Partenariat régional pour la conservation marine (PRCM), un travail complémentaire de développement des capacités bleues a été mené par GRID-Arendal, renforçant ainsi la solidité institutionnelle locale. Ce projet soutient les organismes de première ligne, les organisations de la société civile et les communautés côtières en leur fournissant les compétences, les outils et les systèmes de gouvernance nécessaires pour gérer efficacement leurs espaces marins et soutenir les moyens de subsistance locaux sur le long terme.

Soutenir la collaboration interinstitutions régionale

L’initiative de Madagascar renforce également l’importance de la coopération interinstitutionnelle, pierre angulaire d’une gestion efficace des pêches. Le GRID-Arendal œuvre aux niveaux national et régional pour améliorer la coordination entre les autorités des pêches, la police maritime, la marine, les douanes, les autorités portuaires et les organismes régionaux de pêche. Ces liens sont essentiels pour exploiter le renseignement, partager les données et garantir une application cohérente et équitable des règles.

Ce projet pilote est plus qu’une simple mise à niveau technologique : il représente un changement radical dans notre façon de gérer nos ressources marines. Les drones offrent une surveillance rapide et économique qui peut combler d’importantes lacunes en matière de contrôle, notamment dans les zones côtières reculées où la pêche artisanale est la plus active et la plus vulnérable.

— Umair Shahid, responsable des pêches du WWF pour la région SWIO.

Le projet pilote de surveillance aérienne s’inscrit dans une vision régionale plus large de systèmes SCS accessibles et peu coûteux, adaptables et maîtrisables localement. Les enseignements tirés seront intégrés à des notes d’orientation destinées à la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI), à la Commission des pêches du sud-ouest de l’océan Indien (SWIOFC) et au Centre de coordination SCS de la SADC à Maputo. Pour ce faire, GRID-Arendal et le WWF développeront conjointement des outils de communication visuelle, des infographies et des boîtes à outils visant à sensibiliser et à développer une compréhension pratique des meilleures pratiques en matière de surveillance et de contrôle.

Un modèle évolutif à travers les régions

Le portefeuille plus large de GRID-Arendal reflète ce modèle intégré et adapté au contexte. En Guinée-Bissau, l’initiative Blue Bigajos soutient la cogestion des principales pêcheries dans les aires marines protégées tout en pilotant des structures communautaires de SCS. Le programme travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales pour mettre en place des systèmes de données et renforcer les réseaux locaux de surveillance, le tout ancré dans les principes d’équité, de durabilité et de conservation de la biodiversité marine.

Vers une gouvernance maritime modernisée et résiliente

Ce pilote de drone à Madagascar pose les bases d’un système de contrôle des pêches plus intelligent et plus réactif. Il constitue également une étape importante dans un processus plus vaste : une évolution vers une architecture régionale de gouvernance marine modernisée et résiliente, capable de répondre aux menaces actuelles et de se préparer aux défis futurs.

Grâce à ses interventions ciblées, ses partenariats régionaux et son engagement à bâtir des institutions durables, GRID-Arendal contribue à façonner un avenir dans lequel les États côtiers peuvent affirmer leur contrôle sur leurs ressources maritimes, lutter contre la criminalité environnementale et offrir des avantages durables aux millions de personnes qui dépendent de l’océan.




Projet Adapt-WAP au Bénin : les écoliers et élèves à l’école de la préservation des écosystèmes transfrontaliers

Du 19 au 23 mai 2025, une vaste session de sensibilisation a mobilisé les écoliers et élèves des communes riveraines des parcs W et Pendjari dans le cadre de la mise en œuvre de la 4ᵉ composante du projet régional Adapt-WAP mis en œuvre par le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF) à travers le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable. Huit communes au total ont accueilli la sensibilisation. Il s’agit des communes de Kandi, Banikoara, Malanville et Karimama pour le compte du département de l’Alibori et les communes de Matéri, Kérou, Kouandé et Tanguiéta pour le département de l’Atacora.

Photo d’ensemble apprenants
Photo d’ensemble apprenants

L’objectif est de sensibiliser les apprenants à savoir les écoliers et élèves des écoles établissements des communes autour des parcs Pendjari et W-Bénin a déclaré le Colonel Georges Sossou, Coordonnateur du projet. Il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction face à la mobilisation des différentes parties prenantes.

Pour Alazi Tino, représentant du Directeur départemental des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle de l’Alibori, la stratégie de sensibilisation auprès des jeunes est porteuse d’avenir. A le croire, trois raisons soutiennent cela : la période choisie, les cibles que sont les élèves et les différentes thématiques au centre de la sensibilisation. Il a exhorté tous les acteurs à pleinement jouer leur rôle pour l’atteinte des résultats durablement.

Même son de cloche dans l’Atacora, où Nahini Chabi-Boni, Inspecteur de l’Enseignement du Premier Degré et Directeur Départemental des Enseignements Maternel et Primaire, a mis en exergue la pertinence de l’approche pédagogique : « La méthode des supports et les illustrations utilisées sont d’une grande portée pédagogique. » Selon lui, le contenu est adapté aux niveaux des élèves et permet de toucher indirectement toute la communauté : « Les changements de comportement des écoliers et élèves vont impacter très rapidement et efficacement les parents d’élèves en particulier et, par ricochet, la communauté en général. » a-t-il laissé entendre.

Des modules pratiques et engageants

Trois thématiques majeures ont structuré cette session : la gestion des risques et catastrophes naturelles, la lutte contre le braconnage et la gestion des conflits, et la gestion durable des terres en lien avec l’adaptation aux changements climatiques. Ces modules ont été animés par les enseignants des différentes écoles concernées.

Pour Issa Bio Sounon, Directeur du Collège d’Enseignement Général de Goumori à Banikoara, le contexte s’y prêtait parfaitement : « Le milieu et le temps s’y prêtent. » Il reste convaincu que les notions acquises permettront aux élèves de jouer un rôle actif dans la gestion durable des ressources naturelles.

Le Chef division des ressources humaines, représentant le Directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire de l’Alibori, salue quant à lui l’initiative : « L’initiative est louable et son importance sur la vie n’est pas mesurable. Personnellement, j’ai appris beaucoup et je ne peux que souhaiter bon vent au projet. »

Les parents d’élèves à l’unisson

Du côté des associations de parents d’élèves, la mobilisation et l’enthousiasme sont tout aussi palpables. Bio Peregue Issa, de la Fédération départementale des associations des parents d’élèves et d’étudiants de l’Alibori, apprécie « l’approche de sensibilisation est innovante » et appelle à sa duplication dans d’autres localités.

Zakari Boukari, Président de la Fédération des associations de parents de l’Atacora, se réjouit de la participation massive observée de Matéri à Tanguiéta, en passant par Kérou et Kouandé. Il a expliqué : « Les enfants sont très contents d’avoir appris des pratiques simples et durables de gestion des terres comme la culture du muccuna, des pois d’angole, la rotation des cultures. Ils sauront transmettre les messages à leurs parents pour une prise de conscience collective ».

Une jeunesse motivée et bien informée

L’engouement des jeunes écoliers et élèves a été unanimement salué. Ouin-Ouro Claude, Chef du service de l’orientation scolaire et professionnelle de l’Atacora, note que la session interactive. Elle a permis selon lui que les élèves aient une meilleure compréhension des enjeux liés aux deux parcs. « A titre illustratif, les écoliers et élèves ont découvert et compris ce qu’est le système d’alerte précoce, les risques que comporte l’utilisation intensive des herbicides et les mesures d’adaptation aux changements climatiques. » a-t-il ajouté.

Même les plus jeunes ont manifesté leurs impressions.. Bakari et Mariam, tous deux en classe de CM1 à l’École primaire publique de Wantéou (commune de Matéri), se disent fiers d’avoir acquis des connaissances utiles pour préserver les ressources du parc. Ils promettent de partager ces leçons avec leurs parents pour encourager des comportements plus respectueux de l’environnement.

Au total huit-cent trente-trois (839) personnes de huit communes riveraines des parcs W et pendjari ont bénéficié et contribué à cette session de sensibilisation dont en grande majorité les écoliers et élèves.

Il convient de rappeler que cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une formation tenue du 15 au 19 août 2022, à l’attention des enseignants des zones concernées.

Venance Ayébo TOSSOUKPE & Megan Valère SOSSOU




Inondations à Cotonou et ses environs : à qui la faute ?

La Chronique de Megan Valère SOSSOU, Journaliste et Expert des questions environnementales

2025 – 1925, 100 ans que durent les inondations à Cotonou, la principale ville économique du Bénin. Depuis 2016, cette ville subit une profonde transformation. Opérations de déguerpissement, programme Asphaltage, installation de grands monuments, réorganisation de la gestion des déchets… autant d’initiatives qui ont offert à la capitale économique du Bénin un nouveau visage, plus moderne, plus attractif.

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Inondation à Cotonou

Mais il a suffi d’une demi-journée de pluie pour que ces infrastructures, saluées par certains, soient mises à rude épreuve. Les grandes artères de la ville se sont rapidement retrouvées sous les eaux. Inondations, engorgements, habitations envahies : le décor était celui d’une ville littéralement débordée.

Pour certains, le problème vient du système d’attribution des marchés de travaux publics, entaché d’irrégularités. D’autres pointent l’incivisme des populations : dépôts sauvages d’ordures, caniveaux obstrués, constructions anarchiques. Et il y a ceux qui pleurent déjà les milliards engloutis dans ces projets et qui s’interrogent sur leur durabilité.

Les scientifiques, eux, vont plus loin : ils alertent sur l’improbabilité, à moyen terme, de la survie même de la ville de Cotonou si des mesures fortes ne sont pas prises. Les eaux pluviales, de plus en plus violentes avec les effets du changement climatique, s’infiltrent dans les habitations, endommagent les bâtiments publics et mettent à mal les acquis urbains.

Face à cette situation qui date d’un siècle, la solution passe avant tout par une prise de conscience collective.

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Image de 1925

Cotonou ne peut plus continuer à se bétonner indéfiniment. Pour un développement réellement durable, il faut envisager une nouvelle vision de l’aménagement du territoire : valoriser d’autres villes, créer de véritables pôles économiques en dehors du littoral, construire une relation plus équilibrée entre l’Homme et la Nature.

Il est urgent de désengorger Cotonou. L’État et les entreprises doivent s’implanter dans d’autres communes. Le Bénin ne se résume pas à Cotonou. Tout gouvernement qui comprendra cela posera les jalons d’un mandat réussi et durable.

Mais pour y arriver, la mobilité doit suivre. Un réseau ferroviaire performant, notamment un train à grande vitesse, permettrait de relier les villes du pays en quelques minutes. Cela rendrait possible une meilleure répartition de la population, des activités économiques et des services publics sur l’ensemble du territoire.

Enfin, rien de tout cela ne sera viable sans transparence dans l’attribution des marchés publics, ni respect citoyen des biens communs.
Protéger l’environnement ne doit plus être synonyme de vernis urbain ou de camouflages artificiels. Cela implique de remettre le naturel au cœur de toute intervention.

C’est à ce prix que nos villes, et Cotonou en particulier, pourront résister aux défis de demain.




Afrika Vuka Day 2025 : REC Bénin mobilise pour la souveraineté énergétique

À l’occasion de la campagne Afrika Vuka Day, le Renewable Energy Coalition (REC Bénin) a tenu dans l’après-midi du 14 mai 2025 une conférence de presse à la salle American Corner l’Université d’Abomey-Calavi. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique continentale visant à promouvoir une transition énergétique juste, citoyenne et résolument tournée vers les énergies renouvelables. L’événement a rassemblé journalistes, acteurs de la société civile et jeunes militants climatiques autour d’une conviction commune : l’Afrique doit reprendre le contrôle de son avenir énergétique.

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Cérémonie d’ouverture

Dans son intervention introductive, le Coordonnateur de REC Bénin, Tabaraka Bio Bangana, a rappelé le sens profond d’Afrika Vuka Day : porter haut la voix des peuples africains en faveur d’un modèle de développement libéré des énergies fossiles et ancré dans les réalités locales. Il a présenté l’édition 2025 comme une étape stratégique de mobilisation dans la perspective de la Journée de l’Afrique, célébrée chaque 25 mai.

Prévue cette année à la Porte du Non-Retour à Ouidah, la célébration mettra en lumière la résilience des peuples africains face aux liens historiques, mais aussi leur volonté de se réapproprier les leviers de leur développement, notamment sur le plan énergétique. « À travers des activités créatives et culturelles, nous voulons démontrer que notre indépendance passe aussi par l’énergie que nous consommons et contrôlons », a-t-il précisé.

Le Coordonnateur a par ailleurs relayé les messages clés de la campagne : l’échec des énergies fossiles à garantir un avenir durable, la nécessité d’investir dans le potentiel immense des énergies renouvelables en Afrique, et l’urgence de soutenir les initiatives portées par les communautés elles-mêmes. Le ton est donné : « Une transition juste doit mettre les populations au centre – pas le profit ».

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Atelier en cours

Une jeunesse formée et prête à agir

Christian Hounkannou, Coordonnateur de 350.org pour l’Afrique francophone, est revenu sur la formation internationale Renew Our Energy, tenue en avril dernier au Brésil. Cette rencontre a réuni près de 350 jeunes activistes venus de différents pays africains. L’objectif était d’outiller une nouvelle génération de leaders climatiques pour mieux défendre les droits énergétiques des communautés à la prochaine Conférence des Parties (COP 30), également prévue à Belém au Brésil en novembre 2025.

Les échanges ont porté sur les modèles d’adaptation et d’atténuation des effets climatiques, notamment l’agroforesterie, la cuisson propre ou encore l’énergie solaire. L’une des thématiques majeures abordées fut la souveraineté énergétique. « Qui contrôle notre énergie aujourd’hui ? Certainement pas nos communautés. Si nous n’arrivons pas à contrôler notre énergie, cela veut dire que nous ne sommes pas indépendants », a-t-il martelé, appelant à un renversement des modèles de gouvernance énergétique.

Loin d’une approche technocratique, les discussions ont mis en évidence les défis éducationnels, politiques et financiers qui freinent l’essor des énergies renouvelables sur le continent. Le manque d’éducation des populations sur les enjeux énergétiques, l’absence de volonté politique dans certains États, ainsi que les difficultés d’accès aux financements ont été identifiés comme des freins majeurs. Pour y remédier, le plaidoyer citoyen et la construction d’alliances stratégiques avec des partenaires crédibles sont jugés indispensables.

Médias, réseaux et société civile en action

Au-delà de la mobilisation des jeunes, la conférence de presse a également permis de présenter des acteurs et réseaux clés œuvrant à la promotion de la justice climatique en Afrique. Michael Tchokpodo, Coordonnateur du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), a retracé l’historique de son organisation, née en 2020 sur les cendres du REMASTP (Réseau des Médias pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme).

Le REMAPSEN a choisi d’élargir son champ d’action pour répondre de manière plus globale aux défis de santé et d’environnement. Aujourd’hui composé de plus d’une trentaine de journalistes issus de divers supports (radio, télévision, presse en ligne, réseaux sociaux), le réseau intervient dans plusieurs pays africains avec l’ambition de renforcer les capacités médiatiques sur les questions climatiques et énergétiques. « L’information est un levier de transformation. Nous devons amplifier les voix qui proposent des solutions locales crédibles », a déclaré M. Tchokpodo.

Présent à cette rencontre, Carin Atonde, Directeur Exécutif de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE Bénin) et Coordonnateur du Réseau des Organisations pour le Développement des Énergies Renouvelables (RODER), a témoigné du rôle que jouent les organisations de la société civile dans la promotion des énergies propres. Pour lui, l’engagement de JVE Bénin aux côtés de REC Bénin pour cette édition de la Journée Africaine explique une convergence naturelle des luttes.

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Photo de famille

Une dynamique panafricaine en marche

À travers toutes les interventions, un message fort s’est dégagé : l’Afrique n’a pas vocation à reproduire les erreurs des pays industrialisés. Elle peut et doit emprunter une voie propre, durable et équitable en matière d’énergie. Pour cela, la construction d’une souveraineté énergétique passe par la mobilisation des communautés, l’implication des jeunes, la sensibilisation des médias, et la coopération entre organisations locales et internationales.

Mahugnon Josué TCHAGNONSI